Le premier ministre Philippe Couillard

Couillard, le «rétrécisseur»

En regroupant les nombreuses mesures d'austérité qui composent le projet de société de ce gouvernement, ce dernier  n'est-il pas en train de passer le Québec dans la sécheuse sans égards aux tissus sociaux qui le composent? Certains et certaines ne risquent-ils pas, plus que d'autres, de se retrouver avec des vêtements raccourcis?
En appliquant le Rapport Godbout, les mieux nantis paieront moins d'impôts progressifs, tandis que les autres seront confrontés à une augmentation importante des taxes régressives qui affecteront leur pouvoir d'achat. Si cette opération se fait à coût nul pour l'État, ce ne sera pas le cas pour une grande partie de la population.
S'ajoutent à cela toutes les compressions des dépenses dans les domaines de la santé, de l'éducation et dans le réseau des CPE, qui touchent à la fois les usagers et les travailleurs qui offrent ces services. Ces rétrécissements des services conduiront à la création de réseaux parallèles dans le privé qui viendront concurrencer les services publics de moins en moins concurrentiels. Les riches passeront en premier, alors que les moins nantis attendront : voilà la solution libérale! 
On apprenait également que le gouvernement Couillard s'apprête à sabrer les délégations québécoises à l'étranger; l'appellation  «État du Québec» se rapetisse de plus en plus au profit de la diminutive «province de Québec». 
M. Couillard, la population ne vous a pas donné le mandat de rétrécir le Québec. Vos politiques de déconstruction nous replongent dans les eaux d'un Québec colonisé, à l'époque où «les porteurs d'eau» se contentaient «d'un petit pain». 
Marcel Perron, retraité de l'enseignement
Neuville