Au cours d'un point de presse vendredi matin dans un hôtel de Pékin, Philippe Couillard a jugé «ambitieuse» la liste d'épicerie des syndicats. Ces demandes sont dépassées, et correspondent à une époque révolue, selon lui.

Couillard et la gouvernance

À l'occasion d'une récente entrevue, le premier ministre Couillard a déclaré que «le Québec bénéficie de la richesse dans l'ouest du pays, richesse associée à l'exploitation des hydrocarbures». Pourtant, dans les milieux économiques, on affirme que l'exploitation du pétrole de l'Ouest a pour effet d'augmenter la valeur de la devise canadienne et, par conséquent, de nuire aux exportations québécoises et d'y provoquer la fermeture d'entreprises.
En voir un bénéfice pour le Québec procède de la pensée magique. C'est aussi la même pensée qui a fait dire au premier ministre que le caractère distinct du Québec «peut être renforcé dans la fédération canadienne». Les faits démontrent le contraire et ce n'est pas en pontifiant que le premier ministre pourra nous inspirer confiance dans ses aptitudes en gouvernance politique.
Jean-Marie Desgagné, Québec