Copinage municipal

En réaction à l'éditorial «Moins de paperasse, plus de services?» paru le 14 mai.
Ce texte comporte des vérités que les élus municipaux et gouvernementaux devraient méditer. Rappelant les témoignages troublants entendus à la commission Charbonneau, madame Breton écrit : «Certains estimeront qu'il est justifié que plusieurs ministères maintiennent un contrôle serré sur les activités des municipalités». 
Les municipalités sont les créatures de l'État. À ce titre, ce dernier a la responsabilité de voir à ce que l'intérêt des citoyens soit sauvegardé. On a plutôt l'impression qu'il s'est établi un certain copinage entre les deux institutions, à l'image de ce que nous avons vu lors des ententes sur les régimes de retraite, qui empêche l'État de rappeler à l'ordre les municipalités qui abusent de leurs privilèges. L'exemple de celles qui enfreignent la Loi sur les cités et villes en se donnant un régime de liquidités abondantes, dépassant la limite légale, est typique du laxisme qui existe présentement. Tolérer ces déviances est une injustice absolue.
Jean-Marie Desgagné, Québec