Contre le néo-libéralisme

Trump, Le Pen, le Brexit, la montée du populisme et le repli identitaire qui se répand partout sur la planète est selon moi une preuve de l'échec de plus de trente ans de règne de l'idéologie néo-libérale.
Depuis les années 80, la religion néo-ibérale, mondialisée, la dérèglementation et le démantèlement de l'état ont pris toute la place et se targuent d'être la solution à tous les maux. Pire, les tenants de ce dogme parlaient même de la fin de l'histoire, de l'accomplissement du destin de l'homme libre, devenu en fait le serviteur inconscient d'une économie toute puissante. 
Or, on assiste présentement partout à des mouvements populistes et à l'émergence de leaders politiques prônant le repli sur soi, la fermeture des frontières et le protectionnisme économique. Force est de constater que le néo-libéralisme et le capitalisme mondialisé sans entrave, avec leur discours biaisé et leur pensée unique, n'ont pas rempli leurs promesses. À preuve, le grand nombre de personnes délaissées par le système, dans les pays pauvres comme dans les pays riches. Je crois pour ma part que le peuple n'est pas dupe, qu'il est désormais en quête d'une autre façon de vivre et qu'il se donnera les moyens d'être inclus dans la société. Mais prenons garde, les solutions à des problèmes complexes ne peuvent être simplistes et il faudra patience, réflexions et discernement pour aller de l'avant au bénéfice de tous. Ce sera ardu mais je garde espoir. Ce n'est pas la fin de l'histoire!
Michel Paquet, Québec
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Tant d'arrogance
Les Municipalités de Stoneham et Lac-Beauport ont enclenché une bataille judiciaire contre la Communauté urbaine de Québec (CMQ), visant à faire invalider le règlement de contrôle intérimaire malheureusement très contraignant portant sur la construction et la protection des sources d'eau dans la couronne nord de Québec. 
Le maire de Québec et président de la CMQ a déclaré péremptoirement à un journaliste le 24 février que ces deux municipalités n'ont aucune chance d'avoir gain de cause en justice, même avec le recours à de brillants et «gros» avocats, même devant la compétence d'un juge de la Cour Supérieure du Québec. «Ce n'est pas possible. On le sait, nous autres, que ce n'est pas possible» dit-il. 
Quelle désinvolture narcissique! Quel mépris de la justice! Les procureurs chevronnés engagés par les municipalités et le futur juge de la cause cautionneront-ils tant d'arrogance? Ma foi, je ne peux honnêtement pas y croire. 
Pierre Aubé, Québec