Considérations syndicales pour déneiger une patinoire?

Mon petit-fils de huit ans et quelques camarades d’école se sont donné rendez-vous après le souper pour aller jouer au hockey sur la patinoire du parc du Plateau, dans le secteur de Cap-Rouge. Je l’accompagne donc.

Une fois à la patinoire, impossible d’y patiner, à sa très grande déception, car une petite couche de neige recouvre la glace. À 67 ans, j’entreprends de leur dégager une petite surface avec une pelle à neige disponible sur les lieux. Peu de temps après, le surveillant du chalet me donne un coup de main et après un certain temps, lui et moi, à bout de souffle, prenons une petite pause. C’est à ce moment que le préposé, un employé à temps partiel de la Ville de Québec, m’informe que le chalet est équipé d’un petit tracteur muni d’une déneigeuse. Il m’apprend qu’il lui est interdit de l’utiliser car il faudrait qu’il soit classé un échelon plus haut. Je bouillais à faire fondre la glace. Les changements climatiques compliquent déjà la pérennité des patinoires extérieures. Si, en plus, d’aberrantes considérations syndicales réduisent leur utilisation par nos jeunes, c’est à mon avis encourager leur passivité, notamment le temps consacré aux jeux vidéo et à la télévision.

Guy R. Fortin, Lévis