Connaissance et reconnaissance

«J’aime Hydro», ce peut être un clic parmi tant d’autres, mais pour la comédienne Christine Beaulieu, c’est une expérience de vie qui débute en 2011 par un aveu: «La Romaine? […] Je connais la salade, mais…» Et qui, après plusieurs années d’enquête et l’écriture d’une pièce de théâtre, se prolonge aujourd’hui sur scène par une question adressée au public: «C’est quoi, la vraie richesse?»

Nous vivons dans un monde complexe. Et nous aimons les raccourcis. Du genre: J’aime Hydro, ou Je n’aime pas Hydro. Après quoi, nous passons à autre chose. Dans les médias, 75% des nouvelles, dit-on, survivent à peine deux heures. Pour comprendre certains enjeux, ce n’est pas suffisant. Il aura donc fallu un peu moins de quatre heures à Christine Beaulieu et à son équipe pour enfin nous aider à mieux saisir les conséquences sur chacun de nous d’une série d’infinitifs: harnacher la Romaine, construire de nouveaux barrages hydroélectriques, garantir ou mettre en péril la sécurité des travailleurs, tenir compte ou pas des régions, faire cesser ou relancer des programmes de minicentrales privées, espérer que dans 50 ou 100 ans d’autres diront que nous avons agi en citoyens responsables.

Christine Beaulieu n’est pas une politicienne, ni une «décideuse». C’est une citoyenne parmi tant d’autres. À l’instar de ses complices de scène et d’autres artisans de la pièce de théâtre J’aime Hydro, elle croit que l’ignorance a un prix, que nous devrions évaluer avec soin.

Lors d’une rencontre avec la poétesse innue Rita Mestokosho, Christine Beaulieu en arrive à conclure: «C’est vrai qu’aujourd’hui, on a tendance à croire davantage au pouvoir de l’argent qu’au pouvoir de la nature.»

Où est la vraie richesse? Elle est dans le cœur de tous les êtres humains soucieux du bien commun. Soucieux de notre planète. Soucieux de reconnaissance.

Merci, Christine Beaulieu.

Christian Bouchard
Trois-Rivières

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AGRESSIVITÉ INJUSTIFIÉE

Que d’agressivité dans cette entrevue à l'émission 24/60 du réseau RDI. Du harcèlement verbal et une tentative d’intimidation injustifiée dans le questionnement hargneux de l’animatrice Anne-Marie Dussault face à son invitée Martine Ouellet. Une véritable charge, de multiples interruptions, un comportement indigne de tout journaliste qui se doit d’être neutre et de respecter la personne devant elle, peu importe son point de vue personnel. J’ose espérer que la haute direction de Radio-Canada et la Fédération Professionnelle des journalistes du Québec ne laisseront pas passer sous silence un tel comportement irrespectueux et déplacé en ondes.

Antoine L. Normand
Gatineau