L'auteur de cette lettre préfère aller en prison plutôt que de contribuer, par ses impôts, à la guerre en Syrie.

Comme Le déserteur

Monsieur le Premier Ministre, «Je vous fais une lettre/Que vous lirez peut-être/Si vous avez le temps» (Le déserteur, Boris Vian).
Vous avez décidé d'entrer en guerre, en notre nom, contre le groupe armé État islamique, partout où celui-ci opérera : Irak d'abord, et maintenant Syrie, et ailleurs.
Au nom de ma conscience, je ne ferai pas cette guerre. Je ne referai pas ici la longue réflexion éthique et géopolitique qui m'a conduit à cette conclusion ferme. Et comme, de nos jours, ce n'est pas de nos corps dont vous avez besoin pour faire la guerre, mais de notre argent, je ne paierai pas, cette année, un seul sou de mes impôts fédéraux.
Et, à l'exemple de l'écrivain et philosophe américain Henry David Thoreau, quand les États-Unis ont déclaré la guerre au Mexique en 1846, je suis prêt à aller en prison plutôt que de contribuer, par mes impôts, à cette guerre que ma conscience considère comme immorale. «S'il faut donner son sang/Allez donner le vôtre/Vous êtes bon apôtre/, monsieur [le Premier Ministre].» Respectueusement,
Dominique Boisvert, Scotstown