Coderre et sa ville sanctuaire

Le maire Denis Coderre me fait rire avec sa ville sanctuaire. Sait-il au moins ce que c'est? Aux États-Unis, une ville sanctuaire s'engage à protéger ses habitants en situation irrégulière en refusant de les livrer à la police fédérale de l'immigration.
Le maire Coderre a-t-il déjà empêché un représentant de Washington de s'en prendre à un réfugié dans sa ville? Non. A-t-il déjà empêché un représentant d'Ottawa de faire de même? Non, le ministre fédéral de l'Immigration l'ayant même assuré que le processus de traitement des demandes d'asile sera accéléré.
Le premier ministre Trudeau a-t-il déjà signé un décret visant à priver de fonds fédéraux la Ville de Montréal afin de la forcer à respecter la législation, comme le président Donald Trump l'a fait à l'encontre des villes sanctuaires des États-Unis? Non.
M. Coderre, Montréal sera une ville sanctuaire le jour où votre grand ami Justin Trudeau s'en prendra aux réfugiés s'y trouvant et que vous voudrez l'en empêcher. Pas avant!
Sylvio Le Blanc, Montréal
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Pédagogie ou mode?
Sans cesse tripotée par des politiciens et des penseurs jouant aux alchimistes l'école stagne et se détériore. C'est au tour des jeunes libéraux de nous parler de changements draconiens. En plus de créer un ordre professionnel, on projette de tout effacer. Un vaste chantier de mise à niveau du programme élémentaire et secondaire. Pas d'ajouts superficiels, mais une restructuration en profondeur pour répondre aux impératifs du siècle. Du savoir efficace, pertinent,branché... On est dans la tendance de cette mouvance capricieuse sans cesse alimentée par des visionnaires qui croient en une pédagogie qui suit la mode des apprentissages miracles dont les effets sont éphémères et désastreux. 
De la stabilité, de la culture et du substantiel encore une fois ignorés! Une école qui respecte cette tradition de rigueur et d'excellence ne se laisse pas ébranler par les mirages évanescents. Bien plus, elle impose toujours sa vision d'un savoir incontournable et enrichissant. Développer le plaisir d'apprendre en maitrisant le savoir écrire, lire, parler et compter! Ces habiletés sont toujours en souffrance criante! La jeune pédagogie libérale impulsive suit la tendance des réformes infructueuses.
Douglas Beauchamp, enseignant retraité, Québec
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Pathétique combat de coqs
Kim Jong-Un et Donald Trump sont des chefs d'État, une grande responsabilité qui commande le respect... et qui monte à la tête.
Ni l'un, ni l'autre n'avait l'étoffe, les compétences et le bagage d'expérience pour s'acquitter de sa tâche au moment d'entrer en fonction. Le premier doit son poste à son père, qui le doit à son père également. Le second le doit à sa fortune qui, comme par hasard, vient de son père qui était là avant lui. Les deux ont par contre suffisamment d'intelligence pour manipuler et terroriser leur entourage. Avouons que c'est généralement plus simple que de tenter de négocier et de convaincre parce que l'avantage du pouvoir, c'est justement ne pas avoir à perdre son temps dans ces exercices inutiles.
Il y a quelque chose de pathétique dans ce combat de coqs entre deux enfants gâtés devenus adultes. La planète entière va devoir retenir son souffle parce que s'ils se fâchent et passent aux actes, ce sont des millions de victimes innocentes qui vont souffrir et périr avant que le plus fort gagne, et on sait duquel il s'agit bien sûr. La victoire sera bien triste, parce que le monde entier saura qu'encore une fois, les dégâts seront dus à des êtres fourbes et narcissiques à qui on n'aurait jamais dû confier le rôle de chef d'État. 
Ce qui inquiète peut-être encore plus, c'est que l'un d'eux a été élu au terme d'un processus démocratique. On dirait que sur la planète Terre, on n'est pas très bons pour empêcher les fous de mener l'asile!
André Verville, Lévis