Le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, qui, transmis par les moustiques, provoque fièvre, maux de tête et vomissements et en l'absence de traitement peut entraîner rapidement le décès par troubles circulatoires.

Choisir l'humain aux prochaines élections

Des nouvelles palpitantes émanent de la toute récente Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba en Éthiopie.
Oui, d'ici 2030, on pourrait éradiquer la faim et la pauvreté extrême, décimer le paludisme, en arriver à une génération sans sida, maîtriser le changement climatique, garantir l'accès à l'eau propre, à une énergie moderne et à une éducation de qualité pour chacun. Ce ne sont que quelques-uns des 17 Objectifs de développement durable qui devraient être entérinés à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre.
La facture? Environ 32 milliards de dollars par an pour le sida, 6,6 milliards pour le paludisme, quelques dizaines ou centaines de milliards pour la faim. Des poussières en comparaison des milliers de milliards avancés pour tirer d'affaire les banques américaines, et récemment les banques françaises et allemandes sous couvert de «sauver la Grèce» tout en assaillant sa population. Poussières encore, en comparaison de l'argent perdu par l'évasion fiscale, en particulier des multinationales.
Pour façonner l'avenir, quels politiciens élirons-nous en octobre? Les courageux, s'il en est, qui s'engageraient à rendre les banques responsables des prêts qu'elles accordent? Ceux qui appuieraient un organisme onusien de lutte contre l'évasion fiscale des multinationales? Ceux qui opteraient vraiment pour les énergies propres? Ou, à tout le moins, ceux pour qui l'humain compte et qui s'engagent à contribuer une aide internationale de 0,7 % du Revenu national brut en vue de réaliser les Objectifs de développement durable?
Pamela Walden-Landry
Montréal