Chassés par le bruit du camion de vidanges

Ce matin, 5h20, on est réveillé par le camion de vidanges.
Dans le Vieux-Québec, certaines des rues ne font même pas 30 pieds de largeur, mur-à-mur des maisons, et le bruit se répercute et rebondit sur les façades. Souvent, des chambres se situent à moins de deux pieds du trottoir. Alors, quand un super camion qui ramasse les vidanges s'arrête devant votre fenêtre pendant 10 minutes pour vidanger une vingtaine de conteneurs avec tout le vacarme que cela produit, les lumières s'allument dans les chaumières. 
C'est ici une zone résidentielle, mais des restaurants de la rue Saint-Jean viennent y déposer leurs conteneurs en toute impunité. Par le fait même, deux fois par semaine, les camions viennent nous réveiller, et ce à deux et trois reprises par matin. 
Ceci n'est pas un scoop, mais si cela continue, il n'y aura plus aucun résident dans le Vieux-Québec. C'est d'ailleurs une population en diminution constante au cours des dernières décennies. Il est grand temps de penser à sauver le Vieux-Québec, la ville aux bâtiments vides.
Jean-Claude Fréchette, Vieux-Québec