Chapelle du Bon-Pasteur, une vieille tactique?

En réaction à l’article «Toujours abandonné : le gouvernement ne sait toujours pas quoi faire avec l’«inestimable» chapelle du Bon-Pasteur» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 22 février.

Ne vous surprenez pas, c’est la technique utilisée par la Ville et bien des propriétaires : la technique de l’abandon. On ne fait rien, on laisse le bâtiment ou les lieux se détériorer jusqu’au moment où on est face à une réalité. La Ville ou le promoteur dit : «Il y a un risque pour la sécurité, ça coûterait trop cher de réparer ou rénover, etc.» Voilà, c’est comme cela, on se fout du patrimoine, de notre histoire. Cette histoire, on ne la conserve pas, c’est pourtant la mémoire d’un peuple. La devise du Québec, c’est «Je me souviens». Si on détruit tout, on se souviendra de quoi? C’est la responsabilité des gouvernements de protéger ces lieux qui nous rappellent d’où l’on vient et comment s’est construit notre pays, notre ville. Les Européens ont compris cela et, paradoxalement, Québec qui est une ville touristique dont des dizaines de commerçants et des centaines de gens vivent de ce tourisme, la Ville ne protège pas son histoire, son gagne-pain, au profit des promoteurs. Il est là le problème.

Jacques Larose, Québec