Voici les enregistrements vinyles du discours de reddition de l'empereur Hirohito, diffusée à la radio le 15 août 1945.

Changez de disque

Les radios poubelles adorent taper sur les syndicats et les personnes syndiquées. Ces stations cherchent un auditoire de travailleurs non syndiqués, appelés cols rouges, ainsi que les chefs d'entreprises, les PME et autres. Sur les ondes, on dit n'importe quoi, pourvu que ce soit contre les actions des syndicats. Les animateurs incitent même leur auditoire à la haine des syndicats et leurs membres.
Mais qui paie les publicités sur les ondes de ces stations radiophoniques? Ce sont les entreprises dans le but d'augmenter leurs activités et leurs chiffres d'affaires, pour bien sûr augmenter leurs profits. Si ces stations de radio n'avaient pas d'acheteurs de publicités, elles fermeraient leurs portes. Donc, pour augmenter l'auditoire, on augmente les frustrations de l'auditoire, on les fait se défouler mentalement en écoutant un animateur grassement payé, qui dit tout haut les supposées frustrations du public. Mais pour le compte de qui? Les travailleurs? Bien sûr que non! Pour les chefs d'entreprises dont certains bafouent les droits du travail. Ces stations radiophoniques et leurs animateurs sont donc aussi hypocrites que certains politiciens et chefs d'entreprises qui utilisent la collusion et la corruption pour augmenter leurs profits.
L'action politique que font les syndicats afin d'informer correctement leurs membres ainsi que la population est faite pour contrer les actions des politiciens, ainsi que les médias télévisés et radiophoniques biaisés qui incitent et dictent à la population quoi et comment penser au profit des biens nantis de ce monde. Les syndicats sont les défenseurs de tous les travailleurs et travailleuses, syndiqués ou non. Sans les syndicats, il n'y aurait pas de droit du travail et de conventions collectives. Si tous les travailleurs et travailleuses de ce monde étaient syndiqués, le monde se porterait mieux. Je rêve que les radios poubelles changent de disque et cessent de faire croire aux travailleurs que leurs droits sont acquis.
François Paradis, Québec