Champlain ou Petit-Champlain

Monsieur Labeaume lance un défi à l’archéologue Jean-Yves Pintal: retrouver le corps de Samuel de Champlain. L’archéologue sait que les chances de le retrouver sont minimes (Le Soleil, 7 novembre, p. 10).

L’emplacement de la tombe a sans doute été labouré et mis sens dessus dessous à plusieurs reprises depuis 1625. Le corps aura peut-être été emporté au ciel. Ou peut-être a-t-il changé de nom et adopté le patronyme Petit-Champlain. 

S’il hante encore Québec, on devrait chercher un «Petit-Champlain» et circonscrire les fouilles au quartier auquel il a donné son nom, sous le macadam de la rue ou même sous le théâtre du même nom. 

La renommée du lieu-dit de la basse-ville repose sur la mémoire des ancêtres et sur les dires des générations qui se sont succédé depuis le 17e siècle. Le toponyme, officialisé par l’administration municipale au début du 20e, doit constituer un indice du secteur où se cache, sous son aspect juvénile, le fondateur de Québec. Il est possible qu’avec le temps, la déformation du qu’en-dira-t-on et les mauvaises traductions aient déformé le patronyme et le toponyme. 

Somme toute, il faut cesser de rechercher les ossements de Champlain et se concentrer plutôt sur ceux de Petit-Champlain.


Gaston Bernier

Québec