Ces chefs qui ne savent pas

Un chef d’État tout puissant qui dit ignorer ce que ses subalternes ont orchestré dans son dos, c’est aussi crédible que l’enfant qui dit à son institutrice que le chien a mangé son devoir.

Dans l’affaire Jamal Khashoggi, Mohammed ben Salmane pourra vraisemblablement renier les crimes de ses sbires et sa réponse, accompagnée du proverbial châtiment des coupables, sera la seule ligne officielle dont devra se contenter la communauté internationale. Au point où on se demandera si ce n’est justement pas ce qu’elle souhaite en fin de compte pour ne pas déranger l’ordre établi.

Le scénario est aussi connu qu’usé. Vladimir Poutine y a recours sans problème apparent depuis des lunes et ça fonctionne. Quand est-ce que le droit international décidera de s’outiller contre ce stratagème vieux comme le monde? Je me le demande.

André Verville
Lévis