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Ces bâtiments négligés rappellent des souvenirs

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
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En réaction à la série «Ces bâtiments négligés» du journaliste Baptiste Ricard-Châtelain

J’ai beaucoup aimé l’article du jeudi 18 février sur la maison Salaberry-Juchereau-Duchesnay, érigée en 1810. J’ai eu le privilège d’y habiter 14 ans dès ma naissance en 1950 parce que mon père était gérant chez Pain Léo. Selon mes souvenirs, le prix du loyer était bas et faisait partie des conditions d’emploi. La boulangerie produisait 24/7. Je pense que son employeur appréciait avoir un gestionnaire pouvant intervenir rapidement. Nous étions très bien logés au deuxième étage avec beaucoup d’espace pour quatre enfants. Le premier étage était habité par la famille d’un autre gestionnaire (M. Lepage) du Pain Léo.

Mon père avait commencé comme livreur de pain avec une charrette à cheval. Il nous a raconté qu’il aimait beaucoup son cheval qui connaissait son parcours par cœur. Il avançait au client suivant sans utiliser les guides. Il s’arrêtait par lui-même devant chaque client. Imaginez sentir le pain frais tous les jours. C’était un régal de manger du pain encore chaud. Le défaut, aujourd’hui j’ai un peu de misère à apprécier le pain. J’ai aussi dégusté un nombre considérable de pâtisseries. Je peux vous confirmer que les rosiers aimaient beaucoup les grandes tablettes des lucarnes. J’ai toujours été très fier de cette maison et l’article m’a rappelé ma belle enfance.

Jean Pageau, Québec 

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HISTOIRE VÉCUE D'UN VÉRITABLE RETARD SCOLAIRE

En réaction au Point de vue L’échec ne tue pas... de Marlène Gagnon paru le 16 février

Lorsque j’étais à l’université, j’ai eu un collègue de classe qui arrivait tout juste d’Algérie. Saïd et moi sommes devenus amis et je le tarabiscotais amicalement en le citant quand il disait «chez moi c’est pas comme ça». Et j’ai constaté que ça ne l’avait vraiment pas été, comme «ça». Un peu plus âgé que moi à 25 ans, il m’avait confié qu’avec la guerre en Algérie, il n’avait pu commencer l’école qu’à douze ans, à la fin de celle-ci.

Ça ne l’empêchait pas de me battre à plate couture en mathématiques. Il y avait bien quelques «trous», mais ça m’a fait me poser la question pourquoi on insistait tant sur des apprentissages qui finiraient par entrer quatre fois plus vite dans notre cerveau si on avait attendu seulement quelques années avant de les aborder. Sans réponse claire à mon esprit, il faut le dire.

La fameuse année «perdue», il me semble que nos jeunes auront plein de temps devant eux pour la rattraper, ne pensez-vous pas? Et quelle expérience de vie que cette pandémie dans leurs bagages? Difficile certes, mais qui leur aura certainement appris beaucoup sur l’importance de certaines choses.

André Verville, Lévis

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CHANGER LA PONDÉRATION, UNE MAUVAISE DÉCISION 

M. le sous-ministre de l’Éducation Alain Sans Cartier

Selon moi, votre décision de changer la pondération pour les élèves du secondaire est injuste pour les élèves qui ont bien performé à la première étape et qui pourraient avoir des difficultés lors de cette seconde étape qui comptera maintenant pour une plus grande partie de leur année scolaire. De plus, croyez-vous sincèrement que les élèves qui ont vécu des difficultés et très souvent un manque de support à la maison auront une amélioration lors de cette deuxième étape? Avec ce changement, vous ne faites qu’augmenter le pourcentage du nombre d’élèves qui échoueront leur année scolaire. Si c’est le cas, vous ferez quoi? Vous baisserez le 60 % nécessaire au passage à combien? 55 %, 50 %? Vous n’auriez jamais dû faire ce changement. Erreur de votre part, mauvaise analyse de la situation, finalement un manque de jugement de votre part et de vos collègues.

Denis Gilles, parent d’élèves de 3e secondaire, Rimouski

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À PROPOS DES ARMES D'ASSAUT

Les possesseurs d’armes d’assaut pourront vendre leurs armes probablement à bon prix, car le rachat n’est pas obligatoire, même si l’achat a été fait clandestinement. Si c’est le cas, ils pourront les vendre et en racheter d’autres à profit. «Business as usual.»

Quelqu’un à Ottawa devrait revoir ses cours d’achat/vente/marketing/logique.

Maurice Bernard, Québec