Cellulaire au volant: il faut sévir!

Depuis le temps que je donne des cours de conduite, je constate que ce sont surtout les nouveaux conducteurs tout juste sortis de leur examen de conduite qui respectent le plus les règles établies sur la route. Puis, progressivement, ils tendent à se fondre dans la masse des conducteurs qui développent souvent des habitudes qui leur conviennent même si elles représentent un danger pour eux et les autres.

Dans le dossier du cellulaire au volant, je suis donc d’avis qu’un accroissement de la surveillance policière est nécessaire. Quand je vois les patrouilleurs en nombre insuffisant distribuer au compte-gouttes les contraventions, je constate que l’application tiède de la réglementation ne garantit pas cette sécurité à laquelle nous avons tous droit. Sans compter que je considère que le montant des amendes n’est pas dissuasif. En revanche, la confiscation temporaire du permis l’est bien davantage.

Sur le plan de la prévention, je pense à des groupes d’intervenants chargés de sensibiliser les usagers, et même à émettre des contraventions au besoin. Il est vrai qu’il y a moins de morts et de blessés sur nos routes. Ne laissons pas cette distraction majeure qu’est l’utilisation du cellulaire au volant renverser cette tendance.

Denis Pelletier, moniteur-instructeur de conduite, auteur de deux ouvrages sur la sécurité routière, Québec

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EMPÊTRÉS QUE NOUS SOMMES

Englués dans nos énergies fossiles, embourbés dans notre consommation à tout crin, empoisonnés par nos pesticides, enlisés dans la croissance à tout prix, emmurés dans notre déni de l’extinction à venir, bientôt engloutis sous notre mer de plastique, qu’attendons-nous pour emboîter le pas à ces jeunes qui descendent dans la rue ne réclamant rien d’autre que le droit à l’avenir?

Geneviève Auger, Saint-Augustin-de-Desmaures