Catastrophe annoncée

Depuis quelques semaines, le Système d’immatriculation des armes à feu du Québec (SIAF) a commencé l’enregistrement des armes à feu. L’enregistrement vise à contrôler la possession et la circulation des armes de manière à rassurer l’ensemble de la population qui craint, à tort ou à raison, la présence des armes à feu. Le gouvernement du Québec a choisi d’établir un registre des armes à feu, qui est en fonction depuis janvier.

Je suis un propriétaire d’armes de chasse et, à ce titre, je suis respectueux des lois et règlements. Je respecte aussi la sensibilité de mes concitoyens qui ont crainte de ces objets et je les appuie dans le besoin de contrôler ces engins qui, reconnaissons-le, peuvent être dangereux.

J’ai promptement procédé à l’enregistrement de mes armes de chasse. Bien que le site informatique du SIAF ne soit pas toujours facile à suivre, j’y ai réussi avec succès mes enregistrements.

J’ai reçu il y a quelques jours une lettre officielle du SIAF résumant mon dossier. Surprise!! Le document est incomplet. Il y manque deux armes, une autre n’est pas décrite, et une carabine dûment enregistrée n’apparaît pas dans la liste. En plus, la lettre officielle diffère de mon dossier personnel que j’ai pu consulter (une arme supplémentaire est inscrite au système informatique) sur le site Web.

Pour un simple enregistrement de quelques armes, plusieurs erreurs de base… Alors le Système d’immatriculation des armes à feu du Québec semble s’inscrire dans la longue liste des fiascos des systèmes informatiques gouvernementaux. Alors attendez-vous, encore une fois, à un dépassement important des coûts pour l’enregistrement des armes. Rappelons-nous que le défunt système d’enregistrement des armes à feu canadien, devant coûter quelques millions, a finalement engendré des dépenses de plusieurs milliards de dollars. Une autre catastrophe informatique en vue?

Michel Huot, chasseur responsable, Lotbinière