Le projet de tramway présenté vendredi dernier a beaucoup fait réagir les citoyens de Québec.

Carrefour des lecteurs... sur le tramway

Projet Couillard et non Labeaume

Le projet de transport dévoilé par la Ville de Québec aura été finalement dicté par le premier ministre Couillard. Afin de mettre la main sur une somme importante de financement, le maire a été invité à voir gros et loin avec le tramway. Quand je lis dans Le Soleil qu’Agnès Maltais félicite le maire pour sa vision d’avenir, je comprends pourquoi le Parti québécois n’a plus d’avenir. Pour ce qui est de Manon Massé, elle souligne «la ténacité et l’audace» de Labeaume et ajoute : «Pour nous, c’est une victoire». Les élections s’en viennent. Le maire de Québec a tellement caché son projet que, finalement, il a accepté celui de Couillard. Il n’avait pas le choix.

Jacques Roy, Saint-Benoit-Labre

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LE TRAMWAY, ENFIN

Enfin, la capitale nationale se dotera d’un système de transport collectif des plus modernes. Un excellent projet; bravo!

Une grande déception : le tramway ne desservira pas directement les deux plus importants centres de rassemblement populaire dans la ville : le Centre de foires et le Centre Vidéotron, même s’ils n’impliquent que des événements ponctuels. Les passagers accepteront-ils de passer du tramway au trambus ou du métrobus au trambus? On risque qu’ils continueront à utiliser leur voiture pour se rendre à ces deux endroits si importants.

Quant à une desserte impossible par le tramway jusqu’à un terminus à la tête des ponts à Lévis, je ne puis accepter l’argument du manque de hauteur libre sur le pont de Québec. Faut-il en conclure que la hauteur libre dans les tunnels proposés sera supérieure à celle sur le pont de Québec? J’en doute. Quoi qu’il en soit, il faudrait au moins un prolongement du trambus plutôt que d’un service métrobus vers un éventuel terminus sur la Rive-Sud.

Gilles Côté, Lévis

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IMPACTS À VENIR

À la suite de votre présentation du projet de réseau structurant à Québec, on apprend que le tramway circulera dans un deuxième tunnel à Sainte-Foy, sous le futur projet du Phare. Par contre, il circulera sur le boulevard Laurier entre l’Université Laval et Place Laurier. Avez-vous pensé à l’impact sur la circulation de retrancher deux voies sur le boulevard Laurier pour faire passer le tramway? Cette artère est déjà très congestionnée à l’heure de pointe, je n’ose même pas imaginer le scénario avec deux voies en moins. Il y aurait pourtant une solution : laisser tomber le trambus sur le boulevard Charest (qui est en fait l’ancien SRB sous un autre nom). Prenez les centaines de millions récupérés et investissez-les dans un tunnel plus long sur le boulevard Laurier, par exemple de Robert-Bourassa jusqu’à l’ouest de Lavigerie. De cette façon, l’impact sur la circulation sur cette artère majeure sera nul.

Richard Blouin, Québec

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MERVEILLEUX PROJET

M. Labeaume, je ne suis pas un de vos admirateurs, loin de là. Mais sincèrement, je suis en admiration devant le projet que vous venez de nous annoncer. Je n’ai qu’un seul souhait, c’est que les travaux soient entrepris le plus tôt possible car, voyez-vous, nous l’attendons depuis trop longtemps pour attendre encore après des élections ou un référendum de la part de politiciens qui veulent se faire du capital politique pour savoir si la population en veut ou à savoir si on a l’argent ou pas. Allez! go go go, on commence maintenant.

En passant, j’ai 63 ans, j’ai une auto et je demeure à Charlesbourg, donc un citoyen de la banlieue qui a bien hâte de prendre un transport collectif de notre siècle. Encore une fois, merci Monsieur le maire. Pour une rare fois, je vous donne mon entier appui à ce merveilleux projet.

André Fortin, Québec

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LE RÉSEAU STRUCTURANT, ÉPINE DORSALE DE QUÉBEC

Le maire de Québec, avec son projet de réseau de transport, fait effectivement entrer la ville au XXIsiècle. Il était temps. Sans un réseau efficace et efficient de transport en commun, c’est l’asphyxie qui guettait Québec, tant au sens figuré qu’au sens propre.

Comment croire, en effet, que la ville peut continuer sa croissance sans une amélioration de la mobilité? Sans un transport en commun digne de ce nom, il est illusoire de penser que les automobiles pourraient continuer de se multiplier à l’infini sur un territoire exigu. À cet égard, le troisième lien constitue un miroir aux alouettes puisque toutes les routes mènent au même endroit, avec une capacité d’accueil limitée.

De la manière dont est conçu le projet, le futur développement de la Rive-Sud passera par une intégration à cette colonne vertébrale du développement que le maire propose, avec ses places de stationnement gratuites, ses plateformes de transports multiples qui feront de Québec une ville moderne où il fait bon vivre. Tout le monde y gagnera : automobilistes, piétons, citoyens. Bravo, Monsieur le maire!

Éric-Jan Zubrzycki, Québec

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J’EN APPELLE AUX MÉCÈNES!

Quelle occasion unique pour tous les biens nantis de la grande région de Québec, que je pense aux Cominar, Cossette, sociétés professionnelles, d’informatique, la Fédération des médecins spécialistes du Québec et autres bien argentés que je méconnais, de devenir dans leur propre ville les mécènes d’artistes afin d’embellir notre nouveau RSTC!

Oui, Québec entre enfin dans la modernité, mais elle ne doit pas pour autant oublier ses racines et sa singularité, car se déplacer dans des stations au béton froid et morne, prolongeant la grisaille hivernale à l’intérieur, n’a rien de bien attirant.

Il m’est venu à l’idée que, dans certains guides touristiques portant sur l’Europe, on souligne même des circuits visant la visite de belles stations de métro qui savent attirer leur flot de visiteurs pour le seul plaisir d’y faire une remarquable découverte culturelle et visuelle.

En concertation avec les autorités, j’en appelle donc à une nouvelle génération de mécènes capable d’offrir à des artistes talentueux, secondés selon le cas par des historiens (mon imagination me laisse déjà rêver à des fresques historiques de qualité, des mosaïques colorées et vivantes, des représentations de notre majestueux fleuve, à tout ce que l’âme d’un artiste peut, bien mieux que moi, concevoir sans jamais pouvoir le réaliser faute de fonds), la possibilité de réaliser des œuvres modestes ou grandioses, sans coût additionnel pour les citoyens de leur ville, en fournissant leurs généreux dollars pour pourvoir, élégamment, d’agréable ou splendides stations, vivantes et significatives pour les Québécois et les touristes.

Je rappellerais à titre d’illustration l’engouement que suscite la magnifique fontaine de Tourny, offerte par M. Simons à sa ville, qui lorsque fleurie à l’été, fourmille de touristes et de citadins amoureux de leur ville patrimoniale. À noter qu’il n’est pas ici question d’œuvres ajoutant, par leur entretien, des coûts ultérieurs aux citoyens.

Il me semble que, bien en amont de la réalisation de ce grandiose projet de transport en commun, nous avons suffisamment de temps pour ne pas passer à côté de si propices occasions de nous élever et de nous enrichir encore plus, culturellement parlant. Il est bien de voir grand, mais tout autant de voir beau!

Charlotte Savard, Québec