Cannabis et constitution

Ceux qui ne veulent pas entendre parler de la constitution canadienne découvrent à leur grand étonnement que la vente de la marijuana en constitue l'un des effets les plus révélateurs.
Le gouvernement fédéral, possédant pleine juridiction sur le droit criminel et sans consulter les provinces, décide de tenir une promesse électorale de Justin Trudeau et propose de décriminaliser en 2018 la possession de marijuana à des fins récréatives et d'autoriser les particuliers à cultiver quatre plants de cannabis. 
En vertu de la constitution, les provinces, responsables de l'administration de la justice et des services de santé, se verront déléguer la gestion de cette réforme et les services policiers municipaux, à leur tour, deviendront responsables de son application.
Pourquoi pensez-vous que le gouvernement Couillard se demande comment affronter cette situation et que le maire Labeaume s'interroge à propos du rôle qu'auront à jouer les policiers de la ville de Québec?
D'autant plus que, selon les plus récents sondages, les Québécois ne sont pas très favorables à l'égard de cette initiative du gouvernement Trudeau. Alors, on ne veut plus entendre parler de la constitution? 
Louis Garon, Québec