Budget: une perte minime

Au Québec, on ne paie pas le même taux d'impôt fédéral qu'ailleurs au Canada. Avec l'abattement, le taux sur les crédits d'impôt du fédéral n'est pas de 15 % mais plutôt de 12,5 %.
La perte du crédit pour transport en commun représente donc, dans la région de Québec, environ 120 $ par année. Est-ce suffisant pour abandonner son auto au profit du bus? Le montant est encore plus faible pour les aînés et les étudiants. Et encore, il faut que ces gens paient de l'impôt pour en profiter et qu'ils aient eu la discipline de conserver tous leurs reçus.
Et puis comment s'assurer que le contribuable a vraiment payé ce montant? Avec le téléchargement de plus en plus répandu des déclarations d'impôt, combien de fonctionnaires devrait-on payer pour vérifier si chacun des contribuables qui le réclament a en mains ses reçus valides?
Ça en fait donc un crédit inutile et difficile à contrôler, la situation idéale pour y passer le couperet. 
Le budget fédéral 2017 est vraiment terne pour que la perte minime liée à ce crédit soit la mesure dont on entend parler le plus.
Jeannot Vachon, Québec
***
Aliénation, vous dites?
En réaction au texte: «Le Québec ''tricoté moins serré'' que le ROC?» publié le 23 mars
Il n'est pas nécessaire d'être marxiste pour savoir que la religion et l'Église peuvent être des causes de l'aliénation. De même, on devrait accepter que la domination d'un peuple sur un autre constitue également l'une des causes d'aliénation. Ainsi en est-il des Québécois vis-à-vis des anglo-saxons.
À ce sujet, il est bon de relire Les damnés de la Terre de Frantz Fanon, essai analytique sur le colonialisme, l'aliénation du colonisé et les guerres de libération. 
Plus longtemps nous serons colonisés, plus longtemps nous risquons d'être aliénés.
Gilles Bégin, Québec
***
Prenez de la hauteur
Vous volez bas madame, messieurs de l'opposition. C'est insignifiant de critiquer le maire qui se fait offrir un tour d'hélico pour voir de haut un évènement qui fait rayonner Québec à l'international.
Revenez sur terre, si c'est le seul problème que l'on a à la ville de Québec... on est bien.
Je vous invite à faire, à vos frais bien sûr, un tour d'hélico et de survoler la région, vous verrez qu'un des problèmes est de ne pas être capable de faire le tour avec un passage à l'est. Alors, prenez de la hauteur au lieu de critiquer une balade sur les Plaines et voyez plus loin.
Michel Devloo, Québec