Aujourd'hui, lisons la science

Aujourd'hui, 20 septembre, les jeunes Québécois et Canadiens sont invités à faire, en classe ou à la maison, une période de lecture scientifique (documentaire, magazine, roman de science-fiction, BD, etc.), à l'invitation des cinq principaux magazines éducatifs canadiens (Les Explorateurs, Les Débrouillards, Curium, chickaDEE et OWL). Pourquoi une «Journée nationale Je lis la science» pour les jeunes?
D'abord, parce que la science influence notre vie individuelle et collective dans tous ses aspects : nutrition, santé, environnement, transports, etc.
Ensuite, parce qu'en cette époque de fake news et de désinformation, il est plus nécessaire que jamais de développer chez les jeunes un esprit critique, ce à quoi contribuent efficacement la démarche scientifique et de bonnes connaissances.
Aussi, et surtout, pour le plaisir! Pour rassasier cette «curiosité de nature» des jeunes. «L'esprit humain ne se contente pas d'admirer, il veut aussi comprendre», écrivait Hubert Reeves. De l'arrivée massive et inhabituelle de papillons belles dames à la plongée de la sonde Cassini vers Saturne, la science nous fait découvrir les merveilles de la nature et les efforts des humains pour mieux la comprendre et la respecter.
Et pour mieux nous comprendre et nous respecter entre humains...
Oui, «Lisons la science!» à l'école et à la maison ce 20 septembre... et tous les jours suivants!
Isabelle Vaillancourt et Angela Keenlyside, éditrices, Montréal
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Mauvais signal
L'Office québécois de la langue française a quelque peu modifié son mandat en légitimant, en catimini, quelques anglicismes prétextant que ceux-ci sont présents dans la langue courante depuis plusieurs années.
Cette nouvelle direction donne un mauvais signal à la population qui comprend ainsi qu'il est maintenant recommandé d'utiliser des anglicismes si ceux-ci sont utilisés depuis un certain temps. Depuis combien de temps? Nul ne le sait!
Faudrait-il revenir en arrière et accepter en français des anglicismes que nous avons presque réussi à éradiquer comme bumper, wipers, flat, etc...
Il est évident que notre gouvernement ne semble pas très actif dans le domaine de la langue. Quant au ministre responsable de l'application de la charte de la langue française, il est plutôt timide, pour ne pas dire absent, dans sa défense de la langue.
Pierre Lincourt, l.n.d., Chicoutimi