Il est hors de question, pour le premier ministre, de ramasser les morceaux: ce serait l'équivalent d'un désaveu. C'est le ministre Pierre Moreau qui devra reprendre le bâton du pèlerin pour entamer la réconciliation.

Au seuil de l'ingérence

Dans la saga qui oppose actuellement le ministre Moreau aux municipalités, les propos tenus par chacune des parties dénotent à mon sens l'écart substantiel qui les sépare.
D'un côté, le ministre accuse les maires de Longueuil et de Laval de prendre leurs citoyens pour des crétins, de l'autre, le maire de Laval qualifie l'attitude de Pierre Moreau de mise sous tutelle de sa municipalité.
Or, indépendamment des circonstances qui ont conduit à ce cul-de-sac, il me semble que le fait que le ministre va mettre son nez dans les livres des municipalités pour justifier ses prises de position l'amène à atteindre le seuil de l'ingérence et à contribuer à attiser la flamme de l'émotivité.
En conséquence, de deux choses l'une, ou Pierre Moreau change de ton et privilégie la voie de la saine discussion avec la présidente de l'UMQ, ou le premier ministre Couillard intervient directement dans ce dossier pour rétablir la confiance des contribuables envers son gouvernement qui n'a sûrement pas besoin d'une telle saga par les temps qui courent !
Henri Marineau, Québec