Au-delà du 1er mai

Célébrer le travail et, assurément, les travailleurs chaque 1er mai est une très belle marque de reconnaissance de la part de l’État. On en profite alors pour augmenter le salaire minimum (12,50$/l’heure cette année) et aider les petits salariés à améliorer leur sort. Pourquoi ne pas en profiter également pour parler d’équité et d’une meilleure répartition de la richesse? À cette occasion, n’oublions pas de rendre hommage à tous ceux et celles qui nous procurent des services et, souvent, à des salaires de misère. Comment ne pas se dire révoltés par ceux et celles qui touchent des revenus exorbitants et des primes tout aussi exorbitantes? Tout cela se passe tant dans l’entreprise privée que dans la fonction publique. On apprend même parfois des nouvelles aberrantes, comme celle d’un sportif professionnel à qui on a consenti un salaire annuel de 35 millions $. Combien d’exemples tout aussi déroutants pourrais-je ajouter encore? Il devient de plus en plus urgent de réduire l’écart entre les revenus des petits et des gros salariés.

Michel Giroux, Québec

***

Le laxisme de nos sociétés

En réaction à la chronique «Inondations: de quel laxisme veut-on parler?» de François Bourque parue le 1er mai

Je félicite François Bourque pour sa chronique du 1er mai. Donnant l’exemple des inondations provenant du laxisme d’un demi-siècle en aménagement du territoire, il nous invite aussi à un agir qui s’impose en regard de l’étalement urbain et de la protection des terres agricoles. Enfin, il soulève le fait que nos sociétés se sont endormies à tous les paliers de gouvernance, jusqu’aux citoyens eux-mêmes.

Sa chronique met en évidence le résultat d’une vision étroite (gouvernants comme citoyens) de vouloir maximiser l’économie dans l’intérêt de privilèges personnels. L’économie, oui, c’est un moyen, non la fin. La fin c’est que les humains vivent convenablement, démocratiquement en paix, dans le respect mutuel, en tenant compte de l’équilibre de l’environnement naturel et de tout ce qui en dépend pour vivre. L’individualisme économique nous aveugle. On ne voit pas la perspective d’ensemble avant d’agir. 

François Bourque a raison de parler de laxisme et de poser la question du réveil. Revenant aux terres agricoles, on sait tous que l’obéissance aveugle au dieu «Économie» ne les protège pas, cela, malgré la loi qui existe déjà depuis le temps de René Lévesque et du ministre Garon. Vous vous rappelez? Combien de fois a-t-elle été bafouée depuis?

Bernard Dupont, Québec