Attaque gratuite contre le cours d’Éthique et culture religieuse

Le député péquiste Pascal Bérubé a tenté de soulever une polémique sur le cours Éthique et culture religieuse (ÉCR) sur la base d’arguments sortis de leur contexte.

Il est vrai que ce cours a été l’objet de reproches d’acteurs sociaux de la gauche et de la droite, de courants laïques et religieux. Mais la position du député péquiste atteint, il faut bien le dire, les limites du grotesque.

Comment en arrive-t-il, en effet, sur la base de l’étude du Conseil du statut de la femme, à conclure que le cours ÉCR doive être aboli? Il y a là de quoi être étonné. Il est clair que les orientations et les contenus de ce cours devraient être revus, précisés, recadrés. Il est vrai aussi que les enseignantes du primaire sont peu formées pour l’enseigner, et qu’il pourrait être remplacé par un cours qui vise principalement le «savoir-vivre-ensemble». C’est une option où le développement d’habiletés sociales, de l’empathie, de la connaissance de soi et d’autrui deviendrait central.

Or, on ne peut reprocher aux enseignants du secondaire de faire du prosélytisme, de tenir des propos sexistes et encore moins d’ignorer le sens fort de la laïcité qui suppose la neutralité de l’État, la liberté d’expression et la vertu démocratique de tolérance envers les personnes croyantes.

Les résultats de l’étude du Conseil ne portent pas sur le programme, mais sur des manuels scolaires et des cahiers d’exercices en ÉCR. Il se peut que ceux-ci puissent comporter certains travers. Mais on peut trouver de tels travers dans tous les manuels scolaires. Soulignons qu’une étude du Conseil révélait que l’enseignement de l’histoire s’organise autour d’espaces qui excluent les femmes. Faudrait-il pour autant cesser d’enseigner l’histoire?

À l’évidence, les propos du député étaient faiblement argumentés. Nous osons l’inviter à mieux maîtriser les débats d’idées autour de ce programme avant de demander candidement son abolition.

Denis Jeffrey, professeur titulaire, Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval

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Faites ce que je dis, pas ce que je fais!

«Faites ce que je dis, pas ce que je fais!» Ceci pourrait être le nouveau slogan de notre gouvernement de la CAQ. Que ce soit en immigration, le surplus d’Hydro-Québec ou tout ce qu’entreprend ce gouvernement, on se sent lésé quelque part. 

Le surplus que la population du Québec a payé en trop en électricité lui revient de droit. Quand il était dans l’opposition, M. Legault avait pourtant déclaré qu’il remettrait ces surplus aux consommateurs quand il serait premier ministre. Eh bien, qu’il le fasse maintenant! Pour les 18 000 dossiers en immigration, qu’il les traite maintenant! La vie de milliers de personnes en dépend. 

Personne n’est content de la loi des maternelles quatre ans, mais le gouvernement a reculé là-dessus voyant bien qu’il faisait erreur. Quand est-ce que ce gouvernement va gouverner comme du monde? La question se pose! Il faudrait bien que quelqu’un dise à M. Legault que nous ne sommes plus en période électorale, alors qu’il agisse comme un premier ministre et qu’il mette en oeuvre ses promesses.

Madeleine Boucher, Québec

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Pollution de l’air

Il serait pertinent, dans le calcul souhaité des quantités et des sources des particules en suspension dans Limoilou, second quartier le plus pollué dans la province, de considérer le projet du terminal de conteneurs au port de Québec. Pour chaque navire d’une capacité de 9000 conteneurs (équivalent 20 pieds) dont 85 % seraient transportés dans des convois ferroviaires d’au plus 400 conteneurs — nous aurions au moins 19 convois à l’aller, autant au retour, prenant chaque fois quelques heures pour charger et décharger son contenu avec un va-et-vient incessant dans la cour intermodale, sans compter la pollution sonore.

Le 15 % restant serait transporté au rythme de deux conteneurs par camion, soit 675 allers et autant de retours.

Tous les équipements pour transborder et transporter les conteneurs — grues, charriots, camions, locomotives — fonctionnent au diesel ou, pire, au fioul encore plus polluant dans le cas des navires.

Jacques H. Lachance, Québec