Arrêtons d’hésiter

Merci, Mylène Moisan, pour vos chroniques, dont celle de samedi dernier, sur la vision autochtone de la vie. Oui, les humains sont à l’intérieur de la nature, pas au-dessus. Vous soulignez, avec raison, l’urgence de revoir complètement notre mode de vie, sans quoi nous étoufferons notre planète et les formes de vie qu’elle soutient.

Ce qui restera de l’humanité devra bien un jour, le petit nombre aidant, constater que la sacro-sainte croyance de maximiser (servir) l’économie comme vision de la vie n’était pas la bonne voie d’un développement humain durable. Il faut dès maintenant le dire haut et fort : le système politico-économique vers lequel les démocraties se sont laissé entrainer, ne porte pas les fruits d’une humanité viable et en paix. Quand le droit (intérêt) individuel prime sur le droit (intérêt) commun à tous les humains, lequel inclut celui de vivre dans une planète viable; les humains ne font pas corps avec la nature; ils se considèrent au-dessus, comme des maitres de la nature. Ce que nous ne sommes pas, de toute évidence. 

Arrêtons d’hésiter. Arrêtons de nous considérer au service de l’économie; c’est elle qui doit nous servir dans le respect de la Mère Nature et des autres espèces vivantes qu’elle abrite.

Bernard Dupont, Québec