La Banque Nationale a affiché mercredi un résultat net du quatrième trimestre en hausse de cinq pour cent par rapport à l'an dernier.

Argent liquide et liberté économique

La Banque Nationale a annoncé vouloir éliminer l'argent liquide pour tout remplacer par des transactions électroniques, au nom de «la traçabilité des transactions» et de «la fin du marché noir». C'est chose connue aujourd'hui que pour éliminer une liberté, il faut fournir une justification humanitaire pour que la masse y croie.
Par contre, je n'y vois qu'un moyen d'imposer par la force l'utilisation d'institutions bancaires pour effectuer des paiements, et donc de payer des frais de transaction. 
C'est aussi un moyen, pour les banques, de s'assurer que leurs «capitaux sécurisés» (tout argent que vous déposez dans une banque depuis le G20 de Brisbane en 2014) ne seront pas retirés par leurs clients dans l'éventualité d'une reprise privée. Pour les itinérants, c'est l'obligation - imposée par les banques - de voler pour survivre. Au final, on passera de 10 % d'argent réel à 0 % d'argent réel, tout étant devenu virtuel et pouvant être volé à distance par des pirates informatiques. De plus, les taux d'intérêt sont censés devenir négatifs d'ici la fin de l'année, c'est-à-dire que si vous laissez de l'argent inactif à la banque, vous n'en économiserez pas et n'en gagnerez pas : vous allez en perdre.
Il est donc dans l'intérêt de tout le monde de dire non à la mort de l'argent liquide.
Jean-Philippe Déry, L'Ancienne-Lorette