Après le curé, l'artiste

La société québécoise a-t-elle vraiment évolué depuis les années où le clergé dirigeait autant que les politiciens? Malheureusement, il semble que non, car elle a toujours besoin de se faire guider par une certaine pseudo élite de basse classe. En effet, le curé, révolu, a cédé son trône de conseiller à l'artiste qui distribue ses pensées politiques, morales, économiques, syndicales et même matrimoniales dans tous les médias et réseaux sociaux. On a attribué un pouvoir de science infuse à l'artiste devenu devin pour la bonne raison qu'il passe à la télévision et qu'il écume au bon moment. Oui, l'opinion de l'artiste, sur son beau nuage blanc, est tellement importante pour une trop grande portion de la population, clairement en perte d'orientation, qu'il a droit de nous imposer ses pensées aussi profondes qu'une flaque d'eau. Du vrai populisme, me direz-vous! Malheur à ceux qui se nourriront de la morale des fantaisistes, ça risque de ne pas être drôle !
La société québécoise a-t-elle vraiment évolué depuis les années où le clergé dirigeait autant que les politiciens? Malheureusement, il semble que non, car elle a toujours besoin de se faire guider par une certaine pseudo élite de basse classe. En effet, le curé, révolu, a cédé son trône de conseiller à l'artiste qui distribue ses pensées politiques, morales, économiques, syndicales et même matrimoniales dans tous les médias et réseaux sociaux. On a attribué un pouvoir de science infuse à l'artiste devenu devin pour la bonne raison qu'il passe à la télévision et qu'il écume au bon moment. Oui, l'opinion de l'artiste, sur son beau nuage blanc, est tellement importante pour une trop grande portion de la population, clairement en perte d'orientation, qu'il a droit de nous imposer ses pensées aussi profondes qu'une flaque d'eau. Du vrai populisme, me direz-vous! Malheur à ceux qui se nourriront de la morale des fantaisistes, ça risque de ne pas être drôle !
Francis de Gainsbourg, Québec