Apprendre la prudence envers les automobilistes, pas la peur

En réaction à la lettre d’opinion «La courtoisie à pneus» de Jean Bédard parue le 19 juin

Pour donner une explication à l’auteur de «La courtoisie à pneus», je pense que l’éducation que l’on reçoit en bas âge y est pour quelque chose. Il faudrait savoir si, en Ontario, on tient le même discours.

Lorsqu’un adulte accompagne un enfant, il prend soin de bien lui répéter, sur le coin de la rue, qu’il doit regarder à gauche et à droite et laisser passer les automobiles avant de s’engager. Nous en arrivons à penser que l’automobiliste a priorité sur le piéton. En vieillissant, l’enfant que nous étions, devenu conducteur, sans trop y réfléchir, se croit maintenant maître de la rue!

On devrait apprendre aux enfants la prudence envers l’automobiliste, non la peur, et inclure le respect prioritaire du piéton dans les cours de conduite. Il faudrait faire plusieurs campagnes de publicité avant de voir un changement dans la population générale. On voit que la protection des cyclistes a tout de même un peu augmenté dans les dernières années grâce aux efforts des regroupements; existe-t-il des lobbyistes pour la protection des piétons? On part de très très loin pour ce virage!

Claudette Pruneau, Québec