Allumer une chandelle

Si vous ne pouvez être à Québec le 29 janvier en soirée, pour participer au grand rassemblement de solidarité pour les familles des victimes, afin de commémorer le triste anniversaire de la fusillade de la Grande mosquée qui a eu lieu il y a un an , je vous invite à allumer une chandelle en soirée.

Un geste tout simple empreint de recueillement et de compassion -et donc- de solidarité envers la communauté musulmane de Québec, endeuillée par ce triste événement.

Yvan Giguère
Saguenay

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NON À LA HAINE ET AU RACISME

La commémoration du 29 janvier sera un moment important pour nous joindre en solidarité autour des victimes, des survivants et de leurs proches. Dans les jours et les mois qui suivent, nous devons garder à l’esprit que cet acte haineux n’était pas sorti de nulle part. Nous existons dans un écosystème où l’impact des discours contre les musulmanes devenait plus ou moins normal. Faire de la politique autour du voile, c’est une façon à gagner une élection. Mais cette approche est très dangereuse et il ne faudrait jamais oublier ce que ça donne. En souvenir de l’attentat, et en espérant que ça n’arrive plus jamais, il faut qu’on dise non à la haine et au racisme.

C’est le temps de créer des liens entre nous pour mieux vivre ensemble.

Nora Loreto
Québec

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DEUIL ET RECUEILLEMENT

On a presque passé sous le silence l’anniversaire du décès de six Québécois partis ensemble faire du travail humanitaire au Burkina Faso et tués par quatre djihadistes le 15 janvier 2016. Le premier ministre du Canada Justin Trudeau aurait mis plusieurs heures à communiquer avec la famille lors de la tragédie et ne souhaitait pas que ce drame devienne une affaire politique. Aucune proposition de la part de nos gouvernements pour les assister dans leurs funérailles.

Pourtant, Suzanne, Louis, Gladys, Yves, Charlelie et Maude ont laissé dans le deuil enfants, petits-enfants, frères, sœurs, grands-parents, oncles, tantes, amis, voisins, collègues de travail, élèves des écoles secondaires Cardinal-Roy et Jean-de-Brébeuf ainsi que des étudiants adultes de l’école Boudreau de Québec.

La famille et les amis de ces victimes ont vécu leur peine dans l’intimité et le recueillement, loin des caméras et du «show» médiatique et politique. Ils se sont également faits discrets et pacifiques vis-à-vis les terroristes islamiques qui les ont rendus orphelins. Je dois vous dire qu’ils nous ont touchés profondément par leur façon de vivre leur deuil comme l’auraient probablement souhaité leurs proches partis en mission pour bâtir une école.

Margot Bujold
Saint-Augustin-de-Desmaures