Allemagne: un bon accord

En Allemagne, l’accord de gouvernement avec les sociaux-­démocrates (SPD) de Martin Schulz passe mal auprès de nombreux conservateurs, qui ont exprimé ouvertement leur opposition, ce qui est inhabituel. C’est un bon signe pour le SPD. Si la coalition dirigée par Angela Merkel a fait autant de concessions, c’est qu’elle est en position de faiblesse et que de nouvelles élections pourraient lui être catastrophiques.

L’accord arraché par Schulz est meilleur que le précédent pour le SPD, qui obtient des ministères clés, dont les Finances et les Affaires étrangères. Si une majorité des 460 000 militants de ce parti rejettent malgré tout ledit accord le 4 mars, celui-ci perdra ce faisant une belle occasion d’imprimer sa marque sur le pays durant ce qui reste du mandat de quatre ans. En outre, comme pour la coalition de Mme Merkel, de nouvelles élections pourraient mal tourner pour lui. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Sylvio Le Blanc, Montréal