Alberta: le pick-up au pouvoir

Jason Kenney a choisi son véhicule électoral avec soin : un pick-up bleu. Ça a certainement frappé l’imaginaire des électeurs et contribué à sa victoire. Au Québec et dans une partie de plus en plus grande du reste du monde occidental, un politicien qui affirme effrontément sa fierté de «brûler du gaz» en se déplaçant pour sa campagne dans un véhicule de chantier reconnu énergivore aurait été vu comme un hurluberlu.

La question qu’on doit peut-être se poser maintenant au Canada est qui, du Québec ou de l’Alberta, constitue maintenant une société distincte? Quelle vision du monde est la bonne? Parce qu’à l’évidence, elles sont incompatibles.

André Verville

Lévis

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RESSERRER LES RÈGLES SUR L'ÉCOLE À LA MAISON?

Devant l’intention du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de resserrer les contrôles pour les parents qui font l’école à la maison en exigeant des agents de suivi du ministère de l’Éducation pour s’assurer que les élèves ont bel et bien suivi le programme obligatoire, des voix se sont élevées pour faire valoir leur «droit à la diversité» en éducation. «Avec le nouveau règlement, la maison devient carrément un local de l’école publique. Le ministre détruit l’esprit de l’école à la maison», argue un parent. Or, un article publié dans la Loi sur l’instruction publique stipule «qu’il n’est pas obligatoire de fréquenter l’école pour l’enfant qui reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d’après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l’école.»

D’ailleurs, à cet effet, certains constats ont révélé des lacunes dans l’encadrement de l’école à la maison. Dans ces circonstances, je suis d’avis que les règles encadrant l’école à la maison doivent être resserrées pour le plus grand bien des jeunes soumis à ce système d’éducation parallèle.

Henri Marineau

Québec