La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a présenté des excuses officielles devant l'Assemblée législative, lundi, pour un règlement de 1912 qui interdisait l'enseignement et l'utilisation du français dans les écoles primaires.

Ajouter la réparation aux excuses

La première ministre de l'Ontario a présenté des excuses à la minorité francophone, victime d'un règlement en vigueur de 1912 à 1927 (Règlement 17) qui interdisait l'enseignement du français dans les écoles primaires et secondaires. Cette mesure législative a largement contribué à l'assimilation des Franco-Ontariens.
C'est fort séant et louable de présenter des excuses. Mais ce serait encore mieux si on y joignait une mesure réparatrice, quoiqu'il soit difficile de réparer un tel gâchis. Le gouvernement ontarien pourrait, par exemple, assurer le financement d'une université intégralement francophone, à l'exemple de ce qui se fait au Québec, où l'on contribue substantiellement au financement de trois universités anglophones. 
On pourrait en outre inviter la minorité catholique irlandaise ontarienne, dont d'éminents porte-parole ont milité en faveur du Règlement 17, à participer à l'acte réparatoire. Ce serait là un bel exemple d'un comportement inspiré de l'Évangile. 
Louis O'Neill, Québec