Aider les victimes d'abus

En réaction à l'éditorial «Prescription absurde» de Jean-François Cliche, publié le 26 février
Les effets des abus sexuels agissent sournoisement et peuvent se conscientiser et se manifester ouvertement à toute période de la vie de l'individu.
Dans le cadre de notre travail, nous sommes intervenus auprès d'hommes adultes dans la soixantaine qui ont signifié avoir été abusés dans l'enfance. Ils devaient entreprendre un long processus de rétablissement sans cette «reconnaissance» et le support nécessaire des autorités.
Il est déjà difficile d'entreprendre des démarches alors pourquoi ne pas fournir tout le support social pertinent?
Denis Bourget, psychothérapeute, Lévis
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Rêves électriques
Le Salon de l'auto de Québec me fait rêver. Je pense à la Manic, défunte voiture fabriquée au Québec. Je rêve d'un Elon Musk (Tesla) québécois qui saurait mettre à profit notre énergie électrique. D'un gouvernement qui l'appuierait pour la construction d'une voiture électrique toute québécoise.
Hydro-Québec pourrait utiliser ses énormes profits pour mettre l'épaule à la roue. Préfère-t-on du pétrole transporté par le pipeline TransCanada, par bateau ou par train? Préfère-t-on les gaz à effet de serre à l'énergie propre?
Mais surtout pourquoi Elon Musk et sa voiture électrique Tesla connaissent un success story là où il n'y a pas de réseau électrique comparable au nôtre? C'est nous qui devrions vendre des Tesla partout dans le monde.
Qu'un politicien ou un homme d'affaires se lève. J'en rêve la nuit.
Yvan Collins, L'Ancienne-Lorette
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L'affaire Jérémy Gabriel
Dimanche dernier à Tout le monde en parle, les humoristes Martin Petit et Jean-François Mercier, ont été questionnés l'affaire Jérémy Gabriel. Quand l'animateur a demandé à ses invités s'ils étaient sensibles à la détresse de Jérémy... ce fut le silence, suivi d'un haussement d'épaules et du rire timide du public. On en avait plus à dire sur Mike Ward. M. Mercier croit que les tribunaux ne devraient jamais décider de ce qu'un humoriste a le droit de dire. Ces derniers prétendent même être le miroir de la société. Une société dans laquelle un enfant handicapé se fait ridiculiser en public par un humoriste, traîné ensuite dans la boue dans les réseaux sociaux par les fans en délire jusqu'à en avoir des idées de suicide mais aucun pouvoir de se défendre. Ce qui représente un moindre mal puisque la liberté d'expression est sauvegardée.
Jacques Nicole, Québec