Aide médicale à mourir, un soin approprié

En réaction au texte «Aide médicale à mourir, un euphémisme» de Mme Carmen Hardy
Vous reprenez les arguments faibles en crédibilité et forts en faire peur. Désolé. C'est trop tard et trop peu.
Il vous serait bon et nécessaire de lire et de relire à la page 53 du rapport de la Commissions spéciale sur la question de mourir dans la dignité ceci: «Au-delà de la froide réalité des sondages ou de la comptabilité relative du nombre de personnes «pour» ou «contre» s'étant exprimées pendant la consultation, nous avons tenté, à titre de représentants élus de la population, de soupeser la valeur des arguments en regard de l'évolution des valeurs sociales, de la médecine et du droit ainsi que notre conception du bien commun.»
En février, l'ANQ votera en très grande majorité en faveur de la Loi concernant les soins de fin de vie. Et ce sera un plus pour tout le Québec, et même un grande fierté animée d'une profonde humanité et d'une généreuse solidarité.
Cette future loi, c'est tellement plus que l'aide médicale à mourir. Mais tellement plus. Relisez le PL52, vous verrez.
Madame Harvey, je viens de terminer l'accompagnement d'un proche dans son long et pénible processus du mourir. La nouvelle loi servira à sortir des impasses, à diminuer les malaises cliniques et à augmenter la paix familiale et sociale.
Yvon Bureau, travailleur social
Québec