Aéroport cherche clients

En réponse aux députés péquistes de l’Est du Québec, le problème n’est pas l’aéroport, presque chaque village a accès à un petit aéroport régional, parfois en terre battue, mais ils y ont accès. Et ces aéroports ont des avions-taxis.

Le problème est au niveau du volume de la clientèle. Gaspé n’a pas assez de population pour un vol quotidien, même avec un avion à huit passagers. La solution est l’avion-taxi qui rabattrait cette clientèle sur Québec.

Un système d’avion-taxi basé sur le modèle des coopératives de taxi (auto) permettrait aux passagers de rejoindre Québec à leur convenance pour prendre leur vol régulier. Ce système ne coûterait pas plus cher que les vols d’Air Canada et toutes les régions à l’est de Trois-Rivières, incluant le centre du Québec et le Saguenay Lac-St-Jean, pourraient en profiter.

Ne restera plus qu’à réduire les frais aéroportuaires de l’Aéroport Jean-Lesage pour éviter que cela coûte moins cher d’aller atterrir à Dorval.

Eric Barnabé
Québec

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UN TRAMWAY, SANS RÉFÉRENDUM

En réaction à la chronique «Non au référendum sur le tramway» du journaliste François Bourque, parue le 1er février

Depuis le début du 21e siècle, il y a donc 18 ans, plusieurs villes européennes se sont dotées d’un tramway moderne. Parmi ces villes, il y en a au moins 33 en France. On répliquera qu’en France ces villes sont plus populeuses que Québec; eh bien, selon les informations récoltées sur internet, parmi ces 33 villes, il y en a 23 qui ont une population inférieure à celle de l’agglomération urbaine de Québec, qui est de 581 942 habitants selon les statistiques de 2016.

Ça n’est pas d’aujourd’hui qu’on parle de tramway à Québec. Suite à une invitation de la Ville de Québec, en 2004, alors que je résidais à Québec, j’avais présenté un mémoire à ce sujet, alors que, d’autre part, le 12 mai 2002, Le Soleil publiait mon opinion par laquelle je préconisais l’implantation du tramway jusque sur la rive sud de Québec.

Ainsi donc, je dois féliciter François Bourque pour sa chronique du 1er février qui démontre d’une façon très détaillée l’inutilité d’un référendum pour l’implantation d’un tramway moderne dans la capitale du Québec. Avec l’abandon du SRB, le maire Labeaume aura donc évolué vers le tramway moderne grâce au maire Lehouillier de Lévis qui, avec son conseil municipal, s’était retiré du projet SRB et qui, avec raison, espère toujours le prolongement de la ligne de tramway jusque sur la rive sud, comme le préconise judicieusement François Bourque à la fin de son texte.

Il est donc grand temps qu’on abandonne tous ces comités et sous-comités et qu’on passe aux actes en profitant des argents disponibles auprès des gouvernements supérieurs.

Gilles Côté
Lévis