Admettre ses erreurs

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
N’en déplaise au chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet, je suis d’avis que ce fut une erreur d’avoir donné le feu vert pour la concrétisation du projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons en Gaspésie. On se souvient qu’en 2013, M. Blanchet, alors ministre de l’Environnement du gouvernement de Pauline Marois, avait soustrait le projet aux analyses du BAPE pour la seule raison qu’en 1995 le projet Mcinnis avait reçu les autorisations nécessaires pour aller de l’avant.

C’est le gouvernement libéral de Philippe Couillard qui a mis fin à tout débat sur la question en adoptant en 2015 un projet de loi afin d’éviter que le projet ne soit soumis au BAPE.

Cette cimenterie est plus polluante à cause de l’utilisation de la coke de pétrole qui produira plus de deux millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES). La coke de pétrole est un déchet de raffinerie aussi polluant que le charbon, encourageant ainsi la production de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta.

Nous apprenons qu’après avoir dépensé plus de 700 M$ de fonds publics, la CDP serait en train de négocier pour vendre sa participation au conglomérat brésilien Votorantim. Les Québécois auront encore donné de l’argent aux étrangers sans retour.

Jocelyn Boily, Québec

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MOI, MON CÉLERI

Que de fois avons-nous entendu notre premier ministre, par ailleurs comptable et homme d’affaires, nous dire, nous supplier d’acheter québécois. Il en va de notre survie même, a-t-il dit. Alors, tous en choeur, sauf un. Ce gouvernement enverra maintenant quelques millions de dollars outre-Québec en déménageant, pour une raison aussi futile qu’intuitive, de Place Fleur de Lys, propriété de gens de Québec, le Salon de jeux (que je ne fréquente pas) vers Beauport.

Combien de pieds de céleri québécois devrai-je acheter pour compenser l’ineptie de ce gouvernement dans ce domaine. Et vous pouvez ajouter ici tous les autres exemples auxquels vous pouvez penser.

Il y a peut-être des coups de pieds qui se perdent, mais il y a un coup de crayon qui ne se perdra pas.

Bertrand Vallée, Lévis

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LES ARTISANS DU SAVOIR

L’école d’aujourd’hui sera toujours entre les mains des artisans du savoir bousculé par tant de turbulences déstabilisantes mais redressé par leur compétence empreinte de vision et d’ingéniosité. Bien entendu, on aura en haut lieu élaboré des mesures visant à contrer tous les dangers, mais la vraie réalité de l’école les dépasse. Vétustes et mésadaptées, les écoles du Québec sont problématiques. De nombreuses lacunes criantes dénoncées en vain imposent aux enseignants l’obligation de faire en quelque sorte du neuf avec du vieux! La distanciation à réinventer avec adresse en repensant le déplacement dans le local.

L’acte pédagogique et ses restrictions officielles à modifier de multiples façons. C’est sans cesse répondre à d’imprévisibles urgences d’une clientèle ayant des besoins particuliers. Et le ratio maître-élèves n’est toujours pas corrigé! Le contexte actuel ne fait que renforcer l’aspect un peu missionnaire du professeur de l’école publique peu valorisé, critiqué, un peu abandonné, devant exécuter les directives officielles avec intuition et vive intelligence.

Douglas Beauchamp, Québec