Abolir ou réformer le Sénat

«Les 105 sénateurs sont nommés par le gouverneur général sur recommandation du premier ministre.»
«Les 105 sénateurs sont nommés par le gouverneur général sur recommandation du premier ministre.»
Pour changer cela selon la constitution de 1982, il faudrait l'autorisation des 10 législatures provinciales, du gouvernement fédéral, et du sénat lui-même. Puis au moins une province, la Colombie britannique, exigerait un référendum. Ces procesus prendraient probablement des années à être complétés. Si bien que de nouveaux gouvernements provinciaux élus, entre temps, pourraient révoquer la signature du précédent. Ou un gouvernement pourrait tout simplement changer d'idée en cours de route comme ce fut le cas avec Clyde Well de Terre-Neuve lors de la tentative de l'accord du Lac Meech. Ou encore, un Élijah Harper pourrait brandir la plume de la dénégation.
Ensuite il pourrait y avoir contestation devant la Cour suprême pour différentes raisons, et ça pourrait durer des années, jusqu'à ce que l'opinion publique change de camp. Il est pratiquement impossible d'amender cette constitution. P.E. Trudeau prétendait, lui-même, que cette constitution anti-Québec durerait mille ans. Je vois d'ici son sourire sybillin. C'est la raison pour laquelle, confronté à ces multiples cadenas, le Québec se retrouve prisonnier à l'intérieur du Canada.
Il y a toutefois une issue pour la nation québécoise et c'est celle d'une déclaration unilatérale de l'indépendance du Québec (DUI). La validité de la DUI est reconnue en droit international et plusieurs nations l'ont utilisée avant de procéder à un référendum et fut acceptée par l'ONU. Les Québécois doivent devenir «déclarationnistes». L'Assemblée nationale du Québec a bien aboli unilatéralement sa Chambre haute peu utile, en 1968. Et tout le monde accepta.
Jamais le Québec ne devra signer cette constitution du mépris-des-longs-couteaux, Et les blocages installés en 1982, devraient, en fin de compte, plutôt nous apporter, un jour, paradoxalement, l'indépendance du Québec.
Souhaitons l'abolition du Sénat canadien, institution non-élue, anti-démocratique et où le Québec ne trouvera jamais son compte.
Alain Raby, Saint-Jean-Port-Joli