À tous les parents d'enfants au primaire

Avec la venue des élections provinciales, un sujet qui interpelle beaucoup de parents d'enfants au primaire doit être discuté de façon très sérieuse : l'implantation de l'anglais intensif.
Avant l'élection du gouvernement présentement en place, les libéraux avaient décrété que tous les élèves de sixième année devraient suivre un programme d'anglais intensif d'ici 2015-2016. Malheureusement, le 7 mars 2013, la ministre Malavoy a levé cette exigence. Cette décision était un abandon des parents et des enfants du Québec au profit des radicaux du Parti québécois et de leurs amis syndicalistes. En effet, un sondage réalisé par la Fédération des comités de parents du Québec démontrait que 87% des parents sont d'accord avec l'anglais intensif. Pourquoi l'appui à l'anglais est-il si massif? Un parent pourrait se questionner avec raison sur l'impact négatif qu'aurait un programme d'anglais intensif sur les autres matières, tels les mathématiques et le français. On aurait tendance à croire que ces dernières souffriraient, au profit du renforcement de l'anglais.
Lorsqu'on met l'idéologie et l'émotion de côté, et qu'on regarde les faits, il est clair que ces craintes sont non-fondées. En effet, la totalité des études démontrent que l'implantation de l'anglais intensif n'a aucun effet néfaste sur l'apprentissage des autres matières. Au contraire, les résultats scolaires en mathématiques et en français des élèves ayant suivi un programme d'anglais intensif sont égaux ou meilleurs que ceux ayant suivi le programme régulier. Il est important de noter ici que les élèves faisant partie de ces études n'avaient pas été «sélectionnés», donc la moyenne générale des deux groupes était similaire au départ.
À la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, l'anglais intensif est enseigné dans la majorité des écoles primaires, et les résultats sont au rendez-vous. En 2007, le taux de réussite des élèves de cinquième secondaire aux examens d'anglais du ministère de l'Éducation était de 65 %, un chiffre qui est passé à 94 % en 2010, avec la première cohorte d'élèves qui ont connu l'anglais intensif en sixième année, et ce sans affecter négativement les autres matières.
L'anglais intensif est un atout incontestable pour nos jeunes. L'apprentissage d'une langue seconde doit se faire au primaire, car plus on attend, plus l'apprentissage devient difficile. L'anglais EST la langue d'usage mondiale, et se doit d'être maîtrisée par nos jeunes. Demandons donc le retour de l'anglais intensif obligatoire au primaire, et ce dès l'élection du nouveau gouvernement. Malheureusement, nous connaissons la position idéologique du PQ quant à ce sujet...Reste à confirmer la position des autres...
Manoj Karivelil, directeur de zone, Jonquière