3e lien par étapes

La CAQ a promis de débuter la construction du 3e lien d’ici la fin de son mandat. On sait aussi que le pont de l’île d’Orléans est à reconstruire. D’autre part, le gouvernement hésitera peut-être à se lancer dans l’aventure d’un tunnel Québec-Lévis à un coût de plus de 4 milliards $. Une solution pourrait cependant permettre au gouvernement de la CAQ de remplacer le pont de l’île d’Orléans tout en respectant sa promesse électorale.

D’abord, le gouvernement ira de l’avant avec la phase un du 3e lien qui sera un nouveau pont pour l’île d’Orléans, ayant la capacité d’absorber éventuellement le trafic Québec-Lévis.
La phase deux consistera à construire un pont entre la rive sud et l’île d’Orléans. Cette dernière ne serait plus isolée en cas de fermeture du pont comme on l’a vu le 1er octobre. Ce deuxième pont aura également la capacité d’absorber le débit routier lorsque la phase trois du 3e lien sera construite, soit un tunnel sous l’île d’Orléans entre les deux ponts. Les automobilistes pourraient ainsi passer sous l’île sans.

Cette solution donnerait au gouvernement la flexibilité voulue pour réaliser le projet tout lui permettant de sauver la face et d’affirmer qu’il a débuté les travaux au cours de son mandat actuel. Un futur gouvernement post-CAQ pourrait même décider de reporter ou annuler la réalisation des phases deux et trois (un peu comme le parachèvement du tronçon de l’Ancienne-Lorette de l’autoroute de la Capitale ou le tunnel sous la Haute-ville de l’autoroute Dufferin-Montmorency).

En bout de ligne, les partisans du 3e lien et les habitants de l’île d’Orléans y trouveraient leur compte, les opposants pourraient avoir l’espoir que le projet ne soit pas réalisé dans son entier tandis que le gouvernement pourrait réaliser le projet à un rythme approprié.

Rémi Garneau
Québec