24 porcelets, 7 millions de porcs

Un article paru dans Le Soleil, vendredi le 20 octobre, semble dénoncer l'usage annuel, par l'Université Laval, de 24 porcelets pour la formation des médecins résidents en pédiatrie. On y mentionne que ces animaux sont anesthésiés durant ces procédures. On ne parle donc pas de négligence, ni de cruauté.
«Bacon», le film de Hugo Latulippe, présente des images de l'élevage et de la reproduction des porcs dans les «méga-porcheries» du Québec : espace vital restreint, étroit, sans possibilité de beaucoup de mouvement pour que le porc ne dépense pas trop d'énergie et mange moins de moulée ($$$), fertilisation toute artificielle, portée optimisée (11 5 porcelets en moyenne, presqu'une douzaine), porcelets émasculés à froid, de même que la coupe de la queue.
Selon la Fédération des Producteurs de Porc du Québec, le volume de production annuel québécois est de 7 millions de porcs (mars 2002).
Donc, côté éthique (cf article original), l'usage de ces 24 petits porcelets par l'Université Laval, pour mieux parfaire la formation de futurs pédiatres qui soigneront nos enfants, il n'y a pas, à mon avis, grand-chose à dénoncer. Ces dénonciateurs pourraient peut-être, s'ils sont si sensibles, commencer eux-mêmes à se soumettre à un régime végétarien.
Dr Réal Bertrand, Québec