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Carrefour des lecteurs

Debout les terriens !

Cher Monsieur Justin Trudeau

Je m’appelle Frédérique Demers, j’ai 11 ans et je suis en 5e année. J’aimerais vous parler de l’environnement et de la pollution parce que c’est un sujet important. La planète existe depuis des milliards d’années. Malheureusement, elle devient malade à cause de l’humain. Nous devons agir le plus rapidement possible parce que la planète pourrait disparaître à tout jamais. Il y a des solutions. Nous pourrions enlever le papier journal et à la place aller sur internet. Je crois que nous devrions aussi avoir plus d’épicerie en vrac. On pourrait réduire l’électricité et l’eau. Toutes les écoles pourraient composter. Par exemple, chez moi je composte, je recycle et je réutilise les contenants pour mes lunchs. On pourrait aussi arrêter de construire des usines. Les citoyens de la ville pourraient se rassembler quelques fois par année pour ramasser les déchets dans les parcs, dans les rues, etc.

C’est en faisant des petits gestes que nous pourrions sauver notre planète.

Frédérique Demers, 11 ans
Lévis

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Encore le troisième lien

Monsieur Lehouillier, s’il vous plaît, cessez de rêver en couleur avec le troisième lien.

Servez-vous de votre énergie débordante pour essayer de mettre la main sur une partie de ces milliards promis par les gouvernements pour un troisième lien et l’investir dans votre ville. Oui, il pourrait avoir une pluie de milliard sur Lévis. Amenez-en des projets. Une suggestion ? 

Étant donné que l’entonnoir des ponts est l’irritant majeur pour vos citoyens qui travaillent ou étudient à Québec, pourquoi pas un tramway reliant la maison mère de Desjardins au pôle d’échange de Sainte-Foy ?

L’idée est tellement bonne qu’elle pourrait même se faire avant le tramway de Québec. La ville de Lévis sortirait gagnante, et l’entonnoir des ponts serait soulagé. Un petit chausson avec ça?

Guy Sirois
Québec

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Les gens veulent un métro

Pas besoin de ramener Clotaire Rapaille en ville pour sonder l’inconscient des Québécois : après des générations à geler à attendre l’autobus, les Québécois veulent un métro.

Un métro, c’est chaud, rapide et efficace. Comme on l’a compris à Montréal, Toronto, Chicago, Boston, Stockholm, Moscou et Saint-Pétersbourg depuis fort longtemps.

Les p’tits chars à Labeaume, même rafistolés à la mode du 21e siècle, sont tout sauf ça. Bruyants, ils vont faire trembler les édifices, rester pris dans la neige et les côtes et bloquer la circulation sur René-Lévesque et la 1re Avenue. L’enfer pour des générations à venir. À maudire Régis Labeaume.

Avec le magot de 3,3 milliards $ qu’il y a sur la table, on a assez d’argent pour construire 15 km de métro à 200 millions $ le kilomètre. De quoi faire l’Université Laval, Place d’Youville, la bibliothèque Gabrielle-Roy, la 1re Avenue jusqu’à Charlesbourg, avec un embranchement à la 18e vers Beauport.

Avec le 300 millions $ restants, on pourrait acheter tous les bus électriques dont rêvent nos verts...

Jacques Noël, Québec

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Quand le béton rajeunit la région

Le maire Lehouillier de Lévis estime qu’une infrastructure comme le troisième lien aura un effet sur le rajeunissement de la population de la région, alors que les données démographiques vont plutôt dans le sens contraire.

C’est être d’un optimisme débordant que de tenir de tels propos alors que la population jeune visée, qu’il veut séduire, l’est plutôt par la nature et sa protection.

Il y a plus de chances que les rives du fleuve, telles qu’elles sont encore autour de Québec et Lévis, attirent plus que le béton que l’on pourrait y mettre en autoroutes, échangeurs et tunnel.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Régine Laurent, un phare dans la nuit

Permettez-moi de faire un petit retour dans le temps en nous reportant en octobre 2019 au moment où s’ouvraient les audiences de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

«Comme société, on a failli à notre principale responsabilité, celle de protéger nos enfants les plus vulnérables; être ici aujourd’hui est un constat d’échec, mais il faut le faire, parce qu’une petite fille a été retrouvée dans un état précaire au domicile familial à Granby, le 29 avril dernier, puis est décédée, donnant ainsi un électrochoc à tout le Québec», a déclaré, la gorge nouée, Régine Laurent, la présidente de la Commission avant le début des audiences.

Entretemps, il m’est arrivé d’écouter Mme Laurent lors de certaines entrevues, et j’ai été touché par l’empathie avec laquelle elle exprimait son désarroi envers tous ces enfants maltraités. Les défis de la Commission sont énormes, voire titanesques. Toutefois, je suis convaincu qu’aucun effort ne sera épargné de la part de la présidente pour explorer à fond tous les moyens possibles pour tenter d’enrayer au maximum la maltraitance des enfants, ces êtres vulnérables pour qui Régine Laurent incarne un pilier bien ancré dans ses aspirations et ses convictions eu égard à leur protection.

Henri Marineau, Québec

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Bravo, citoyens de Shannon

Même si la cour d’appel écarte le lien entre l’utilisation du TCE et les nombreux cas de cancer à Shannon, les trois juges ont admis des indemnisations cinq fois plus importantes que ceux du jugement précédent de la cour supérieure.

Bravo aux citoyens de Shannon qui ont tenu le coup malgré les acharnements du DRSP à mettre des bâtons dans les roues du recours collectif intenté contre la Défense nationale. Il a été reconnu que le TCE était un solvant utilisé par la Défense nationale, à partir des années 1930, pour la fabrication de munitions et le nettoyage d’équipement militaire et était utilisé au Centre de recherches de Valcartier. Il a été également reconnu par le gouvernement et la Défense nationale que le TCE avait contaminé les sources d’eau potable de Valcartier et de Shannon. Malgré plus de 20 ans de lutte, le comité de citoyens n’avait pas jeté l’éponge et avait contesté en cour d’appel la faiblesse du jugement favorable rendu en leur faveur en refusant la trop faible indemnisation accordée par le jugement au dixième des victimes alléguées (300/3000). Avec le nouveau jugement, 3000 résidents seront indemnisés et certains recevront plus de 60 000$ en compensation.

Jocelyn Boily, Québec

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Troisième lien: le gros bon sens du CRE

Le conseil régional de l’environnement de la région de Québec a lancé un pavé dans la mare dans le grand fleuve tranquille du rêve de la CAQ. La construction d’un tunnel sous-fluvial près de l’Île à Félix est un potentiel cauchemar coûteux de type éléphant blanc. Le CRE fait le constat, chiffres à l’appui, que les populations des 20 à 64 ans de Lévis et Québec vont diminuer dans les années à venir.

Les gens de mon âge vont vendre leurs bungalows situés loin des centres de Lévis et Québec pour se rapprocher des services de proximité. De plus, c’est pressenti que les jeunes générations pro-environnement seront davantage attirées par un réseau de transport collectif. Ce service pourrait traverser le fleuve. 

Possiblement que l’entretien et le réaménagement de notre pont centenaire sont la clé pour un transport fluide? L’achat du pont par le fédéral serait une partie de la solution.

Rafraîchir la structure et la voie ferrée permettrait de transporter nos gens d’une rive à l’autre par train. Ils seraient accueillis par un super réseau structurant de Lévis en autocar et de Québec en tram-train, ou en tramway suspendu comme celui de Vancouver.

Michel Houle, Québec

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M. Deltell sans bravoure!

Le chat est finalement sorti du sac lors d’un brunch annuel dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent.

Il n’y a pas à dire, la trépidante attente de la réponse de M. Deltell, marquée de tremblements parmi les agitations rapides et de rythmes saccadés a, manifestement, été plus applaudie que pleurée.

Il ne se présentera pas dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. Ma foi, M. Deltell, le grand chevalier au cœur vaillant, serait-il tombé de son cheval et aurait manqué de bravoure?

Michel Beaumont, Québec

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Investir dans les parcours d’autobus

En réaction au point de vue de Rémy Normand «L’inaction, une option?» du mardi 14 janvier et celui de Daniel Genest «Le tramway est la meilleure option pour Québec» du mercredi 15 janvier

Le vice-président du comité exécutif Rémy Normand ainsi que le directeur du réseau structurant Daniel Genest ont écrit leurs points de vue dans Le Soleil vantant les mérites du tramway. D’une part, M. Normand rapporte que l’inaction quant à la mobilité entraînera une dégradation du transport à Québec. M. Genest dit quant à lui que le tramway est la meilleure solution après plus de 10 ans d’études. Où sont ces études? Les a-t-on présentées à la population lors des élections ou des consultations?

Tout le monde s’entend pour dire qu’il est urgent d’élargir l’offre de mobilité à Québec. Mais au lieu d’un tramway improvisé sur le coin d’une table, mieux vaudrait investir des millions pour l’ajout de nouveaux parcours métro bus nord-sud et est-ouest, de nouvelles voies réservées et des autobus articulés.

Jocelyn Boily, Québec

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Le PLQ en hibernation

Bien souvent on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, pas cette fois-ci! La chute inquiétante, voire historique, des membres au Parti libéral du Québec (PLQ) indique réellement la température de l’eau.

La ferveur des Québécois envers le PLQ est très basse sur le thermomètre. Un remède d’éléphant devra s’appliquer, mais comment? Il faudra regarnir avec célérité les tablettes du parti d’un programme au goût du jour, élire une ou un chef qui a de la poigne et du charisme. De plus, offrir un dessert gastronomique aux régions trop souvent placées dans la section cadenassée des oubliés. La solution gagnante pour secouer la torpeur qui sévit au sein du PLQ, placé dans une position contrite, passe systématiquement par charmer les jeunes et peut-être vendre des cotons ouatés rouges pour regarnir les goussets du parti. Sans quoi l’hibernation persistera dans l’oubli.

Michel Beaumont, Québec

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Mi l’un, mi l’autre

Ils sont beaux et sympathiques ces deux jeunes parents, les prince et princesse de Windsor. Dans la famille royale, ils ne se sentaient pas à l’aise. Ils ont forgé le projet de s’éloigner de la famille royale. La grand-maman Élizabeth a exaucé leurs vœux : ils vivront en partie en Angleterre dans leur fief familial et royal, et en partie au Canada loin des exigences protocolaires et de représentation de la cour.

Au Canada, ils sont bienvenus évidemment, mais ils deviennent Harry Windsor et Meghan Markle. Ils sont indépendants et veulent vivre de leur travail (on devine qu’ils n’auront pas à chercher longtemps). Durant leur séjour au Canada, ils mettent entre parenthèses leur devoir officiel, ils sont donc invités à se défendre comme tous les autres roturiers qui peuplent ce pays.

Les Canadiennes et Canadiens n’ont pas à subvenir à leur protection, la situation financière du couple lui permettant de voir à cet aspect comme aux autres aspects de leur vie en terre canadienne. Deux situations personnelles, deux pays de résidence, avec ce que chaque situation commande d’engagements différenciés. Souhaits de bonheur ici et en Angleterre.

Normand Breault
Montréal

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Les bons dictateurs

Avec la démission volontaire du gouvernement de la Russie, Vladimir Poutine a montré au reste du monde comment devrait fonctionner un gouvernement. Ok je blague, mais à peine.

Officiellement, le régime politique aux commandes du pays est élu démocratiquement. C’est donc le peuple qui le choisit. Et à l’évidence, le peuple préfère un «bon dictateur» et son théâtre de marionnettes à un pays ingouvernable où le chaos serait aux commandes.

Pendant ce temps, plus près de nous et au sud de nos frontières, le théâtre est différent, mais tout aussi divertissant. On ne parle pas d’un dictateur tout-puissant, mais on fait tout pour laisser croire au président qu’il l’est vraiment et qu’il peut tout se permettre. Et les marionnettes ont tout simplement le droit de vote que leur attribue leur club social, républicain ou démocrate.

À la réflexion, serait-ce une évolution ultime de la démocratie qu’un peuple choisisse par un processus électoral celui qu’il considère comme le meilleur candidat à la dictature ? Ce serait tellement plus simple, n’est-ce pas ?

André Verville
Lévis

Carrefour des lecteurs

Un clin d’œil aux Plouffe

Roger Lemelin a écrit un livre décrivant essentiellement l’histoire d’une famille de la basse-ville de Québec, Les Plouffe.

Ce livre a permis la réalisation d’un film et d’une pièce de théâtre. Récemment, le film a été présenté à la télévision et me permettait encore une fois de constater les changements qu’a vécus notre société depuis les années 50. Par exemple la présence du curé, l’impact des commentaires ou directives de cet homme soutané omniprésent et omnipuissant, puissance exprimée avec une certaine vanité. Lemelin a sans doute voulu faire une caricature de son curé. Le fait qu’un pasteur protestant, marié et plus humble, vienne participer momentanément à la vie du quartier et, discrètement, intervenir en collaboration ou en opposition à l’action du curé en fait un passage est tout simplement savoureux du film et révélateur de la compétition religieuse. La gentillesse et l’ouverture d’esprit du pasteur ont créé une certaine tension dans la paroisse. Personnellement, j’ai vraiment apprécié parce que cet extrait me confirme que l’Église manquait d’ouverture et voyait les églises protestantes comme des adversaires. Le plus hostile des deux hommes, c’était le curé catholique et ça me gêne. Je ne voyais pas tellement de charité et d’accueil dans cette relation. Qu’en serait-il aujourd’hui? Et je ne parle même pas de la fameuse procession de la fête du Christ-Roi qui allait de la basse-ville à la haute-ville!

André Drapeau

Saint-Roch-des-Aulnaies

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PANNEAUX DE BUS CACHÉS

J’ai pris le bus 64, vendredi le 10 janvier, sur le boulevard Charest, près de Dorchester, à la Coop Zone. J’ai manqué le bus. Je l’ai pris 30 minutes plus tard. Je n’utilise pas ce circuit souvent, des arrêts ont été déplacés en raison des importants travaux à la bibliothèque Gabrielle-Roy. Les panneaux sont ordinairement à un angle de 90 degrés, question qu’ils soient très visibles. Ici, le panneau est presque à plat par rapport à la façade de l’édifice. Je pensais m’être trompé d’endroit, mais j’étais au bon endroit! Le chauffeur du RTC m’a dit que l’arrêt était correct. RTC, un effort SVP, pour rendre le transport en commun plus simple et plus agréable.

Pierre Boucher

Québec

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Le couple princier à Lévis

Devant le désarroi créé par l’éventuelle installation de Meghan et Harry en terre canadienne, ma conjointe et moi voulons faire notre part pour leur fournir un séjour agréable. Nous sommes prêts à faire un échange de maison avec le jeune couple.

Nous habitons un quartier tranquille à Lévis. Idéal pour une jeune famille: à proximité des écoles primaires et d’un terrain de jeu avec une grande piscine et une patinoire l’hiver venu. L’église est si près, qu’en tendant l’oreille on pourrait entendre les confessions. Mais, il est vrai que le jeune duc est probablement anglican, donc oublions la proximité du lieu de culte qui n’est plus vraiment un atout. Par contre, pour la sécurité on ne peut demander mieux. L’auto-patrouille de la police ne passe dans notre rue que trois ou quatre fois par année donc des coûts minimes pour le contribuable. Pendant qu’ils apprendront le français ici, nous pourrons perfectionner notre accent british là-bas.

Si quelqu’un au ministère des Affaires extérieures pouvait nous mettre en contact avec leur majesté, nous sommes prêts à faire nos valises très rapidement. Notre contribution au rayonnement de la royauté nous comble à l’avance d’une grande fierté.

Claude Richard, Lévis

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Belle sagesse pour le métro

En réaction au point de vue de Roland Couture «Et si le métro était plus approprié?» paru le 10 janvier

Quel vent de fraîcheur que d’avoir pu lire, le 10 Janvier 2020, les propos de Roland Couture, cet ingénieur retraité qui écrivait, avec beaucoup de sagesse et de chiffres à l’appui, sa préférence pour 13 kilomètres de métro tout comme à Rennes en France (ville à peu près sans hiver), plutôt que 24 kilomètres de tramway qui, même hyperconfortable, n’avancera jamais plus vite qu’une tortue. Non seulement son idée de partir de l’aquarium et de terminer au centre Vidéotron, en passant par le phare, le CHUL, l’Université Laval, le parlement, la gare du palais, à titre colonne vertébrale de base d’un métro m’apparaît pleine de bon sens, mais j’ose espérer que d’autres ingénieurs vont l’appuyer en démontrant qu’il est possible de construire ces 13 km de métro au prix d’un tramway de 24 km. 

H. Bérubé, Lévis

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Lindros, un ben drôle de héros

Après les frères Hanson, l’an dernier, les dirigeants du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec récidivent avec des invités controversés : Eric Lindros et Kerry Fraser. Ce rendez-vous annuel dans nos murs, c’est la célébration du hockey, une magnifique tribune pour les jeunes adeptes de ce merveilleux sport.

On ne célèbre pas le hockey avec des apôtres de la violence comme les frères Hanson. On ne célèbre pas le hockey à Québec avec Eric Lindros qui a levé le nez sur notre ville et notre région. On ne célèbre pas le hockey avec l’arbitre Kerry Fraser qui a rendu une décision que la majorité des gens de chez nous ont encore de travers dans la gorge. Eric Lindros a refusé de porter l’uniforme des Nordiques parce qu’il ne voulait pas évoluer dans un petit marché, un petit marché francophone de surcroît. Prenez tout le reste avec un grain de sel. Son entourage le voyait trop gros pour notre milieu.

Les dirigeants du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec ont vraiment Eric Lindros dans la peau. Ils avaient même songé à l’inviter, l’hiver dernier.

Maurice Dumas, Journaliste retraité

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Armes destructrices aux mains d’irresponsables

L’Iran, ne pouvant faire autrement, a finalement admis qu’un missile lancé par erreur est à l’origine de l’écrasement du Boeing ukrainien au départ de l’aéroport de Téhéran. Il y aurait eu près de cet aéroport civil des sites mobiles de missiles et le trafic aérien continuait sans aucune mise en garde aux compagnies aériennes.

Le président iranien s’excuse, sans remords apparents, et assure que les responsables seront traduits en justice. Ils seront les boucs émissaires de dirigeants peu scrupuleux de la vie d’autrui. On passera ainsi rapidement à autre chose. Pas très rassurant pour le monde, ce pays voulant détenir l’arme ultime, la bombe nucléaire.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Des «Jos-Connaissant» au pouvoir

Un gouvernement superficiel, inculte, opportuniste et détenteur de la vérité. Sauf des exceptions, dont Marguerite Blais, Sonia LeBel, Jean Boulet, Ian Lafrenière et quelques autres (fort heureusement), voilà comment m’apparaît le gouvernement actuel. Beaucoup trop de petits Jos-Connaissant tiennent les rênes du pouvoir.

Quand on possède ainsi la vérité, on décide et on met en place des simulacres de consultation et on fait ce qu’on avait impulsivement décidé. Oui, il arrive qu’on recule, mais uniquement si cela est stratégique. Je suis une agnostique infiniment respectueuse des personnes de bonne foi, et elles sont nombreuses, qui adhèrent à ce qu’il y a de meilleur dans les religions. Il faut vraiment un manque flagrant de culture pour jeter l’enfant avec l’eau du bain. Il faut tout mélanger pour attribuer aux religions seules les maux de ce monde. Si seulement des femmes et des hommes de bonne volonté se levaient ensemble pour dénoncer le manque de profondeur de trop de nos décideurs! Mais comment faire pour être entendus sans tomber dans la casse, la polarisation? Comment faire quand un coton ouaté bien innocent est un sacrilège au même titre que ceux de l’Église de mon enfance? La nouvelle religion c’est l’athéisme obligé, la richesse pour soi, le nous d’abord, le paraître et une illusion d’efficacité.

Marie-Claire Raymond, Québec

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Une nouvelle vie utile

Au Québec, de plus en plus d’églises sont converties en logements, en salles de spectacles ou carrément démolies pour être remplacées par des tours à condos.

Qu’adviendra-t-il de l’église du Très-Saint-­Sacrement sur le chemin Sainte-Foy? Pourquoi ne pas y aménager des halles alimentaires ainsi qu’un marché public? On en a besoin dans le secteur. Et y regrouper boulangerie, fromagerie, charcuterie, chocolaterie, boucherie, poissonnerie, fruits et légumes, microbrasserie, café… Des espaces de stationnement sont disponibles et l’édifice a tout le volume nécessaire pour en faire un pôle alimentaire hors du commun dans Saint-Sacrement.

Michel Roberge, Québec

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Plus en santé, moins à l’armée

On nous annonce que les urgences débordent comme on donne la météo. Mais il y a des décisions politiques derrière ces engorgements.

Un manque récurrent de transferts en santé de la part d’Ottawa empêche d’augmenter le personnel et de diminuer les ratios aux urgences. Ces transferts pourraient être tirés du retrait des troupes canadiennes en Irak où elles n’y ont rien à faire sinon que d’occuper un pays indépendant qui en a assez sur les bras avec les Américains. Il est connu depuis les grands mouvements pour le désarmement des années 80 que les investissements en santé créent plus d’emplois que les montants consacrés à l’armée. En même temps que la retenue militaire, appelée par tout le monde, les sommes libérées des forces armées pourraient rendre au Canada son prestige international pacifiste, son indépendance de Washington et sa capacité de régler une fois pour toutes le débordement des urgences s’il demandait simplement que les sommes investies soient consacrées à des solutions par la CAQ.

Guy Roy, Lévis

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Le cours ECR: bravo!

Bravo! Monsieur le ministre et à toute la CAQ. Enfin, les jeunes Québécois seront éduqués et instruits par la modernité.

J’attends ce jour, ou ma sensibilité attend ce cours, depuis 1958. Date à laquelle, dans un pensionnat tenu par des religieuses, j’ai vu, de mes yeux vu, une fillette de dix ans suppliciée devant toute la classe, pour avoir causé avec sa petite copine durant la messe. Elle a dû passer, durant toute l’heure du cours, une laine d’acier sale qui nous servait tous les mois, en frottant du pied le plancher du réfectoire. Authentique. Pendant des années, j’ai écouté et subi des professeurs nous susurrer leur crédo abuseur, tellement arriéré qu’on en éclatait de rire entre nous. Si les universités en ont été elles-mêmes infectées à la racine, on peut saisir la puissance mystificatrice d’une religion. Le fascisme, le communisme, la théocratie inquisitoriale, les sociétés dominées par les crédos sont de même nature avec des singeries rituelles, des breloques et des vêtements différents.

Merci, Monsieur le Ministre!

Jacques Légaré, Saint-Augustin-de-Desmaures

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Procédé inéquitable pour le tramway

Selon l’opposition au conseil municipal, la Ville de Québec dispose d’une somme d’environ 500 millions $ en argent liquide pour le projet de tramway. C’est plus que 30 % du budget de la Ville.

D’une part, c’est faramineux et il est troublant que la Ville possède une telle somme d’argent public pour réaliser un projet qui devrait normalement être financé par des emprunts à long terme. On doit se rendre compte qu’un tel fonds a été érigé avec les taxes normalement dédiées à la gestion et à l’entretien des biens publics et non pas pour des investissements. 

D’autre part, 500 M$ représentent 14 % des coûts du projet, ce qui est quasiment la contribution totale de la ville au projet de tramway: 16,7% (1,2 G$ du fédéral plus 1,8 milliard$ du provincial plus 600 millions $ de la ville pour un total de 3,6 milliards$). On peut croire qu’on aura augmenté le montant de 500 M$ lors de la réalisation du projet, permettant à la Ville de financer ce projet en paiements au comptant, comme il en fut partiellement pour le Centre Vidéotron, un procédé simpliste et inéquitable de l’ère Duplessis où la population existante paie pour les services à la population future.

Jean-Marie Desgagné
Québec

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Action collective

Pourquoi dans le cas des victimes des membres du clergé, une action collective a-t-elle pu être intentée et que dans l’affaire Rozon, concernant les abus sexuels faits aux femmes, c’est différent ?

L’être humain ne peut oublier le mal qui lui a été fait, dans de telles circonstances.

La Justice doit s’appliquer, car ici il y a deux poids, deux mesures.

Andrée Pilon
Québec

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La course aux chefs

PQ, PLQ, PC : ces partis politiques sont à la dérive après de grandes gifles électorales les invitant à revoir en profondeur leurs orientations maladroites. C’est le cheminement inéluctable de toute formation politique ayant accédé au pouvoir et ayant été grugée par les exigences de gouverner.

Le jeu périlleux de la démocratie avec tant d’imprévus faisant appel à une lecture d’attentes presque impossibles. C’est l’art de traduire efficacement les promesses séduisantes, de jongler avec les déficits, de formuler avec audace et astuce des stratégies de gouvernance efficaces. 

Et le peuple sait évaluer impulsivement, sévèrement, les erreurs de parcours. C’est la défaite qui ébranle la structure du parti. C’est la remise en question de la compétence du chef. L’émergence de candidats ambitieux sollicitant des appuis. C’est la course des chefs ayant le potentiel de reprendre le volant. Peu importe les noms, les rumeurs, les luttes internes, la couleur des partis et toute la turbulence des cabales, on assiste à une opération d’image aux effets vendeurs! Du charismatique en quelque sorte qui accroche, qui allume des espoirs, qui engendre une tendance comme une euphorie carnavalesque! 

Le Parti québécois, depuis longtemps en convalescence, embourbé dans la tergiversation, n’a pas de candidat prometteur. Le Parti libéral du Québec, accablé par tant de mesures impopulaires, n’a pas d’aspirants-chefs vedettes. Sur la scène fédérale, les bleus libérés d’un dirigeant sans panache devront bien lire le Canada et surtout le Québec.


Douglas Beauchamp

Québec

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Vélo: pour un lien mécanique entre la basse et la haute ville

Lettre au maire Régis Labeaume

Nous sommes des cyclistes résidant en haute ville de Québec. Nous ne pouvons bénéficier des belles pistes de la basse ville, à moins de posséder une auto munie d’un support à vélo. Même avec un tel équipement, l’installation du support sur l’auto et du vélo sur le support constituent un frein évident à l’usage du vélo. Les jeunes sportifs peuvent monter en haute ville sur leur vélo, mais ceux qui sont moins en forme et surtout les personnes âgées n’ont pas l’énergie voulue pour gravir les côtes après leur randonnée. Afin de faciliter la vie active de tous et toutes, des solutions existent pour aplanir les frontières entre basse ville et haute ville. Des liens mécaniques sont envisagés dans le cadre du projet de réseau structurant (voir Gérald Gobeil, L’urbanisme de la ville de Québec en version carnet, 16 mars 2018). A-t-on prévu des équipements répondant aux besoins des cyclistes? Si tel n’est pas le cas, il importe de corriger le tir.

Micheline Boivin; Craig Gauthier; Suzie Harvey; Denise Kirouac; Jacques Martineau

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Jeu de guerre dangereux

Le président des États-Unis Donald Trump a décidé de jouer au jeu de guerre 2.0.

Je ne connais pas le général iranien Ghassem Soleimani, tué sur ordre de Donald Trump. Mais valait-il la peine de lancer une allumette dans ce baril de poudre qu’est le Moyen-Orient? L’Iran a réagi en tirant des missiles sur deux bases irakiennes où sont installés des soldats étrangers. Ce n’est pas un simple jeu de dard où la cible est à quelques pieds, mais bien un jeu de guerre réel où des belligérants ont le doigt sur le piton et lancent des missiles à des centaines de kilomètres. L’espace de jeu est pas mal plus grand, les dangers de se tromper sont énormes et la possibilité de dommages collatéraux démesurée. J’espère que le Canada n’embarquera pas dans ce jeu de coqs de ruelles.

Jocelyn Boily, Québec

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Quel destin pour l’îlot Saint-Vincent-de-Paul?

Il ne serait pas exagéré de nommer l’îlot Saint-Vincent-de-Paul comme étant le deuxième champ de bataille à Québec. Sujet de poursuites, de controverses et de débats multiples depuis des lunes.

Le projet d’immeuble de dix étages présentait une offre dont une partie était consacrée à l’hôtellerie et l’autre à des logements, selon le promoteur, apprenait-on le16 mai 2014. Puis vint ensuite l’idée d’un parc urbain, est-ce le début d’une litanie? Le temps passe, la déception sociale prend des rides au même rythme de voir un projet se réaliser sur ce terrain très prisé. Peut-on faire écho aux exigences? Nous comprenons qu’il y avait plusieurs intervenants autour de la table, JARO, la Ville de Québec et le ministère de la Culture, où chacun, dans sa lenteur respective, avait une importante brique à déposer. Il me semble que ce dossier, suspendu hors du temps, a tout de l’éternité. Connaîtra-t-il un destin favorable avant la fin du monde?

Michel Beaumont, Québec

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Le ridicule ne tue pas

À l’ère où la population est en mode recyclage, il semble que le Parti conservateur du Canada pourrait essayer de recycler le vieux politicien de carrière qu’est Jean Charest pour en faire le futur premier ministre du Canada. Le pire et le plus hallucinant dans tout ça est qu’il se trouvera des électeurs pour s’en réjouir et voter pour lui.

D’après certains médias, M. Charest, très ébranlé, aurait reçu des messages d’ex-élus, de militants et, le plus troublant, du caucus actuel conservateur pour qu’il fasse un retour sur la patinoire fédérale. Est-ce que les nouvelles années 20 seront marquées par le retour de Jean Charest? Est-ce que les conservateurs de l’Ouest canadien seraient aussi excités d’être dirigés par cet ex-premier ministre du Québec? Est-ce que le rêve de Jean Charest de devenir premier ministre du Canada se réalisera? Le ridicule ne tue pas, mais il faut se dire que des électeurs prêts à se satisfaire d’un tel choix sont des gens pour qui la politique est le dernier des soucis. Le Bloc Québécois doit se réjouir d’un tel retour potentiel.

Jocelyn Boily, Québec

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Longue vie à Fringant!

En réaction au conte «Noël et l’humilité de Fringant» de Gilles Ouellet paru le 24 décembre

Cher Fringant,

Quelle analogie! Ton aventure racontée de si belle façon dans le conte de Noël est semblable à la situation que vit Le Soleil depuis quelque temps. De premier en haut de la liste en matière de fiabilité et de crédibilité, tu te retrouves obligé de quitter le peloton de tête, blessé dans ta fierté, dans ton orgueil… et à la patte.

La solidarité de tes collègues, les efforts concertés des lutins, la compréhension du père Noël lui-même t’ont démontré que tu pouvais compter sur une horde d’alliés pour poursuivre ta mission. 

Longue vie à ton royaume et bravo pour ton courage!

Georgette Lavertu, Québec

Carrefour des lecteurs

Espérer pour 2020

Espérer que la terre continue à tourner autour du soleil, nous donner de belles saisons et nous donner du bon air.

Espérer que nous répétions les gestes d’amour, de partage, de solidarité. Pensons à tous ces bénévoles qui en aident d’autres à être mieux dans leur coeur et leur tête.

Espérer que la jeunesse poursuive ses engagements pour que changent les habitudes menaçantes des diverses formes de pollution, une jeunesse confiante et engagée à rendre le monde meilleur.

Espérer simplement un peu de santé aux personnes malades et vouloir plus de sérénité pour les personnes vieillissantes.

Espérer que Le Soleil continue à publier ses bonnes chroniques et, après la tempête, puisse poursuivre à nous partager les informations parce que ce journal a su, par la coopération des membres de son équipe, se donner les moyens de relever de nouveaux défis.

Espérer que demain soit une belle journée où l’amour, l’harmonie, la justice gagnent la bataille sur la haine, la discorde et l’injustice.

Espérer aussi que nos gestes, nos idées, nos sourires soient plus ensoleillés pour que l’amour pousse en meilleure santé.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies

Carrefour des lecteurs

À quand la vraie vocation du Centre Vidéotron?

On nous a invités à adopter la stratégie prudente du silence respectueux à l’égard des grands décideurs de la LNH, évoquant à maintes reprises leurs humeurs imprévisibles quant à des demandes trop insistantes pour une franchise dans cette ligue de haut prestige.

Les Québécois savent composer avec toutes les formes d’accommodements, étant rompus depuis des générations aux sacrifices bénéfiques et purificateurs.

Le Centre Vidéotron érigé avec grande clairvoyance administrative, répondant scrupuleusement aux normes du hockey professionnel, foyer d’une équipe junior, accueillant des événements de prestige, est toujours dans l’attente messianique de ce «OK» style papal!

Dans un contexte de voeux de «Bonne Année», on peut manifester une impatience timide, mais profondément intense.

La maturation de l’ultime décision en est-elle à un stade d’actualisation prometteuse?

Ces éminences grises anonymes sortiront-elles de l’ombre?

On aime les coups de théâtre comme ceux de District 31.

Le dossier Centre Vidéotron est encore plus ténébreux que celui du pont de Québec! Il y a encore dans l’air des vapeurs festives. Une interruption de ce mutisme opaque; le punch de 2020!

Douglas Beauchamp, Québec