Carrefour des lecteurs

«L’affaire Michaud»

En réaction à la chronique de Mylène Moisan «Une pétition pour Yves Michaud» parue le 12 novembre

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Madame Moisan, bravo pour votre papier sur «l’affaire Michaud». Que je considère en être une assez malhonnête, merci. On pourrait en dire même que c’était salaud. Bouchard arguait alors qu’il «ne serait plus capable de se regarder dans le miroir», s’il laissait passer ça. Et Charest se tordait de rire. La réalité, c’est que c’était en faisant cela qu’il devait avoir de la misère à se regarder dans le miroir et que c’est en omettant, aujourd’hui encore, d’en appeler à une révocation de pareille «saloperie» qu’il doit avoir de la misère à se regarder dans le miroir.

Je suis allé voir sur le site de l’Assemblée pour la pétition et ne l’y ai pas trouvée. Par contre, anyway, moi, cela fait des myriades de siècles que je peste à l’égard de cette «affaire», pour qu’on s’en excuse. 

Denis Beaulé, Montréal

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Pourquoi un projet de transport structurant à Québec?

Le projet de transport structurant est, semble-t-il, le prochain besoin criant de la ville de Québec. Et quels sont donc les motifs pour investir quelques milliards de dollars dans un tel projet? Parce que Régis Labeaume en a parlé dans sa campagne électorale?

Je m’excuse, mais je n’ai vu aucun choix référendaire sur mon bulletin de vote lorsqu’on a confié les rênes de la Ville à un candidat parmi d’autres. Parce que d’autres villes au Canada en ont un ou travaillent là-dessus? Parce qu’il y a de l’argent disponible au fédéral pour de tels projets?

A-t-on d’abord fait une étude coûts vs bénéfices? Les quelques milliards de dollars engloutis dans un tel projet serviront à quoi? À remplacer les trajets 800 et 801 pour sauver quelques minutes à ses usagers? Sûrement pas pour résoudre les nombreux problèmes d’autobus dans une ville construite en toile d’araignée. Peut-être pour augmenter de quelques points de pourcentage l’utilisation des transports en commun à Québec? Ou pour que M. Labeaume se pète les bretelles sur une autre grande réalisation? Ou peut-être simplement pour qu’on se paie encore un autre éléphant blanc.

Jeannot Vachon, Québec

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La «débarque» des humoristes

Les humoristes du Québec prennent, en ce moment, une méchante «débarque» à mes yeux (et aux yeux de plusieurs, si on se fie aux médias sociaux).

Ils «quémandent» et obtiennent de l’aide des gouvernements (via Dominique Anglade et Mélanie Joly). Imaginez le nombre de coopératives, non composées de millionnaires, qui aimeraient avoir un rendez-vous avec ces ministres. 

Sur un autre sujet, aucun humoriste, sauf Mike Ward, n’a défendu Nantel, qui a eu des menaces de mort après un de ses spectacles. Ne se présentaient-ils pas, ces humoristes, comme de farouches défenseurs de la liberté d’expression, notamment en lien avec la poursuite de Jérémy Gabriel contre Ward? Au moins, il y en a un qui est cohérent et qui ne semble pas avoir l’éthique élastique, et c’est ce même Ward.

David Doyon, Québec

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Suggestion amicale à Gaétan Barrette

Dans le contexte des nombreuses controverses entourant la qualité des repas, des services d’hygiène et des soins apportés aux aînés en perte d’autonomie dans les établissements du réseau de la santé, j’invite le ministre Barette, de même que les responsables de dossier des aînés au sein des CSSS, à assister à la pièce de théâtre CHSLD, au théâtre de la Bordée à Québec.

Une très fine observation de ce qui s’y passe, du point de vue des personnes concernées. De quoi rire et pleurer, à peine une caricature...

Marie Leclerc, Lévis

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Boom hôtelier à Québec

Depuis que le Centre des congrès de Québec est ouvert, il y a une demande pour un hôtel de 1000 chambres, car plusieurs gros congrès ne vont que là où il y a au moins un hôtel de 1000 chambres dans le même bâtiment.

Nous avons une belle opportunité avec la fermeture de La Baie et de Sears à Place Fleur de Lys pour transformer la façade sur Hamel en un gros hôtel. Le Ludoplex est déjà là et le Centre de foire et le Centre Vidéotron sont voisins, sans compter que le Centre des congrès est assez facile d’accès. Cet hôtel est peut-être ce qui manque à l’Aéroport de Québec pour garder ses vols nord-américains et baisser ses prix.

Eric Barnabé, Québec

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Un Lab-Maison pour aînés

Le projet Lab-École a pour but d’avoir des locaux mieux adaptés aux étudiants, de maintenir les jeunes en santé par le maintien d’un corps sain, de leur offrir une saine alimentation. Tout est beau, tout est parfait! Le trio-expert du Lab-École est bien intentionné, c’est certain.

Cependant, on constate que les jeunes eux-mêmes ont de brillantes idées à ce sujet. Ceux questionnés à Tout le monde en parle nous l’ont bien démontré. Ils auraient eu la même réponse devant leur professeur, c’est certain. Ensuite, voyez du côté des enseignantes et enseignants. Ce sont généralement des personnes compétentes, dévouées et attentives à leurs élèves. Bien qu’elles présentent des propositions visant l’amélioration du programme pédagogique, elles ne sont généralement pas entendues. La même chose pour les directions d’école, des personnes professionnelles, compétentes, responsables, dévouées. 

Pour les commissions scolaires, elles sont sensibles aux besoins des écoles de leur district et généralement disposées à travailler avec tout ce monde. Tout ce monde a des responsabilités à prendre. Invitons-les à les prendre. La tâche du ministère de l’Éducation en est une de coordination de toutes ces forces déjà présentes. Allez, Monsieur le Ministre, mettez au boulot les nombreux fonctionnaires de votre ministère.

Je fais une proposition. Que le Lab-École devienne le Lab-Maison Aîné(e)s. Actuellement, les 65 ans et + représentent plus de 20% de la population du Québec. Là, il y a du travail à faire. Le personnel manque, des ressources extérieures seraient certainement les bienvenues et fort utiles, assez des résidences à l’apparence d’un charnier, dehors le brouet vert que le ministre délecte gloutonnement devant la caméra pour nous dire que ça, c’est bon, créer un programme de maintien physique adapté aux personnes du troisième âge. Ici, nos trois experts auraient du gros boulot à accomplir sans piler sur les pieds des autres comme ils le font au Lab-École.

Yvon Dubuc, Québec

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Un toit pour les sans-abri

Un toit au coût de plus de 200 millions $ est prévu pour le stade olympique de Montréal, soit, mais pas de toit olympique cet hiver pour les sans-abris! Une question de choix?

André Louis La Ferrière, Saint-Elzéar

Opinion

Mousquetaires du Patro 2.0

Les trois mousquetaires du projet Lab-école Lavoie, Larrivée et Thibault se sont adjoints leur d’Artagnan, soit le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx, qui devra concilier les suggestions des enseignants , les lobbies anti-dépenses gouvernementales et les aspirations des parents préoccupés par notre système scolaire.

L’intérêt de la démarche est de jeter un regard neuf (tout naïf soit-il) sur nos écoles. Je ne passerai pas en revue toutes leurs propositions et les critiques qu’elles ont suscitées, mais je pressens dans celles-ci une conséquence, voulue ou pas, de briser l’isolement des enfants. «L’école milieu de vie» et la collaboration commissions scolaires et municipalités pour la création de lieux ouverts au public sont, à mes yeux, des mesures pour permettre aux enfants de sortir de leur isolement et de rencontrer dans ces lieux d’autres enfants qu’ils connaissent déjà , et ce, dans un cadre plus ludique, mois formel. 

Mon vieil âge me permet de tracer un parallèle entre cette proposition et mon enfance où on passait nos fins de semaine dans la «cour d’école» ou au Patro à jouer, à fraterniser et à régler des conflits d’enfants... sans intervention parentale.

Pierre Gendron, Québec

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Réinventer le Carnaval

Tout le monde ne peut pas être un Peter Simons, Guy Drouin, Michel Dallaire, Guy Laliberté, Jean Coutu, Alain Bouchard, Robert Lepage, etc. Mais dans le monde de l’événementiel, Daniel Gélinas est de cette trempe.

J’ai toujours pensé que le Carnaval de Québec était essentiel à notre ville. Des hommes d’affaires l’ont créé dans un double but: permettre aux Québécois d’ajouter une fête à leur calendrier, des jours de plus pour festoyer et, ce qui n’est pas à négliger: boucher un creux dans une période où l’économie de notre ville n’est pas à son meilleur. 

L’effet nouveauté en a fait un succès. Mais avec le temps, différentes difficultés et oppositions ont causé une usure qui lui a fait très mal. Pour connaître du succès année après année, le meilleur moyen est de créer quelque chose de gros. C’est là le défi majeur. Mais c’est possible. Un bel exemple: le Village Vacances Valcartier.

Daniel Gélinas a fait ses classes et je crois qu’il est la personne idéale pour s’y attaquer. Réjouissons-nous qu’il poursuive sa carrière à Québec. Il mérite le support de tous les Québécois et Québécoises pour faire rayonner davantage notre Carnaval à travers le monde. Selon lui, le seul incontournable: Bonhomme. 

Je crois que Daniel Gélinas est le «bon homme» pour redonner à Bonhomme son titre de Roi de la fête et faire disparaître le rôle de simple mascotte, que plusieurs commençaient à lui attribuer. Salut et merci bon homme.

Benoît Thibault, Québec

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Un coquelicot blanc

À part les élus de Québec solidaire, quels politiciens ont arboré le coquelicot blanc en mémoire des victimes militaires mais aussi civiles des guerres?

Porter le coquelicot blanc témoignerait de la sensibilité de nos élus à l’égard des victimes civiles, ces êtres humains qu’on qualifie, irrespectueusement, de «dommages collatéraux». Depuis 1945, les conflits continuent d’embraser la planète.

Il y a de quoi s’inquiéter en raison des tensions qui existent entre les États-Unis et la Corée du Nord. Au moins, quelques organismes ne lâchent pas prise et luttent avec vigueur pour l’abolition des armes nucléaires. Les membres de International Campaign To Abolish Nuclear Weapons (ICAN) méritent amplement leur prix Nobel de la paix.

En terminant, Justin Trudeau, Philippe Couillard et Valérie Plante ont entre leurs mains un véritable coquelicot blanc. Je le sais, c’est moi qui leur ai fait parvenir.

Martine Lacroix, Montréal