Carrefour des lecteurs

Vous avez mon support!

En lisant mon Soleil ce mercredi, version papier, et que j’ai vu tous les témoignages que vous avez reçus, j’ai voulu aussi faire ma part, et vous dire à quel point je suis de tout cœur avec vous! 

Je suis abonnée au Soleil depuis de nombreuses années, à longueur de semaine, et il fait partie de mon petit rituel du matin avec un bon café! Je ne m’imagine pas sans lui! Vos chroniques sont de grandes qualités et vos journalistes compétents et professionnels. J’y trouve une information de qualité et diversifiée que j’apprécie au plus haut point!

J’espère donc que cette mauvaise passe va vous permettre de repartir sur des bases encore plus solides afin que Le Soleil fasse partie encore de nos vies pour de nombreuses années!

Merci et continuez votre bon travail!

Denise Lair

Lévis

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VENTE D'AIR TRANSAT 

Le pouvoir de Pierre Karl Péladeau au Québec est déjà à la limite de l’acceptable. D’autant plus qu’il s’avoue se garder en réserve de la République. La vigilance s’impose.

La vente d’Air Transat est une décision d’affaires. On peut comprendre Jean-Marc Eustache de vouloir assurer l’avenir de l’entreprise qu’il a fait croître. Avec Air Canada, la survie d’Air Transat ne représente pas un pari risqué comme pourrait l’être sa vente à un regroupement nouvellement constitué.

Et surtout, les citoyens québécois sont déjà assez taxés. Investissement Québec et la Caisse de dépôt se doivent de choisir les investissements les moins à risque.

Hélène Beaulieu

Québec

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Vos appuis et vos idées pour Le Soleil

Mardi, les lecteurs du Soleil ont été nombreux à témoigner leur attachement au quotidien de la capitale. Dans la salle de rédaction, une partie des mots d’appuis reçus ont été placés bien en vue en signe de soutien à l’équipe. Les voici.

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Le Soleil fait partie de ma vie depuis mon enfance. Nous recevions Le Soleil à la maison. Impossible que cette institution disparaisse. De tout cœur avec vous!

Diane Thivierge

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Étant maintenant retraitée et après avoir passé tant d’années à ne pas avoir le temps de lire mon journal, je souhaite ardemment que le calme revienne après cette tempête. Mon Soleil, avec un bon café, c’est le soleil de ma journée. Qu’il demeure!

Lise Bélanger

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En réponse à François Bourque du Soleil, j’ai une suggestion pour le financement permanent des journaux d’information. Que le gouvernement du Québec impose une taxe de vente spéciale au GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) sur leurs revenus de produits et de publicité. Ce Fonds d’aide pour la liberté de presse servirait à la diffusion de l’information et à la consolidation des salles de rédaction. Un poste de commissaire à l’information devrait être créé par l’appui des deux tiers des membres de l’Assemblée nationale afin de s’assurer de l’utilisation équitable de ce Fonds. À suivre...

Jean Baillargeon 

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J’aimerais vous faire part de ma solidarité suite aux difficultés de votre journal. Je suis abonnée depuis des décennies et je serais désolée si j’en étais privée. Je tiens à préciser ma solidarité à tous les employés.

Hélène Bertrand

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C’est essentiel que la publication journalière du Soleil se poursuive. La qualité des textes de l’équipe journalistique est toujours remarquable. Merci pour l’excellent travail d’information que vous nous livrez jour après jour. Je souhaite ardemment que des solutions permanentes puissent être mises en place, notre démocratie en a besoin. Sincèrement,

Marjolaine Moisan

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Je suis un lecteur assidu du journal Le Soleil depuis plus de 40 ans. J’habite à Sayabec dans le Bas-Saint-Laurent et l’information des différents médias est la source première de notre démocratie. J’ai toujours apprécié chaque édition de ce journal car nous avons une partie qui traite de l’actualité régionale. Il faut garder ce véhicule de communication, sinon nous serons isolés encore d’une autre façon de la réalité locale, régionale, nationale et internationale. Je suis passé de l’édition papier à celle du numérique et je tiens à garder ce lien de communication. Merci pour les efforts fournis en vue de respecter vos lecteurs éloignés.

Jean-Yves Thériault

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Abonnée depuis 1972, je serais bien déboussolée de ne plus commencer ma journée avec mon Soleil. Même si mon journal a perdu des plumes depuis quelques années, il demeure mon quotidien préféré. Je nous et vous souhaite bonne chance!

Suzanne Brisson 

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Je suis une lectrice assidue du journal Le Soleil et je souhaite de tout cœur qu’il y ait des solutions durables et satisfaisantes pour éliminer les difficultés auxquelles le journal est confronté. Les citoyens de la ville de Québec ont besoin d’information de qualité, ce que le journal Le Soleil a toujours su nous offrir. Bonne chance! 

Marie Trépanier

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Nous avons Le Soleil à la maison depuis plus de 50 ans. Avant moi, mes parents et grands-parents étaient abonnés au Soleil. Nous souhaitons que nos petits-enfants puissent avoir le même plaisir de vous lire.

Lise Bellavance

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Carrefour des lecteurs

Reconnaître la valeur civique du journalisme

Toute crise financière vécue par les entreprises de presse met essentiellement en péril la valeur civique du journalisme dans une société démocratique. Dans cette circonstance, il s’agit de venir en aide à ces dernières en vue de consolider les assises professionnelles de la pratique du journalisme politique, économique et social. Dans une perspective démocratique, les modalités générales d’une politique publique de reconnaissance de la valeur civique du journalisme au Québec devraient être les suivantes :

1-Un Fonds des médias civiques sera créé par le gouvernement du Québec afin de leur venir en aide;

2-Le statut d’organisme à but non lucratif (OBNL) adopté il y a quelque temps par le journal La Presse sera celui de toute entreprise de presse qui voudra obtenir un financement provenant du Fonds des médias qualifiés de «civiques» en raison de ce statut;

3-Une taxe appelée «taxe civique» sera créée pour la soutenir à la façon d’une taxe santé, laquelle alimentera le Fonds des médias civiques;

4-La «taxe civique» sera remboursée aux contribuables qui attesteront d’un abonnement annuel à un journal au statut d’OBNL;

5-Le remboursement de la «taxe civique» aux contribuables en raison d’un tel abonnement incitera quand même le gouvernement à remettre le montant exempté au Fonds des médias civiques;

6-Une éthicienne publique ou un éthicien public à la protection de la liberté de l’information de presse (ou qualifié.e selon le néologisme CIVISTE), élu.e par l’Assemblée nationale aux deux tiers de ses membres, administrera le Fonds des médias civiques.

Une politique publique de reconnaissance de la valeur civique du journalisme repose sur le principe que toute citoyenne québécoise et tout citoyen québécois a la responsabilité de veiller à la bonne santé financière des médias civiques. Cette condition financière est indispensable pour que les informations publiques qu’ils ont le devoir de diffuser servent la vie démocratique de la société.

Jacques Rivet, Ph. D.

Professeur titulaire, Département d’information et de communication, Université Laval

Carrefour des lecteurs

Qualité durable au juste prix

En réaction au Point de vue «Le gouvernement Legault doit tirer des leçons du passé» paru le 14 août

Au bien-fondé du point de vue des associations, j’aimerais ajouter ce qui suit. Ayant œuvré comme directeur de la construction au ministère des Travaux publics, j’ai vécu concrètement le fait suivant : les gros utilisateurs de services professionnels et d’entrepreneurs privés, comme les gouvernements, ne vont nulle part sans la compétence intérieure des ministères et organismes publics pour définir clairement leurs besoins et contrôler la conception et la réalisation des projets. La commission Charbonneau en a donné la preuve. 

Par ailleurs, les faiblesses des gouvernements sont aussi bien connues, en ce qui concerne les projets en informatique et les contrôles de respect de l’environnement, par exemple. S’ils veulent réaliser des projets de haute qualité, durables, sécuritaires et au juste prix, les donneurs d’ouvrages publics doivent pouvoir rivaliser de compétence avec le secteur privé. Sans une garde intérieure sérieuse, les contrôles de qualité totale et de prix n’existent pas. Le sens du bien public, qui commande une qualité globale, ne peut être respecté.

Bernard Dupont, Québec

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Le théâtre de Macron et Poutine

Pourquoi Emmanuel Macron invite-t-il Vladimir Poutine au fort de Brégançon quelques jours avant la tenue du G7? C’est pour le moins étrange, d’autant plus que la Russie a été exclue de ce groupe sélect d’États. Je crois que c’est surtout l’homme de Moscou qui a à gagner de cette rencontre : en nette baisse de popularité en son pays, il peut ainsi redorer son blason et montrer qu’il fait toujours partie des grands. Ce qui permet aussi indirectement au président français de jouer la carte de chef de l’Europe. 

Mais est-ce que cette ouverture au despote du Kremlin va réellement changer les choses? Beaucoup en doutent, parce qu’il est bien connu que le président Poutine carbure uniquement à la force et qu’il méprise l’Europe. Macron vise le long terme dans cette relation avec le gouvernement russe. Qui vivra verra. Quant aux droits de la personne, je doute fort qu’ils soient mieux respectés en Russie.

Michel Lebel, Entrelacs

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Ne tirez pas sur le pissenlit

En réaction à la lettre d’opinion «L’herbe à poux» de M. Richard Hamel parue le 17 août

De toute évidence, dans sa lettre ouverte, Richard Hamel ne fait pas la différence entre le pissenlit qui ne rend personne malade et est même consommé avec intérêt dans certains pays, et l’herbe à poux qui rend des millions de personnes malades chaque année. La guerre aux pissenlits est une guerre pseudo-esthétique, car le pissenlit ne rend malade que ceux qui voudraient que leur gazon soit comme un tapis de Turquie. L’herbe à poux attaque la santé de millions de personnes. Comment peut-on ne pas faire la différence?

André Michaud, Québec

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Le son des cloches

Je réagis à cette pétition qui circule à Limoilou pour arrêter le splendide son des cloches de la paroisse. Il n’y a presque aucun son qui me réjouit plus que celui-là et qui m’accroche un sourire spontané.

Il me rappelle celui des cloches de Sainte-Cécile quand j’étais chez ma grand-mère à Kénogami, celui des cloches de Saint-Joseph-de-Kamouraska quand j’étais chez mon autre grand-mère. Il me chuchote : angélus, mariage, baptême, funérailles, Noël, Pâques. 

J’aime les cloches de partout : celles d’Amalfi, celles de la magnifique église de Cap-Rouge sur la rue Provancher, celles de ma paroisse de Saint-Louis-de-France qui se tairont bientôt, celles de tous les villages et de toutes les cathédrales. 

Cette musique urbaine ou rurale est rassembleuse, significative et un rare témoin de nos profondes racines. De vouloir la faire taire dépasse l’entendement et témoigne d’une insensibilité désolante. C’est une gifle à notre identité, à la beauté et à la joie. 

Que les cloches sonnent à toute volée!

Doris Soucy Angers, Québec

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L’agriculture urbaine est de la véritable médecine préventive!

Un article de la Presse canadienne sous la plume de Jean-Benoit Legault, nous apprend qu’une nouvelle étude scientifique établit un lien direct entre la disponibilité d’établissements de restauration rapide et les crises cardiaques dans les quartiers où ils ont pignon.

Le comble, et c’est sans doute voulu, une majorité de ces établissements serait située dans ce que l’on surnomme «déserts alimentaires» où il n’y a pas d’alternatives pour trouver de la nourriture saine.

La ville de Détroit est un exemple souvent cité, alors qu’en voulant utiliser les terrains industriels laissés à l’abandon pour les transformer en jardins communautaires, des groupes de citoyens ont pu changer leurs habitudes alimentaires autant que celles de leurs concitoyens en même temps que la ville connaissait un nouveau souffle grâce à l’agriculture urbaine. Un quartier agricole en pleine ville a vu le jour. Sédentarité, isolement, pauvreté, déficit alimentaire et malbouffe sont combattus en même temps.

Nos déserts alimentaires sont connus au Québec et seraient au nombre impressionnant de 800, selon le même article.

Je ne doute pas que déjà des jardins collectifs y sont établis à l’initiative citoyenne, mais les avantages démontrés ailleurs devraient inciter les autorités à s’y investir pleinement et, si ce n’est pas la seule solution, on peut affirmer que preuve est faite des multiples bienfaits qui en découlent.

C’est de la médecine préventive à son meilleur!

Richard Gagné
Sainte-Pétronille

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Herbe à poux

Y a des gens qui aiment les pissenlits et les laissent proliférer joyeusement sur leur propriété en leur permettant de se resemer ad nauseam dans tout le voisinage.

Et avec la complicité de bien des municipalités qui s’en foutent. Et bien moi, qui m’échine à entretenir ma propriété et à l’embellir d’année en année, j’ai décidé de faire ma part pour la préservation de la nature, c’est-à-dire en protégeant un coin de mon terrain pour permettre à l’herbe à poux de compléter son cycle de croissance. 

Tant que je perdrai mon temps à retirer les pissenlits de mon jardin, béatement propagé par certains voisins que je me garde de qualifier ici, je me ferai un plaisir de semer à tout vent le pollen de cette magnifique plante si mal aimée qu’est l’herbe à poux ! À chacun son combat !

Richard Hamel
Québec

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Les défis de la traverse Québec-Lévis

La Société des traversiers du Québec (STQ) ainsi que le ministère des Transports (MTQ) reconnaissent d’emblée, à juste titre et pour cause, qu’une nouvelle définition d’offre de service se dessine entre Québec et Lévis. Trois nouveaux joueurs apparaissent: le troisième lien, le réseau structurant à Québec ainsi que la construction de deux nouveaux traversiers. Le casse-tête s’agrandit joliment !

Nul doute que la qualité du service des traversiers passe par la ponctualité, le confort, la sécurité et la fiabilité. Justement, à ce sujet, l’hiver avec son amoncellement de glaces combiné à la marée baissante deviennent un redoutable adversaire qui, très souvent, fait dériver les traversiers vers l’île d’Orléans; un détour non souhaité qui crée une vague de mécontentements !

Donc, pour éviter les indésirables dérives, peut-on espérer que les nouveaux traversiers, peu importe le type d’énergie, soient assez puissants et surtout munis d’une coque de «type brise-glace» possédant une étrave qui éloigne efficacement les glaces au lieu de les pousser. Cela, croyez-moi, ajouterait de la ponctualité et de l’efficacité au service hivernal des traversiers. Ainsi la houle dans l’opinion publique s’estomperait !

Michel Beaumont
Québec

Carrefour des lecteurs

Casques de vélo: cherchez l’erreur!

Il est obligatoire de porter une ceinture de sécurité dans un véhicule automobile;

il est nécessaire de porter un gilet de sauvetage et obligatoire d’en avoir dans une embarcation sur nos lacs et rivières;

Il n’est pas nécessaire de porter un casque de vélo à bicyclette.

Cherchez l’erreur!

André Louis La Ferrière, St-Elzéar

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LE «GROS BON SENS» PAR LA COMPASSION  

En réaction à l’article «Sous l’emprise d’un conjoint violent dès l’âge de 13 ans» de la journaliste Élisabeth Fleury paru le 14 août

On parle souvent du «gros bon sens» comme d’une logique de raisonnement à froid. Or il est de ces situations où les émotions les plus nobles doivent avoir préséance sur les principes législatifs.

Le récit d’Anissa, raconté par Élisabeth Fleury, en est la preuve. Et dans ce cas, le Tribunal administratif du Québec a bien fait de corriger le tir. Leur définition du gros bon sens en est une de compassion, et non de pitié manipulatrice. Les victimes, les ayant elles-mêmes subies, n’en ont que faire.

La compréhension de leur drame humain, voilà ce qu’elles veulent. Bien au-delà du fric. Celui-ci n’effacera pas forcément leur immense douleur. Mais il aidera à la soigner. Par une sensibilisation se traduisant via un don caritatif, entre autres. Une utilisation sensée de la valeur réelle de l’argent.

On associe toujours ce dernier au confort, à la sécurité, à la productivité personnelle ou collective. À l’image, en somme. Que du superficiel, quoi! Sa vraie valeur réside dans le soutien de ceux qui en ont bien besoin. Ça aussi, c’est la dignité humaine. Et la compassion. Voire le «gros bon sens»!

Être à l’écoute. Telle est la tâche première du TAQ, ce qu’elle a fait avec brio. Quand on pense justice, on pense criminalité. Et tout ce qui s’ensuit. Toutefois, des histoires aux fins heureuses existent. Celle d’Anissa, aussi douloureuse soit-elle, l’a démontré.

Luc J. Vigneault

Québec

Carrefour des lecteurs

Hôpital cinq étoiles!

Ayant eu à subir une délicate intervention en juin dernier, je voudrais remercier du fond du cœur le Dr Pascal Rhéaume, chirurgien vasculaire à l’Hôpital Saint-François d’Assise–CHU de Québec et toute son équipe pour l’excellente prise en charge. Pour moi, le Dr Rhéaume est une personne d’exception. Non seulement est-il compétent dans son domaine, mais il est aussi doué d’un profond respect pour la personne, d’un pouvoir d’empathie et d’une très grande écoute. Il a fait une profonde différence dans ma vie et dans celle de ma famille! Merci au Dr Rhéaume et à toute son équipe!

Jean-Claude Laplante, Québec

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Et vogue sur ton voilier, Greta!

Il y a maintenant un an, la jeune militante suédoise de 16 ans pour le climat, Greta Thunberg, amorçait seule, devant le Parlement suédois, une grève de l’école pour le climat qui a donné naissance, peu après, au mouvement mondial Fridays for Future. Toutefois, le chemin n’a pas toujours été facile, notamment lors de son passage à l’Assemblée nationale en juillet, des élus l’ayant traitée de «gourou apocalyptique». Qu’à cela ne tienne, «je les ignore, parce que c’est aussi un bon signe qu’ils essaient de nous faire taire. Ça signifie que nous avons une influence et qu’ils nous voient comme une menace», réplique Greta. Prochaine étape, la traversée de l’Atlantique sur un voilier, Malizia II, où elle aura l’occasion de transporter son discours dans plusieurs rendez-vous sur le climat, notamment lors d’un Sommet de l’ONU à New York en septembre et à la COP 25, au Chili, en décembre. Au dire de la jeune Suédoise, le débat sur le climat est en train de changer, les idées évoluent. «J’ai l’impression que son urgence devient plus manifeste, les gens commencent à être plus conscients, lentement», a-t-elle déclaré dans une entrevue accordée à l’Agence France-Presse.

Ayant maintenant atteint le septième étage, je ne peux que me réjouir du dynamisme et de la détermination de cette jeune fille qui mobilise de plus en plus de gens à sa cause… Et vogue sur ton voilier, Greta!

Henri Marineau, Québec

Carrefour des lecteurs

Consigne: la volte-face de la SAQ

Forts de l’appui des politiciens qui ont passé à la tête du Québec depuis plus de 20 ans, les dirigeants de la Société des alcools du Québec (SAQ) se sont toujours mis la tête dans le sable en ce qui concerne la récupération des 200 millions de bouteilles de vin et spiritueux qu’elle met en marché chaque année.

La population faisait des efforts, car 90 % du verre de la province se rendait jusqu’au bac de recyclage. Nous apprenons que les centres de tri envoyaient aux différents sites d’enfouissement plus de 80 % des contenants de verre récupérés.

Le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec a décidé de tenir une commission parlementaire sur le recyclage et la valorisation du verre. La SAQ, par sa présidente et chef de la direction Catherine Dagenais, fut l’une des premières intervenantes à la commission.

Contre toute attente, la société se ravise et se dit maintenant favorable à l’instauration d’une consigne sur les bouteilles de vin. Il était temps, car la population était outrée du fait que leurs efforts de récupérer le verre finissaient par se retrouver largement dans les sites d’enfouissement.

Jocelyn Boily, Québec

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Décrire le temps

En réaction à la chronique «Avoir le temps, le prendre» de la journaliste Mylène Moisan parue le 7 août

Les textes de Mylène Moisan suivent le rythme de la contemplation, se déployant avec une belle lenteur d’éternité affranchie de profondeur philosophique! Le temps sans le stress de le perdre ou de le gagner, sans mesure scientifique, sans inquiétude ou nostalgie. 

Il est encore plus pittoresque et authentique aux Îles-de-la-Madeleine, encadré, dans l’immensité et le silence. 

Elle décrit avec grâce le travail patient et enivrant de Jean-Guy Poirier qui fabrique des répliques de bateaux et leurs histoires impressionnantes. La passion de recréer le merveilleux, de se ressourcer, en quelque sorte, dans l’enfance. 

C’est jouer avec le temps avec sagesse, en saisir toutes les dimensions avec un certain respect. Remonter dans le temps pour bien le regarder, l’écouter. Le comparer avec son temps et faire son temps. 

Mme Moisan a toujours ce souci d’explorer ce qui est discret, mais digne de réflexion. 

Douglas Beauchamp, Québec

Carrefour des lecteurs

Bravo Madame X

Je faisais cette semaine une randonnée à vélo vers les chutes Montmorency et, pour faire une pause, je me suis arrêté au Domaine Maizerets. Là, je vois une dame avec une chaudière et une pince allongée ramasser les débris laissés à tout vent par des humains non respectueux de la nature.

Je m’approche d’elle pour lui parler et elle m’apprend qu’elle fait son bénévolat du jour et qu’elle le fait de deux à trois fois par semaine. Quel beau geste de sa part, car elle a à cœur que ce parc qu’elle fréquente régulièrement soit propre. Nous avons échangé sur l’avenir de la planète et elle se disait inquiète pour les générations à venir. Madame, vous êtes un modèle et félicitations pour votre beau geste.

Bruno Rousseau, Lévis

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L’interculturalisme du PLQ comme une chimère

Les jeunes libéraux du Québec veulent se rapprocher des francophones et, pour ce faire, ils tentent de nous convaincre que le parti a toujours eu une position interculturaliste. Il nous semble cependant que les gouvernements Charest et Couillard ont plutôt démontré un fort penchant pour le multiculturalisme fédéral, bien appuyé par la Charte canadienne des droits.

Si le PLQ veut se démarquer de son passé et ainsi accepter de déplaire à sa base anglophone et allophone, il devra faire des compromis importants sur le renforcement de la langue française et accepter de se doter de politiques plus coercitives envers les nouveaux arrivants pour favoriser une meilleure intégration. 

Pour ce faire, il devra lâcher du lest dans sa défense des libertés individuelles et s’ouvrir franchement vers une reconnaissance des droits collectifs des Québécois. Si le PLQ ne fait pas cette démarche difficile d’une remise en question de ses politiques traditionnelles, son pas vers l’interculturalisme sera un faux pas cosmétique d’un parti qui veut faire semblant pour se donner une image nationaliste vide de contenu. En ce sens, sa position interculturaliste en sera une de chimère.

Marcel Perron, Neuville

Carrefour des lecteurs

Joseph Facal, un candidat de choix

Maintenant que Véronique Hivon a dit «non» à la chefferie du Parti québécois, les membres doivent se mettre en quête du meilleur candidat possible. Je crois que Joseph Facal ferait un candidat de choix.

Ceux qui lisent ses chroniques savent que ses positions sont mesurées et qu’il est nationaliste. Il est en outre un bon communicateur. Pour couronner le tout, il est né à l’étranger et sa langue maternelle n’est pas le français, ce qui pourrait ramener bien des ethnoculturels au bercail. Mon seul désaccord avec lui concerne le mode de scrutin; il voudrait conserver le mode actuel, moi pas. Quand il a quitté la politique, il était plutôt de droite. Mais je pense qu’il s’est depuis quelque peu tassé à gauche, jusqu’au centre. Par exemple, il n’est plus climatosceptique. Il a quitté la politique à cause de ses enfants. Mais ils sont grands maintenant. La patrie a grandement besoin de vous, M. Facal. Lancez-vous!

Sylvio Le Blanc
Montréal

Carrefour des lecteurs

Un bémol sur le train à grande fréquence

Le projet de train à grande fréquence (TGF) annoncé par le gouvernement d’Ottawa semble, en première analyse, un jardin riche en boites de Pandore! Récemment, de nombreuses rumeurs couraient à l’effet que la portion Montréal-Québec ne serait pas dans les plans pour cause de non-rentabilité! Le projet déraille déjà, ça part bien!

Bien sûr, le ministre des Transports, M. Garneau, a tenu à rassurer les citoyens avec diligence que le tronçon Montréal-Québec était bel et bien dans le projet. Sans toutefois en préciser la date de réalisation... Rappelons-nous qu’il y aura une élection fédérale en octobre 2019. Les politiciens, une fois réélus pour quatre ans, seront bien capables de nous annoncer, candidement et sans ambages, un manque de budget et que la section Montréal-Québec, dans un plan B, fera partie de la deuxième étape du projet TGF. Il faudra donc passer par les élections suivantes pour concrétiser le tout. Rappelons-nous, entre une promesse électorale et sa réalisation complète, il y a un monde. Quelle odeur aura ce projet désarçonnant? Voilà mon bémol craintif sur les finalités!

Michel Beaumont
Québec

Carrefour des lecteurs

Libérez la Saint-Charles

En réaction à l’article «Pourquoi la Saint-Charles semble à sec?» écrit par le journaliste Baptiste Ricard-Châtelain, paru dans Le Soleil le 26 juillet

Puisque à cause des sédiments on ne peut utiliser le barrage pour garder un bon niveau à la rivière, autant détruire ce barrage et retourner avec les marées. Du temps des marées, dans mon enfance à Limoilou, au moins il y avait plus d’eau dans la rivière aux marées hautes... et les sédiments étaient mieux acheminés vers le fleuve...

À quoi ça sert de regénérer les rives pour voir un si désolant filet d’eau? Je m’ennuie de la rivière à son état naturel, sans barrage inutile, voire néfaste.

André Michaud, Québec

Carrefour des lecteurs

Mme Hivon, un désaveu?

Ouf! Véronique Hivon vient avouer, en ne se présentant pas dans la course à la chefferie du Parti québécois, qu’elle est incapable de prendre ce parti au plancher et de le mener à la victoire. Du moins à la notoriété retrouvée! Très décevant cette nouvelle qui prouve que Mme Hivon, sans la présence de figures de proue, ne peut monter l’échelle de la victoire. Le défi serait colossal, voire impossible dans le temps alloué!

Que l’on ne vienne pas me dire ou faire croire que les sondages gênants du PQ ne lui bloquent pas la route! Le «timing» n’y est tout simplement pas. Où sont vos forces Mme Hivon? Est-ce un désaveu ou une question de «timing»?

Michel Beaumont

Québec

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PQ: LE «QUOI» AVANT LE «QUI»

La nouvelle a été confirmée. Véronique Hivon ne sera pas candidate à la chefferie du Parti québécois (PQ). «Je vis le moment où ma famille a le plus besoin de moi depuis que je suis en politique et où j’ai le plus besoin d’être là pour elle», a-t-elle écrit dans un message publié sur Facebook.

Indépendamment des motifs d’ordre familial que je respecte amplement, j’aimerais revenir sur quelques arguments évoqués par la députée de Joliette, eu égard à la situation actuelle du PQ, notamment les réflexions qui ont cours actuellement sur les motifs relatifs à la déconfiture du parti lors du dernier scrutin. L’une des causes provient, selon Mme Hivon, du fait que le PQ s’est peu à peu distancé de sa base électorale depuis quelques années, un constat qui a conduit inévitablement à un désintérêt des militants envers le parti et, par ricochet, envers la cause indépendantiste, d’où l’essentielle reconnexion avec la base militante du PQ.

En second lieu, la députée s’interroge sur l’idée ancrée au PQ qu’il faut à tout prix rechercher un «sauveur». À cet effet, Mme Hivon croit fermement qu’au congrès extraordinaire qui doit se tenir en novembre, l’emphase doit être mise sur le «quoi» avant le «qui»… une démarche qui, à mon sens, ne peut que susciter la remobilisation essentielle des militants.

Henri Marineau

Québec

Carrefour des lecteurs

Sauvons le deuxième lien

À l’approche des élections fédérales cet automne, nous entendons une ritournelle à l’effet que le pont de Québec redeviendrait la propriété du gouvernement canadien. Lors des élections précédentes, le ministre Duclos avait déclaré que le gouvernement libéral achèterait le pont. Mais le premier ministre élu Justin Trudeau l’avait contredit. Depuis 1990, rien n’a été fait pour améliorer la condition de ce lieu historique national, classé monument historique international du génie civil. Pendant que le pont de Québec rouille, Transports Canada et le Canadien National gaspillent des sommes considérables en frais d’avocat. Si on avait mis ces milliers de dollars sur la peinture du pont, il y en aurait un bout de fait. Quelle démesure démontrée par les paliers de gouvernement et le CN envers la population, la Coalition pour la sauvegarde du pont de Québec et les familles des 89 ouvriers morts au travail lors de sa construction. Pourquoi ne pas s’entendre et prendre l’exemple sur la tour Eiffel de Paris? Tous les sept ans depuis 1889, ce monument le plus visité au monde est repeint.

Jocelyn Boily

Québec

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RÉTRIBUER LES AGRICULTEURS

L’UPA demande que les agriculteurs soient rétribués (c’est leur mot) pour passer à une agriculture sans pesticides. Quelle ironie et quel toupet! Depuis 70 ans, les gouvernements subventionnent l’agriculture par toutes sortes de programmes et crédits d’impôt. Maintenant, il faudrait en ajouter pour assainir vos pratiques? Les gouvernements vous ont fait confiance et maintenant que vos terres sont salies, il faudrait qu’ils payent un surplus pour couvrir votre incurie? Quand on voit tout le labeur, le génie et l’intensité déployés par les agriculteurs certifiés biologiques, je n’ai pas de difficulté à voir ceux qui mériteraient d’être mieux rétribués. À tout le moins, enlever tous les articles de loi qui privilégient les gros agriculteurs, souvent membres de l’UPA, qui ont su au fil des décennies influencer les politiciens pour «leurs» intérêts et besoins. Il est grand temps que les gouvernements revoient les politiques agricoles à l’abri des démarcheurs des grands producteurs.

Louis Gervais

Québec

Carrefour des lecteurs

L’énergie sale

À la suite de la conclusion de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale qui recommande d’approuver l’exploitation de gisements de sables bitumineux du projet Frontier, j’ai senti le besoin de monter aux barricades. 

L’exploitation de ce gisement à ciel ouvert mettrait en danger la harde de bisons du lac Ronald ainsi que l’équilibre fragile du Parc national Wood Buffalo, le plus grand parc du Canada. Nous devrions avoir plus de reportages filmés des sites d’exploitation de gisements de sables bitumineux de l’Alberta. Notre petit écran ne devrait-il pas nous mettre au parfum? 

Ces cratères infâmes sont de véritables plaies d’Égypte pour notre planète bleue. Allez demander aux communautés qui vivent dans cette région s’ils boivent l’eau des rivières? Des milliers de poissons et d’oiseaux sont morts de s’être abreuvés à des lacs contaminés de produits polluants comme le sulfate et le mercure.

Il nous faut résister aux sirènes de l’industrie pétrolière qui enregistre des profits de milliards de dollars sur le dos de l’écologie. L’avenir de notre existence est en jeu.

Michel Houle, Québec

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Fermer pour toujours Honoré-Mercier!

C’était dimanche, un autre beau dimanche de l’été. Ma blonde et moi, on marche devant l’Hôtel du Parlement. On veut voir le résultat des travaux devant l’édifice majestueux. Wow, non mais c’est-y assez beau. Des espaces floraux grandioses et une entrée des plus invitantes. 

Nous regardons, en face, la superbe fontaine. Et là, un flash! Pourquoi ne pas fermer, pour toujours, la rue Honoré-Mercier à toute circulation automobile? On pourrait ainsi aménager jusqu’aux remparts de nouveaux jardins, des espaces ombragés, ajouter des monuments. Imaginez la beauté, le grandiose de ce site. Alors, ça pourrait être une belle promesse électorale, n’est-ce pas?

Daniel Champagne, Québec

Carrefour des lecteurs

À propos de l’abandon des sacs de plastique

L’abandon des sacs de plastique recyclables chez IGA est une mesure populaire pour bien paraître en environnement, mais une mesure pas totalement écologique. 

Ces 10 dernières années, j’ai très rarement utilisé des sacs à ordures pour mes vidanges, j’utilisais des sacs d’épicerie qui sont recyclables. 

Monsieur Glad, grand fournisseur de sacs à ordures, va être très content de me vendre ses sacs pour mes ordures. 

De plus, IGA va suivre un nouveau courant populaire et fournir au besoin des sacs en papier. 

On incite à planter des arbres pour diminuer notre empreinte écologique, car ces derniers éliminent des gaz à effet de serre, mais on va couper des arbres pour fabriquer ces sacs d’épicerie en papier. 

En environnement, on ne se questionne pas trop, on suit le courant populaire.

Gilles Émond, Québec

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Plaidoyer pour le train

En 1980, au comité du schéma d’aménagement de la communauté urbaine de Québec, alors que j’étais conseiller municipal de Charlesbourg, je parlais de train de banlieue pour éviter un étalement urbain. La piste cyclable a pris place de Valcartier à Québec et on a prolongé l’autoroute Robert-Bourassa et Henri-IV à coup de millions pour ne rien régler.

Oui, on peut penser à la plus belle piste cyclable. Mais on doit penser qu’un camion parcourt 35 km avec un litre d’essence et un train 213 km.

De plus, l’émission de carbone d’un train est de 14 g, tandis que celle d’un camion est de 76 g.

Je ne suis pas contre les pistes cyclables, j’en suis un utilisateur. Mais je suis contre l’augmentation de la circulation des camions et des automobiles et qu’on paie des millions pour refaire des routes avec plein de roulières.

Pourquoi le CN et le CP ont-ils augmenté leur livraison par train et que nous, on n’en est pas capable?

La Gaspésie est en train de prouver que son chemin de fer peut être rentable. Alors qu’attendons-nous pour faire pareil?

Jean-Pierre Bouchard, Québec

Carrefour des lecteurs

Pas de bus lors de gros événements?

Message au maire Régis Labeaume, à la Ville de Québec, au service à la clientèle du RTC et au journal Le Soleil.

Mercredi soir, pour m’éviter le trafic, le stationnement et protéger l’environnement, je prends le bus avec ma fille de 9 ans pour aller aux Grands Feux Loto-Québec. Tout se passe bien. À la fin du feu, je m’attendais à voir une série de bus en attente, mais rien. Alors, on décide de marcher jusqu’à la rue de la Couronne où normalement on ferait notre transfert de bus. Je constate qu’il n’y a aucun bus qui passe sur Charest depuis le Vieux-Port. Je me doute de la raison, mais je n’ose y croire.

Et hier, à la radio, mes soupçons sont confirmés. Le RTC ne dessert pas ce secteur de la ville lors des gros événements, car le trafic automobile est trop dense pour permettre aux bus de circuler. Mais c’est le monde à l’envers! C’est la circulation automobile qui devrait être interdite dans ce secteur durant de telles activités et y faire circuler les bus en masse. C’est ainsi qu’on favoriserait le transport en commun.

Les résidents de la Ville de Québec doivent comprendre que c’est terminé le tout à l’auto. Et pour ce faire, nos élus et le RTC doivent nous y forcer s’il le faut.

Il faut revoir nos priorités collectives.

Marc Dufresne
Québec

Carrefour des lecteurs

Parti pris contre Québec et le Québec

La firme EY, qui a recommandé la non-réalisation du train à grande fréquence entre Québec et Montréal sous prétexte qu’il ne serait pas rentable, n’a sûrement pas fait sa recommandation en utilisant des critères objectifs.

Le déficit historique annuel du tronçon Québec-Montréal est de 24 millions $ pour 17 000 passagers par semaine (1412 $ par passager) alors qu’il est de 93 millions $ pour le corridor Montréal-Ottawa-Toronto pour 49 000 passagers par semaine (1898 $ par passager).

Personne ne semble faire de cas de ce parti pris. S’il y a quelque chose à remarquer, c’est que le corridor Montréal-Ottawa-Toronto, tourné vers l’Ontario, est 33% plus déficitaire que le tronçon Québec-Montréal, tronçon résolument québécois.

Ce n’est pas la première fois que l’on veut désavantager le Québec du côté des fonctionnaires fédéraux, et ce n’est sans doute pas la dernière. Pourquoi ne suis-je pas étonné, c’était prévisible!

Alain LaBonté
Québec

Carrefour des lecteurs

Vol de données et responsabilité

On sait que le vol de données n’est pas impossible, mais est ce qu’on peut interroger et poursuivre aussi les institutions qui sont négligentes à injecter de l’argent pour la protection de nos données? Si on enquête et on découvre que l’institution n’a pas pris les moyens pour nous protéger, je pense qu’elle doit payer pour cette négligence. Et la protection des données au gouvernement, je n’ose y penser...

Denise Jacques

L'Ancienne-Lorette

Carrefour des lecteurs

Les limites du pacte anti-suicide

J’aimerais réagir à l’initiative de Laurent Proulx et du pacte anti-suicide. Je n’ai rien contre la prévention du suicide des soldats. Mais, en entrevue à la radio, Laurent a insisté pour dire qu’il n’était pas là pour revendiquer quoi que ce soit. Ça démontre les limites de son initiative qu’il juge lui-même modeste.

Ce n’est pas le fruit du hasard si les militaires se suicident en plus grand nombre que les civils. Ils ont eu des expériences traumatisantes pouvant causer un étiolement du réseau social qui les isole. Une personne suicidaire est une personne considérant que le monde se portera mieux si elle n’y est plus. Elle pense que son existence est une nuisance pour ses proches. Ce dont elles ont besoin, c’est de sentir que leur présence est importante.

Que se passe-t-il une fois que le pacte est signé? Retourne-t-il chez lui ruminer du noir, sans créer de liens sociaux, sans suivi et sans ressources ? Et surtout sans toucher à la cause de la détresse qui, elle, reste intacte?

Toute la responsabilité repose sur les épaules du soldat suicidaire. Et si un soldat survit à une tentative de suicide, deviendra-t-il un traître aux yeux de ses camarades? L’initiative est, au mieux, simpliste.

François G. Couillard
Québec

Carrefour des lecteurs

Le vrai religieux

Laurent Proulx, bouleversé par le suicide d’un ami, pose un geste de grande sensibilité se traduisant par la signature d’un pacte contre le mal de vivre.

Une initiative dans la lignée de toutes ces implications émanant du peuple pour contrer ces maux sociaux, psychologiques, écologiques, économiques et bien plus. Une vive prise de conscience de solidarité humaine qui transcende les exhortations officielles songées s’appuyant sur des vérités immuables, inspirantes, réconfortantes, éthérées contemplant la misère humaine de loin... 

Il y a une renaissance d’un religieux, d’une mystique, d’un respect qui va plus loin que la croyance mièvre, mystérieuse, abstraite, compliquée qui est aux antipodes de cette recherche d’un sens de vivre authentique passant par la générosité, la spontanéité qui vient du peuple. L’espoir de retrouver la vie, c’est de la réparer sans cesse en dépassant les obstacles idéologiques ou dogmatiques. Et on marche, on pédale, on grimpe et quoi encore pour accéder à cette foi dans l’humain. Le religieux figé est mort, vive le religieux moderne!

Douglas Beauchamp
Québec

Carrefour des lecteurs

Jeunes iconoclastes au fédéral?

C’est bien connu, rien n’a changé depuis ma jeunesse, les jeunes ont tendance à s’opposer aux traditions et institutions vieillottes. Ils préfèrent de loin ce qu’ils établissent, c’est-à-dire du neuf! Cette tendance s’est produite sur l’échiquier politique au provincial, qui présente un portrait vivement chamboulé. Jadis des éléments dynamiques, le PLQ est dans l’opposition et le PQ, aux plaies profondes, cherche une formule magique pour se rénover. Pendant ce temps, les jeunes ont massivement adhéré à la CAQ et Québec solidaire.

Mais qu’en est-il de cette tendance au fédéral? Le gouvernement central semble-t-il trop éloigné pour attirer les jeunes? Bref, nous pourrions poser plusieurs autres questions pertinentes. De son côté, le Parti vert ne détient que 12 % des intentions de vote. Pourtant, les jeunes s’affichent comme de farouches écologistes engagés. Par contre, la migration ne s’opère pas! Déjoueront-ils les statistiques? Décidément, nos jeunes seraient-ils iconoclastes uniquement au provincial?

Michel Beaumont

Québec

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NOS BACS DÉBORDENT

En réaction à la lettre d’opinion «Cessons de signer, manifester et crier. Agissons!» écrite par Sylvain Légaré, paru dans Le Soleil le 13 juillet 

Je vous ai lu avec grande attention...

Oui, il faut que chacun pose des gestes concrets... et simples pour que tous se sentent impliqués.

Dans l’arrondissement «éloigné» de Charlesbourg où j’habite, nous avions une collecte de matières recyclées chaque semaine...

Constant que les bacs bleus qui nous sont attribués débordent depuis quelque temps, j’ai vérifié sur le site Internet de la ville.

Stupéfaction! Je découvre que la collecte se fera maintenant aux deux semaines... alors que nos bacs débordent après quelques jours... J’habite dans un secteur où s’alignent plusieurs immeubles à logements... Plusieurs voisins ont essayé de déposer leur «recyclage» sans succès... conséquence : le précieux contenu s’est retrouvé dans le bac à ordures...

M. Légaré, qui à la Ville de Québec a eu la lumineuse idée de couper le service de cueillette?

Christiane Levesque

Québec

Carrefour des lecteurs

Vol des données: et les voleurs?

Que ce soit à Desjardins, Capital One ou ailleurs, on ne mentionne pas les voleurs(euses) qui se font prendre. Écopent-ils (elles) de sentences bonbon?

Ces voleurs devraient être très sévèrement punis, car leur intervention peut même ruiner, à l’occasion, des individus sans défense. De plus, ils devraient être dénoncés publiquement vu la gravité de leur geste ignoble.

Maurice Bernard, Québec

Carrefour des lecteurs

Arrogance incongrue de Rémy Normand

Le président du Réseau de transport de la capitale, Rémy Normand s’est montré arrogant face aux commercants de la route de l’Église qui vivent un cauchemar à la suite des travaux routiers interminables qui nuisent à leur commerce.

Les commerçants qui subissent ce problème persistant auraient pu recevoir de la Ville un soutien au lieu de se faire dire que leur commerce n’a pas évolué au fil du temps. Quel manque de classe! Les propos du vice-président du comité exécutif de la Ville sont incongrus et vides de sens.

Ce manque d’empathie envers les citoyens et les commerçants est le reflet que dégage l’administration Labeaume depuis le tout début.

C’est un manque de planification pur et simple, car les travaux auraient pu se faire en un espace de temps plus court et de meilleure façon.

Ce n’est qu’un bout de rue et ils ne sont pas capables de terminer les travaux. Imaginons maintenant les travaux pour la réalisation du tramway qui s’étireront sur plus de dix ans... quel cauchemar allons-nous vivre!

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Allô, Equifax?

Malheureusement pour ceux qui, comme moi, ont suivi la recommandation de Desjardins de prioriser Equifax et qui n’ont pu finaliser correctement l’inscription, ils doivent obligatoirement compléter l’opération en contactant Equifax et c’est là que le cauchemar débute.

Depuis le 28 juin, j’ai tenté à plus de 600 reprises de contacter Equifax. Plusieurs ont également déploré la même situation. Faut-il s’en étonner? N’importe quelle personne saine d’esprit et lucide aurait dû prévoir qu’Equifax serait débordé et ne pourrait suffire à la demande. Il s’ensuit donc que ces membres sont pris en otage chez Equifax et qu’ils sont complètement abandonnés par Desjardins. À maintes reprises depuis la fin de juin, j’ai signalé cette problématique à Desjardins, mais aucune amélioration; on prêche dans le désert. Cette prise d’otage, cautionnée par l’immobilisme de Desjardins, s’avère inacceptable et irrespectueuse envers les membres concernés qui sont de plus en plus nombreux à s’en plaindre. Oui, Desjardins a mis des solutions depuis le début de cette histoire d’horreur, mais absolument rien n’est fait pour libérer les membres pris en captivité par Equifax.

Pierre Germain, Québec

Carrefour des lecteurs

La clé n’est pas dans le pré

On lisait récemment dans une lettre d’opinion parue dans Le Soleil que la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles aurait contribué au déclin de villages du Québec puisqu’elle ne permet pas le fractionnement des lots soumis à cette loi aux fins de construction et conséquemment y amener de nouveaux résidants.

La solution à portée de main serait de la modifier, cela étant qualifié de «la clé que personne ne voit» pour ce faire. C’est regarder par le petit bout de la lorgnette que d’établir un lien avec cette loi qui est déjà souvent bafouée, alors qu’à peine 2 % du territoire du Québec est voué à l’agriculture. Dans ces villages, il y a la plupart du temps de nombreuses propriétés à vendre à cause du vieillissement de la population et il est donc inutile de modifier la loi pour en favoriser la construction et y amener des familles.

La solution est ailleurs et plus complexe!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

La pensée pénétrante de Stephen Hawking

En réaction à la chronique «La pensée de Dieu» de Sébastien

Commentaire profond de Sébastien Lévesque sur la pensée pénétrante de Stephen Hawking scrutant par les voies de la science les mystères de la vie pour en cerner toute la vraie cohérence. Les religions séculaires se réfugient dans la foi décorée de rituels imposant le beau risque de croire. M. Lévesque parle de la pensée de Dieu à rejoindre par la rigueur du raisonnement scientifique, objectif, poussé à la limite la plus pointue de la spéculation pour atteindre la lumière qui efface toutes les noirceurs. Une quête inlassable qui nous interpelle tous. Nos réponses sont empreintes de placebos! Elles sont le reflet de nos certitudes et incertitudes nombreuses aussi fugaces que les saisons. De la mouvance partout sans cesse ruminée, en quelque sorte, par ce qu’on appelle les sciences molles ou humaines! Sans plonger dans un spleen profond, nous avons tous des moments de brève réflexion pour nous dépasser un peu; voir et écouter avec plus d’attention. La pensée de Dieu, c’est qui, c’est quoi? Par la science, décoder d’où nous venons, où nous allons. On attend tous la vraie réponse.

Douglas Beauchamp, Québec