La «coronaphobie»

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La «coronaphobie»

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Le Soleil
Depuis le début de la pandémie, la peur, cette émotion sournoise et hors de contrôle, rôde tel un serpent venimeux qui nous fixe d’un œil implacable et s’apprête à bondir sur nous. Cet état d’esprit asphyxie notre joie de vivre et nous incite à des précautions que nous n’avions jamais observées auparavant. Tel est l’abominable effet de la «coronaphobie».

À cet effet, depuis quelques jours, le gouvernement Legault a instauré un système de couleurs du vert au rouge en passant par le jaune et l’orange axé sur la progression du nombre de cas quotidiens diagnostiqués positifs. Or, ce que François Legault omet de mentionner, c’est que le nombre de personnes dépistées a augmenté considérablement depuis quelques semaines, les Québécois, hantés par la «coronaphobie», se ruant, tel un troupeau de montons en panique, aux cliniques de dépistage, et ce même s’ils ne ressentent aucun symptôme.

C’est sans compter le nombre incalculable d’heures de couverture des médias traditionnels, notamment Radio-Canada, sur les statistiques «troublantes» liées à la progression du coronavirus, et sur les dangers «imminents» d’une deuxième vague qui serait, semble-t-il, pire que la première. Enfin, tous les ingrédients sont là pour entretenir une peur morbide dans la population et un état d’esprit généralisé qui paralyse sans vergogne notre spontanéité naturelle devant la beauté du monde.

La peur, cette ennemie intraitable, s’est emparée de notre vie. À nous d’en reprendre le contrôle et de continuer à «vivre» avec ce virus autour de nous tout en respectant les mesures sanitaires élémentaires.

Henri Marineau, Québec

Compassion, M. Trudeau

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Compassion, M. Trudeau

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Le Soleil
Monsieur le premier ministre du Canada,

Voici notre plus grand des espoirs ainsi que celui d’innombrables personnes canadiennes. Que dans le discours du Trône de ce mercredi, l’on y retrouve ce grand engagement des plus humains, des plus espérés et des plus urgents: la Loi sur l’aide médicale à mourir aura été votée d’ici le 18 décembre prochain.

Mme Guilbault, votre jupon électoraliste dépasse

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Mme Guilbault, votre jupon électoraliste dépasse

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Je fais suite à votre sortie réaffirmant l’engagement de votre gouvernement pour le, encore vague, projet de troisième lien. Mon propos est de mettre en lumière la façon que votre gouvernement a de respecter ses engagements en fonction non pas de l’intérêt public, mais en fonction d’une éventuelle réélection avec une majorité absolue de député(e)s. Je prendrai seulement deux exemples des plus flagrants.

Premièrement, sur la question de votre engagement à l’effet d’instaurer un vote proportionnel. «2018 sera la dernière élection sans vote proportionnel», cela vous rappelle quelque chose? La «patente à gosses» qui est à l’étude à l’Assemblée nationale n’a rien à voir avec un éventuel vote à la proportionnelle, mais se présente comme une prise en considération de la réélection du plus grand nombre de député(e)s de la Coalition avenir Québec possible, donc vous êtes sur le point de «faire semblant» d’instituer une élection à la proportionnelle. Où est l’intérêt public pour respecter le pourcentage des votes des électeurs pour chacun des partis qui devrait refléter le pourcentage de député à la législature?

Déménager les pénates des députés

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Déménager les pénates des députés

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Si les 336 députés fédéraux actuellement en fonction ne peuvent se trouver en même temps à la Chambre des Communes, COVID-19 oblige, pourquoi alors ne se déplacent-ils pas dans un édifice où cela serait d’emblée possible, tout en respectant les consignes de santé publique?

Une salle de concert, par exemple, ou que sais-je encore. Avec un peu d’imagination, je suis convaincu qu’il serait possible de trouver et d’adapter rapidement un lieu provisoire pour permettre à tous les députés, ou une bonne partie d’entre eux, de siéger tout le temps que durera la pandémie. M’est avis que cela fait l’affaire de Justin Trudeau que les travaux des représentants du peuple soient pour ainsi dire paralysés.

Le parlement du Canada a passé au feu en 1916. Il a bien fallu trouver un nouvel endroit pour les députés en attendant la reconstruction. Les guerres dans le monde ont souvent forcé le déplacement des élus. En juin 1940, craignant l’invasion allemande, Paul Reynaud a fait déplacer avec célérité le siège du gouvernement français à 200 km de Paris.

Au Québec, il est possible de réunir 250 personnes dans un endroit fermé, c’est le double du nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Sylvio Le Blanc
Montréal

Protégez nos enfants

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Protégez nos enfants

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Le Soleil
Dans les manifestations anti-masques, on peut lire ce slogan sur des pancartes portées par nos grands défenseurs de la liberté de la veuve et de l’orphelin. Posons-nous la question à savoir qui protège le mieux nos enfants: la Santé publique ou les adeptes de ce courant américain qui carbure aux complots et à la paranoïa à l’égard de gouvernements démocratiques et malveillants qui auraient un plan machiavélique de contrôle social dictatorial?

Niant l’évidence de l’apparition d’une seconde vague de la pandémie, ces détenteurs de «vérités révélées» contribuent à semer la confusion auprès d’une population qui craint le retour de possibles confinements à venir. Selon certains chercheurs, cette tranche dissidente militante et sa nébuleuse sympathisante regrouperaient près de 20 % de l’ensemble des Québécois. N’est-ce pas inquiétant de constater qu’un pourcentage si élevé d’adeptes puisse adhérer à de telles idéologies controversées qui reposent sur la somme de fausses vérités galvaudées ad nauseam sur les réseaux sociaux?

Ainsi, par leurs comportements libertaires défiant les autorités sanitaires et les gouvernements, ces individus contribuent à répandre la COVID auprès d’une population qui, majoritairement, respecte les consignes du bon sens. Au lieu de protéger les enfants, les gens vulnérables et la société en général, leur attitude désinvolte et imprudente constitue un froment pouvant conduire à une révolte incontrôlée qui, elle, peut mener à tous les excès, y compris à des menaces de mort ou à toutes autres formes de dérapages dirigés contre des personnes en autorité.

Quand de tels constats sont avancés, des dénigreurs ont souvent tendance à contester la véracité des faits en accusant le messager de vouloir faire paniquer la population par des propos exagérés. Qui ces gens protègent-ils? Sûrement pas nos enfants et le personnel scolaire qui sont au front dans nos écoles. N’adhèrent-ils pas plutôt à une vision tronquée d’une réalité du déni qu’ils se font, comme s’ils vivaient dans une galaxie loin de chez nous?

Marcel Perron
Neuville

«Ma nouvelle école est une prison»

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«Ma nouvelle école est une prison»

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Le Soleil
«Ma nouvelle école est une prison.» C’est en ces termes que mon garçon décrit sa nouvelle école: une prison. Il vient de débuter le secondaire au Collège des Compagnons, une école publique du secteur Ste-Foy (Québec).

Les élèves passent les cinq périodes quotidiennes et leurs pauses dans le même local, assis sur la même chaise. Jusque-là, «tout va bien». Environ un midi sur deux, ils obtiennent la chance d’aller à la cafétéria. L’autre journée sur deux? Ils passent la période du midi… dans leur salle de classe. Une journée complète, donc, dans un local, sans la possibilité d’ouvrir les fenêtres ou d’aller respirer l’air frais à l’extérieur.

Aucune des autres écoles fréquentées par les enfants de nos amis n’impose une telle folie. Toutes ont trouvé une manière de faire sortir les jeunes. Au Collège des Compagnons? Bien que chaque classe soit surveillée, on ne peut amener les jeunes dehors, que ce soit pour prendre une marche (en classe-bulle) ou pour «chiller» (comme disent les jeunes) à l’air frais. L’école est située dans un parc et dispose d’un stationnement pour autobus immensément vide! Qu’à cela ne tienne, c’est la décision du «comité école», dixit un membre de la direction. Interdiction également pour les jeunes de quitter l’école pour manger dehors le midi: l’école interdit aux jeunes l’accès aux parcs et au quartier environnant sur l’heure du midi. La seule exception tolérée est pour ceux qui peuvent manger à la maison.

En date du 15 septembre, l’école indiquait toujours aux parents être à la «recherche d’une solution». Il semble que ce soit très compliqué, peut-être même encore plus que développer un vaccin. Je suis nostalgique de l’époque où les écoles pouvaient se faire dire par leur commission scolaire: «ça fonctionne ailleurs, voici comment vous pouvez faire».

Ça va pas bien.

Jonathan Gaudreault
Québec

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Manifestations anti-masques: deux poids deux mesures

La région de Québec est passée en mode préalerte ou au jaune, selon le nouveau système de surveillance de la COVID-19 établi par le gouvernement. Nous avons eu droit à des discours alarmistes du directeur de la santé publique Dr Horacio Arruda, du ministre de la Santé Christian Dubé et de notre premier ministre François Legault.

Lors d’une rencontre régulière, le ministre de la Santé a indiqué que le palier pour chaque région est revu chaque semaine en fonction de trois critères: la situation épidémiologique, le contrôle de la transmission et la capacité du système de soins. Si la région devait passer au niveau orange, des mesures intermédiaires comprendront davantage de restrictions, d’interdictions et des fermetures.

Les nouvelles restrictions pourraient réduire de dix à six le nombre de personnes dans des rassemblements et des fêtes privées.

Pourquoi ces mêmes dirigeants n’ont rien fait lors des deux rassemblements anti-masques qui regroupaient entre 5000 et 10 000 personnes sans masques et sans respect des mesures? Ils nous font croire que ce n’est pas ces gros rassemblements illégaux qui ont des cas de COVID mais les petits rassemblements privés.

Messieurs, permettez-moi d’en douter.

Jocelyn Boily
Québec

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Expertise suisse

La Suisse compte 1800 tunnels dont le Tunnel de base de Saint-Gothard long de 57 kilomètres mis en service en 2016. Si un si petit pays réussit à financer et à construire de tels ouvrages, pourrait-on s’inspirer de son expertise et l’adapter au Québec pour la construction de liens souterrains tels l’ajout de lignes de métro à Montréal, la construction d’un métro à Québec et d’un lien Lévis-Québec?

Benoît Bouffard
Lévis

Liberté brimée... vraiment?

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Liberté brimée... vraiment?

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Le Soleil
Plusieurs manifestent contre les mesures sanitaires ou carrément ne les respectent pas sans pour autant en faire une publicité. À ces personnes, je pose une question :

Quand vous fréquentez une bibliothèque publique, est-ce que vous trépignez devant la personne à l’accueil en prétextant que le silence ou le chuchotement demandé dans ce lieu briment votre liberté ou bien vous vous fermez le «mâche-patates» et vous vous conformez à cette directive?

Réfléchissez, ça urge.

Andrée Hardy Labrecque, St-Augustin-de-Desmaures

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TRUMP ET L'OUEST DÉMOCRATE

Le président Donald Trump est ignoble. Il est allé narguer ses compatriotes dans l’Ouest qui subissent ces temps-ci des feux de forêt terribles. Il fallait le voir à la télé rire en pleine face des politiciens quand ces derniers invoquaient le changement climatique comme facteur aggravant des incendies.

Pourquoi a-t-il agi ainsi? Il sait qu’il ne gagnera pas les trois États longeant le Pacifique le 3 novembre, mais cette visite irrespectueuse a fait en revanche grand plaisir à ses partisans, qui voient dans les «westerners» des gauchistes irrécupérables.

Sylvio Le Blanc, Montréal

Exclue en raison des «bulles-classes»

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Exclue en raison des «bulles-classes»

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Le Soleil
En réaction à l’article «Des étudiants privés de maths et de sciences fortes à cause des bulles classes» de la journaliste Élisabeth Fleury paru le 10 septembre

Mme Fleury, votre article fait un grand bien à ma fille de 15 ans, en secondaire 5, au programme de baccalauréat international.

Son profil était Arts pour le secondaire 5, elle a patienté les quatre premières années du secondaire pour avoir accès. Elle s’est inscrite, elle a été acceptée. Elle souhaite aller en arts visuels au cégep, c’est une passionnée.

À peine quelques jours après la rentrée, elle a été exclue de son profil. La raison : les bulles-classes. L’école a décidé d’accorder ce profil aux élèves qui sont en mathématiques fortes. Ça n’a jamais été un prérequis pour le profil Arts pourtant, mais l’école en a décidé autrement.

Elle est donc en profil Histoire (matière où elle échoue). J’ajoute à cela que les élèves d’autres bulles-classes se mélangent dans la classe durant les périodes d’histoire (six périodes par cycle). Le concept bulle ne tient plus.

Résultat : découragement, anxiété, colère, frustration et idée de décrochage scolaire.

J’ai fait appel:

-au protecteur de l’élève: aucun retour ni suivi malgré plusieurs messages;

-à l’attachée de presse du ministre Roberge: aucun retour d’appel;

-à la direction de l’école: on me suggère de la changer d’école ou de la sortir du baccalauréat international.

Ma fille longe les murs, ne mange presque plus.

Voilà comment ça se passe chez nous.

À LIRE AUSSI: Des étudiants privés de maths et de sciences fortes à cause des bulles classes 

Catherine Hovington-Savary, Québec

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LE TRAMWAY ET LA NEIGE

En réaction à la chronique «Vérification faite: la neige, pas un problème pour le tramway?» de Jean-François Cliche parue le 15 septembre. 

Le problème avec la neige et le tramway n’est pas la quantité de neige qui tombe mais plutôt le dénivelé qui peut arrêter ou tout le moins ralentir le tramway. Métal sur métal, ça glisse. Souvent, en Suisse ou en Autriche, il y a des crémaillères pour empêcher ce problème de glisse. J’étais à Genève au mois de février et il y a eu une petite bordée et le tramway avait des retards exceptionnels dus au fait que le tramway était bloqué en bas d’une mini-pente. En discutant avec des usagers, à ce moment j’ai compris que c’était régulier à Genève, ce genre de retards par temps neigeux, et ça râlait. Un train suisse en retard, c’est inacceptable!

Marc Engel, Québec

Adieu Mme Chrétien!

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Adieu Mme Chrétien!

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Le Soleil
On dit souvent que derrière tout grand homme se trouve une grande dame. Eh bien, on peut affirmer qu’à côté de Jean Chrétien se tenait Aline Chrétien, qui s’est éteinte à l’âge de 84 ans, quelques jours seulement après leur 63e anniversaire de mariage.

De l’avis de son fidèle collaborateur Eddie Goldenberg, «le premier ministre Chrétien serait le premier à reconnaître que sans elle, il n’aurait jamais été premier ministre». C’est dire toute l’influence que l’adolescente de 16 ans rencontrée un jour dans un autobus a exercée sur le destin du p’tit gars de Shawinigan qui n’était alors que de deux ans son aîné.

Le gouvernement en aide à Amazon

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Le gouvernement en aide à Amazon

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Le Soleil
En avril dernier, François Legault claironnait sur tous les toits que la relance de l’économie du Québec passait par l’achat local en mettant sur pied une nouvelle vitrine Web des produits d’ici, Le Panier Bleu.

Or, on apprend qu’Investissement Québec (IQ) multiplie en ce moment les efforts pour rapprocher les PME québécoises du géant américain controversé Amazon, une entreprise de commerce électronique américaine en ligne basée à Seattle. En effet, du 7 au 11 septembre, IQ invite les entreprises québécoises à participer à une «Rencontre virtuelle d’acheteurs Amazon Canada» pour «mieux comprendre les procédures d’achat de ce grand distributeur».

On en demande beaucoup à nos enfants

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On en demande beaucoup à nos enfants

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Le Soleil
Chaque fois que je vois des enfants avec leur masque dans la cour d’école, suivant des consignes de toutes sortes, au sol, aux murs et ailleurs, puis écoutant les professeurs qui les accueillent avec une bouteille de désinfectant, masqués eux aussi, il m’est impossible de ne pas m’imaginer à cet âge pris dans semblables contraintes.

Ils ont d’abord des craintes pour eux-mêmes de contracter cette maladie.

En outre, ils sont conscients de leur rôle de propagateur éventuel de ce virus mortel pour certains de leurs proches qu’ils aiment.

On met sur leurs épaules un poids qui n’est pas de leur âge.

Comment vont-ils s’en sortir?

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Comique ce PQ!

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Comique ce PQ!

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Le Soleil
S’il vous importe d’emblée d’appartenir à un parti politique où l’esprit d’équipe doit, obligatoirement, primer au-dessus de tout, regardez à quelle enseigne vous entrez! Le PQ traîne un championnat de conflits, de querelles, de déchirements, le tout saupoudré de modérés et d’exaspérés comme nul autre parti! Quel melting-pot!

On repassera pour l’harmonie politique! Il n’en demeure pas moins que les conflits de générations, comme partout ailleurs, font rapidement surface et le PQ n’y échappe pas. C’est dans la nature humaine, le manque de consensus entre jeunes et vieux génère des conflits, même au PQ. Est-ce nouveau?

Si les candidats à la chefferie persistent à vendre des vestiges, jadis construits par des vieilles barbes qui n’ont jamais réussi à faire gagner un référendum, oubliez ça immédiatement! Le PQ doit s’imploser et recommencer sous un autre nom et de nouvelles couleurs avec des produits différents sur leurs tablettes. Sans quoi les jeunes, très iconoclastes, en profiteront pour vilipender avec sarcasme ce parti. Cela ne sera pas comique du tout!

Michel Beaumont, Québec

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Le stationnement dans le Vieux-Québec

Je viens de voir un reportage sur les commerces qui ferment dans le Vieux-Québec et je trouve cela triste. Ils ont vraiment besoin d’un coup de main, et ce coup de main doit venir des résidents de Québec.

Comment faciliter cet engouement? Stationnement gratuit dans le Vieux-Québec pour une période X. C’est ça, la recette miracle. Arrêtons de faire de la publicité pour attirer les Américains ou autres, surtout en temps de pandémie. Prenons cet argent pour faciliter l’accès aux résidents de Québec en leur offrant un stationnement gratuit.

Les touristes traversent l’océan pour se balader et se restaurer dans le Vieux-Québec, pendant que les payeurs de taxes de la ville se baladent et consomment dans les centres commerciaux. «You hou! la ville let’s go!» Vous êtes bien partis avec les rues piétonnes. Félicitations! Il manque juste le stationnement gratuit pour que vos commerçants retrouvent le sourire et que les résidents de Québec se rendent compte que le paradis est chez eux.

Guy Sirois, Québec

Pour un dépistage vraiment efficace

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Pour un dépistage vraiment efficace

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Le Soleil
31 août, jour de rentrée. Mes garçons de six et neuf ans sont heureux de retourner sur les bancs d’école et de retrouver leurs amis, comme plusieurs élèves québécois. Autour de moi, les parents sont un peu tendus, sans plus. Quelques jours après la rentrée, on annonce des cas de COVID dans les écoles. Déjà.

3 septembre, mon garçon se lève avec des douleurs musculaires (peut-être liées à l’effort, difficile à dire!), des nausées et le nez qui coule. La tension augmente d’un cran dans la maison. Le lendemain, donc le 4 septembre, après 24 heures de symptômes et une fièvre en plus, on se rend lui et moi passer un test de dépistage, selon les recommandations. J’ai des symptômes également.

Dans les jours qui suivent, on prend les mesures qu’il faut afin de limiter les risques de transmission à mon conjoint et à mon plus jeune : distanciation, lavage des surfaces, etc. Mon aîné, qui n’a jamais craint la COVID, démontre des signes d’anxiété importante. Il craint de l’avoir et, surtout, de me l’avoir transmise.

8 septembre, mon aîné et moi n’avons plus que le nez qui coule. On attend toujours les résultats de tests, il ne peut donc pas aller à l’école, où il y a par ailleurs deux cas de COVID… qui remontent sûrement au 2 septembre. Depuis le 4 septembre, la famille a vécu toutes sortes de tensions. On nous informe à Info-Social que les résultats ne pourraient venir que sept jours après le test. On reste encore à la maison, en osant questionner l’organisation du système.

Qu’on me comprenne bien : je fais partie des gens qui reconnaissent l’expertise de la Santé publique. De ceux qui ont confiance en leur jugement. Et qu’est-ce que cette mauvaise semaine dans ma vie familiale au regard de tous les malheurs causés par la pandémie? Rien du tout.

Toutefois, le gros bon sens me dit que si le dépistage est une arme efficace pour limiter la propagation du virus, il faut non seulement avoir une bonne capacité de tests, mais aussi avoir les moyens d’y donner suite dans des délais raisonnables (on sait qu’en période de faible achalandage, les résultats peuvent être obtenus en moins de 24 heures). Sinon, ce n’est pas seulement la santé physique qu’on mettra en danger en perdant l’adhésion de la population, mais aussi la santé mentale, notamment celle des familles d’enfants qui sont normalement aux prises avec des rhumes et des gastroentérites toute l’année scolaire.

Marie-Ève Bergeron-Gaudin, Québec

L’ancienneté qui décourage!

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L’ancienneté qui décourage!

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Le Soleil
En réaction au point de vue Il manque 1000 enseignants et plus... pas surprenant de Mme Murielle Larouche paru le 9 septembre.

J’ai apprécié le point de vue bien documenté de Mme Larouche. Il y a longtemps que je dis que déterminer les postes par ancienneté comme maintenant mène à un cul-de-sac. Alors que ce devrait être du personnel expérimenté qui s’occuperait des tâches plus lourdes et complexes, on les refile aux jeunes sans expérience! Totalement illogique.

À LIRE AUSSI: Il manque 1000 enseignants et plus... pas surprenant

On fait tout pour les décourager et les pousser à démissionner, et après on se plaint du manque de personnel! Qui veut d’un emploi sans permanence et dans lequel on se fait toujours systématiquement refiler les gros problèmes par les plus anciens employés? Si on veut vraiment attirer des jeunes, il faudra changer cette façon de déterminer les postes. En ce sens, les plus vieux employés et les syndicats ont une grande réflexion à faire.

André Michaud, Québec

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DANS LA RUE AVEC UN MASQUE

Marcher dans la rue avec un masque, c’est ce à quoi ont dû se résoudre les Parisiens pour ralentir la propagation du coronavirus. Et c’est peut-être ce qui nous attend si nous ne réussissons pas à inverser les tendances.

La mesure sanitaire n’a que peu d’effet sur la probabilité de transmission du virus entre passants. Elle en a cependant tout un pour identifier ceux et celles qui font fi de l’obligation de porter un masque, parce qu’ils et elles ne peuvent alors plus se soustraire à la surveillance policière. C’est pour ainsi dire une excellente mesure d’exposition et de détection de la délinquance.

Y arriverons-nous dans un avenir prochain? On verra, mais en attendant, faudra peut-être s’y préparer psychologiquement. Avis aux anti-masques qui nuisent aux efforts collectifs: vous risquerez alors, au sens figuré aussi bien qu’au sens propre, d’être démasqués!

André Verville, Lévis

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L’EXPERTISE DE JOANNE LIU

«Nul n’est prophète…» et «Mieux vaut tard que jamais!»

La suite connue du premier proverbe s’applique bien au manque de classe avec lequel les autorités du ministère de la Santé ont réagi à l’offre de services de la Dre Liu au plus fort de la première vague de la pandémie! Une décision aussi incompréhensible qu’aberrante et dont on ne sait trop si elle est le reflet d’un manque de vision, d’une étroitesse d’esprit, d’une erreur de jugement ou pire encore… d’un joyeux mélange des trois!

Dans un ministère devenu synonyme de monstre de bureaucratie, les responsables de cette aberration n’ont pas été identifiés, ne se sont jamais expliqués et, rien de rassurant, sont sans doute toujours en poste! Et encore plus gênant pour les auteurs de cette bourde: la reconnaissance de l’expertise de la Dre Liu vient maintenant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle fait partie des onze sommités mondiales qui formeront le comité d’enquête sur la réponse de l’OMS à la pandémie. Cherchez l’erreur!

Souhaitons que le ministre et les bonzes du ministère de la Santé fassent amende honorable car, pour la suite des choses, «mieux vaut tard que jamais»!

Jean-Paul Plante, Magog

Admettre ses erreurs

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Admettre ses erreurs

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Le Soleil
N’en déplaise au chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet, je suis d’avis que ce fut une erreur d’avoir donné le feu vert pour la concrétisation du projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons en Gaspésie. On se souvient qu’en 2013, M. Blanchet, alors ministre de l’Environnement du gouvernement de Pauline Marois, avait soustrait le projet aux analyses du BAPE pour la seule raison qu’en 1995 le projet Mcinnis avait reçu les autorisations nécessaires pour aller de l’avant.

C’est le gouvernement libéral de Philippe Couillard qui a mis fin à tout débat sur la question en adoptant en 2015 un projet de loi afin d’éviter que le projet ne soit soumis au BAPE.

Cette cimenterie est plus polluante à cause de l’utilisation de la coke de pétrole qui produira plus de deux millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES). La coke de pétrole est un déchet de raffinerie aussi polluant que le charbon, encourageant ainsi la production de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta.

Nous apprenons qu’après avoir dépensé plus de 700 M$ de fonds publics, la CDP serait en train de négocier pour vendre sa participation au conglomérat brésilien Votorantim. Les Québécois auront encore donné de l’argent aux étrangers sans retour.

Jocelyn Boily, Québec

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MOI, MON CÉLERI

Que de fois avons-nous entendu notre premier ministre, par ailleurs comptable et homme d’affaires, nous dire, nous supplier d’acheter québécois. Il en va de notre survie même, a-t-il dit. Alors, tous en choeur, sauf un. Ce gouvernement enverra maintenant quelques millions de dollars outre-Québec en déménageant, pour une raison aussi futile qu’intuitive, de Place Fleur de Lys, propriété de gens de Québec, le Salon de jeux (que je ne fréquente pas) vers Beauport.

Combien de pieds de céleri québécois devrai-je acheter pour compenser l’ineptie de ce gouvernement dans ce domaine. Et vous pouvez ajouter ici tous les autres exemples auxquels vous pouvez penser.

Il y a peut-être des coups de pieds qui se perdent, mais il y a un coup de crayon qui ne se perdra pas.

Bertrand Vallée, Lévis

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LES ARTISANS DU SAVOIR

L’école d’aujourd’hui sera toujours entre les mains des artisans du savoir bousculé par tant de turbulences déstabilisantes mais redressé par leur compétence empreinte de vision et d’ingéniosité. Bien entendu, on aura en haut lieu élaboré des mesures visant à contrer tous les dangers, mais la vraie réalité de l’école les dépasse. Vétustes et mésadaptées, les écoles du Québec sont problématiques. De nombreuses lacunes criantes dénoncées en vain imposent aux enseignants l’obligation de faire en quelque sorte du neuf avec du vieux! La distanciation à réinventer avec adresse en repensant le déplacement dans le local.

L’acte pédagogique et ses restrictions officielles à modifier de multiples façons. C’est sans cesse répondre à d’imprévisibles urgences d’une clientèle ayant des besoins particuliers. Et le ratio maître-élèves n’est toujours pas corrigé! Le contexte actuel ne fait que renforcer l’aspect un peu missionnaire du professeur de l’école publique peu valorisé, critiqué, un peu abandonné, devant exécuter les directives officielles avec intuition et vive intelligence.

Douglas Beauchamp, Québec

Port de conteneurs: deux poids, deux mesures

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Port de conteneurs: deux poids, deux mesures

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En réaction au Point de vue «Port de conteneurs: des emprunts au fleuve que d’autres devront rembourser» d’André Verville paru le 3 septembre

Selon vous, M. Verville, l’érosion des berges dans l’Est-du-Québec, c’est le prix à payer pour avoir emprunté dans le passé de l’espace dans le fleuve, que ce soit pour la construction de l’autoroute Montmorency, l’île Notre-Dame à Montréal, la Pointe-à-Carcy, le secteur Dalhousie, etc.

La COVID, c’est pour qui?

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Les vieux et les vieilles ont été les premiers à manger la claque de la COVID. Fauchés en grand nombre, objets de restrictions serrées, étroitement surveillés; le grand âge était en péril. La vague semblait en perte de vitesse par la suite. Une certaine lassitude s’installe. La menace sur le point d’être jugulée par politiciens et spécialistes, c’est le déconfinement qui s’amorce avec un effet de relaxation, un relâchement de la vigilance, une certaine somnolence généralisée.

On doit vivre avec le virus. La distance incontournable dans les autobus scolaires respectée! Les déplacements sans bavure dans les écoles peu adaptées! Des stratégies d’évitement avec des limites d’efficacité.

De plus, l’envie de désobéir un peu, beaucoup, de se sentir à l’abri de cette menace amplifiée par une presse friande de frissons progresse avec une certaine désinvolture. C’est une poussée d’audace un peu partout. On devient presque anti-masque épousant la thèse d’un complot obscur. La COVID, c’est presque pour les autres, on le dit implicitement. Le karaoké, les partys sans balise, les initiations universitaires et leurs trouvailles déroutantes illustrent une insouciance provocante. On ira même jusqu’aux grandes effluves intimes comme jeu à la roulette russe, semble-t-il!

Le retour précipité à la vie normale ouvre la voie au malheur. La vigilance bascule partout, ayant perdu son caractère de prévention. La peur se banalise. Le risque s’apprivoise. La presse insistante, répétitive, invite à une écoute distraite ou à l’indifférence. La COVID, c’est pour les autres. On en est rendus là!

Douglas Beauchamp
Québec

Le déménagement du Salon de jeux, un geste de discrimination systémique

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Le déménagement du Salon de jeux, un geste de discrimination systémique

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De quel droit et de quelle logique se sert le gouvernement actuel pour forcer Loto-Québec à déménager le Salon de jeux de Québec de Vanier à Beauport?

Personne n’a pris connaissance des conclusions du rapport commandé pour justifier cette décision qui s’apparente, selon moi, à une forme de discrimination visant un groupe social caractérisé par un niveau de revenus inférieur et susceptible de s’appauvrir en fréquentant un tel établissement. Ce qui ressemble à du profilage social.

Le gouvernement est juge et partie à cette décision mal fondée et faisant preuve que le système doit servir à écarter certains groupes de la société de la proximité de loisirs menaçant (!) leur santé et leurs conditions de vie.

Ce raisonnement pervers devrait-il conduire la Société des alcools du Québec (SAQ) à n’implanter ses succursales que dans la mesure où la population voisine n’est pas affectée par un taux élevé d’alcoolisme? Et la vente de produits sucrés au milieu de populations souffrant d’embonpoint?

Il y a d’autres façons de combattre la pauvreté, l’indigence et les maux sociaux.

Le gouvernement actuel doit être conséquent: combattre la discrimination systémique? Oui, et ça commence par savoir être conséquent dans toutes ses décisions!

Il n’y a aucune acceptabilité sociale dans cette malheureuse décision qui ne semble basée que sur une promesse électorale futile dont on ne sait qui elle vise au juste. Laissez donc tomber, Mme Guilbault, malgré tout le respect que je vous dois.

Maurice Marcotte
Saint-Raymond

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LE MASQUE ET LA BABOUNE

Le masque a le désavantage de nous priver d’un beau sourire. Par contre, il a l’avantage de cacher une baboune. Est-ce à dire qu’à 50-50, le masque rend l’ensemble de la population d’humeur égale?

Maurice Bernard
Québec

Les réseaux «asociaux»

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Les réseaux «asociaux»

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Les réseaux sociaux incarnent aujourd’hui sans contredit le canal de communication privilégié, notamment chez les jeunes. Les messages qu’on y lit oscillent régulièrement entre mensonge et vérité au grand dam des utilisateurs qui se retrouvent très souvent en position de déséquilibre malsain.

S’ensuit un mouvement d’agitation intense, un maelstrom qui entraîne les internautes irrésistiblement. Les esprits sont gonflés à bloc par un message qui, très souvent, traduit un malaise social duquel on doit se défaire pour aspirer au «bonheur quasi extatique».

Et, dans ce monde sublimé, les utilisateurs ont la certitude que les réseaux «asociaux» représentent la porte d’entrée du savoir, communiquée par des gourous qui se délectent de l’idolâtrie dont on les encense. Les réseaux «asociaux» sont devenus aussi des tribunaux du peuple, lesquels accusent, condamnent et surtout détruisent des innocents, impuissants à affronter les barbares dépendants d’une technologie envahissante.

Les réseaux «asociaux» sont de plus des instruments malicieux qui exercent sur leurs ouailles une influence perverse. Imbus de la puissance de leur diffusion interplanétaire, ils transforment leurs victimes en robots serviles. Enfin, les réseaux «asociaux» sont des porte-voix qui claironnent la haine et la vengeance, les plus dévoyés se complaisant à emberlificoter les plus vulnérables.

En cette période de pandémie, nombreux sont ceux qui sont sous le joug de la fragilité et de la dépendance, un contexte des plus favorables, hélas, pour les «rois et maîtres» des réseaux «asociaux»!

Henri Marineau, Québec

Salon de jeux: de quoi je me mêle

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Salon de jeux: de quoi je me mêle

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Le directeur général de l’organisme communautaire la Ruche de Vanier, François Labbé, affirme que les résidents du quartier se sentent insultés par la Coalition avenir Québec. Je suis résident de ce quartier de la ville et je ne me sens pas du tout trahi par la CAQ mais bien au contraire je les félicite pour la décision de sortir le Salon de jeux de Limoilou-St-Roch.

La Ruche de Vanier a lancé lundi une pétition pour contester le déménagement du Salon de jeux de Loto-Québec du centre commercial Fleur de Lys. Je ne comprends pas la réaction de M. Labbé, car il préside un organisme communautaire dont la mission est de favoriser l’amélioration de la qualité de vie des personnes et des familles en situation de pauvreté et d’exclusion sociale.

Le centre commercial est situé à moins de cinq minutes du centre-ville où l’accès au Salon de jeux est encore plus facile pour les personnes les plus vulnérables. Très accessible par le réseau de transport, c’est le centre le plus fréquenté par les familles à faible revenu, les personnes âgées et les gens à mobilité réduite de Limoilou, St-Roch, St-Sauveur et du centre François-Charron.

Jocelyn Boily, Québec

Guy Nantel, une blague!

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Guy Nantel, une blague!

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La course à la chefferie du Parti québécois (PQ) attire des aspirants de tous les genres! Chaque candidat ira de ses discours servis dans son style bien personnel.

Il y en a qui sont crédibles alors que d’autres le sont moins! Dans la dernière catégorie, selon moi, il y a Guy Nantel qui ne semble pas l’avoir, mais pas du tout! Un émotif qui raisonne comme un humoriste! Je le trouve profiteur, car il y a un an, il n’était pas en politique et, en plus, il est trop imprégné encore de sa profession d’humoriste, laquelle il fait très bien d’ailleurs!

La porte de sortie

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La porte de sortie

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Il semble de plus en plus évident que le projet de tramway de Québec offre sur un plateau d’argent la porte de sortie qu’attendait la Coalition avenir Québec (CAQ) pour remplir sa promesse insensée du troisième lien.

Les propos de la vice-première ministre Geneviève Guilbault laissent pratiquement sous-entendre cette possibilité.

Trump, le croquemitaine

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Trump, le croquemitaine

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Le Soleil
Les discours entendus lors de la convention républicaine sont révélateurs de l’état de panique qui s’est emparé de Donald Trump et de sa… famille. À en croire le président, si les démocrates sont élus, les États-Unis deviendront communistes et le chaos s’installera.

Cela rappelle la campagne électorale de 1945 en Grande-Bretagne. Le conservateur Winston Churchill, alors au pouvoir, décida de jouer la carte du croquemitaine et suggéra qu’un gouvernement travailliste dirigé par Clement Attlee aurait recours à «une certaine forme de Gestapo» pour réaliser ses politiques socialistes. Mais les électeurs firent la part des choses et élurent majoritairement le Parti travailliste, qui rafla près de 50 % des voix.

Selon un sondage de l’université de Leeds, Attlee est considéré comme «le meilleur Premier ministre britannique» du XXe siècle après 1945. Peut-être en sera-t-il de même pour Joe Biden en ce siècle.

Sylvio Le Blanc, Montréal

Ces habitudes acquises en temps de pandémie

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Ces habitudes acquises en temps de pandémie

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Le Soleil
En revenant chez moi à pied l’autre jour, je me suis mis à formuler quelques réflexions sur ce que la pandémie, que nous vivons actuellement, pourrait nous apporter à long terme de positif.

Je sais bien que le mot «positif» ici peut sembler discordant, inapproprié, voire de mauvais ton. Voilà ce que je me suis dit d’ailleurs dans mon for intérieur tout en poursuivant ma marche en solitaire. La pandémie de la COVID-19 a tout de même fait jusqu’à présent plus de 800 000 morts à la grandeur du globe. Alors, comment évoquer le «positif» face à un tel portrait? Voilà aussi ce que je me suis dit tout bas en sifflotant un air de chanson de Barbara, par un soir magnifique du mois d’août.

Prenons seulement un dépanneur comme celui d’où je revenais, avec le lavage de mains à l’entrée, le port du masque obligatoire et tous les produits que nous y achetons avec leurs codes-barres et que nous devons maintenant présenter nous-mêmes au commis. Tout cela, veut veut pas, demeurera sans doute des gestes, des acquis que nous continuerons d’adopter dans le futur. Peut-être pas tous, mais bon. Et je suis presque assuré que les plexiglas qui nous séparent des commis dans les dépanneurs, les pharmacies ou les épiceries vont demeurer.

Et même si le lavage des mains cessait d’être obligatoire dans les lieux publics fermés, bon nombre d’entre nous traîneront sur eux de petits flacons de désinfectants à mains lorsqu’ils se déplaceront en ville.

Avant d’entrer dans les CHSLD et les hôpitaux, plusieurs enfileront encore leurs masques de protection.

Alors pourrait-on en déduire que certaines de nos habitudes acquises en temps de pandémie perdureront? Je serais porté à dire «très certainement»!

Yvan Giguère, Saguenay

Quel impact du télétravail sur le transport en commun?

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Quel impact du télétravail sur le transport en commun?

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Le Soleil
Le gouvernement du Québec vient d’annoncer que le télétravail sera la norme pour les fonctionnaires. Cela aura fort probablement un impact sur la circulation routière et l’achalandage des transports en commun tant à Québec qu’à Montréal.

Pourquoi, avec ce nouvel élément, exiger une mise à jour des études d’achalandage du projet de Québec pour confirmer sa subvention et ne pas faire de même pour les projets de prolongement du métro de Montréal?

Haro sur l’exploitation sexuelle des mineurs

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Haro sur l’exploitation sexuelle des mineurs

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Le Soleil
Le magnifique et pertinent travail qu’effectue la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs, dirigée par le député Ian Lafrenière avec une équipe de partenaires de différents partis dont la couleur politique est demeurée au vestiaire, mérite notre grande admiration.

Ces gens sont tous empreints et motivés par un humanisme sans limites et pur afin d’éradiquer ce fléau social! Cette commission, souhaitons-la définitivement efficace, ouvre une fenêtre sur un monde aussi réel que triste et désolant!

Mais que se passe-t-il dans la tête d’un client doté, supposément, d’une intelligence et de valeurs humaines pour exploiter et détruire la vie de jeunes filles ou garçons? Besoins et désirs effacent tout! Comment les scrupules des clients disparaissent-ils en une fraction de seconde pour devenir sciemment obsédés à travers une kyrielle de raisons? 

Pour sa part, le proxénète est un pauvre baudet, inhumain, maître manipulateur qui représente ce qu’il y a de plus minable et dégradant dans la société! Un termite social!

La Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs devra, je l’espère, prendre littéralement le taureau par les cornes pour diminuer en majeure partie l’exploitation ciblée des mineurs! Il sera alors primordial d’établir des mesures coercitives avec des ressources ambitieuses pour décourager toutes les possibilités de prostitution et de récidives. Je préfère de beaucoup la prévention à la répression! Les victimes ont droit à une vie heureuse et noble!

Michel Beaumont, Québec

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OUI AU RÉFÉRENDUM

Dans la lutte à deux à laquelle se sont livrés le Parti libéral et le Parti québécois (PQ) depuis le début du siècle, il m’a semblé sage que ce dernier ne s’engage pas à tenir un référendum une fois élu, parce que l’indépendance était au plus bas dans le cœur des Québécois et que de laisser les libéraux au pouvoir aurait notamment pour conséquence de fragiliser davantage notre seule langue officielle.

Mais depuis que la Coalition avenir Québec (CAQ) est au pouvoir, je constate qu’elle protège le fort (elle réclame du fédéral des pouvoirs supplémentaires, elle a réduit l’immigration, a amélioré la francisation, a adopté la loi sur la laïcité de l’État et elle veut renforcer la loi 101). Voilà pourquoi le PQ ne doit plus hésiter dorénavant à prôner ce pour quoi il existe essentiellement : l’indépendance du Québec. Je prédis que son score sera meilleur aux prochaines élections s’il promet la tenue d’un référendum. Mais s’il perd malgré tout, il y a fort à parier que la CAQ sera quand même là pour veiller au grain.

Comme le parti de François Legault joue en somme le rôle que joue le PQ depuis le dernier référendum, ce dernier doit maintenant reprendre la place qui était la sienne au temps des beaux jours de René Lévesque et de Jacques Parizeau.

Sylvio Le Blanc, Montréal

En mémoire d’une grande féministe québécoise

La Voix des Lecteurs

En mémoire d’une grande féministe québécoise

LA VOIX DES LECTEURS / Présidente de Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec), Diane Guilbault est décédée à son domicile, le 21 août 2020, à l’âge de 65 ans.

Merci, Mme Guilbault, d’avoir défendu avec autant de sensibilité et d’intelligence la dignité et les droits des femmes de toutes origines au Québec.

Tramway: jeter le bébé avec l’eau du bain

Carrefour des lecteurs

Tramway: jeter le bébé avec l’eau du bain

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Le Soleil
On disait autrefois que, lorsque toute la famille était passée dans le bain, l’eau était si sale que, si le bébé s’y trouvait, on risquait de le jeter avec l’eau.

C’est ce qui est en train de se produire avec le projet de tramway à Québec. Tous les spécialistes autoproclamés ont donné leur avis et ça tire dans toutes les directions. Le tout reste perfectible, mais si on en raccourcit les extrémités, on n’interceptera plus les utilisateurs éventuels des banlieues, par exemple. La côte d’Abraham est un goulot d’étranglement bien connu; si on ne construit pas le tramway, aménageons quand même un tunnel dédié aux autobus afin qu’ils cessent de se nuire entre eux. On ne peut pas rester sans rien faire.

Plusieurs projets importants nécessitent le support gouvernemental. Depuis le début de la pandémie, le premier ministre Legault a écouté et suivi les recommandations de la science dans un domaine où il n’y avait rien d’évident. J’attends la même rigueur de sa part dans le domaine des transports, soit faire en sorte de favoriser le transport collectif à Québec et, s’il tient à un troisième lien, le dédier au transport collectif plutôt qu’à l’auto. Sinon, il ne fera que pelleter par en avant les problèmes de congestion routière. Cette vision repose sur des faits tangibles et scientifiquement prouvés.

Raymond Martel, Québec

Déménagement du Salon de jeux, une décision responsable

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Déménagement du Salon de jeux, une décision responsable

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Le Soleil
Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) réalisera une de ses promesses phares des élections de 2018 qui l’ont porté au pouvoir en sortant le Salon de jeux du secteur de Vanier.

Je suis très satisfait de cette annonce, car la décision des libéraux de localiser le Salon de jeux dans un des quartiers les plus pauvres de la ville de Québec ne faisait pas l’affaire de tout le monde. Que dit la direction de la Santé publique de la Capitale-Nationale qui avait émis plusieurs réserves face à l’installation du Ludoplex à ExpoCité?

Rapiécer les oppositions 

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Rapiécer les oppositions 

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Le Soleil

Dans un contexte d’urgence, la démocratie véritable retrouve son équilibre dans l’exercice d’une opposition dynamique sachant exploiter avec pertinence et vision cet art de réfuter les actions du pouvoir, d’en souligner les failles et de les corriger. 

Un exercice rigoureux, éclairant, empreint de vigilance. Qu’en est-il sur le plan fédéral ? C’est l’hésitation, le silence ou la contestation d’usage au potentiel peu menaçant. Le Bloc gronde occasionnellement. Le NPD, profondément fragilisé, observe de loin. Les bleus en voie de remplacer Andrew Sheer sans panache attendent la venue d’un leader inspirant. Les Mackay. O’Toole, Lewis,S loan, des aspirants chefs peu outillés pour séduire le Québec avec sa spécificité ,sans cesse en attente d’un fédéralisme moins envahissant. On le sait, les conservateurs ( à l’exception de Mulroney et Harper) ont souvent manifesté distance et une certaine indifférence à l’égard de ce pays (encore province) dont le vote est incontournable pour accéder au pouvoir. La vraie opposition cohérente et musclée à Ottawa ce n’est pas pour demain!

Sur le plan provincial, la CAQ gouverne peu soucieuse des aboiements des oppositions faiblardes. Il y aura tentative de rapiéçage du PQ vivotant et chétif. Les Gaudreault, Bastien, St-Pierre Plamondon et Nantel réinventeront une recette tonifiante pour ressusciter le crédo péquiste agonisant après tant de stratégies stériles. L’humoriste Nantel manifeste presque une audace suicidaire en ne camouflant pas le vertige de l’indépendance. Et le peuple masqué, mesurant les distances observe sans grand intérêt ce PQ porteur d’un immense projet libérateur qui est encore au stade d’une belle rêverie!

Douglas Beauchamp, Québec