Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Carrefour des lecteurs

800 millions $ pour Uber : pur gaspillage

On essaie de nous faire croire qu’Uber a révolutionné l’industrie du taxi par l’offre faite aux consommateurs dorénavant et une supposée économie de partage qui qualifierait l’entreprise, propos repris même par des politiciens.


Posons-nous la question pourquoi Uber s’est vu exclure de nombreux pays et villes dans le monde et a parfois quitté de son propre chef parce que les règlements ne lui convenaient pas.

L’industrie du taxi aurait pu se moderniser à l’égal d’Uber sans que les contribuables ne déboursent un sou. On n’aurait pas mis en péril les chauffeurs et leurs familles. Les lois et règlements régissant l’industrie auraient pu être mis à jour sans les pénaliser.

Gaspillage éhonté d’argent public pour accueillir une multinationale…

Richard Gagné
Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

Opéra de Québec : merci Grégoire, bravo Jean-François

L’Opéra de Québec réalise un coup de maître avec l’arrivée de Jean-François Lapointe à titre de directeur artistique. La durée de la carrière professionnelle du baryton québécois — plus de trois décennies — est attribuable à son immense talent ainsi qu’à sa rigueur, son dévouement et sa passion pour l’art lyrique.

Jean-François Lapointe jouit d’une réputation sans faille et rayonne sur les grandes scènes du monde depuis 1989, ayant cumulé plus de 70 rôles. Il chantait tout récemment au Metropolitan Opera House de New York, faisant rayonner encore une fois l’art lyrique québécois.

Les magistrales réalisations de Grégoire Legendre à la barre de cette organisation depuis 25 ans, notamment le Festival d’opéra, nécessitaient une personne d’envergure internationale afin de poursuivre la destinée de l’Opéra de Québec. Merci Grégoire et bravo Jean-François.

Gaston Déry
C.M.

Carrefour des lecteurs

Perroquets du passé

Andrew Scheer l’a dit lui-même au débat à TVA : rien n’a changé entre l’ancien gouvernement Harper et le parti conservateur actuel.

Il l’a même répété au débat en anglais. On se souviendra des coupes massives dans les services publics, de l’interdiction des scientifiques de s’adresser aux médias. À Ottawa, on préparait des réponses au langage tellement bureaucratique que personne ne comprenait. Les coupes dans les services publics reprendront, ils voudront trouver l’argent pour leur Programme s’il en est un. La région de Québec doit s’en débarrasser en votant contre ces monuments de glace dont les paroles fondent au soleil une fois élus. Et n’allez pas trop vite pour dire qu’il y a trop de services publics, vous avez probablement eu à les utiliser un jour ou l’autre ou vous en aurez besoin.

Il est souvent facile de jouer avec le vocabulaire et de casser du sucre sur les partis plus environnementalistes et plus près des besoins du peuple, mais regardez les conservateurs en face et vous verrez le nuage sombre qui plane au-dessus de vos têtes et tout le poids de leur passage au gouvernement; ça pourrait revenir. Le 21 octobre, il faut sortir les conservateurs de notre grande région de Québec, ce sont des perroquets du passé.

Michel Plamondon
Québec

Carrefour des lecteurs

Merci, Hydro!

Je souhaite remercier les employés de terrain d’Hydro-Québec, ces hommes et femmes qui, beau temps mauvais temps, et le plus souvent par mauvais temps, bravent les conditions climatiques extrêmes pour nous rebrancher au réseau électrique.

J’ai été témoin de leur travail jeudi soir à la suite de la tempête de pluie et de vent qui a balayé le Québec. S’éclairant de lampes et de torches, à travers les arbres tombés, les branches cassées, les clôtures défaites et tout un fouillis de fils épars et non sans risques, ils se sont appliqués à dégager cet enchevêtrement pour nous rebrancher au réseau électrique dont nous sommes si dépendants. Je ne peux que saluer leur opiniâtreté, leur dévouement et les remercier de leurs interventions.

Richard Marcoux
Québec

Carrefour des lecteurs

Le bordel touristique

Place d’Armes, le 14 octobre, vers 9h. Sept autocars, derrière lesquels se trouvait une mer de touristes, dont de nombreux passagers du Meraviglia. Ajoutez à cela les groupes compacts de touristes asiatiques, les guides touristiques de l’extérieur, toujours et encore sans permis municipal, dont certains utilisent même des haut-parleurs afin de projeter leur voix par-dessus la cacophonie générale. Et, enfin, les amuseurs publics, qui essaient courageusement de tirer leur épingle du jeu. Bref, c’était le bordel! Pendant que les résidents du Vieux-Québec se tirent les cheveux, que certains touristes à la recherche de culture se demandent dans quelle galère ils se sont embarqués et que la Ville détourne les yeux plutôt que d’appliquer ses propres règlements, l’Office du tourisme rêve aux 15 000 passagers par jour (le Meraviglia n’en compte que 4500!) qui, selon les prédictions, pourraient parcourir sous peu les rues de notre site du Patrimoine mondial. La Ville est contente, les marchands se félicitent, MSC Croisières compte ses profits à venir et Québec perd son âme. Le syndrome de Venise, pas besoin de le chercher en Italie.

Marie Legroulx

Québec

+

UN BON RÈGLEMENT

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi 17 concernant le transport rémunéré des personnes par automobile. Le gouvernement a mis sur la table plus de 800 millions de dollars pour compenser la perte de permis, ce qui donne approximativement 100 000 $ par permis. De plus, la loi 17 déréglemente l’industrie en réduisant certaines charges fiscales, administratives et régularisera les activités d’Uber qui a tiré l’industrie vers le haut. Il était devenu évident que la société québécoise devait s’adapter à la modernisation mondiale de l’industrie du transport de personnes. Nonchalants de mandat en mandat, les différents gouvernements ont laissé se détériorer l’industrie du taxi. Ce n’est pas le gouvernement qui a transformé, surévalué, grossi artificiellement la valeur du permis de taxi et fait en sorte qu’il est géré comme un placement et un fond de pension.

Jocelyn Boily

Québec

Carrefour des lecteurs

François Legault, le Catalan!

François Legault se lance dans les relations internationales en dénonçant la sévérité du jugement de la Cour suprême espagnole à l’égard des leaders sécessionnistes catalans.

Bref, il intervient dans des affaires internes espagnoles. On peut en penser ce qu’on veut, encore faudra-t-il alors que le premier ministre se penche et se prononce aussi sur la question kurde, la question écossaise, les conflits interethniques au Yémen, en République centrafricaine, etc. Je ne crois évidemment pas que François Legault ira dans cette voie ni non plus son frère d’armes bloquiste. Mais je me demande bien comment ceux-ci réagiraient si le gouvernement américain appuyait le «non» dans un troisième référendum québécois sur la souveraineté? J’entends déjà les cris d’orfraie!

Michel Lebel, Entrelacs

Carrefour des lecteurs

Cannabis, déficits et mode de scrutin

Peu avant le déclenchement des élections, Le Soleil nous apprenait que le gouvernement Trudeau avait réalisé en tout ou en partie 92% des promesses faites pendant la campagne électorale de 2015.

On retient de ces promesses la légalisation du cannabis, l’absence de recherche d’un équilibre budgétaire au profit de déficits afin de stimuler l’économie et la réforme du mode de scrutin, monsieur Trudeau répétant à satiété que l’élection de 2015 était la dernière de format traditionnel. Au pouvoir, M. Trudeau a imposé sa vision dans la loi pour la légalisation du cannabis, en faisant fi des souhaits de certaines provinces, dont le Québec. On apprend que le crime organisé y trouve son profit, alors qu’il nous disait le contraire. Il a fait allégrement des déficits de plus en plus importants au prix d’un équilibre budgétaire remis aux calendes grecques. Dans les deux cas, on peut dire qu’il a dépassé les attentes, cela lui vaut de vives critiques, rendant précaire sa réélection. Il a renié la seule promesse qui aurait pu lui sauver son poste de premier ministre, la réforme du mode de scrutin, en proclamant «ex cathedra» que la population n’en voulait pas et en l’abandonnant en février 2017. Quel manque de jugement!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

Vive le vote par anticipation!

La tendance est claire, la période de votation est en mutation pour mieux s’harmoniser aux besoins des citoyens. La plage horaire pour le vote par anticipation offre maintenant quatre jours consécutifs. Cela s’avère, à la fois flexible et très populaire auprès des gens.

De ce fait, le bureau du Directeur général des élections (DGE) devrait placer le jour de l’élection consécutif aux quatre journées du vote par anticipation. Ainsi donc, les cinq jours de votation seraient tous placés dans la même semaine. Voilà une solution crédible! Après tout, s’adapter au progrès c’est voter pour le bon sens.

Michel Beaumont, Québec

Carrefour des lecteurs

Aide aux médias et indépendance

La décision du gouvernement Legault de venir en aide à la presse écrite donne l’impression à pas mal de monde qu’il obtient par cette occasion la bienveillance des journalistes.

Dans la perspective de rassurer vos lecteurs et lectrices assidus, nous en appelons à vous, journalistes, pour nous expliquer comment les médias secourus par le gouvernement peuvent exercer leur indépendance à son égard et continuer de se faire les porte-parole de la population à tout point de vue. D’ici-là, heureusement que certains journaux, comme Le Soleil nous offre cette opportunité d’émettre nos opinions favorisant du coup les débats démocratiques par le biais d¹une presse libre et financièrement stable, faut-il le dire.

Nicole Lévesque, Québec

Carrefour des lecteurs

Passer le message contraire à son propos

Denise Bombardier est tellement claire et limpide quand vient le temps de s’exprimer par écrit. Elle manie la langue de Molière avec tant d’habileté. 

C’est quand vient le temps d’exprimer sa pensée verbalement que les choses se gâtent.

Elle réussit, chaque fois qu’elle prend la parole, à braquer son auditoire, comme si elle éprouvait un malin plaisir à provoquer. Et pourtant, en écoutant attentivement son propos, je pouvais comprendre qu’elle s’inquiète pour la survie de la langue française au Canada.

Comment alors peut-elle réussir à fédérer les francophones hors Québec à la conspuer à ce point? 

J’imagine qu’à trop vouloir marquer son point, elle n’a pas compris qu’elle reniait à toutes fins pratiques le moindre succès aux efforts surhumains que ces communautés ont consacrés dans le passé et qu’elles poursuivent sans cesse afin de préserver leur langue et leur culture. 

Le tout dans un contexte où ils sont minoritaires dans leurs provinces respectives. 

Il me semble que ça tombe sous le sens, avec toutes les difficultés que nous avons même au Québec, alors que nous sommes pourtant majoritaires.

Ce qu’elle n’a pas compris, c’est que l’annonce de la défaite n’a rien de bon pour motiver les troupes. 

Un minimum d’empathie serait peut-être plus utile et efficace. Ce n’est certainement pas en prenant de haut le français parlé par ces survivants de notre culture, comme si elle était membre de l’Académie de la langue française, qu’elle va y arriver.

André Verville

Lévis

Carrefour des lecteurs

Qui a gagné le débat ? Patrice Roy

Je crois que Patrice Roy est le grand gagnant nonobstant les performances des chefs de partis, et ce, pour les raisons suivantes.

Il a bien établi au départ les règles du jeu. Il a mené les opérations de main de maître. Il a vite mis fin à une naissante cacophonie. Il a bien présenté et remercié les personnes de différents milieux qui ont posé une question spécifique ainsi que les participants et la participante. Il serait difficile de lui trouver une faille durant l’événement et ce n’est certes pas pour rien qu’on l’a choisi comme animateur principal. Bravo M. Roy pour votre performance.

Maurice Bernard
Québec

Carrefour des lecteurs

Débat : le Québec sait faire

Un débat des chefs en français très réussi en comparaison avec celui en langue anglaise. Bravo aux concepteurs, aux techniciens, aux journalistes avec leurs questions pertinentes et incisives, parlant d’égal à égal avec les chefs politiques.

Chapeau à Patrice Roy, animateur-modérateur hautement préparé comme un chef d’orchestre. Questions directes, initiatives heureuses et sans détour lors des interventions des chefs, dans le respect du temps dévolu à chacun. Un exemple à suivre!

Richard Gagné
Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

Le Phare reporté ? Pas surpris !

Je ne suis pas surpris du tout que le projet du phare à Québec soit reporté. Nous ne sommes pas à Dubaï avec des projets démesurés comme cela. Tout est plus grand que nature ici.

L’aéroport avec les compagnies aériennes qui nous désertent. Le Centre Vidéotron pour du hockey junior. Un tramway pour remplacer le Métrobus qui sera sous-utilisé en dehors des heures de pointe. Et que dire du troisième lien. Y avez-vous pensé un tunnel à 4 milliards$ pour que les gens de Beaumont aillent aux fraises à l’île d’Orléans ? Savez-vous qu’avec notre déficit provincial chaque nouveau-né a une dette de 68 000$ en se pointant le bout du nez ? Pauvre lui. Vivons donc selon notre capacité de payer et non d’emprunter.

Guy Sirois
Québec

Carrefour des lecteurs

Personnes inaptes et vote

Ma femme réside dans un CHSLD depuis mars 2018. C’est sa nouvelle adresse. Mon épouse a été déclarée inapte par une décision de la Cour Supérieure du Québec le 18 septembre 2018 et j’ai été désigné comme mandataire. Elle vient de recevoir à son ancienne adresse sa carte d’électeur et à son CHSLD, elle apparaissait aussi comme possible électrice.

Comment se fait-il qu’après une décision de la Cour Supérieure, il n’y ait pas eu maillage avec les différents directeurs d’élection des trois niveaux de gouvernement (fédéral, provincial et municipal) pour enlever les noms des personnes inaptes à voter? À quoi ça sert l’informatique? «Ben, je savais pas.»

AU CHSLD, j’ai réussi à la faire rayer avant qu’elle ne soit inscrite. Dans son comté, j’ai dû me déplacer et j’ai pu la faire rayer en disant qu’elle n’habitait plus à son ancienne adresse et j’ai dû écrire à Élection Canada à Gatineau pour les aviser, et ce au moyen d’un formulaire qui n’est pas adapté du tout.

Je comprends que les chances que quelqu’un vote à sa place sont infimes en raison des identifications qu’on doit fournir, mais mon point est que les statistiques sont faussées si on sait que depuis des années, à aucun niveau, rien n’a été fait pour enlever ces personnes inaptes des listes électorales. On peut donc extrapoler en parlant de milliers, à moins que ce ne soit qu’au Québec?

Ce qui me choque, c’est de savoir que jamais personne n’est puni ou déplacé pour ses erreurs ou tout simplement parce qu’il est nono.

Richard Miller

Québec

+

LA LANGUE DE JOLIN-BARRETTE

Lors de la période de questions du 8 octobre courant, le ministre Simon Jolin-Barrette, dans la même intervention, y est allé des erreurs suivantes dans son utilisation de la langue française : «les actions entrepris», «de ce qu’on a besoin» et d’un «je suis allé» sans effectuer la liaison d’usage. Je lui dis un «Bonjour-Hi»! Comment ose-t-il donner des leçons?

Antoine Lacoursière

Saint-Raymond

Carrefour des lecteurs

La langue des excuses aux Premières Nations

À la suite de la publication du rapport Viens, il était opportun que le premier ministre présente les excuses de l’État québécois aux Premières Nations et aux Inuits en français, la langue nationale et d’usage que tous les Québécois non autochtones comprennent ou sont tenus de comprendre.

Il aurait été cependant de bon aloi que M. Legault ou un autre représentant de l’État présente ces excuses en quelques mots dans les langues des membres des divers peuples autochtones du Québec.

Les exprimer en anglais comme l’ont recommandé certains chefs semble plutôt rappeler l’assujettissement de ces peuples, la langue anglaise comme la langue française étant pour eux des langues empruntées et imposées.

Benoît Bouffard

Lévis

+

NE SOYONS PAS MASOCHISTES!

De grâce, citoyens et citoyennes du Québec, ne soyons pas masochistes. Soixante-dix pour cent (70 %) des Québécois, par leur Assemblée nationale, ont adopté la loi 21 et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, veut ouvertement la contester. «Le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement», disait Robert Bourassa. Montrons-lui clairement notre désapprobation par la seule façon qu’il comprendra. Québécois et Québécoises, debout! Soyons fiers de ce que nous avons décidé collectivement! 

Jacques Béland

Président émérite du Prix du mérite canadien «jeunesse-éducation»

+

POUR LE CLIMAT, VRAIMENT?

Les manifestants qui ont bloqué le pont Jacques-Cartier mardi ont trouvé une façon bien originale de réduire la pollution atmosphérique et de promouvoir la qualité de l’air : forcer des milliers d’automobilistes à demeurer immobilisés pendant des heures au même endroit, pendant que leurs moteurs tournaient. À chacun sa méthode.

Michel Leclerc

Québec

Carrefour des lecteurs

Oui à la réduction de la vitesse

Je suis 100 % d’accord avec la réduction de la vitesse dans les rues de Québec.

Est-ce que ce serait possible de fonctionner comme sur la base militaire de Valcartier? Lorsque la limite est à 50 km/h et que je roule à 51, j’ai un constat d’infraction. Fini de tolérer 60. Comme sur la 20, la limite est 100 km/h et on tolère 120. Aussi pourquoi des annonces de zones de radar sur un kilomètre? Au contraire, multiplions l’achat de radars mobiles et promenons-les sur tout le territoire de la ville de Québec. Si ça ne suffit pas, faisons travailler nos policiers à commission sur les constats qu’ils émettent. Pourquoi pas? Lorsque le portefeuille est touché, tout le monde fait attention, même les riches.

Guy Sirois, Québec

Carrefour des lecteurs

Chefs de parti, revenez sur Terre

Dans sa foulée de promesses électorales, le chef du parti conservateur, Andrew Scheer, semble nous faire croire que d’annuler la TPS sur nos factures d’Hydro-Québec aura un impact majeur sur notre situation financière familiale. Bien non.

En fait, que représente 5 % de TPS sur une facture annuelle d’électricité de l’ordre de 1500 $? Eh oui : 75 $. Il en coûte plus que ça pour faire un plein d’essence dans une fourgonnette familiale. Le peuple demande aux partis politiques de démontrer qu’ils sont plus à l’écoute de leurs citoyens et font l’effort de leur répondre sur des sujets tels l’environnement, la famille, la précarité d’emploi, le développement d’infrastructures, l’éducation, etc., au lieu de se lancer des insultes qui ne nous accrochent pas du tout parce que tel ou tel parti a fait ceci ou cela et que c’est de leur faute. Posons-nous la question à savoir pourquoi le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a tellement bien performé au débat de la semaine dernière. Possiblement qu’il parlait de ce qui préoccupait fondamentalement les Québécois.

Aux chefs de parti, s’il vous plaît, revenez à la réalité et faites que la politique intéresse vraiment les gens. De grâce, revenez sur Terre.

Gérald Grenon, Saint-Georges de Clarenceville

Carrefour des lecteurs

La destitution, cadeau à Trump

Ça y est! En désespoir de cause, le parti démocrate a finalement enclenché la procédure de destitution présidentielle. Cette démarche risque davantage de nourrir la bête que de l’affaiblir.

Menacer «M. Trump» de lui retirer le droit de présider le pays où il a été démocratiquement élu sera sans doute l’ultime consécration pour ce personnage narcissique. Cela lui permettra de mobiliser toute l’attention médiatique sur sa personne et de dénoncer, à juste titre, l’acharnement des démocrates à son égard. Il peut maintenant tweeter toute son indignation pour l’injustice et la persécution dont il est victime et refuser de reconnaître la légitimité de toute décision rendue à son encontre. Le parti démocrate lui fournit l’occasion rêvée de s’élever au-dessus de la justice des hommes et de s’en remettre désormais à la justice divine pour juger de ses actes, et encore. Destituer ce président narcissique, c’est flatter son ego.

Martin Bouchard, Québec

Carrefour des lecteurs

Protéger notre milieu

Dans le carrefour des lecteurs du Soleil du 1er octobre, Rémi Beaudoin nous rappelle qu’un visionnaire est aussi celui qui se soucie de la conservation du milieu naturel, de la conservation des terres agricoles, de l’environnement, du contrôle des gaz à effet de serre, de la préservation de la faune, de la flore.

J’ajoute qu’un visionnaire limité au développement immobilier, à la construction, à l’investissement est un visionnaire de l’agencement du bloc de béton et de la rentabilité de ses investissements. Voyons un peu ce qui se passe ailleurs, en Belgique par exemple, plus particulièrement à Bruxelles. On y apprécie les espaces naturels, les réserves forestières, les parcs publics sont légion, une trentaine peut-être, tous plus attrayants les uns que les autres. À Bruxelles, on estime à 3000 hectares la superficie aménagée en espaces naturels. Nous avons besoin de bâtiments pour répondre aux besoins de l’homme, mais nous avons aussi besoin «d’un lieu de rencontre pour les citoyens à la recherche d’espaces verts, de soleil et d’air pur» (Rémi Beaudoin). Monsieur Dallaire, soyez notre visionnaire! Le domaine des Sœurs de la Charité de Québec se prête tellement bien à ce projet.

Yvon Dubuc, Québec

Carrefour des lecteurs

L’ambiguïté des Québécois

À l’automne 2018, le gouvernement québécois de la CAQ votait la loi 21 interdisant le port des signes religieux aux personnes en position d’autorité.

Environ 70 % des Québécois appuient cette loi. On sait que le Canada est en pleine campagne électorale présentement. Devant les positions ambiguës des différents chefs de parti, un seul a avoué clairement que s’il était élu, il allait étudier la possibilité de contester cette loi québécoise. Qui ?

Justin Trudeau. Par cette possibilité, il veut montrer au reste du Canada qu’il peut selon ses «humeurs» venir mettre son nez dans les lois du Québec et mâter ce petit peuple.

D’où l’ambiguïté: les Québécois sont prêts à donner une majorité de députés au Parti libéral le 21 octobre. Sommes-nous ambigus et tout simplement illogiques ?

Charles Paquet
Cap-Santé

Carrefour des lecteurs

American First ou Québec d’abord ?

Vente d’électricité aux États-Unis : «Attention».

Avec l’aigle comme emblème, les États-Unis s’imposent partout avec l’American First de Trump. Voilà le danger que Frnaçois Legault court en s’offrant pieds et mains liés avec nos surplus d’électricité ! Nos surplus pourraient nous amener à une plus grande souveraineté alimentaire en soutenant et en favorisant la culture en serre à moindre coût pour nos producteurs ou encore à électrifier la flotte d’autobus scolaires, les autobus de ville et tous les véhicules de différents ministères et organismes publics. Nos surplus fondraient vite.

S’il advenait une sécheresse et que nos réservoirs d’Hydro-Québec atteignaient une baisse dangereuse, que ferions-nous si nous ne pouvions pas fournir toute l’électricité promise aux USA ? C’est alors que l’American First prendrait toute sa force et nous, Québécois, nous gèlerions dans le noir ! C’est une phrase qui a déjà été prononcée lors d’une crise énergétique. Alors, attention à ce qui reste à faire avant d’aller se lier ailleurs à trois sous le kilowattheure.

Monsieur Legault, de grâce, soyez prudent !

Réjean Lévesque
Lévis

Carrefour des lecteurs

Après les cônes orange, les sacs orange ?

Lettre au maire Labeaume

Quel plaisir de vous voir marcher pour le climat vendredi dernier. Je me suis dit que ce message ne tomberait pas dans l’oreille d’un sourd.

«Les feuilles mortes se ramassent à la pelle», écrivait Prévert. Ça, c’était avant les souffleurs électriques ou à essence qui polluent par le bruit, mais enfin mon propos ne concerne par leur ramassage inutile par des esprits chagrins qui voient sans doute dans une feuille morte une tache inacceptable sur leur tapis vert et stérile avachi devant leur maison.

Mon propos concerne leur ensachage dans des centaines de milliers de sacs orange et parfois transparents(je le concède), ces sacs qui sont ensuite recueillis par les camions de la ville. La Ville donne donc son aval à cette pratique et mieux encore. Elle participe à cette bêtise qui a des conséquences sur l’environnement. Des centaines de milliers de sacs, peut-être devrais-je dire des millions à l’échelle de la province.

C’est inimaginable pour moi, mais j’imagine que ça l’est tout aussi pour vous puisque vous avez marché pour le climat... et que notre ville abandonnera cette pratique dès cet automne.

C’est magnifique l’automne, pourquoi? À cause des couleurs. Où ça les couleurs ? Dans les feuilles mortes.

Merci M. Labeaume, je n’en attendais pas moins de vous.

François Fortier
Québec

Carrefour des lecteurs

La balance du pouvoir au Bloc ?

À vingt jours du scrutin fédéral, un nouveau sondage Léger mené pour la Presse canadienne note que les intentions de vote au Canada sont restées les mêmes, avec les libéraux et les conservateurs au coude à coude (34 %). Par ailleurs, au Québec, le Bloc québécois est désormais à 21 % des intentions de vote, derrière les libéraux (34 %) et les conservateurs (25 %), mais devant les néodémocrates (10 %).

Au même moment, un sondage Mainstreet sur les intentions de vote fédéral dans la Belle Province accorde 37 % pour la formation de Justin Trudeau contre 22 % pour le Bloc tandis que le Parti conservateur suit à 18 % et le Nouveau Parti démocratique à 10 %.

De tels résultats permettent de croire que le Bloc est en bonne position pour aller chercher de 16 à 18 sièges, un résultat qui ne lui conférerait probablement pas la balance du pouvoir, mais s’il arrive à monter jusqu’à 25 %, alors la balance du pouvoir serait à sa portée.

Lors du débat présenté sur le réseau TVA le 2 octobre, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a démontré, à mon avis, un aplomb et une maîtrise de ses dossiers qui permettent de croire que le Bloc est en route pour obtenir la balance du pouvoir.

Henri Marineau
Québec

Carrefour des lecteurs

La présence du Bloc comme vecteur d’idées

Je suis extrêmement ravi que le Bloc québécois puisse présenter un budget et compter sur la présence d’éventuels députés souverainistes qui siégeront au parlement canadien pour défendre les couleurs de leurs idées. C’est la preuve que la fédération canadienne est une grande démocratie. La présence du Bloc est l’assurance que les souverainistes peuvent collaborer et faire grandir cette grande fédération. Si un jour l’Alberta (ou une autre province) voyait naître un parti régionaliste de ce type, ce serait moins inquiétant pour l’avenir du pays puisque les électeurs peuvent constater que l’expression des valeurs québécoises à Ottawa ne menace en rien l’équilibre de la fédération, au contraire elle en solidifie la structure en donnant à chacune des régions du pays le privilège de s’exprimer. Un peu comme le font les maires des villes à l’endroit du pouvoir provincial. Plus les idées circulent, plus le pays en sort grandi! Merci M. Blanchet, vous êtes (pour le moment) un grand Canadien!

Robert Bouchard

Forestville

+

JUSTIN PAYE, JUSTIN POLLUE 

Avec une mauvaise compréhension du fonctionnement des crédits carbone, Justin Trudeau disait au débat des chefs mercredi que le Parti libéral payait les crédits carbone pour leurs deux avions de campagne et leurs véhicules comme lors de l’élection de 2015. S’il avait compris que les crédits carbone sont là pour encourager de moins polluer, cette année, pour sa campagne, il aurait dû faire l’effort de n’utiliser qu’un avion et de diminuer de moitié ses autres véhicules. Il aurait pollué moins et payé moins. Pas beaucoup mieux que les conservateurs d’Andrew Scheer qui ne payent rien!

Richard Gagné

Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

Balance du pouvoir

Le 21 octobre prochain, les Canadiens éliront un gouvernement pour les quatre prochaines années. Les derniers sondages nous montrent que les deux principaux partis sont à égalité dans l’ensemble du Canada.

Malgré une campagne qui tire sur le vert environnemental, il semble que les Canadiens auront le choix de voter pour les libéraux de Justin Trudeau qui ont acheté un pipeline de quatre milliards de dollars ou les conservateurs avec Andrew Scheer qui promettent la construction de pipelines d’ouest en est.

Quel est le troisième parti qui pourrait détenir la balance du pouvoir? Il nous reste le NPD avec son chef Jagmeet Singh, le Parti vert avec Elizabeth May ou le Bloc québécois avec Yves-François Blanchet.

Étant donné que le Parti québécois est sous respiration artificielle, ça nous prend un parti capable de se présenter à Ottawa pour défendre adéquatement les dossiers du Québec. Doit-on donner un mandat clair au Bloc québécois afin de continuer à défendre et à sauvegarder les intérêts du Québec face à ces partis politique de l’Ouest canadien?

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Justement, Montréal est un bon exemple… à ne pas suivre

Ça fait quelques fois que je lis, dans Le Soleil, des opinions de lecteurs en faveur du troisième lien. Souvent, elles expriment l’iniquité entre les infrastructures de Montréal, surtout en terme du nombre de ponts, et Québec.

Pourtant, malgré les nombreux ponts de Montréal, la congestion y est épouvantable! Et dispendieuse (2-3 milliards de dollars par année)! Preuve, s’il en est une, que plus on fait de ponts pour relier deux rives, plus le «traffic» augmente. Et c’est confirmé par la science; la lune de miel due au nouveau lien ne dure pas. Est-ce cet exemple contre-productif qu’on veut suivre? À moins d’en tirer des gains politiques, poser la question c’est y répondre.

Lucie Bergeron, Québec

Carrefour des lecteurs

Pour le scrutin à deux tours

En réaction au Point de vue «Un mode de scrutin proportionnel pour ligoter le gouvernement» de Donald Charette paru le 24 septembre

Je suis entièrement d’accord avec l’opinion de M. Charette sur les conséquences d’un vote proportionnel. En premier lieu, il m’est impossible d’accepter comme député une personne qui n’aura pas été choisie par une assemblée de nomination d’un parti. Agir comme le proposent les promoteurs du mode proportionnel risque de voir un parti désigner une personne que la grande majorité ne veut pas voir siéger au parlement. Deuxièmement, les promoteurs du mode de scrutin proportionnel se plaignent de voir un candidat à l’élection être élu avec 35 % des suffrages. Pour éviter ce problème, il me semble que le mode de scrutin à deux tours, comme en France, pourrait régler le tout. Au deuxième tour, seuls le premier et le second candidats ayant reçu le plus de votes se retrouveraient sur les bulletins de vote.

Daniel Lessard, Saint-Georges

Carrefour des lecteurs

Des vendredis pour la Terre

À la première grande marche pour la planète, vendredi, j’étais là. On est devenu surhumain, on se doit d’investir dans la paix, dans le partage et le pardon.

Michelle Blanc, la personnalité publique, disait sur Twitter souhaiter utiliser son vendredi après-midi pour prendre des initiatives ouvertes à l’environnement. C’est exactement dans l’esprit de cette marche. Nos vendredis doivent devenir des périodes de temps disponibles à la réflexion, à chercher des solutions, à agir et à en discuter.

Quant aux nouvelles technologies et à la science, elles pourront faire partie des nouvelles solutions pour la planète pour autant qu’on conserve un contrôle dessus. Car, qu’on l’ait voulu ou pas, qu’on l’ait ou non souhaité, la Terre est maintenant devenue un extraordinaire village. Puissions-nous mettre au monde, et former, une génération de vrais leaders qui sauront donner un sens à notre désarroi actuel.

Paul Pelletier, Québec

Carrefour des lecteurs

M. Dallaire, soyez visionnaire!

Après le départ de l’armée britannique en 1871, Lord Dufferin a utilisé son pouvoir pour sauver d’une destruction certaine les fortifications de Québec. Lord Dufferin était un visionnaire, c’est à ce titre que l’on se souvient de lui.

Peut-on imaginer notre ville sans les fortifications? M. Michel Dallaire, brillant homme d’affaires de Québec, pourrait être aussi un visionnaire en empêchant la disparition des incomparables terres agricoles que possédaient les Sœurs de la Charité de Québec, qui lui appartiennent maintenant. Rêvons à ce que pourrait être cette aire naturelle dans 50 ans! Le plus grand terrain du Québec affecté à l’agriculture urbaine? Un lieu de rencontres pour les citoyens à la recherche d’espaces verts, de soleil et d’air pur? Un aménagement paysager unique? Un milieu de vie et un refuge pour la flore et la faune? En 2069, les espaces verts aussi imposants en pleine ville seront rares. Québec en aura un. On dira de Michel Dallaire qu’il était un visionnaire, c’est à ce titre qu’on se souviendra de lui.

Rémi Beaudoin, Québec

Carrefour des lecteurs

L’environnement, la religion de demain

Il n’y a pas si longtemps, dans les années 1940 et 1950, la religion était présente dans tout. Le curé de la paroisse bénissait chaque nouvelle construction, confessait, mariait et baptisait tout en jetant un oeil sur la politique pour les bonnes mœurs. L’évêque parlait avec les ministres et les industriels pour les guider. Les églises étaient bondées.

Si vous croyez que la jeune génération, par ses agissements, est différente de la précédente, détrompez-vous! Les vertus se modernisent. Leur religion maintenant est l’environnement et les sermons proviennent des politiciens. Pour les nouvelles et potins, le perron d’église a été remplacé par les réseaux sociaux. Cette nouvelle cohorte qui prend le bâton du pèlerin et qui prêche la bonne nouvelle d’une planète plus bleue, par des gestes verts, rougira d’honneur d’un succès salué par leurs pairs. Vive la religion de demain!

Michel Beaumont, Québec