Carambolages, carambolages

POINT DE VUE / Depuis quelques années, on assiste à plusieurs carambolages monstres, des centaines de véhicules, à différents endroits du Québec. Il est assez étonnant de constater ces grands nombres de véhicules entrant en collision, hiver comme été. 

Nous avons certes un climat assez difficile, particulièrement en hiver. Est-ce un fait nouveau, inconnu de tous? Autrefois, il y avait certainement des accidents, mais n’impliquant pas un aussi grand nombre de véhicules.

Comment expliquer tous ces carambolages alors? Il faut d’abord regarder la fâcheuse habitude de vouloir circuler toujours à la même vitesse, peu importe les conditions de visibilité, été comme hiver. Il y a surtout la mauvaise habitude de suivre de trop près le véhicule qui nous précède.

Le temps de réaction normal d’un être humain, lorsqu’il perçoit un danger, est d’une seconde. C’est le temps requis avant que la personne pose un geste quelconque.

Il est recommandé, par condition de température idéale, de garder une distance minimale de deux à six secondes selon de type de véhicule. Cette distance devrait augmenter par condition un peu moins idéale.

Comment expliquer alors le comportement des gens qui gardent une longueur de capot entre leur véhicule et celui qui le précède, peu importe les conditions?

Comment expliquer que malgré le vent, la poudrerie, le brouillard et autres conditions affectant la visibilité on persiste à garder la même vitesse voire même l’augmenter?

Comment faire pour améliorer cette situation déplorable? Il y a certes une réflexion collective à faire.

Ne comptons toutefois pas sur nos élus et nos instances publiques pour y réfléchir; c’est peine perdue.