Bla-bla en santé mentale

Dans la capitale nationale, les patients qui requièrent des soins en santé mentale ne reçoivent pas les soins adéquats dont ils ont un urgent besoin. On ferme les lits psychiatriques dans les hôpitaux généraux. Les psychiatres, qui sont en quantité insuffisante et qui sont complètement débordés, dénoncent régulièrement la situation, mais on ne les écoute pas. Certains patients ne sont même pas suivis par un médecin de médecine générale. On en est rendus à refiler leur cas à des infirmières ou autres intervenants certes pleins de bonne volonté, mais dont la formation n’est malheureusement pas à la hauteur de la complexité des soins requis. La ministre de la Santé Danielle McCann se dit «préoccupée». Moi je suis profondément scandalisé de l’absence de mesures de redressement nécessaires. J’en ai assez des belles paroles vides de sens des politiciens. Elles ne me convainquent plus. Malheureusement, les patients démunis, désorganisés et suicidaires ne manifestent pas, ils souffrent en silence et parfois ils meurent.

Serge Parent, père d’un enfant suicidé, Québec