Bilingue pour être chef de parti?

Le député Sébastien Proulx ne devrait jamais croire que sa maîtrise limitée de l’anglais puisse lui nuire dans sa course à la chefferie du parti libéral.

Comme la langue officielle et d’usage du Québec est le français, la connaissance de l’anglais ne doit pas être une condition pour postuler à quelque poste de représentant de la population québécoise. Tout comme la connaissance de la langue française n’en est pas une pour représenter les citoyens des autres provinces.

Les Néo-Brunswickois ont bien élu sans vergogne un unilingue anglophone anti-bilinguisme au poste de premier ministre de cette seule province officiellement bilingue du Canada. Les Ontariens ont également élu un unilingue anglophone comme premier ministre de cette province comptant d’importantes communautés francophones. Il est heureux que de nombreux citoyens maîtrisent plus d’une langue, tel le nouveau premier ministre bilingue de l’Alberta. Mais n’acceptons jamais que la maîtrise de l’anglais soit une condition pour accéder à un poste de chef de parti au Québec. 

Benoît Bouffard, Lévis