Bernard Landry, «l’honnête homme»

Lors d’une émission spéciale de 24/60 portant sur diverses réactions ayant trait au décès de Bernard Landry sur les ondes de RDI, l’une d’elles a particulièrement attiré mon attention, compte tenu de la référence à «l’honnête homme» du XVIIe siècle évoquée par un ami de longue date de M. Landry.

Afin de faire remonter à ma mémoire le souvenir de la notion d’«honnête homme» qu’il m’était arrivé de survoler durant mes cours de littérature, j’ai fait une petite recherche qui m’a conduit à certaines caractéristiques attribuées à un tel personnage au XVIIe siècle. L’honnête homme projette un idéal de conduite fondé sur la modération, la simplicité et le respect des autres… Il obéit aux valeurs sociales, morales et intellectuelles de son temps… Il fait preuve de nombreuses qualités qui montrent son goût de l’échange humain… Il a une bonne culture générale qu’il n’étale jamais fièrement, il sait montrer qu’il est cultivé quand il le faut. Il fait preuve d’une grande réflexion alliée à un usage parfait de la raison.

Quoique Bernard Landry possédât certes ces qualités, on doit convenir qu’elles ne font pas référence à toutes celles que les invités d’Anne-Marie Dussault ont évoquées sur le plateau de 24/60, notamment son intégrité et sa générosité, des qualités qu’on pourrait, en passant, fort bien attribuer à «l’honnête homme» du XXIe siècle!

Henri Marineau
Québec

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Le sens du devoir

Une autre figure marquante de la scène politique du Québec des cinquante dernières années est décédée. L’ex-premier ministre du Québec du Parti Québécois Bernard Landry nous a quittés à l’âge de 81 ans sans avoir réalisé son rêve de voir son pays, le Québec, siéger aux Nations-Unies où les grandes décisions se prennent.

À ce dont je me souvienne, l’une de ses grandes réalisations fut le traité signé avec les cris de la baie James en 2002. La Paix des braves a amorcé la réconciliation entre le Québec et les Premières Nations. Ce fut l’ère d’une nouvelle relation avec les autochtones du Québec.

Tout le monde sans exception salue sa contribution économique et son apport à l’édification d’un Québec moderne. Dans les années 1980, le ministre d’État au Développement économique du temps Bernard Landry présentait son document Bâtir le Québec dans lequel l’État devait être la pierre angulaire du développement économique. C’est de là que sont parties les grappes industrielles.

Les jeunes développeurs informatiques qui gagnent aujourd’hui un bon salaire le doivent également à son acharnement à développer le multimédia.
Au revoir et merci Monsieur Landry et je me souviendrai toujours de votre phrase célèbre que vous considériez le parti avant les hommes, et la patrie avant le parti.

Jocelyn Boily
Québec