Le pdg de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Jean-Louis Roy

BAnQ: un souhait partagé

En réponse à la lettre ouverte «BAnQ : une main tendue de la part des professionnels» publiée le 17 août

Chers(es) collègues,

Je vous remercie pour votre correspondance du 17 courant concernant la négociation en cours. Sachez que je partage en tout point l’appréciation de la contribution des professionnels de notre maison qui y est développée. Sachez que j’entends aussi l’inquiétude qui s’y exprime. Nous avons en partage l’intérêt de conserver nos collègues et de leur offrir les meilleures conditions au sein de notre institution.

Votre affirmation voulant que les négociations stagnent depuis maintenant plus de trois ans appelle deux commentaires de ma part. Cette durée est d’abord celle de la négociation nationale avant d’être la nôtre. Vous conviendrez qu’il était impossible de compléter notre négociation avant même qu’une entente sur la rémunération soit intervenue entre le gouvernement du Québec et le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement. Or, cette entente a été entérinée le 8 juin dernier. Durant cette longue période d’attente, nos équipes de négociation ne sont pas restées inactives. Elles ont paraphé la majorité des articles de la convention. Je comprends néanmoins que ces trois années puissent vous paraître longues. Elles le sont en effet aussi de mon point de vue.

Concernant les valorisations salariales, je partage en tout point votre revendication voulant qu’elles soient à parité avec celles obtenues par vos collègues professionnels de la fonction publique. C’est le mandat que j’ai explicitement donné à notre équipe de négociation, et c’est pour atteindre cet objectif de parité qu’elle collabore présentement avec le Conseil du Trésor. S’agissant des mesures liées à la conciliation travail-famille, je crois que nous avons déjà fait de réelles avancées, notamment concernant la flexibilité des horaires de travail. Dans la présente négociation, nous irons aussi loin qu’il est possible afin d’améliorer les conditions de travail de nos professionnels.

Je souhaite comme vous que nous puissions arriver rapidement à une entente signée qui soit satisfaisante pour les deux parties. Qu’on se comprenne : il n’y a pas de désaccord ici touchant à la valeur du travail de nos professionnels. Celle-ci est pleinement reconnue de part et d’autre. Il nous faut cependant aussi reconnaitre l’existence de paramètres qui échappent à notre contrôle et qui découlent de notre appartenance au secteur public. Je vous remercie de me tendre la main et d’évoquer «un nouveau dialogue pour le plus grand bénéfice de notre grande institution et de tous ses publics». Je fais mien votre vœu et vos mots.

Jean-Louis Roy, président-directeur général, Bibliothèque et Archives nationales du Québec