Alain Guilbert a été rédacteur en chef du «Soleil» de 1984 à 1987.

Alain Guilbert: une passion pour l’information

Nous publions aujourd’hui dans nos pages l’avis de décès de M. Alain Serge Guilbert. Alain, comme tout le monde l’appelait, a été mon rédacteur en chef au Soleil dans les années 80. Il était devenu depuis longtemps un ami que j’avais toujours grand plaisir à retrouver.

Son décès survenu à la suite de la crise cardiaque qui l’a foudroyé il y a quelques jours laisse dans le deuil sa femme Céline, ses enfants et petits-enfants, mais également toute la grande famille de l’information au sein de laquelle il a œuvré pendant plusieurs années.

Alain était un vrai passionné d’information. Il a œuvré dans le monde des médias au cours de sa belle et fructueuse carrière, et notamment dans plusieurs quotidiens aujourd’hui regroupés dans le giron de Groupe Capitales Médias. Il a particulièrement laissé sa marque à La Tribune dont il a dirigé la salle de rédaction pendant quelques années, avant d’être invité à devenir rédacteur en chef du Soleil, puis président et éditeur du quotidien La Voix de l’Est.

Il aurait aimé diriger les destinées du Droit à une certaine étape de sa vie professionnelle, m’avait-il confié. C’était d’ailleurs un des nombreux journaux qu’il lisait chaque matin, lui qui s’était installé à Ottawa il y a un bon moment.

Alain avait l’esprit critique fort bien développé. À chacun de nos lunchs, une partie de la conversation portait invariablement sur ce qu’il avait lu et qui ne lui apparaissait pas à la hauteur d’un journalisme de qualité. En même temps, il s’inquiétait de l’avenir des journaux qu’il affectionnait et qui lui apparaissaient si essentiels pour comprendre le monde et pour protéger les intérêts de ses concitoyens.

Doté d’une forte personnalité, Alain était un solide gaillard au sourire engageant. Il aimait la vie, il aimait rire et savait se faire apprécier. Leader naturel, il avait néanmoins la poigne solide et n’avait aucun problème à partager ses vues à son équipe.

Tous ceux qui l’aimaient se consolent de son départ aussi soudain que cruel à l’idée que c’est survenu lors d’une expédition de pêche, une activité qu’il adorait, entouré de quelques amis proches.

Pour ma part, je me félicite d’avoir eu le privilège de son indéfectible amitié, de son soutien professionnel continu et de son humour à nul autre pareil.

Pierre-Paul Noreau, Président et éditeur Le Droit