La pédagogie et la pandémie

Carrefour des lecteurs

La pédagogie et la pandémie

La pédagogie en temps normal ou extraordinaire n’est jamais claire.

Dans un contexte de post-pandémie, elle devient évasive se traduisant par de la prudence et de sécurisantes hésitations. De la maternelle à l’université, les ajustements seront teintés d’un langage déroutant. On est dans un grand jeu de distanciation poussant à la limite tout ce qui est retenue, réserve, attente.

Le vaisseau d’or

Carrefour des lecteurs

Le vaisseau d’or

Si quelqu’un désirait se moquer des Québécois, il pourrait bien citer l’amateurisme qui préside à l’étude du projet de tramway de la Ville de Québec, toujours en mal de bougeotte.

Après l’évanescence du projet de la mobilité durable en 2010, il y a eu celle d’un réseau structurant avec trambus et pôle d’échange sous le Phare en 2020, ensuite celle de ce réseau avec pôle d’échange quelque part sur Hochelaga, puis celle d’un tunnel mal localisé et enfin celle d’un réseau sans trambus. Quant aux coûts, ils sont à l’avenant des changements.

À quoi faut-il s’attendre lors du prochain épisode de ce roman ? Autrefois, les politiciens faisaient les annonces après s’être bien informés chez les bonnes personnes. Par exemple, lorsque Robert Bourassa a annoncé le projet de la Baie-James en 1973, le président de SNC-Lavalin, Bernard Lamarre, était assis à ses côtés. Il agissait comme donnée probante. Aujourd’hui, il n’y a qu’une administration en position conflictuelle pour sauver du naufrage une entreprise qu’elle a improvisée et dont l’avenir pourrait faire penser à celle du Vaisseau d’or d’Émile Nelligan : sombrer «dans l’abîme du rêve».

Jean-Marie Desgagné
Québec

Fin du trambus: quelle belle planification!

Carrefour des lecteurs

Fin du trambus: quelle belle planification!

En réaction au texte «Le trambus abandonné pour financer le tramway plus cher que prévu» de Baptiste Ricard-Châtelain Ce que je comprends de votre article c’est qu’il y avait un trou budgétaire de 700 millions$ pour le tramway et qu’on a récupéré cette somme en coupant le trambus et qu’on a pu le faire parce que le trambus était nettement en capacité excédentaire par rapport aux besoins. Wow! Quel heureux hasard!

Il nous manque 700 millions$ et il se trouve tout juste là sous notre nez parce qu’on avait surestimé les besoins en proposant un gadget de 700 millions$!

Donc en conclusion on a sous-estimé le coût du tramway de 700 millions$ et surestimé les besoins en proposant un moyen de transport non nécessaire. Quelle belle planification mes amis. Évidemment quand on joue avec l’argent des contribuables on en a rien à cirer.

Alain Tétreault
Québec

À LIRE AUSSI: Le trambus abandonné pour financer le tramway plus cher que prévu


Refus global de ces pollutions sonores qui étouffent le silence

Carrefour des lecteurs

Refus global de ces pollutions sonores qui étouffent le silence

Répondant aux besoins de certain.e.s pour qui le bruit d’un moteur constitue un nirvana sensuel, l’industrie du «vroum vroum» multiplie les prototypes créateurs de pollution sonore. Le silence serait-il devenu une anomalie qu’il faut enterrer sous un vacarme tonitruant?

Le champion du bruit est sans contredit la moto dont les pétarades agressantes accentuent l’exaspération des plus patients. Sous le couvert d’un droit individuel autoproclamé, les adeptes de cette machine infernale se fichent éperdument des dérangements et désagréments qu’ils causent auprès d’une population impuissante qui doit renoncer à une quiétude dont elle a droit.

Regarder dans le rétroviseur

Carrefour des lecteurs

Regarder dans le rétroviseur

Comme un vent de libération après le départ de l’envahisseur, la liberté est de retour presque partout. La vie normale hautement appréciée avec ses joies simples et le sentiment de bien être qui l’accompagne.

On est tous en voie de ressusciter véritablement. On a enfin compris toute la portée de ce mot imposant. On est aussi en train de se laisser subjuguer par la griserie d’un grand party social invitant à toutes les exubérances, effaçant toutes les restrictions emmerdantes. 

On est capable d’oublier malgré tant de répétitifs rappels à la prudence. On est habité par ce beau risque de défier le malheur dont l’impact suscitant une panique passagère sera effacé progressivement. On est tous pareils. Impatience, frustration, lassitude neutraliseront le retour du danger. On le sent. Le virus, on en assez parlé! 

Le malheur a ses limites, semble-t-il! La tendance est à la récupération de nos bonheurs bousculés, encadrés par la distanciation non sociale mais physique  et ces rituels protecteurs. C’est implicite dans notre façon d’agir et de penser.  Les deux mains sur le volant et les angles morts et le rétroviseur, on le sait mais…

Douglas Beauchamp
Québec

J’ai les boules…

Carrefour des lecteurs

J’ai les boules…

L’église de L’Ancienne-Lorette trône dans le décor de l’ouest de la Capitale-Nationale depuis plus d’un siècle. C’est un phare que je connais depuis ma toute petite enfance.

En soirée et la nuit on pouvait admirer ses deux grandes croix illuminées en rouge pour guider les avions. Mais voilà, cet hiver, une des deux croix s’est éteinte. Ces deux croix illuminées avaient été installées au sommet des clochers par l’aéroport de L’Ancienne-Lorette dans le temps par sécurité pour les avions et étaient depuis entretenues par celle-ci. Mais pour quelques 7000 ou 8000 dollars, la nouvelle administration de l’Aéroport ne se sent plus l’obligation légale de continuer à le faire. C’est donc la fabrique de L’Ancienne-Lorette avec un budget beaucoup, beaucoup plus petit qui doit illuminer la pointe des clochers pour les avions. C’est pour cela qu’elle a fait installer le 22 juin une boule lumineuse rouge pour remplacer la croix éteinte depuis cet hiver et apparier l’autre clocher d’une boule lumineuse rouge semblable. Depuis lorsque je regarde le soir les deux clochers au lieu d’élever ma pensée, j’ai les boules.

Jean-Louis Brown
L’Ancienne-Lorette

+

PAB ou aide-soignant?

Le premier ministre du Québec a annoncé que le salaire annuel des préposés aux bénéficiaires serait dorénavant de 49 000 $. Pour bien marquer la volonté du gouvernement de hausser le statut des préposés aux bénéficiaires, la valorisation salariale pourrait s’accompagner d’un changement de dénomination : on devrait les appeler des aides-soignant(e)s, ce qui correspond davantage à leur travail et à l’importance qu’on veut leur donner.

L’appellation «préposé aux bénéficiaires» présente deux défauts. D’abord, le mot préposé fait trop référence au caractère subalterne du poste que l’on tente de valoriser. Ensuite, le mot bénéficiaire est on ne peut plus mal choisi. De quoi bénéficie-ton quand on paye 3000 $ et plus par mois et qu’on est laissé dans ses excréments, qu’on est mal nourri, mal hydraté, comme on en a eu des exemples dans certains de nos CHSLD depuis le début de la pandémie?

Jusqu’à il y a un mois, le Grand Dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française proposait l’appellation aide-soignant et déconseillait celle de préposé aux bénéficiaires. L’Office a fait volte-face et accepte le terme qu’il avait jusqu’à là déconseillé. Cette décision, qui maintient le statu quo, est malavisée et ne contribue pas à la volonté du gouvernement de valoriser une fonction essentielle.

Jacques Maurais
Québec

Une ligne de tramway sur René-Lévesque? Vraiment?

Carrefour des lecteurs

Une ligne de tramway sur René-Lévesque? Vraiment?

Je n’arrive toujours pas à comprendre pour quelle raison, s’il en est une, on veut faire passer le futur tramway sur René-Lévesque alors que la population est en très grande majorité établie le long du chemin Sainte-Foy. Ce système de transport n’est-il pas destiné d’abord et avant tout à faciliter le déplacement de la population?

Or, c’est bien, il me semble, le long du chemin Sainte-Foy qu’on trouve la plus grande densité de résidences, de cliniques, d’écoles, d’édifices à bureaux en haute-ville? Un hôpital, un cégep, plusieurs résidences pour personnes vieillissantes. C’est bien le long de cette artère que se fait le développement de la haute-ville depuis au moins 50 ans et que se trouve le cœur commercial du quartier Saint-Sacrement?

Si j’étais premier ministre, j’ordonnerais le port du masque

Carrefour des lecteurs

Si j’étais premier ministre, j’ordonnerais le port du masque

Sans prétention, comme la guerre nous est déclarée par un ennemi invisible, traitre et sournois, je n’aurais, comme le disent les infectiologues, d’autre choix que de me défendre par un moyen simple parmi d’autres, le port du masque. Comme je serais le général en chef de l’armée des citoyens de ma province, j’ordonnerais le port obligatoire du masque pour tous lorsque déconfinés sous peine d’amende sévère.

Après tout on aura besoin d’argent après la guerre pour éponger les déficits accumulés. Les amendes pour rappeler à l’ordre ceux et celles qui ne veulent rien savoir et qui deviennent des meurtriers en puissance, risquant de tuer un citoyen. Le nerf de la guerre c’est l’argent! Et c’est là où ça fait mal.

Un ordre ne se discute pas, en guerre ou pas,. Faudrait arrêter «d’inviter» les citoyens au port du masque mais les obliger, par ordre de l’autorité.

À bon entendeur, salut!

Maurice Bernard
Québec

+

HARCÈLEMENT AU PARLEMENT, SURPRIS? 

Je ne peux pas croire que des gentils citoyens, un peu naïfs, soient surpris de lire que des cas de harcèlement, social ou sexuel, existent dans la maison du peuple! Nous déplorons que cette propension ne s’éteigne jamais car la décence ne s’achète pas, elle se cultive!

La promiscuité devient souvent la prémisse du harcèlement. Or, il faut comprendre ici que nos députés, même en ayant un siège à l’Assemblée nationale, ne sont pas à l’abri de problèmes. Ils proviennent du bon peuple avec tout ce que cela comporte ou draine en matière de défauts et de qualités.

Au-delà du rôle de député, nos élus devraient savoir qu’ils travaillent dans une vitrine sous la loupe des médias! Il est donc préférable d’apprendre par le bon sens plutôt que par…la souffrance!

Michel Beaumont
Québec

Conseil de sécurité de l’ONU: tout un échec!

Carrefour des lecteurs

Conseil de sécurité de l’ONU: tout un échec!

Le Canada n’a pas obtenu un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. C’est toute une gifle pour le premier ministre Justin Trudeau qui se vantait au tout début de son mandat que le Canada était «de retour» sur la scène internationale, suite à une longue et piteuse présence du gouvernement Harper.

Mais il faut bien conclure ici avec l’adage populaire: les bottines n’ont pas suivi les babines. Sauf sur la question ukrainienne et son nette opposition à la violation du droit international par la Russie, la voix du Canada n’a pas été forte. Celui-ci me semble avoir mis tous ses œufs dans le même panier à contrer Donald Trump!

Et de plus Justin Trudeau lui-même n’a pas montré un vif intérêt pour les relations internationales, c’est le moins qu’on puisse dire. La question autochtone semble plus l’intéresser! Sur Israël et la question palestinienne, l’Afrique, les droits de la personne, l’Arabie saoudite et la vente d’armements à celle-ci, rien ne distingue vraiment le gouvernement Trudeau du gouvernement Harper. Avec pareil mince bilan, il ne fallait pas s’attendre à des miracles! Et le miracle n’a pas eu lieu. L’échec pour obtenir ce siège au Conseil me semble donc bien mérité.

Michel Lebel, ancien professeur de droit international
Entrelacs

Mesures de sécurité intégrées

Carrefour des lecteurs

Mesures de sécurité intégrées

Au fil des années, le bouclage de la ceinture de sécurité en auto, le port du casque à vélo et en ski alpin et les lunettes protectrices pour les travaux de taille ou de sciage se sont ancrés dans mes habitudes au point où je me sens mal à l’aise si je les oublie.

Pour voyager en avion, je me présente dorénavant à l’aéroport trois heures avant le départ et je ne mets plus de liquides ni autres articles interdits dans mon sac de cabine. Et maintenant je mets un couvre-visage quand je sors en public et un jour, il va probablement me manquer si je ne le porte pas. Il devra en être ainsi lors de toute autre éclosion de virus à venir. Le monde change, les contraintes de la vie en société et les mesures de protection individuelle aussi.

Benoît Bouffard
Lévis

+

CHSLD ET ÉCHEC SOCIAL

Le sigle CHSLD est à jamais inscrit dans la mémoire québécoise avec une résonance de malaise profond. La mort en abondance comptabilisée avec résignation et presque indifférence irrévérencieuse ne cesse de mettre en relief une inqualifiable gaffe. À qui la faute? La réponse a plusieurs volets (une expression à la mode!) s’articulant dans une complexe et ténébreuse analyse du système d’un décourageant anonymat et tellement désincarné s’appuyant sur des structures et des normes aux antipodes de la réalité effroyable du vieillir dans ses manifestations les plus réductrices. De la désinvolture, de l’immobilisme, de la négligence émanent de cette situation stagnante soudainement confrontée à la réalité de la contagion meurtrière. Un choc, de la panique, du colmatage. Au grand jour des années de gestion pitoyable des CHSLD. On retient surtout le LD : «longue durée» et toute son amplitude et les conséquences désastreuses reliées à un laisser-aller des choses.

Peut-on se contenter des constats, des statistiques et d’un discours politique prometteur? Le retour progressif à la vie normale ne doit pas estomper cet échec social que constitue le décès de tant de personnes âgées. La dignité non seulement dans la mort, mais dans toute la dimension de la vie!

Douglas Beauchamp
Québec

La grande question

Carrefour des lecteurs

La grande question

Toutes sortes d’interrogations se posent à l’occasion de cette pandémie. Une me paraît beaucoup plus importante et significative que les autres. Et il devra bien un jour y avoir une imputabilité à son égard.

 La question de fond, lancinante, est bien de savoir pourquoi il y a eu et il y a toujours autant de décès causés par le virus au Québec; comment il se fait qu’autant de nos aînés soient décédés dans les CHSLD. Et y décèdent toujours. La question devra être abordée en profondeur. Des personnes en autorité ont vraisemblablement failli à la tâche. Il ne s’agit pas de partir à une chasse aux coupables, mais toute la lumière doit être faite sur le sujet, au nom de l’imputabilité et pour que cette horrible et tragique situation ne se répète pas. La vie d’un aîné est aussi précieuse et digne que celle d’un tout-petit. 

Michel Lebel
Entrelacs

Le masque permet de voir le sourire

Carrefour des lecteurs

Le masque permet de voir le sourire

Il est reconnu que c’est le propre de l’homme de sourire et, comme d’autres caractéristiques physionomiques exprimant des émotions, il est inné et universel et fait partie de la communication non verbale.

Plusieurs sont préoccupés par le fait de cacher leur sourire par le port d’un masque comme on le suggère.

On doit savoir que les études sur l’expression faciale des émotions ont montré que plusieurs muscles faciaux s’activent lors d’un sourire, dont un petit muscle situé autour des yeux.

Nous sourions donc non seulement avec la bouche et les lèvres, mais aussi avec les yeux.

Il faut ainsi continuer de sourire même sous un masque, ça se perçoit dans le regard, ça se voit!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Il faut écrire, mais dessiner aussi

Carrefour des lecteurs

Il faut écrire, mais dessiner aussi

Dans une récente lettre aux lecteurs parue dans Le Soleil, M. Yvan Giguère fait l’apologie des grandes vertus libératrices de l’âme par l’écriture, nous permettant de nous découvrir et de cerner les grandes valeurs de la vie : la dignité humaine, le respect, la solidarité, l’harmonie, l’équilibre partout.

Il y a également le langage visuel et son immense potentiel à explorer. La couleur et ses nuances et ses contrastes et ses textures traduisant les grandes et les petites lumières émanant de la vie observée par l’artiste sachant la lire avec vive observation et profonde intuition pour en dégager une vision personnelle. C’est par le geste spontané, libre, authentique que l’artiste nous parle, nous surprend, nous interroge et nous invite à explorer le mystère de la création prenant racine dans cet élan spontané et naïf de l’enfance et toute son amplitude d’innocence.

Il faut aussi dessiner ou réhabiliter ce plaisir de jouer avec la ligne et la couleur pour retrouver notre premier contact avec la vie...

Douglas Beauchamp, Québec

L’occasion manquée de Dominique Anglade

Carrefour des lecteurs

L’occasion manquée de Dominique Anglade

CARREFOUR DES LECTEURS / Mme Anglade, c’est vraiment désolant de constater que vous avez manqué l’opportunité de réinventer le discours du Parti libéral du Québec en cette fin de session parlementaire.

Comme nouvelle cheffe, vous aviez l’occasion de vous démarquer des autres partis d’opposition en accompagnant l’adoption de principe du projet de loi 61, tout en vous permettant de l’influencer article par article par la suite.

Au contraire, vous avez préféré vous cantonner derrière les traditions de vos prédécesseurs (Charest, Couillard et Arcand), sans compter que vous avez même osé critiquer, comme tout bon gérant d’estrade, la gestion de crise des derniers mois du gouvernement en place.

Une telle attitude est compréhensible des petits partis d’opposition tels le PQ ou QS, mais venant du PLQ avec sa nouvelle cheffe, on pouvait espérer de votre part une nouvelle façon de faire de la politique! Force est de constater que vous ne serez pas à la hauteur des attentes des Québécois et Québécoises...

Serge Pinard, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

Il faut écrire!

Carrefour des lecteurs

Il faut écrire!

Pour que jamais ne viennent la hargne, le mépris et la lâcheté des violences. Pour chasser toute idée de haine ou de vengeance, il faut écrire.

Écrire en lettres majuscules, sur les frontières qui nous divisent, le mot «paix». Pour lui donner une chance de s’inscrire en faux sur les fils barbelés et sur les murs qui se dressent entre les peuples, il faut écrire.

Afin d’ouvrir l’espace de nos bras aux bras de la diversité humaine et pour offrir des ailes au mot fraternité, il faut écrire.

Devant les grandes noirceurs qui persistent et pour que vienne la plus singulière des clartés, au bout du long corridor du temps, il faut écrire.

Pour que le mot solidarité en soit un ouvert sur l’universel, afin qu’il puisse trouver preneur chez les humains de toutes races, de tous horizons, il faut écrire.

Sur nos sentiers battus et sur nos chemins de traverse. Sur le ciment des villes. Sur le bleu vert des océans, il faut écrire.

Pour que se déploie la musique du chant du silence. Pour chanter le désir d’un sourire qu’on espère, il faut écrire.

Afin d’entonner un hymne vibrant à toutes ces femmes qui donnent la vie, à tous ces hommes qui les respectent et qui les aiment, il faut écrire.

Pour que vienne enfin l’égalité entre les sexes, entre tous ces êtres de chair, de souffles et de sang, il faut écrire.

Pour que la grande marche humaine en soit une qui laisse sur son passage, les traces du renouveau de la Terre, il faut écrire.

Pour donner un sens divin au mot aimer et des élans nouveaux à tous nos abandons, il faut écrire.

Afin que vienne la beauté qui chemine en soi et qui ne demande qu’à éclore au bout des doigts, il faut écrire, écrire, écrire!

Yvan Giguère
Saguenay

Merci aux services de la Ville de Québec

Carrefour des lecteurs

Merci aux services de la Ville de Québec

On est souvent prompt à critiquer notre ville lors de comportements douteux. Toutefois hier, je roulais avec mon épouse sur la piste des Cheminots près du Gros Hector, lorsqu’un cycliste rencontré m’avertit qu’un arbre entravait la piste.  

Après avoir enjambé l’obstacle et aidé une maman qui roulait avec son chariot, j’ai rejoins la ligne 311 de la ville afin de signaler l’entrave. Lorsque nous sommes repassés une heure plus tard, tout avait été nettoyé.

Chapeau et merci aux services de la Ville de Québec impliqués.

Martine Tremblay et Régis Bouchard

Allocation aux aînés: donnons au suivant

Carrefour des lecteurs

Allocation aux aînés: donnons au suivant

En ces temps difficiles pour tous, nos dirigeants ont pris plusieurs décisions lourdes de conséquences. Parmi celles-ci, il y a les nombreux programmes d’aide rapidement conçus et mis en place. Dans l’urgence et la précipitation, il n’est pas surprenant de constater certaines anomalies.

Or, il est une qui n’est pas passée inaperçue, il s’agit de l’allocation de 300 $ non imposable pour les personnes de 65 ans et plus.

Le maire de Minneapolis et Trump: le pompier et le pyromane

Carrefour des lecteurs

Le maire de Minneapolis et Trump: le pompier et le pyromane

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, et le président des États-Unis, Donald Trump, ont réagi fort différemment à la mort de George Floyd.

Le premier a rapidement appelé à porter des accusations à l’encontre du principal policier impliqué et est allé pleurer sur la tombe de l’infortunée victime. Quant au deuxième, il est resté dans son fief et s’en est surtout pris aux manifestants à travers le pays, menaçant de recourir à l’armée pour les mater, ce qui a suscité l’ire d’anciens membres de son équipe ministérielle. 

Il montrait ainsi son mépris à l’endroit de ceux qui dénoncent le racisme aux États-Unis, à la satisfaction de ses plus chaleureux partisans.

Nous avons à Minneapolis un chef compatissant et rassembleur, et à Washington un chef pyromane et diviseur. 

Sylvio Le Blanc
Montréal

Le téléphone, témoin du siècle

Carrefour des lecteurs

Le téléphone, témoin du siècle

Phénomène disruptif incontestable, le téléphone intelligent, avec sa caméra, est devenu le témoin expert et incontestable du 21e siècle. Ce petit appareil que d’aucuns portent à la main comme s’il en faisait partie est devenu non seulement notre compagnon, mais le témoin de nos vies et une sorte d’archiviste spécialisé dans notre mémoire individuelle et collective.

 Devant l’appareil de justice, il s’est transformé en témoin expert et impartial des événements qui font l’objet de poursuites criminelles. Il ne ment jamais et ne transforme rien du contexte et de la séquence des événements qu’il raconte quelquefois devant les juges et devant les médias. Il n’est pas émotif, on l’écoute et on le regarde avec attention sans l’interrompre quand il parle et qu’il expose son témoignage. On ne lui pose aucune question-piège visant à miner sa crédibilité. On peut lui faire reprendre son témoignage des centaines de fois, il ne changera pas son propos d’un iota et ne donnera jamais prise à de l’intimidation ou à un interrogatoire serré de la part des procureurs. Il impose le respect! C’est le témoin universel que l’humanité attendait afin de rendre enfin une meilleure justice aux victimes de violence. Et en plus, les agresseurs ne remarquent même plus sa présence et font peu d’efforts pour se dérober de son regard, ce qui donne encore plus de sens et de pertinence à son témoignage. 

André Verville
Lévis

++

UN SILENCE PLANIFIÉ

Monsieur Trudeau a appris à se tourner la langue sept fois avant de parler de monsieur Trump et des États-Unis. Il l’a fait 42 fois pour totaliser 21 secondes d’un long silence. On voit qu’il n’est pas resté bouche bée à la question du journaliste mardi elle était attendue, elle est venue.

S’en est suivie une réponse que tout chef d’État ferait, sans aucune attaque. Le silence avait dit tout et rien. Il pouvait marquer une certaine désapprobation, un désaccord, un certain découragement mais, le silence laissant libre cours à interprétation, tout peut être évoqué. Un silence qui en dit long. Bonne réponse, monsieur Trudeau!

Richard Gagné
Sainte-Pétronille

Pour la reprise des cours pratiques de moto

Carrefour des lecteurs

Pour la reprise des cours pratiques de moto

Le déconfinement est en marche depuis quelques semaines et certaines décisions prises par le gouvernement Legault me laissent perplexe.

Nul doute que le nombre de demandes qui est adressé au gouvernement doit être élevé et toucher une multitude de secteurs et par le fait même différents ministères. Également, tous s’entendent pour faire le déconfinement de façon graduelle en mesurant les risques inhérents à chaque action, ceci pour éviter une deuxième vague. 

Depuis quelques semaines des réouvertures de musées, bibliothèques, activités de randonnée, activités sportives, etc. font les manchettes et c’est une excellente chose. Là où je trouve que le gouvernement Legault manque d’efficacité à répondre aux demandes de certains groupes, il ne semble pas avoir adopté une approche «quick-win». En effet plusieurs activités pourraient et devraient recommencer immédiatement, et ce sans aucun risque. 

Une pétition tourne sur les médias sociaux pour la reprise des cours pratiques de moto et a recueilli plus de 6000 signataires. Plusieurs associations ont fait des demandes et différents reportages dans les médias et ce depuis début mai sans aucune réponse. 

Monsieur Legault, Monsieur Arruda, soyons logiques dans le déconfinement. Le risque est clairement moindre de suivre un cours pratique de moto, seul sur son véhicule, qui plus est avec un casque que bien des activités qui ont rouvertes. C’est un vecteur important de l’économie que vous laissez fermé. 

C’est également une activité qui permettrait à une partie de la population de prendre l’air et prendre soin d’elle psychologiquement. Comme votre publicité le dit : il faut prendre soin de nous. Donnez-nous en les moyens en adoptant une réouverture des activités sur une base non seulement économique et également logique.

Eric Chevallier
St-Lambert-de-Lauzon

Bravo, M. Trudeau

Carrefour des lecteurs

Bravo, M. Trudeau

Pour une fois, le premier ministre du Canada prend une position ferme : pas question selon lui d’accepter que Vladimir Poutine participe à la prochaine réunion du G7 à l’automne à Washington. Ce dernier a été exclu de ce groupe en raison de l’intervention russe en Ukraine, avec notamment l’annexion de la Crimée. À juste titre, il ne faut pas agir comme si cette violation flagrante du droit international n’avait pas eu lieu et que le tout doit être oublié comme chose du passé.

L’histrion matamore de la Maison-Blanche n’a que faire des règles internationales, ayant de plus un faible pour les dirigeants à poigne, lui qui veut maintenant déployer l’armée américaine dans tous les États-Unis pour mater les protestations antiracistes. Il est temps que les autres dirigeants du G7 disent haut et fort à Donald Trump que le droit international existe toujours et qu’il impose des obligations aux États. La règle de base de ce droit est le respect de l’intégrité territoriale des États, ce que la Russie n’a manifestement pas fait pour l’Ukraine.

Michel Lebel, Entrelacs

La route du Mitan: en espérant que la justice va suivre son cours

Carrefour des lecteurs

La route du Mitan: en espérant que la justice va suivre son cours

En réaction au texte «Île d’Orléans: quand les fils électriques d’un fermier deviennent affaire d’État» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 31 mai

Nous sommes résidents et propriétaires à l’île. Votre article fait écho à ma stupéfaction devant ce qui a été découvert au printemps sur le chemin du Mitan, à savoir cette installation de lignes électriques qui coupent dorénavant la vue irremplaçable du fleuve se mêlant à celle du ciel.

Peter MacKay ou M. Télésouffleur

Carrefour des lecteurs

Peter MacKay ou M. Télésouffleur

La course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) semble se destiner, selon l’alignement des astres, vers une victoire facile de Peter MacKay! Il faut bien avouer que ce candidat affiche un «curriculum vitæ» des plus impressionnants. Homme d’expérience et très affable, nul doute qu’il saura piloter plusieurs gros dossiers importants à tous égards!

Mais il y a un os dans la soupe: ses connaissances de la langue française sont, à tout le moins, pour le moment, très élémentaires. Voire un peu gênantes pour un politicien du fédéral qui a œuvré dans bien des ministères! Voilà pourquoi M. MacKay, lors de son discours d’introduction à la course à la direction de son parti, a eu recours à deux télésouffleurs pour s’adresser aux francophones. J’appelle ça un leadership de façade sans bases solides!

La citoyenneté sans condition

Carrefour des lecteurs

La citoyenneté sans condition

Dans la saga des réfugiés au front dans nos CHSLD, nous nous devons d’agir avec bienveillance. Il m’apparait clair que nous n’avons même pas à nous poser de questions. Ces réfugiés risquent leur vie pour nos parents et grand-parents. Dans ma compréhension des hommages qui leur sont destinés avec des qualificatifs de mots célestes comme «ange» et «sauveur de vies». Il serait plus que barbare de les laisser dans une situation de réfugiés.

Il est urgent que nous réalisions qu’ils méritent une régulation de leurs statuts.

Je crois qu’il n’y a pas de tergiversation possible à savoir s’ils méritent ou pas leur citoyenneté. La question devrait être quand ils pourront l’avoir. Ils sont nos sœurs et nos frères sauveurs de nos amours en péril que sont nos aînés (es). Cela n’est pas sorcier, il n’y a pas à hésiter un instant. Ces anges venus de la providence, nous avons besoin qu’ils restent avec nous. Il n’y a aucune question à se poser. Ils se doivent d’avoir leur citoyenneté sans condition dans les plus brefs délais.

Michel Houle, Québécois sans condition
Québec

+

ÉGLISE ET SPIRITUALITÉ

Parmi les nombreux secteurs de la société qui ont exprimé leur hâte de revenir «à la normale», il y a, via leurs responsables, l’Église catholique et les autres confessions religieuses. Dans sa dernière conférence de presse, le PM en a mentionné plusieurs, mais pas le secteur religieux.

Au moins en ce qui concerne les catholiques, un argument en faveur de la réouverture rapide des églises me semble résider dans le fait que, majoritairement, ce sont des personnes aînées qui fréquentent ces lieux où elles vont chercher silence, réflexion, sans oublier la fraîcheur qu’on y retrouve.

Pour beaucoup de Québécoises et de Québécois d’un âge plus avancé, ce besoin de spiritualité s’exprime souvent dans la fréquentation de l’église, individuellement ou communautairement. D’où la nécessité de répondre le plus rapidement possible à cette demande de réouverture des églises.

Normand Breault
Montréal

L’abandon des aînés

Carrefour des lecteurs

L’abandon des aînés

Des rapports des Forces armées canadiennes qui ont été appelées en renfort dans les CHSLD du Québec et de l’Ontario dénoncent des situations horribles rencontrées dans les centres de soins longues durées de ces deux provinces.

Il fallait une pandémie meurtrière comme celle de la COVID-19 pour s’apercevoir qu’on abandonnait et délaissait nos aînés dans les CHSLD. Il était connu que plusieurs familles plaçaient et abandonnaient leurs aînés dans des centres privés ou publics parce qu’ils étaient rendus trop lourds à supporter.

La reprise économique doit se faire avec les femmes!

Carrefour des lecteurs

La reprise économique doit se faire avec les femmes!

La participation des Québécoises est indispensable à l’essor économique du Québec. Elles sont prêtes, elles ont les compétences, mais elles font encore face à des défis importants.

SVP, messieurs Legault et Trudeau, assurez-vous que les femmes, des toutes origines ou conditions, soient bien représentées dans les différents comités préparant la relance économique.

Il faut surtout éviter le «décider entre hommes» ! C’est en travaillant ensemble, que les hommes et les femmes, parviendront à faire évoluer le Québec vers une société plus égalitaire, riche et prospère. Merci !

Marie-Claude Girard, Cantley

Bienvenue aux demandeurs d’asile

Carrefour des lecteurs

Bienvenue aux demandeurs d’asile

Il faut dire bienvenue à ces demandeurs d’asile, eux qui n’ont jamais encore entendu ce mot, mais qui pourtant, ont répondu à «je contribue» pendant cette pandémie et qui l’ont fait à leurs risques et périls pour nos aînés.

Ils seraient quelques centaines selon les estimations.

Il n’y a pas de citoyens mieux intégrés et dont nous avons besoin. La citoyenneté doit leur être accordée.

Il ne faut surtout pas porter de jugement sur leurs intentions et tant mieux si d’autres viennent.

Demandons-nous si nous aurions fait de même.

Ils l’ont fait, le font encore et ils en ont le mérite.

Bienvenue chez nous, chez vous!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Les toilettes ouvertes à Québec, une bonne idée

Carrefour des lecteurs

Les toilettes ouvertes à Québec, une bonne idée

La Ville de Québec fait bien de garder ouvertes les toilettes, mais il doit y avoir plus de nettoyage, car elles seront plus utilisées. Apportez des lingettes désinfectantes si vous utilisez le siège.

J’habite Laval et sur les pistes cyclables il n’y a aucune toilette ouverte. Résultat: tout le monde utilise la nature. Il y a 100 fois plus de papier de toilette sur la route que de masque de papier.

Quand le gouvernement a sorti le slogan «Ça va bien aller», ils ont oublié les bécosses! Bravo à Québec de faciliter la vie des gens.

François Gagnon, Laval

Des millions pour le Cirque du Soleil? Aidez-moi quelqu’un!

Carrefour des lecteurs

Des millions pour le Cirque du Soleil? Aidez-moi quelqu’un!

Aidez-moi quelqu’un!

Il y a des choses que je ne comprends pas. Le gouvernement du Québec est sur le bord de cracher des millions de dollars pour aider le Cirque du Soleil, alors que nous sommes endettés par-dessus la tête. Ça ressemble un petit peu à Bombardier. Ils ont eu les millions pour ensuite donner le tout à Airbus. Si jamais Walt Disney achetait le Cirque du Soleil, après que nous leur avions envoyé des millions, nous en retirerions quoi?  Encore une perte pour tous les Québécois. Moi, si j’ai une cabane à patate frite qui en arrache dans le village de Ragueneau sur la Côte-Nord, est-ce que le gouvernement va m’aider? Non, je devrais fermer.

Même chose pour le Cirque du Soleil. Cessons de faire rire de nous.

Guy Sirois

Québec

 +

Le quartier Saint-Roch de L’Allier, vraiment?

La semaine dernière, le maire Régis Labeaume a dévoilé le projet d’aménagement du pôle d’échange du réseau de transport structurant dans Saint-Roch. Dans son allocution, le maire a mentionné que c’était la prolongation de l’aménagement du quartier Saint-Roch tel que réalisé par l’ex-maire Jean-Paul L’Allier.

Le maire se trompe de mémoire, car c’est l’autre ex-maire, Jean Pelletier, qui voulait une grande place, un tramway et des commerces dans ce secteur tandis que l’équipe du maire L’Allier était contre. Ce fut d’ailleurs le point tournant de l’élection de 1989.

Jamais au grand jamais le maire L’Allier n’aurait laissé se détruire le patrimoine comme l’a fait l’équipe du maire Labeaume depuis le début de son règne. Depuis son arrivée à la mairie en 2007, M. Labeaume a trop souvent fait l’erreur d’opposer développement et patrimoine. De plus, il traitait de bourgeois les défenseurs de vieilles pierres et des vieux quartiers. Monsieur Labeaume, votre projet de détruire Saint-Roch en y installant un tramway et un pôle d’échange n’est en rien la prolongation de la revitalisation du quartier Saint-Roch de Jean-Paul L’Allier.

Jocelyn Boily

Québec

Il faut retrouver le goût de vivre! La joie de vivre!

Carrefour des lecteurs

Il faut retrouver le goût de vivre! La joie de vivre!

Ma mère avait l’habitude de dire d’un aliment peu goûteux, «ça goûte le carton». C’est exactement ce que goûte la vie en ce moment pour plusieurs d’entre nous, le carton. Aucune fête de famille, aucun bisou ou accolade hors de nos maisons, aucun café de l’amitié. Que du carton!

Et jour après jour, le clou de l’âgisme est enfoncé par nos autorités. Toutes les théories du confinement/déconfinement sont basées sur l’âge. Trop vieux, tout compte fait pas-si-vieux-que-ça-quand-ça-arrange-les-autorités, moins vieux, jeune. Notre grand poète Claude Péloquin doit se retourner dans sa tombe, lui qui disait à ses amis: «Ce n’est pas aujourd’hui, à 76 ans, que je vais commencer à être vieux.» Point de presse après point de presse, la stigmatisation officielle nous parle de l’âge, le nôtre et le leur. Nous le savons, nous l’a-t-il assez répété, François Legault a 62 ans, sa mère a 92 ans. Parions quand même que les salons de coiffure vont rouvrir bientôt, afin de cacher les repousses.