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Carrefour des lecteurs

Un clin d’œil aux Plouffe

Roger Lemelin a écrit un livre décrivant essentiellement l’histoire d’une famille de la basse-ville de Québec, Les Plouffe.

Ce livre a permis la réalisation d’un film et d’une pièce de théâtre. Récemment, le film a été présenté à la télévision et me permettait encore une fois de constater les changements qu’a vécus notre société depuis les années 50. Par exemple la présence du curé, l’impact des commentaires ou directives de cet homme soutané omniprésent et omnipuissant, puissance exprimée avec une certaine vanité. Lemelin a sans doute voulu faire une caricature de son curé. Le fait qu’un pasteur protestant, marié et plus humble, vienne participer momentanément à la vie du quartier et, discrètement, intervenir en collaboration ou en opposition à l’action du curé en fait un passage est tout simplement savoureux du film et révélateur de la compétition religieuse. La gentillesse et l’ouverture d’esprit du pasteur ont créé une certaine tension dans la paroisse. Personnellement, j’ai vraiment apprécié parce que cet extrait me confirme que l’Église manquait d’ouverture et voyait les églises protestantes comme des adversaires. Le plus hostile des deux hommes, c’était le curé catholique et ça me gêne. Je ne voyais pas tellement de charité et d’accueil dans cette relation. Qu’en serait-il aujourd’hui? Et je ne parle même pas de la fameuse procession de la fête du Christ-Roi qui allait de la basse-ville à la haute-ville!

André Drapeau

Saint-Roch-des-Aulnaies

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PANNEAUX DE BUS CACHÉS

J’ai pris le bus 64, vendredi le 10 janvier, sur le boulevard Charest, près de Dorchester, à la Coop Zone. J’ai manqué le bus. Je l’ai pris 30 minutes plus tard. Je n’utilise pas ce circuit souvent, des arrêts ont été déplacés en raison des importants travaux à la bibliothèque Gabrielle-Roy. Les panneaux sont ordinairement à un angle de 90 degrés, question qu’ils soient très visibles. Ici, le panneau est presque à plat par rapport à la façade de l’édifice. Je pensais m’être trompé d’endroit, mais j’étais au bon endroit! Le chauffeur du RTC m’a dit que l’arrêt était correct. RTC, un effort SVP, pour rendre le transport en commun plus simple et plus agréable.

Pierre Boucher

Québec

Carrefour des lecteurs

Le couple princier à Lévis

Devant le désarroi créé par l’éventuelle installation de Meghan et Harry en terre canadienne, ma conjointe et moi voulons faire notre part pour leur fournir un séjour agréable. Nous sommes prêts à faire un échange de maison avec le jeune couple.

Nous habitons un quartier tranquille à Lévis. Idéal pour une jeune famille: à proximité des écoles primaires et d’un terrain de jeu avec une grande piscine et une patinoire l’hiver venu. L’église est si près, qu’en tendant l’oreille on pourrait entendre les confessions. Mais, il est vrai que le jeune duc est probablement anglican, donc oublions la proximité du lieu de culte qui n’est plus vraiment un atout. Par contre, pour la sécurité on ne peut demander mieux. L’auto-patrouille de la police ne passe dans notre rue que trois ou quatre fois par année donc des coûts minimes pour le contribuable. Pendant qu’ils apprendront le français ici, nous pourrons perfectionner notre accent british là-bas.

Si quelqu’un au ministère des Affaires extérieures pouvait nous mettre en contact avec leur majesté, nous sommes prêts à faire nos valises très rapidement. Notre contribution au rayonnement de la royauté nous comble à l’avance d’une grande fierté.

Claude Richard, Lévis

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Belle sagesse pour le métro

En réaction au point de vue de Roland Couture «Et si le métro était plus approprié?» paru le 10 janvier

Quel vent de fraîcheur que d’avoir pu lire, le 10 Janvier 2020, les propos de Roland Couture, cet ingénieur retraité qui écrivait, avec beaucoup de sagesse et de chiffres à l’appui, sa préférence pour 13 kilomètres de métro tout comme à Rennes en France (ville à peu près sans hiver), plutôt que 24 kilomètres de tramway qui, même hyperconfortable, n’avancera jamais plus vite qu’une tortue. Non seulement son idée de partir de l’aquarium et de terminer au centre Vidéotron, en passant par le phare, le CHUL, l’Université Laval, le parlement, la gare du palais, à titre colonne vertébrale de base d’un métro m’apparaît pleine de bon sens, mais j’ose espérer que d’autres ingénieurs vont l’appuyer en démontrant qu’il est possible de construire ces 13 km de métro au prix d’un tramway de 24 km. 

H. Bérubé, Lévis

Carrefour des lecteurs

Lindros, un ben drôle de héros

Après les frères Hanson, l’an dernier, les dirigeants du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec récidivent avec des invités controversés : Eric Lindros et Kerry Fraser. Ce rendez-vous annuel dans nos murs, c’est la célébration du hockey, une magnifique tribune pour les jeunes adeptes de ce merveilleux sport.

On ne célèbre pas le hockey avec des apôtres de la violence comme les frères Hanson. On ne célèbre pas le hockey à Québec avec Eric Lindros qui a levé le nez sur notre ville et notre région. On ne célèbre pas le hockey avec l’arbitre Kerry Fraser qui a rendu une décision que la majorité des gens de chez nous ont encore de travers dans la gorge. Eric Lindros a refusé de porter l’uniforme des Nordiques parce qu’il ne voulait pas évoluer dans un petit marché, un petit marché francophone de surcroît. Prenez tout le reste avec un grain de sel. Son entourage le voyait trop gros pour notre milieu.

Les dirigeants du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec ont vraiment Eric Lindros dans la peau. Ils avaient même songé à l’inviter, l’hiver dernier.

Maurice Dumas, Journaliste retraité

Carrefour des lecteurs

Armes destructrices aux mains d’irresponsables

L’Iran, ne pouvant faire autrement, a finalement admis qu’un missile lancé par erreur est à l’origine de l’écrasement du Boeing ukrainien au départ de l’aéroport de Téhéran. Il y aurait eu près de cet aéroport civil des sites mobiles de missiles et le trafic aérien continuait sans aucune mise en garde aux compagnies aériennes.

Le président iranien s’excuse, sans remords apparents, et assure que les responsables seront traduits en justice. Ils seront les boucs émissaires de dirigeants peu scrupuleux de la vie d’autrui. On passera ainsi rapidement à autre chose. Pas très rassurant pour le monde, ce pays voulant détenir l’arme ultime, la bombe nucléaire.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Carrefour de lecteurs

Des «Jos-Connaissant» au pouvoir

Un gouvernement superficiel, inculte, opportuniste et détenteur de la vérité. Sauf des exceptions, dont Marguerite Blais, Sonia LeBel, Jean Boulet, Ian Lafrenière et quelques autres (fort heureusement), voilà comment m’apparaît le gouvernement actuel. Beaucoup trop de petits Jos-Connaissant tiennent les rênes du pouvoir.

Quand on possède ainsi la vérité, on décide et on met en place des simulacres de consultation et on fait ce qu’on avait impulsivement décidé. Oui, il arrive qu’on recule, mais uniquement si cela est stratégique. Je suis une agnostique infiniment respectueuse des personnes de bonne foi, et elles sont nombreuses, qui adhèrent à ce qu’il y a de meilleur dans les religions. Il faut vraiment un manque flagrant de culture pour jeter l’enfant avec l’eau du bain. Il faut tout mélanger pour attribuer aux religions seules les maux de ce monde. Si seulement des femmes et des hommes de bonne volonté se levaient ensemble pour dénoncer le manque de profondeur de trop de nos décideurs! Mais comment faire pour être entendus sans tomber dans la casse, la polarisation? Comment faire quand un coton ouaté bien innocent est un sacrilège au même titre que ceux de l’Église de mon enfance? La nouvelle religion c’est l’athéisme obligé, la richesse pour soi, le nous d’abord, le paraître et une illusion d’efficacité.

Marie-Claire Raymond, Québec

Carrefour des lecteurs

Une nouvelle vie utile

Au Québec, de plus en plus d’églises sont converties en logements, en salles de spectacles ou carrément démolies pour être remplacées par des tours à condos.

Qu’adviendra-t-il de l’église du Très-Saint-­Sacrement sur le chemin Sainte-Foy? Pourquoi ne pas y aménager des halles alimentaires ainsi qu’un marché public? On en a besoin dans le secteur. Et y regrouper boulangerie, fromagerie, charcuterie, chocolaterie, boucherie, poissonnerie, fruits et légumes, microbrasserie, café… Des espaces de stationnement sont disponibles et l’édifice a tout le volume nécessaire pour en faire un pôle alimentaire hors du commun dans Saint-Sacrement.

Michel Roberge, Québec

Carrefour des lecteurs

Plus en santé, moins à l’armée

On nous annonce que les urgences débordent comme on donne la météo. Mais il y a des décisions politiques derrière ces engorgements.

Un manque récurrent de transferts en santé de la part d’Ottawa empêche d’augmenter le personnel et de diminuer les ratios aux urgences. Ces transferts pourraient être tirés du retrait des troupes canadiennes en Irak où elles n’y ont rien à faire sinon que d’occuper un pays indépendant qui en a assez sur les bras avec les Américains. Il est connu depuis les grands mouvements pour le désarmement des années 80 que les investissements en santé créent plus d’emplois que les montants consacrés à l’armée. En même temps que la retenue militaire, appelée par tout le monde, les sommes libérées des forces armées pourraient rendre au Canada son prestige international pacifiste, son indépendance de Washington et sa capacité de régler une fois pour toutes le débordement des urgences s’il demandait simplement que les sommes investies soient consacrées à des solutions par la CAQ.

Guy Roy, Lévis

Carrefour des lecteurs

Le cours ECR: bravo!

Bravo! Monsieur le ministre et à toute la CAQ. Enfin, les jeunes Québécois seront éduqués et instruits par la modernité.

J’attends ce jour, ou ma sensibilité attend ce cours, depuis 1958. Date à laquelle, dans un pensionnat tenu par des religieuses, j’ai vu, de mes yeux vu, une fillette de dix ans suppliciée devant toute la classe, pour avoir causé avec sa petite copine durant la messe. Elle a dû passer, durant toute l’heure du cours, une laine d’acier sale qui nous servait tous les mois, en frottant du pied le plancher du réfectoire. Authentique. Pendant des années, j’ai écouté et subi des professeurs nous susurrer leur crédo abuseur, tellement arriéré qu’on en éclatait de rire entre nous. Si les universités en ont été elles-mêmes infectées à la racine, on peut saisir la puissance mystificatrice d’une religion. Le fascisme, le communisme, la théocratie inquisitoriale, les sociétés dominées par les crédos sont de même nature avec des singeries rituelles, des breloques et des vêtements différents.

Merci, Monsieur le Ministre!

Jacques Légaré, Saint-Augustin-de-Desmaures

Carrefour des lecteurs

Procédé inéquitable pour le tramway

Selon l’opposition au conseil municipal, la Ville de Québec dispose d’une somme d’environ 500 millions $ en argent liquide pour le projet de tramway. C’est plus que 30 % du budget de la Ville.

D’une part, c’est faramineux et il est troublant que la Ville possède une telle somme d’argent public pour réaliser un projet qui devrait normalement être financé par des emprunts à long terme. On doit se rendre compte qu’un tel fonds a été érigé avec les taxes normalement dédiées à la gestion et à l’entretien des biens publics et non pas pour des investissements. 

D’autre part, 500 M$ représentent 14 % des coûts du projet, ce qui est quasiment la contribution totale de la ville au projet de tramway: 16,7% (1,2 G$ du fédéral plus 1,8 milliard$ du provincial plus 600 millions $ de la ville pour un total de 3,6 milliards$). On peut croire qu’on aura augmenté le montant de 500 M$ lors de la réalisation du projet, permettant à la Ville de financer ce projet en paiements au comptant, comme il en fut partiellement pour le Centre Vidéotron, un procédé simpliste et inéquitable de l’ère Duplessis où la population existante paie pour les services à la population future.

Jean-Marie Desgagné
Québec

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Action collective

Pourquoi dans le cas des victimes des membres du clergé, une action collective a-t-elle pu être intentée et que dans l’affaire Rozon, concernant les abus sexuels faits aux femmes, c’est différent ?

L’être humain ne peut oublier le mal qui lui a été fait, dans de telles circonstances.

La Justice doit s’appliquer, car ici il y a deux poids, deux mesures.

Andrée Pilon
Québec

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La course aux chefs

PQ, PLQ, PC : ces partis politiques sont à la dérive après de grandes gifles électorales les invitant à revoir en profondeur leurs orientations maladroites. C’est le cheminement inéluctable de toute formation politique ayant accédé au pouvoir et ayant été grugée par les exigences de gouverner.

Le jeu périlleux de la démocratie avec tant d’imprévus faisant appel à une lecture d’attentes presque impossibles. C’est l’art de traduire efficacement les promesses séduisantes, de jongler avec les déficits, de formuler avec audace et astuce des stratégies de gouvernance efficaces. 

Et le peuple sait évaluer impulsivement, sévèrement, les erreurs de parcours. C’est la défaite qui ébranle la structure du parti. C’est la remise en question de la compétence du chef. L’émergence de candidats ambitieux sollicitant des appuis. C’est la course des chefs ayant le potentiel de reprendre le volant. Peu importe les noms, les rumeurs, les luttes internes, la couleur des partis et toute la turbulence des cabales, on assiste à une opération d’image aux effets vendeurs! Du charismatique en quelque sorte qui accroche, qui allume des espoirs, qui engendre une tendance comme une euphorie carnavalesque! 

Le Parti québécois, depuis longtemps en convalescence, embourbé dans la tergiversation, n’a pas de candidat prometteur. Le Parti libéral du Québec, accablé par tant de mesures impopulaires, n’a pas d’aspirants-chefs vedettes. Sur la scène fédérale, les bleus libérés d’un dirigeant sans panache devront bien lire le Canada et surtout le Québec.


Douglas Beauchamp

Québec

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Vélo: pour un lien mécanique entre la basse et la haute ville

Lettre au maire Régis Labeaume

Nous sommes des cyclistes résidant en haute ville de Québec. Nous ne pouvons bénéficier des belles pistes de la basse ville, à moins de posséder une auto munie d’un support à vélo. Même avec un tel équipement, l’installation du support sur l’auto et du vélo sur le support constituent un frein évident à l’usage du vélo. Les jeunes sportifs peuvent monter en haute ville sur leur vélo, mais ceux qui sont moins en forme et surtout les personnes âgées n’ont pas l’énergie voulue pour gravir les côtes après leur randonnée. Afin de faciliter la vie active de tous et toutes, des solutions existent pour aplanir les frontières entre basse ville et haute ville. Des liens mécaniques sont envisagés dans le cadre du projet de réseau structurant (voir Gérald Gobeil, L’urbanisme de la ville de Québec en version carnet, 16 mars 2018). A-t-on prévu des équipements répondant aux besoins des cyclistes? Si tel n’est pas le cas, il importe de corriger le tir.

Micheline Boivin; Craig Gauthier; Suzie Harvey; Denise Kirouac; Jacques Martineau

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Jeu de guerre dangereux

Le président des États-Unis Donald Trump a décidé de jouer au jeu de guerre 2.0.

Je ne connais pas le général iranien Ghassem Soleimani, tué sur ordre de Donald Trump. Mais valait-il la peine de lancer une allumette dans ce baril de poudre qu’est le Moyen-Orient? L’Iran a réagi en tirant des missiles sur deux bases irakiennes où sont installés des soldats étrangers. Ce n’est pas un simple jeu de dard où la cible est à quelques pieds, mais bien un jeu de guerre réel où des belligérants ont le doigt sur le piton et lancent des missiles à des centaines de kilomètres. L’espace de jeu est pas mal plus grand, les dangers de se tromper sont énormes et la possibilité de dommages collatéraux démesurée. J’espère que le Canada n’embarquera pas dans ce jeu de coqs de ruelles.

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Quel destin pour l’îlot Saint-Vincent-de-Paul?

Il ne serait pas exagéré de nommer l’îlot Saint-Vincent-de-Paul comme étant le deuxième champ de bataille à Québec. Sujet de poursuites, de controverses et de débats multiples depuis des lunes.

Le projet d’immeuble de dix étages présentait une offre dont une partie était consacrée à l’hôtellerie et l’autre à des logements, selon le promoteur, apprenait-on le16 mai 2014. Puis vint ensuite l’idée d’un parc urbain, est-ce le début d’une litanie? Le temps passe, la déception sociale prend des rides au même rythme de voir un projet se réaliser sur ce terrain très prisé. Peut-on faire écho aux exigences? Nous comprenons qu’il y avait plusieurs intervenants autour de la table, JARO, la Ville de Québec et le ministère de la Culture, où chacun, dans sa lenteur respective, avait une importante brique à déposer. Il me semble que ce dossier, suspendu hors du temps, a tout de l’éternité. Connaîtra-t-il un destin favorable avant la fin du monde?

Michel Beaumont, Québec

Carrefour des lecteurs

Le ridicule ne tue pas

À l’ère où la population est en mode recyclage, il semble que le Parti conservateur du Canada pourrait essayer de recycler le vieux politicien de carrière qu’est Jean Charest pour en faire le futur premier ministre du Canada. Le pire et le plus hallucinant dans tout ça est qu’il se trouvera des électeurs pour s’en réjouir et voter pour lui.

D’après certains médias, M. Charest, très ébranlé, aurait reçu des messages d’ex-élus, de militants et, le plus troublant, du caucus actuel conservateur pour qu’il fasse un retour sur la patinoire fédérale. Est-ce que les nouvelles années 20 seront marquées par le retour de Jean Charest? Est-ce que les conservateurs de l’Ouest canadien seraient aussi excités d’être dirigés par cet ex-premier ministre du Québec? Est-ce que le rêve de Jean Charest de devenir premier ministre du Canada se réalisera? Le ridicule ne tue pas, mais il faut se dire que des électeurs prêts à se satisfaire d’un tel choix sont des gens pour qui la politique est le dernier des soucis. Le Bloc Québécois doit se réjouir d’un tel retour potentiel.

Jocelyn Boily, Québec

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Longue vie à Fringant!

En réaction au conte «Noël et l’humilité de Fringant» de Gilles Ouellet paru le 24 décembre

Cher Fringant,

Quelle analogie! Ton aventure racontée de si belle façon dans le conte de Noël est semblable à la situation que vit Le Soleil depuis quelque temps. De premier en haut de la liste en matière de fiabilité et de crédibilité, tu te retrouves obligé de quitter le peloton de tête, blessé dans ta fierté, dans ton orgueil… et à la patte.

La solidarité de tes collègues, les efforts concertés des lutins, la compréhension du père Noël lui-même t’ont démontré que tu pouvais compter sur une horde d’alliés pour poursuivre ta mission. 

Longue vie à ton royaume et bravo pour ton courage!

Georgette Lavertu, Québec

Carrefour des lecteurs

Espérer pour 2020

Espérer que la terre continue à tourner autour du soleil, nous donner de belles saisons et nous donner du bon air.

Espérer que nous répétions les gestes d’amour, de partage, de solidarité. Pensons à tous ces bénévoles qui en aident d’autres à être mieux dans leur coeur et leur tête.

Espérer que la jeunesse poursuive ses engagements pour que changent les habitudes menaçantes des diverses formes de pollution, une jeunesse confiante et engagée à rendre le monde meilleur.

Espérer simplement un peu de santé aux personnes malades et vouloir plus de sérénité pour les personnes vieillissantes.

Espérer que Le Soleil continue à publier ses bonnes chroniques et, après la tempête, puisse poursuivre à nous partager les informations parce que ce journal a su, par la coopération des membres de son équipe, se donner les moyens de relever de nouveaux défis.

Espérer que demain soit une belle journée où l’amour, l’harmonie, la justice gagnent la bataille sur la haine, la discorde et l’injustice.

Espérer aussi que nos gestes, nos idées, nos sourires soient plus ensoleillés pour que l’amour pousse en meilleure santé.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies

Carrefour des lecteurs

À quand la vraie vocation du Centre Vidéotron?

On nous a invités à adopter la stratégie prudente du silence respectueux à l’égard des grands décideurs de la LNH, évoquant à maintes reprises leurs humeurs imprévisibles quant à des demandes trop insistantes pour une franchise dans cette ligue de haut prestige.

Les Québécois savent composer avec toutes les formes d’accommodements, étant rompus depuis des générations aux sacrifices bénéfiques et purificateurs.

Le Centre Vidéotron érigé avec grande clairvoyance administrative, répondant scrupuleusement aux normes du hockey professionnel, foyer d’une équipe junior, accueillant des événements de prestige, est toujours dans l’attente messianique de ce «OK» style papal!

Dans un contexte de voeux de «Bonne Année», on peut manifester une impatience timide, mais profondément intense.

La maturation de l’ultime décision en est-elle à un stade d’actualisation prometteuse?

Ces éminences grises anonymes sortiront-elles de l’ombre?

On aime les coups de théâtre comme ceux de District 31.

Le dossier Centre Vidéotron est encore plus ténébreux que celui du pont de Québec! Il y a encore dans l’air des vapeurs festives. Une interruption de ce mutisme opaque; le punch de 2020!

Douglas Beauchamp, Québec

Carrefour des lecteurs

Postes en anglais

Pouvez-vous m’expliquer pourquoi Vidéotron nous impose tant de postes en anglais pour le service de base?

Je suis allée dans l’Ouest canadien cet automne et, s’il y avait un poste en français, c’était beau.

Vidéotron me confirme que c’est le CRTC qui les oblige à avoir tant de postes dans la version anglaise.

Est-ce que le CRTC aurait des exigences au Québec alors que son discours serait différent d’une province à l’autre? 

J’apprécierais recevoir une réponse de cet organisme ainsi que du premier ministre du Canada, qui est censé être sensibilisé aux deux cultures.

Louise Gignac, Québec

Carrefour des lecteurs

Un Bye Bye bienvenu

Les Bye Bye me déçoivent 19 fois sur 20, mais je dois avouer que la cuvée de 2019 a été bonne.

Pourquoi ? Essentiellement parce que l’équipe a rompu avec le travers imbuvable des égoportraits affligeant le très petit monde de la variété à la télé. Cette fois, les quelques sketches tournant autour du petit écran, comme celui intitulé Tout le monde invite tout le monde, étaient pertinents et drôles. Il m’a semblé que les scénaristes s’étaient concentrés sur les événements dignes d’intérêt. J’aurais personnellement préféré plus de sketches touchant à l’international, mais, incompréhensiblement, ce sujet ne semble pas être prisé dans cette émission. Malgré tout, je dis bravo.

J’ai aussi vu la séquence d’après Bye Bye au cours de laquelle les acteurs évoquent les raisons pour lesquelles ils ont accepté de participer. Or, pas un seul n’a parlé du cachet, qui devait pourtant être appréciable, et aussi du coup de pouce que donne une participation à cette revue annuelle ultra-populaire à la carrière d’un comédien.

La palme du meilleur sketch dans les émissions de fin d’année revient à mon avis à celui traitant des inondations du printemps dans Infoman 2019, sur des airs de la célèbre comédie musicale «Les parapluies de Cherbourg», avec notamment Diane Tell, à la voix d’or. Le texte était parlant et les rimes tombaient parfaitement. Franchement, un petit chef-d’œuvre du genre.

Sylvio Le Blanc
Montréal

Carrefour des lecteurs

Faire la paix avec le débat public

La question de Catherine Dorion était (je paraphrase): «Pourquoi subventionner l’opinion, alors que c’est un secteur de l’information qui n’est pas en péril (qui est bien financé) et qu’on pourrait donner l’enveloppe complète au journalisme (qui est en péril)?» Je crois que, non, la ministre Nathalie Roy n’a pas répondu à la question.

Elle a répondu à d’autres questions, mais pas à celle-là. Bien sûr, l’opinion fait partie d’une information de qualité. Bien sûr, la liberté d’expression permet l’opinion. Bien sûr, c’est une bonne chose que des gens soient payés pour produire de l’opinion. Ça n’était pas la question.

Si vous considérez que la ministre a répondu, je suis en désaccord, mais vous avez le droit de le penser… et Catherine Dorion a le droit de penser l’inverse. Et même si vous considérez que c’est une réponse, ne trouvez-vous pas que Catherine Dorion a raison de dénoncer la perte de temps, quand on a droit à deux minutes de réponse sur 120 minutes d’interpellation? Ce temps aurait pu servir un débat riche. En cette année 2019, autant par le fond que par la forme, Catherine Dorion a ramené l’essence d’un des rôles oubliés des députés: intéresser les citoyens au débat public. C’est un défi collectif que je nous lance, acceptons les débats en 2020 et prenons-y goût.

Dominique Sacy

Québec

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DÉJÀ, AU XIXe SIÈCLE

J’ai lu dans une biographie sur Émile Zola ce qui suit: «Zola est déjà au travail sur un autre roman du cycle des Rougon-Macquart: Au Bonheur des Dames. Il y évoque la guerre sans merci que se livrent le petit commerce de détail et un grand magasin moderne, superbe, tentaculaire, qui s’étale, rafle la clientèle, dévore les immeubles proches et supprime, une à une, les boutiques traditionnelles du quartier.»

Le livre du grand écrivain français a été publié en 1883. Ce n’est donc pas d’hier que nous nous plaignons, mais aujourd’hui, avec les centres commerciaux éléphantesques, cela dépasse la mesure.

Sylvio Le Blanc

Montréal

Carrefour des lecteurs

Des piétons comblés et reconnaissants

Les centaines de piétons utilisant la piste cyclable aménagée sur le terre-plein du boulevard Pierre-Bertrand remercient la Ville d’avoir répondu à leurs demandes. Construite en 2017 au coût de plusieurs millions de dollars, la piste n’était pas ouverte l’hiver entre la rue Samson et le boulevard Lebourgneuf.

J’ai écrit plusieurs fois à la Ville afin d’implorer le déneigement de cette piste, car il était devenu hasardeux de se rendre à pied aux différents restaurants, commerces ou entreprises situés le long du boulevard.

Bravo et merci aux représentants qui sont revenus sur leur décision en déneigeant la piste. Même si nous n’avons pas eu de super tempête, le déneigement et l’entretien après les deux bordées de neige et verglas nous ont permis d’y circuler sans affronter les nombreux dangers de marcher le long du boulevard qui est devenu une artère dont la circulation à trois voies est lourde.

Avant, on se tapait un chemin dans la neige. Mais à l’arrivée des vraies tempêtes, nous étions forcés de nous rabattre sur les voies de circulation, ce qui augmentait les risques d’accident pour les piétons, cyclistes et automobilistes.

Jocelyn Boily, Québec

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LA POLITIQUE EN SPECTACLE

En réaction au Point de vue «Catherine Dorion, Antigone et “mon coeur me dit”» de Samuel Matteau paru le 28 décembre

Dans son commentaire sur Catherine Dorion, Samuel Matteau écrit: «Et ce qui choque le pouvoir en place, c’est l’habileté impressionnante de Catherine Dorion à fissurer le spectacle».

C’est précisément sur ce point précis que l’on devient perplexe.

Allez dire aux chauffeurs de taxi ou aux étudiants étrangers que la politique est un spectacle et qu’on doit discuter en priorité du costume de scène de Catherine Dorion et ils vous répondront sûrement que le coût du billet est beaucoup trop élevé.

Jacques Nicole, Québec

Carrefour des lecteurs

Laurentia: il faut avoir la foi

La chronique de François Bourque, portant sur le volet du transport terrestre des conteneurs lié au projet Laurentia du Port de Québec et l’augmentation de la circulation de poids lourds dans le secteur Limoilou, a fait réagir le directeur principal de ce projet dans un article intitulé «Camions dans Limoilou : des propos à nuancer», publié dans Le Soleil du 20 décembre.

Pour ce faire, il se permet de rectifier «sept éléments» mis de l’avant par M. Bourque.

Alors que ce dernier avançait des comparaisons bien documentées entre les ports de Québec et Mont­réal, la réplique n’apporte aucune donnée probante.

Par exemple, quelles sont les preuves que 90 % des conteneurs seront transportés par rail, outre le fait que le CN soit impliqué? Que peut-on escompter de «l’initiative volontaire» pour diriger les camions vers Dufferin-­Montmorency, comme le Port le désire?

Deux questions parmi d’autres.

Il est peu probable que cette industrie change ses façons de faire en étant à Québec, seule la rentabilité la motivant.

On met donc de l’avant des hypothèses, des prétentions, des suppositions, voire des souhaits.

Si le Port est sérieux et veut se conduire en bon citoyen, qu’il soumette ce projet au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Nous aurons alors toute l’information et elle sera vérifiable.

La population sera alors consultée.

Des experts pourront être entendus.

Le BAPE pourra se prononcer.

Les entreprises impliquées, le CN et Hutchison Ports ne méritent surtout pas un acte de foi, non plus que le Port de Québec.

Richard Gagné

Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

GCM: viser la bonne cible

En s’en prenant à leurs anciens collègues, qui perdront eux aussi 30 % de leur retraite, les retraités du Groupe Capitales Médias me font penser à des nageurs dans le pétrin qui, pour tenter de sauver leur peau, mettent d’autres nageurs en danger.

Les grands responsables de la situation actuelle sont les Desmarais et Power Corporation, sans oublier Martin Cauchon, qui s’en est mis plein les poches pendant quelque quatre ans. Considérant les difficultés traversées déjà par les journaux au Québec et dans le monde, ils savaient tous pertinemment que l’affaire tournerait en eau de boudin. C’est eux qu’il faut talonner, d’autant que les Desmarais sont riches comme Crésus.

Sylvio Le Blanc

Montréal

Carrefour des lecteurs

Le Parti conservateur doit migrer de l’ouest vers l’est, de la droite vers le centre

Les délégués du Parti conservateur du Canada (PCC) éliront leur prochain chef en novembre prochain à Québec, soit un an après les dernières élections. Une fois cela fait, les conservateurs voudront défaire le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau, afin de profiter de l’impulsion générée par leur course à la chefferie.

Il semble que le premier ministre albertain, Jason Kenney, et l’ex-premier ministre saskatchewanais, Brad Wall, font tout pour convaincre l’ex-ministre conservatrice Rona Ambrose de se porter candidate à la succession d’Andrew Scheer. Si celle-ci se présente et l’emporte, elle connaîtra le même sort que Stephen Harper en 2015 et Scheer en 2019.

Les conservateurs de l’Alberta et de la Saskatchewan me font rire. Ces deux provinces comptent environ six millions d’habitants et elles voudraient imposer les idées rétrogrades de feue l’Alliance canadienne, qui fusionna avec le Parti progressiste-conservateur en 2003, aux huit autres qui comptent 32 millions d’habitants (l’Ontario et le Québec en comptent à elles seules environ 22 millions).

Si le PCC veut avoir une chance de battre Trudeau aux prochaines élections, il doit se choisir un chef bilingue, plus centriste que les deux précédents chefs et pour qui l’environnement n’est pas un vain mot, ce qui exclut d’emblée tout candidat souhaité par l’aile droite pétroleuse du parti.

Sylvio Le Blanc
Montréal

Carrefour des lecteurs

Accalmie politique

La période des fêtes, à travers ses réjouissances et rassemblements, apporte avec bienfait une pause dans les débats et enjeux politiques.

C’est assurément plus qu’une trêve entre les partis, mais aussi un vide médiatique. Les quotidiens présentent des «Unes» plus légères et plus humaines où le coeur des gens est primé sous une loupe. Comme de quoi la politique, par son absence, apporte manifestement quelque chose de bon avant que les politiciens, avec diligence, ne fourbissent leurs armes pour des combats idéologiques.

Michel Beaumont
Québec

Carrefour des lecteurs

Émouvant François Bourque, de camelot à proprio

En réaction à la chronique de François Bourque «De camelot à propriétaire» publié le 24 décembre.

Je lis le texte de François Bourque de ce 24 décembre avec émotions. J’ai été aussi fortement lié à mon quotidien.

À moins de 10 ans, je m’appropriais l’exemplaire du Soleil de mon père pour le dévorer. Je découpais les statistiques de la LNH pour les coller dans mon scrapbook. Quelques années plus tard, je lisais avec passion tout ce qui touchait à la politique en plus d’être abonné dès l’âge de 15 ans.

Depuis ce temps, le conte de Noël du 24 décembre est une tradition.

À la fin vingtaine, la vie m’a amené à œuvrer au Soleil comme vendeur de publicité pour l’équipe de Soputel avec mon patron et ami maintenant décédé, Rock Martel, qui m’a enseigné les fondements de la vente et du marketing.

Bien que devenu depuis avocat et conférencier, je suis demeuré passionné de médias et du Soleil. J’ai suivi la crise des dernières années, et plus particulièrement celle depuis l’été, avec intérêt et espoir. Je suis devenu rapidement ambassadeur. Les défis qui se posent à la nouvelle équipe sont nombreux. Sur le plan financier, c’est un paquebot qui devra être «retourné». Plus que jamais il doit y avoir de la valeur accordée à l’accès à l’information et les gens qui accordent de l’importance aux médias seront conviés à y contribuer. Les annonceurs devront être convaincus des retombées à placer de la publicité. Les dépenses, dont le loyer, devront être épurées. De beaux défis. Mais sans défis il n’y a pas de progrès et pas d’avenir.

Bon succès à l’équipe!

Stéphane Pagé

Québec

Carrefour des lecteurs

Se souhaiter du Jean Charest pour 2020?

La rumeur se fait de plus en plus persistante, dirait-on. Les caricaturistes de nos journaux salivent déjà devant la perspective de voir Jean Charest reprendre du service dans l’arène politique. Voilà qu’un bon nombre de chroniqueurs se sont déjà prononcés en bien ou en mal devant l’éventualité que Jean Charest puisse briguer la chefferie du Parti conservateur du Canada. On arrive même à tenter de nous rappeler que Charest fut un politicien zélé, une bête politique et un débatteur hors pair. À ne pas négliger. Ouf! Tiens donc, mais moi, je ne l’avais pas remarqué tant que cela, désolé. 

Mais bon, voilà qu’on annonce le retour de l’enfant prodigue sur les bancs du Parlement d’Ottawa. Voilà qu’il semble renaître, le divin Enfant, le petit saint Jean Baptiste aux cheveux bouclés made in Sherbrooke.

Comme je suis bon spectateur, je me dis : pourquoi pas! Devant un Justin apathique, manquant de mordant et de lyrisme, Charest ferait l’effet d’une bombe et serait un adversaire coriace presque insoutenable. Usant pour ce faire d’un bilinguisme parfait et vorace, qui plus est.

Et puis ne verrait-on pas jaillir une Sainte Trinité francophone au Parlement, avec Yves-­François Blanchet du Bloc, Jean Charest du PCC et Justin du PLC, quoique pour ce dernier on se demande souvent s’il n’est pas plus anglophone que francophone, s’exprimant d’ailleurs mieux en anglais qu’en français.

Alors, dans ce contexte, on peut peut-être se souhaiter du Jean Charest pour 2020, mais à Ottawa, assez loin du Québec et assez loin de nous.

Yvan Giguère

Saguenay

Carrefour des lecteurs

Les Anciens

Le temps des Fêtes est propice, on le sait bien, à avoir des pensées et des actions envers les personnes démunies, vulnérables ou malades et il arrive que les vieux aient ces trois attributs. En France et dans certains pays d’Afrique en particulier, les anciens remplacent les appellations vieux, aînés, personnes âgées, troisième âge, âge d’or comme on a l’habitude de le dire chez nous. Ainsi, les maisons de retraite sont souvent appelées «Maison des Anciens».

On ressent un côté nettement positif à parler des anciens, comme si implicitement il y avait une connotation de reconnaissance, d’expérience et de respect intégrée. Un proverbe africain l’illustre bien: «L’homme jeune marche plus vite que l’ancien, mais l’ancien connaît la route». Femmes et hommes font partie des anciens qui, par leur travail, leur persévérance, avec leurs bras et leur tête, ont construit l’actuel et l’avenir.

N’oublions pas nos anciens durant cette période de festivités.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS

Le maire de Québec Régis Labeaume fait son mea culpa en annonçant à tout le monde qu’il est maintenant parlable et qu’en 2020, il sera à l’écoute des citoyens. Il était temps qu’après plus de 10 ans au pouvoir, monsieur le maire décide d’écouter la population.

Depuis 2007, l’administration Labeaume joue à la cachette en ne disant rien sauf: «laissez-nous faire, regardez-nous aller et fermez-vous». Il a envoyé promener tous les gens qui avaient des idées contraires aux siennes ou qui essayaient d’améliorer les projets improvisés de son équipe. D’ailleurs, dès le début de son mandat, sa déclaration de tolérance zéro avec toutes les personnes qui s’opposent à ses idées en les attaquant en justice en disait long sur lui.

Même si j’ai des doutes sur ses bonnes intentions, j’espère pour nous qu’en 2020 il écoutera davantage la population et retirera son projet improvisé du tramway qui ne servira qu’à nuire aux déplacements.

Monsieur le maire, écouter le peuple, c’est lui demander son avis sur des projets majeurs impliquant des sommes gigantesques comme le tramway.

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Régine Laurent, toute une présidente

Le gouvernement québécois a fait le bon choix: la présidente de la Commission sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse mérite notre admiration. Mme Laurent est cette personne compétente, généreuse et tellement efficace dont notre jeunesse a besoin. Elle a compris que cette jeunesse est notre trésor qui a droit à des services mieux structurés. 

La Commission qu’elle préside propose déjà un premier geste : soutenir, en priorité et sans dépenses exagérées, les organismes communautaires reconnus axés sur l’aide aux familles. Le message est clair et pour un total de 52 millions $, c’est une aide de 200 000 $ pour chacun des 260 organismes communautaires qui pourront ainsi se consacrer davantage à leur mission plutôt que d’investir temps et énergie à la recherche de financement. Merci à cette grande dame et à son équipe.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies

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JEAN CHAREST: BLEU, ROUGE, BLEU...

Si on en croit la rumeur, Jean Charest lorgnerait la chefferie du Parti conservateur du Canada après 14 ans comme député libéral puis premier ministre du Québec. Ces années avaient été précédées, ne l’oublions pas, par autant d’années comme député et ministre du Parti progressiste-conservateur à Ottawa dont il devint d’ailleurs chef en 1994. Canada ou Québec, bleu ou rouge, du pareil au même. Il a toutes les couleurs et aucune. Tel un caméléon, il nous confond. Quelles convictions!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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BRAVO M. BOURQUE!

Un simple mot pour vous dire merci pour la qualité de votre journalisme d’enquête! Vos reportages touchant les projets d’expansion du port de Québec et le Phare sont fort judicieux, pertinents et bien documentés. S’il fallait une seule raison de plus pour soutenir le journal Le Soleil, la voilà! Je vous souhaite de joyeuses Fêtes malgré un contexte qui n’est sans doute pas facile et bonne année 2020, et succès pour votre coopérative!

Jacques Laflamme, Québec