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Carrefour des lecteurs

Sophie Brochu, un choix judicieux pour Hydro-Québec

La nouvelle mercredi est venue comme un baume posé sur les temps difficiles de la crise sanitaire que nous vivons. Sophie Brochu dirigera notre plus importante société d’État soit Hydro-Québec.

Elle deviendra donc la première femme à occuper ce poste. Celle qui a mené de main maître pendant plus d’une décennie, Gaz Métro (aujourd’hui Énergir), me semble un choix judicieux de la part du gouvernement du Québec. Cette femme d’affaire brillante, possède de grandes qualités de gestionnaire, un sens inné de leadership en plus d’avoir une approche des plus humaine auprès des employés qu’elle dirige. Il y a un côté zen rassurant chez cette femme. Je suis certain qu’elle apportera une touche innovatrice à Hydro-Québec.

Yvan Giguère
Saguenay

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GARDER ESPOIR

Ouf, quel changement insoupçonné et rempli d’incertitudes et de vulnérabilité!!! Le temps s’arrête, nous déstabilise et peut parfois provoquer des émotions de peur, de stress et d’anxiété, particulièrement face à l’inconnu. Que va-t-il se passer? La société dans laquelle nous vivons est teintée de consommation, de productivité, de valeurs superficielles, de quantité au détriment de la qualité. Ce temps d’arrêt peut être un passage à une prise de conscience pour se rapprocher des vraies valeurs profondes de la vie. La sensibilisation de vivre une journée à la fois, apprécier d’être en bonne santé; de marcher au grand air en savourant le moment présent. En ce moment difficile, nous observons un élan d’entraide, de bénévolat, de collaboration et de solidarité; l’espoir d’un rétablissement social et d’une stabilité de notre état d’être. Nous devons toujours garder à l’esprit qu’il s’agit d’une situation temporaire. Garder espoir, respecter les consignes que demande le gouvernement, rester en confiance et conserver une attitude positive demeure des ingrédients nécessaires au rétablissement et au bien être de notre évolution.

Diane Marceau
Psychologue

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Manque de civisme

On dirait que la pandémie du COVID-19 rend les citoyens moins civilisés, les amène à manquer de courtoisie et à oublier les autres. Je comprends que, comme nous, les citoyens ont besoin de se dégourdir les pieds et de se changer les idées, mais il faut avoir un certain savoir vivre.  

En confinement depuis plus de 20 jours nous allons prendre notre marche dans les rues du quartier en une journée super ensoleillée. Comme tous les printemps certains en ont profité pour dégager leur banc de neige en tirant la neige dans la rue ce qui aurait pu attendre.

Une maman joggeuse se promène avec ses deux mousses qui, visiblement, viennent de débuter, car ils se dandinaient de part et d’autre de la rue. Au travers ce brouhaha arrive un hurluberlu qui promenait ses immenses et immondes chiens dont la laisse était trop longue permettant aux bêtes de s’approcher des gens. Sans oublier trois  ados corsant en patins à roues alignées comme s’ils étaient seuls au monde.

Durant notre marche d’une couple de km, nous avons remarqué des gants, masques et autres détritus par terre le long du trajet. 

Jocelyn Boily
Québec

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BRAVO ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ!

Je voudrais féliciter M. André-Philippe Côté pour sa brillante caricature du 28 mars, «Isolés mais ensemble».

Je l’ai partagée avec environ 80 connaissances à travers le Québec et le Canada et sa sensibilité aux agissements des gens en période de difficulté fut remarquée par plusieurs d’entre eux.  Merci, M. Côté!

Arthur Plumpton
Sainte-Famille, île d’Orléans

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Un bel exemple, cette dame de 99 ans

En réaction au texte «À 99 ans, elle lance un message d’espoir aux jeune» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 28 mars

J’ai aimé l’article sur la dame de 99 ans.

Je travaille dans une mini-épicerie. Si seulement les gens avaient la même mentalité qu’elle. Beaucoup de gens n’écoutent pas la consigne de un mètre. Ils ne réalisent pas, je pense, combien la situation est grave et que nous, les employées, somme obligées de continuer à travailler malgré le danger d’avoir le virus. C’est sûr que, malgré tout, avoir une job, c’est mieux que pas de sous...Merci pour vos bonnes histoires.

Manon Pomerleau, Sherbrooke

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Prolonger la journée d’école

En réaction à la chronique  «Pas le moment de décrocher» par Brigitte Breton,  parue le 24 mars.

Les directeurs des écoles publiques et privées se soucient, à juste titre, que le gouvernement Legault pourrait annuler le reste de l’année scolaire en raison de la pandémie du coronavirus. 

Ils affirment : «Toutes les études démontrent qu’une longue période d’inactivité scolaire a un impact négatif sur la réussite des élèves, particulièrement celle des élèves en difficulté...»

Voici une idée, quel que soit le nombre de jours perdus. Pour le rattrapage, envisageons la possibilité de prolonger la journée scolaire de, disons, une heure lorsque les élèves retourneront à l’école. Cette idée pourrait également aider à atténuer le taux d’abandon scolaire, le plus élevé au Canada.

Chris Eustace, Enseignant retraité, Pierrefonds

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L’importance de s’aider soi-même

Pour moi, deux citations ont marqué l’aube de la troisième semaine de cette crise : François Legault a imploré les sans-emplois soudains de recourir aux banques alimentaires, toutes hontes bues !

Puis le lendemain, Mario Dumont a observé ceci : «prendre le temps de se pardonner de la vitesse où vont les choses, pour mieux retomber sur ses pattes!»

Le pardon me semble être le mot-clé : l’indulgent envers soi, ses rares défaillances psychologiques — et Dieu sait s’il y en a, ces temps-ci! —, et ne pas lésiner à demander de l’aide. Régine Laurent l’a confirmé en faisant allusion aux enfants de familles tendues. Certes, la DPJ ne peut avoir les yeux et les oreilles partout. N’en reste pas moins que les parents fragilisés peuvent se voir et s’écouter pour détecter des signes. Et y remédier.

De là l’importance de ne pas hésiter à y avoir recours. Tant pour la détresse mentale que physique ou pécuniaire. Les autorités en appellent de l’entraide solidaire, dont le bénévolat.

«Aide-toi et le ciel t’aidera», dit la maxime. Encore plus vrai si l’on veut dire, ensuite et plus que jamais : « ça va bien aller».

Luc J. Vigneault
Québec

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N'hésitez pas à faire du bénévolat

Je nous présente Simon Leclerc (36 ans) et mon collègue Jessey Goussard (31 ans). Nous sommes deux cuisiniers à l’emploi de restaurateurs de Québec.

Nous avons été mis à pied à la suite de la crise du coronavirus. Notre première action a été de contacter les ressources humaines de Lauberiviere afin de fournir notre expertise aux personnes vulnérables. Bien avant l’appel au bénévolat, il a été facile de compléter les démarches pour être admis comme bénévoles dans cette maison d’hébergement. De plus, les mesures d’hygiène étaient clairement définies et respectées. Nous voulons passer ce message pour démontrer aux personnes aptes à le faire qu’il est très facile de le faire. Alors, n’hésitez pas à transmettre notre message de solidarité envers ceux qui peuvent venir en aide aux plus démunis

Jessey Goussard et Simon Leclerc
Québec

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RETOUR.À LA SIMPLICITÉ

Tous les risques sans cesse commentés pour justifier l’isolement et la distance renforcent le réflexe de nous ajuster sans cesse au point d’en arriver à vivre autrement dans un style nouveau. C’est la manifestation de notre adaptation étonnante et illimitée; un vrai signe d’intelligence! Des exemples variés illustrent notre capacité à nous redresser après avoir encaissé la claque de cette menace planétaire. Nous en sommes à nous évaluer en passant par différentes étapes lesquelles nous obligent à bien nous regarder dans le miroir.

C’est la saisie progressive de ce qui important ou accessoire. Les réponses sont différentes, mais convergent toutes vers le constat de ce qui est essentiel pour nous. Un retour à une certaine simplicité dans la découverte de l’importance des petites choses pour chacun d’entre nous.

C’est notre secret! Avec le temps, un nouveau style de vie imprimera sa présence comme un régime bénéfique. Avec le temps finalement nous aurons une expertise nette du vrai leadership qui nous encadre avec discernement sécurisant et cohérent.

Douglas Beauchamp
Québec

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COVID-19, combat commercial ou médical?

La fébrilité est palpable à travers la population, la pandémie affecte tout le monde mais de différentes manières. Que ce soit par l’isolement, la perte d’emploi ou le virus, personne n’y échappe. Pendant ce temps, pour circonscrire la pandémie avant qu’elle ne transforme en endémie, les hautes instances du gouvernement prônent des mesures coercitives.

Malheureusement, nous constatons sur le terrain une dualité intellectuelle qui se sépare et devient antagonique. La vision commerciale affronte l’idéologie médicale de la santé publique, voilà deux farouches antagonistes qui possèdent leurs partisans. Pensons à la Suède et à notre voisin M. Trump qui favorisent davantage l’économie.

En conclusion, il est primordial de privilégier le combat médical pour, ensuite, mieux relever notre économie interne. Pour les exportations, il faudra attendre que les autres pays soient en santé pour accepter nos produits. Commercial ou médical?

Michel Beaumont
Québec

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ON A BESOIN DES FONCTIONNAIRES

J’entendais l’animateur Sylvain Bouchard du FM 93 dire que le gouvernement devait, par solidarité, mettre à pied ses fonctionnaires. On demandait aussi à la police de ne pas donner de contravention pour excès de vitesse. 

Concernant la mise à pied de fonctionnaires, je trouve très déplacé dans les circonstances de faire une telle demande. On a besoin d’eux et il est important qu’ils soient disponibles rapidement. Les mettre à pied ne ferait qu’augmenter le nombre de gens qui frapperont à la porte des programmes d’aide monétaire mis en place principalement par le gouvernement fédéral.

Quant aux contraventions pour excès de vitesse, il faut les maintenir. Dans les conditions actuelles, nombreux seront ceux qui seront tentés de se défouler au volant de leur auto. Il ne faut pas les encourager.

Daniel Guilbault
Saint-Augustin de Desmaures



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De l’hydroxychloroquine contre le COVID-19?

Réplique à la chronique «Le médecin iconoclaste» de François Bourque du 25 mars

M. Bourque, 

Dans vos chroniques sur la vie urbaine, vous faites preuve d’un remarquable esprit critique. Malheureusement, cet esprit critique est surprenamment absent de votre chronique sur le traitement du COVID 19 préconisé par le Dr Raoult.

Il serait téméraire et dangereux de baser nos traitements sur les résultats d’une étude portant sur 20 cas et une autre issue des sciences fondamentales : je suis certain que vous ne voudriez pas être traité par un médecin qui pratique ainsi. Il est ironique que votre chronique soit publiée le même jour que nous recevons une mise en garde du Collège des Médecins contre la tentation d’utiliser l’approche préconisée par le Dr Raoult. C’est un médicament très efficace, dans certaines conditions, mais qui doit être utilisé avec prudence, en raison de ses effets indésirables potentiels. Le cas de Stromae, qui est disparu de la scène depuis quelques années à la suite d'un épisode psychotique induit par un médicament apparenté à l’hydroxychloroquine, nous le rappelle trop bien.  

Cela dit, je continuerai de lire avec autant d’intérêt vos chroniques, du moins celles portant sur la vie urbaine.

Marc-André Roy MD FRCP

Professeur titulaire de Psychiatrie et Neurosciences, Faculté de Médecine, Université Laval

Psychiatre et responsable médical,

Clinique Notre-Dame des Victoires (IUSMQ/CIUSSS-CN)

Chercheur, Centre de Recherche CERVO 

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POURQUOI METTRE À PIED DES EMPLOYÉS MUNICIPAUX?

Je ne comprends pas qu’en ces temps de solidarité sociale, les maires décident de remercier les employés temporaires. L’argument choisi est l’équité envers les payeurs de taxes qui ont perdu leur emploi. Je ne comprends ce raisonnement puérile.

Pourquoi ne pas honorer les contrats donnés? Ces gens pourraient continuer à vivre «normalement», à payer leur épicerie, leur loyer, à payer leurs taxes municipales!

Le maire qui dit avoir de l’empathie envers les plus démunis, doit imiter le gouvernement qui continue à verser un salaire aux employés temporaires isolés à la maison sans télétravail.

Je suis convaincue que la majorité des citoyens de la ville de Québec ou des autres villes sont prêts à payer pour que leurs concitoyens ne se retrouvent pas dans l’indigence!

Serrons-nous les coudes et ouvrons notre cœur aux autres! Le budget de la Ville est secondaire dans la situation de crise actuelle!

Paule Lacasse, Charlesbourg 

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Distanciation «linguistique»

Au moment où l’on parle de distanciation «sociale» et «physique», il existe au Canada au niveau linguistique une sorte de distanciation pour ne pas dire discrimination.

En effet, nous vivons au Canada l’une des pires crises sanitaires de notre histoire, sans tenir compte des épidémies de choléra ou de variole du XVIIe ainsi que la grippe espagnole du XXsiècle. Or, les personnes les plus importantes du Canada au point de vue sanitaire ne peuvent nous parler dans notre langue. Madame Tham, directrice de la Santé publique, ainsi que Madame Patty Hadju, ministre de la Santé, ne s’expriment qu’en anglais comme si le virus était unilingue. C’est triste.

Gilles Barbeau, Québec

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LES RAPACES AU TEMPS DU CORONA

L’indécence, c’est de profiter d’une crise. Les banques canadiennes et Desjardins ne se gênent pas pour le faire. 

En effet, puisqu’il n’est plus possible d’utiliser d’argent comptant dans les magasins de première nécessité, les gens utilisent leur carte. Pour vous et moi, ça rime peut-être avec bonidollars! Mais pour la plupart des personnes en situation de pauvreté, ça rime avec frais bancaires. 

Selon une étude d’Option consommateurs, les gens paient en moyenne chaque mois plus de 15$ pour utiliser leur propre argent et ça ne fera qu’empirer vu la situation actuelle. Le gouvernement se doit de légiférer si ça ne change pas immédiatement. Petit conseil pour y arriver : rappelons aux banquiers que si la taxe sur le capital a été abolie en 2011 par les libéraux de Jean Charest, elle pourrait bien être réintroduite pour aller chercher une partie des 6 milliards $ de frais bancaires payés annuellement. Facile à vendre aux Québécois puisque ceux-ci n’ont ni sympathie pour les institutions bancaires ni pour l’indécence.

Dominic Martin, Québec

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Se réinventer

 Ce mal qui s’abat sur nous est certainement une occasion privilégiée de se réinventer. Désemparés par ce fléau mondial, les premiers moments sont de résister, de refuser et d’avoir envie de le contourner et d’en faire fi. 

Nous sommes tellement habitués à notre grande liberté démocratique, à satisfaire nos envies de sortir, de rencontrer les amis, à trouver prétexte à fêter, peu importe quoi! Après réflexion et un peu de temps, pourquoi ne pas saisir l’occasion de se réinventer? Ça peut vouloir dire quoi? Pour les solitaires, ce peut être de lire un peu plus, d’écouter un peu plus de musique apaisante, d’émissions enrichissantes, d’appeler ou d’écrire aux amies ou amis négligés parce que trop occupés à courir à droite et à gauche, à trouver des excuses pour ne pas le faire. 

Ou encore, écouter le silence, ce grand disparu de notre société. Pour ceux qui ont la chance d’être confinés, mais d’avoir leur famille sous le même toit, pourquoi ne pas préparer de bons repas, saisir le temps de les déguster ensemble, sans devoir manger à des heures éparses, quitter pour aller conduire celui-ci ou celle-là au basket, au hockey, au soccer, etc. Ou aussi, pour nous, aller s’entraîner, prendre un verre avec des amis, partir au soleil! Quelqu’un m’a dit un jour: Derrière tous les drames, il y a toujours quelque chose de beau à découvrir! À nous de le faire. Nous en ressortirons plus grands et plus forts. 

Godelieve De Koninck, Québec

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Un Québec à reconstruire ensemble

Toutes les composantes du Québec 2020 sont en hibernation quasi-totale et le sort de cette grande société est entre les mains de gouvernants qui nous inspirent confiance et qui font preuve de compétence, de promptitude et d’un remarquable doigté

Aux fins de notre survie nationale, ils chamboulent une société hyper fragilisée et poussée aux abords de précipices sans rampes, sans repaires. Cette crise sans précédent ne sera pas sans lendemains porteurs de profondes cicatrices sociétales qui risquent de défigurer à peu près toutes les générations. N’en sommes-nous pas d’ors et déjà rendus au point de connaitre qui sont ou seront et d’où viennent ou viendront les architectes de notre reconstruction nationale? Qui sont ou seront les influenceurs mandatés à l’effet d’envoyer à leurs planches les génies de la reconstruction d’un nouveau Québec, ce faisant suivant les diktats de la modernité, dans le respect des acquis historiques, dans les perspectives de la dynamique plurielle d’un idéal sociétal à rajuster ou à redéfinir? Ce faisant de façon telle que soient recadrés nos idéaux spécifiques et notre unique distinction.

Gerry Pagé, Québec

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LE NOMBRILISME DES BABY-BOOMERS

J’ai été très choquée par les propos du Dr Bégin sur les baby-boomers nombrilistes. Je suis moi-même baby-boomer. En ces temps de crise, je ne pense ni à mon golf, ni à mon tennis, ni à mon futur voyage car je dois au moins tripler mon bénévolat à la Maison Michel-Sarrazin. La très grande majorité des bénévoles chez nous sont des baby-boomers et, croyez-moi, ils sont loin de se regarder le nombril. Notre organisation n’est pas la seule à fonctionner grâce aux bénévoles baby-boomers. En effet, l’ensemble des organismes communautaires se trouve momentanément en grave pénurie de bénévoles depuis que leurs membres de plus de 70 ans sont confinés à la maison.

J’aurais aimé que les propos du Dr Bégin ne visent pas particulièrement les baby-boomers puisque le nombrilisme se retrouve dans toutes les générations, y compris la sienne.

Dans ces moments particuliers, continuons donc à être solidaires, peu importe notre place dans la société.

Denyse Villeneuve, Québec

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«Nombrilisme des baby-boomers»: je me sens comme une bouc émissaire 

En réaction à l’article «Un chirurgien dénonce le nombrilisme de baby-boomers» de Marc Allard paru le 19 mars Je suis dans le groupe des 70 ans et plus. Je respecte l’isolement volontaire et ce matin, en ouvrant mon Soleil, je me sens comme un bouc émissaire. Intéressant cet énoncé d’un chirurgien au sujet du «nombrilisme de baby-boomers».

En des périodes de grand stress social, il est irresponsable qu’à partir de cas isolés, de généraliser et de stigmatiser un groupe particulier qui «accapare des membres du personnel de la santé qui pourraient être mobilisés ailleurs». Nous avons besoin de solidarité. Le président des États-Unis ne nomme-t-il pas le coronavirus «virus chinois» et ainsi antagonise une partie de l’opinion publique vers le 1,2% de la population de son propre pays! 

Pierre Gendron
Québec

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UNE MAUVAISE BONNE IDÉE

Le gouvernement s’apprête à négocier à la toute hâte un renouvellement des conventions collectives pour les syndiqués des secteur public et parapublic. 

Je me questionne sur l’urgence d’agir ainsi, dans un contexte extrêmement fébrile. Les conditions de travail continueront de s’appliquer même après l’échéance des conventions collectives et le gouvernement peut adopter des décrets au besoin. Comment pourrons-nous justifier d’accorder des augmentations de salaires, probablement substantielles, alors que des milliers, voire des centaines de milliers d’employés du secteur privé perdront leur emploi. 

Je suis moi-même un privilégié de notre société qui ne perdra pas son emploi ni son salaire et je suis tributaire des augmentations qui seront octroyées éventuellement aux syndiqués, mais j’éprouve un profond malaise à voir mon salaire augmenter à ce moment-ci. M. Legault jouit d’un immense appui de la population, fort mérité, mais il serait regrettable qu’il le perde pour une si mauvaise bonne idée. 

Charles Simard
Québec

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Vivre sa peine au temps de la COVID-19

Vous est-il arrivé de vous demander, face à la crise de la COVID-19, si vous êtes en train de vivre un cauchemar éveillé? Ou encore d’avoir soudainement la gorge nouée malgré votre sourire affiché, et de sentir une bouffée de tristesse vous envahir, au point d’avoir les larmes aux yeux? 

Si tel est le cas, sachez que vous n’êtes pas seul (e) et que ces émotions, loin d’être anormales, sont profondément humaines. Car depuis le début de cette crise, nous sommes bombardés d’informations peu réjouissantes, voire dramatiques, à une vitesse fulgurante, transmises par des professionnels des médias qui contrôlent leurs émotions. 

Il se produit alors un décalage entre notre côté rationnel sans cesse sollicité, et nos émotions que nous devons mettre en veilleuse pour contrôler la situation. Or, je n’ai qu’un conseil à donner : ne vous sentez pas coupable, libérez-vous et pleurez un bon coup! Car cette peine, loin d’être néfaste, est en fait une précieuse alliée : elle ne fait que traduire votre peur de perdre un être cher, de voir un ami éprouver des difficultés, ou encore de voir compromises les activités qui vous tiennent à cœur. 

En somme, cette peine est le reflet de l’amour que vous ressentez pour la vie, et c’est ce même amour qui vous donnera la force de traverser cette crise.

Pierre Gagné

Québec

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DES MOTS POUR FAIRE DU BIEN

Pourquoi ne pas dire «distanciation physique» plutôt que «distanciation sociale» ? J’observe que nous sommes socialement plus proches depuis que nous ne pouvons plus l’être physiquement autant qu’avant. Pourquoi ne pas dire les choses de cette façon? En souhaitant qu’une fois rapprochés physiquement de nouveau, les changements bénéfiques perdurent.

Hélène Francoeur

Saint-Fabien-sur-Mer

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Horacio Arruda et son équipe

En réaction à la chronique «Arruda, l’homme de la situation» de la journaliste Mylène Moisan parue le 18 mars

Nous lisons vos chroniques avec beaucoup d’intérêt et celle de ce matin intitulée «L’homme de la situation» est vraiment pertinente et réconfortante pour la population. J’aimerais aussi souligner que ce travail formidable de M. Arruda est aussi le succès d’une équipe vraiment du tonnerre. Je pense ici aux nombreux anges gardiens souvent mentionnés par François Legault et particulièrement à mesdames Danielle McCann, Cécile Tremblay et tous les autres qui font un travail exemplaire et extraordinaire pour la santé publique durant cette période fort difficile.

Merci et bravo à toute l’équipe du tonnerre du coronavirus du gouvernement Legault.

Jacques Ouimet, Lac-Beauport

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Bien profiter du confinement

C’est après un mois et demi de confinement que les établissements de Shanghai commencent à rouvrir leurs portes. Ça nous donne une idée de la période de réclusion qui nous attend. Comme société, nous souhaitons parfois le ralentissement des activités, de plus longues vacances, le départ à la retraite plus tôt, la diminution du stress lié aux nombreuses obligations, la réduction de la surconsommation et de la pollution.

C’est ce qui nous est imposé maintenant. Profitons-en pour dormir davantage, aller prendre l’air, lire, écouter de la musique, regarder des séries télévisées, faire les menus travaux toujours reportés, entreprendre le grand ménage du printemps, resserrer les liens avec les proches grâce aux nouvelles technologies, commencer l’écriture de sa biographie, mettre de l’ordre dans ses papiers.

Tout un programme. À accomplir de façon modérée.

Benoît Bouffard, Lévis

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La gouvernance privilégiée à Québec

Jacques Parizeau disait que l’État doit protéger «son monde», exprimant ainsi une obligation pour les gouvernements et les municipalités de sauvegarder la santé, la sécurité et le bonheur de la population. À Québec, on n’est pas dans ce schème d’action publique.

En effet, l’urbanisation à outrance est maintenant la gouvernance privilégiée. Dorénavant, on érigera des logements sociaux pour ainés au-dessus des toits des centres commerciaux parce que les promoteurs ne veulent pas en inclure dans les zones résidentielles. Pourtant, les ainés et les personnes moins fortunées ont droit à un environnement humain plutôt que commercial ou d’esprit néolibéral. On veut aussi augmenter la densification dans les secteurs résidentiels en remplaçant la pelouse par la brique et le béton ou, ce qui est particulièrement insolite, par un logement sur le toit du garage. Ce sera les horreurs urbaines et le multilogement rationalisé à tout crin. Pour la beauté, les espaces verts et la tranquillité recherchés par les familles, ces dernières devront aller en étalement périphérique. Pourtant, c’est une situation que l’on voulait combattre.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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COVID-19: l’achat en ligne sort gagnant

Il n’y a pas à dire, la crise de la COVID-19 se répand plus rapidement que le virus lui-même. Ma foi, la peur se vend bien! Très ancrée dans la crainte des gens, cette frayeur atteint des sommets insoupçonnés que les spécialistes des arts divinatoires n’auraient pas su prédire.

Mais dans tout malheur il y a quelque chose de bon, à qui profitera commercialement cet état de panique? L’achat en ligne qui ne nous limite pas à une zone géographique et l’effarement des épiceries qui, dans ce cas, demeure incompréhensif, en sortent vainqueurs.

Par-delà ce virus impopulaire, les politiciens trouveront-ils les discours graciles et rassurants qui trouveront écho au sein de la population pour dépeindre un réconfort social? Pendant ce temps, les gens achèteront en ligne par mesure de sécurité, mais subiront une pandémie de solitude!

Michel Beaumont, Québec

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Une école, deux écoles

Marcel Perron et David Bowles ont allumé avec leurs lettres ouvertes en ces pages le débat de la compétition pédagogique au Québec. Une tension polie, mais source d’obscurité et d’incohérence.

Un comparatif sans cesse irritant. Un argumentaire cul-de-sac. C’est presque le prolongement profondément nocif d’une agressivité religieuse! Le financement justifié de deux écoles; une démonstration alambiquée. Un droit de choisir : pourquoi? Le menu pédagogique différent, la formation des enseignants également? La clientèle choisie; encore une guerre de mots. Un Québec déroutant dans sa vision de ce qui est important, vital, devant privilégier la solidarité sociale. Navrante, cette polémique blindée accentuant et freinant la mise en chantier d’un système scolaire bien articulé. La différence envahissante illustrant notre québécitude profonde en éducation. Le clan privé, le clan public, se tolérant, se comparant, se provocant subtilement. La rivalité implicite, stérile, viscérale comme à une époque démodée!

Douglas Beauchamp, enseignant retraité, Commission scolaire des Découvreurs

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La peur du COVID-19

COVID-19Ne soyons pas trop méchants envers ceux qui doivent nous soigner et nous rassurer. Nous vivons présentement un «11 septembre» planétaire qui prend de court tous les intervenants.

Nous sommes encore en état de choc face à cette menace. Tout le monde fait et fera le maximum pour nous sortir de ce danger qui frappe à nos portes.  Nous sommes présentement très petits dans nos culottes. Suivons de très près les nouvelles via les médias écrits et télé. Mon grand-père, Titou de son surnom, me racontait qu’en période de guerre, tout le monde écoutait religieusement la radio pour suivre en direct (selon lui) les nouvelles fraîches de la guerre en espérant ne pas entendre les noms de ses enfants et des voisins. C’est exactement les peurs que nous avons présentement.

Guy Sirois Québec

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Courage à vous, Justin et Sophie

La femme de Justin Trudeau a contracté la COVID-19, probablement lors d’un voyage à Londres, là où elle est allée présenter une conférence récemment.

Ironiquement, j’avais lu un article de journal au sujet de la pandémie mondiale qui sévit actuellement, accompagné d’une photo de Justin et qui titrait : «Nous sommes prêts à affronter le pire». Mais voilà, le pire n’est-il pas justement déjà arrivé pour vous, monsieur le premier ministre? Votre Sophie bien-aimée est atteinte de la COVID-19.

Sachez qu’aujourd’hui, mes pensées vous accompagnent dans l’épreuve que vous traversez. Et je ne suis certes pas le seul Québécois, ni le seul Canadien à espérer que la première dame du Canada nous revienne avec le sourire magnifique qu’on lui connaît. Courage à vous, Justin et Sophie, de même qu’à vos enfants!

Yvan Giguère, Saguenay

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COVID-19 : appel à la solidarité

Bénéficiant des finances publiques relativement en santé (surplus budgétaire de 1,9 milliard $) et malgré le ralentissement économique prévisible, le ministre des Finances, Eric Girard, a présenté le budget provincial 2020, selon lequel il prévoit un taux de croissance économique de 2 % au cours des 12 prochains mois.

L’an passé, à l’abri de l’actuelle pandémie, cette croissance a été de 2,8 %. Cela étant, il se peut bien que M. Girard doive suivre les judicieux conseils de son prédécesseur Carlos Leitão, et retourner à sa table à dessin, afin de tenir compte des ravages économiques de la COVID-19 et tenter de les contrer en redistribuant autrement les dépenses actuellement prévues, notamment en santé et services sociaux (2161,9 millions $). Car «gouverner c’est choisir», dixit le proverbe. Et choisir n’est pas forcément exclure.

Qui plus est, ce n’est pas la première fois qu’un virus contamine l’homme et s’étend à la planète (SRAS en 2003, H1N1 en 2005 et MERS en 2012). Conséquemment, et malgré la menace d’une possible récession mondiale, l’heure n’est-elle pas à l’urgence de la solidarité humaine et à la coopération internationale, plutôt qu’à la désorganisation dans tous les azimuts?

Nicole Lévesque, Québec

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Financement du fédéral pour le tunnel

Le ministre des Transports, François Bonnardel, dans son rôle d’apologiste, vient de présenter aux représentants du fédéral, Catherine McKenna et Jean-Yves Duclos, le projet de tunnel entre Québec et Lévis en vue d’un financement de 40 % comme c’est la norme dans un tel cas.

Personnellement, j’espère un dénouement heureux d’Ottawa, le contraire me décevrait au plus haut point avec une aigreur fermentée. Comme scénario possible, de la part du fédéral, serait d’acheter du temps et encore du temps pour retarder la première pelletée de terre.

De ce fait, attendez-vous à des réponses comme : on pousse sur ce dossier très fort, le financement suit son cours, les prochaines élections vont retarder le financement du projet, quels sont les données d’achalandage? Bref, tout pour retarder au maximum leur engagement comme on le fait si bien en politique. Au fait, les politiciens promettent-ils parfois une somme d’argent qui n’existe pas encore pour bien paraître sur la photo? Souhaitons un mariage de convenance sans riposte malsaine.

Michel Beaumont

Québec

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BERNIE SANDERS LE SOCIALISTE 

Considérant que les États-Unis ont méprisé et diabolisé les socialistes et les communistes tout au long du XXe siècle, le candidat démocrate à la présidence, Bernie Sanders, n’a pas aidé sa cause en s’autoproclamant socialiste, d’autant qu’il ne l’est pas vraiment. S’il se lançait en politique dans un pays scandinave, on le placerait généreusement au centre gauche sur l’échiquier politique. Tu parles d’un socialiste. Un socialiste masochiste, oui.

Sylvio Le Blanc

Montréal

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Taxi: 860 M$ plus tard

Un communiqué de presse du ministère des Transports nous apprenait le 11 février dernier que la saga Uber-taxi aura coûté aux contribuables la jolie somme de 860 millions $ sous le régime de la CAQ.

La «Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile», dite la Loi 17, adoptée dans la précipitation en octobre 2019, a mis fin à cet épisode rocambolesque alors que, pour faire de la place à Uber dont le projet-pilote se terminait, on a tassé les 20 000 chauffeurs de taxi et décidé de les compenser pour la perte de la valeur de leur permis.

Avec un discours d’économie de partage et sous le prétexte de la moderniser, on a fragilisé cette industrie pour des années au lieu de l’accompagner pour qu’elle change à coût nul et prenne tout simplement la place d’Uber.

Ce sont 860 millions $ de moins pour des besoins criants. Désolant!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Coronavirus: exagération et insouciance chez Tim Horton

Comme tous les samedis depuis plusieurs années, je vais prendre mon café au Tim Horton situé près de l’autoroute de la capitale en apportant ma tasse réutilisable.

J’utilise la tasse réutilisable pour deux raisons : d’abord pour faire ma petite part pour sauver la planète et d’autre part parce qu’elle conserve le café chaud plus longtemps. Comme à l’habitude, j’y vais samedi et le commis refuse de remplir ma tasse réutilisable à la suite d’un mémo à cet effet de la maison-mère. J’ai pris le café dans le verre en carton que l’on m’a remis et je l’ai transvidé dans ma tasse réutilisable. J’ai payé avec un 5 $ et le commis, sans protection, m’a remis le change. Je tiens à mentionner que le client précédent provenant probablement des USA, car il parlait anglais, avait payé avec de l’argent américain. L’employé qui ne voulait pas verser le café dans ma tasse manipulait l’argent et les verres sans porter de gant. C’est la même personne qui sert la nourriture aux clients.

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Vers quel chef?

«Le rire est une arme de séduction massive», dit Boucar Diouf.

Le concours à la direction du Parti québécois est-il en train de nous en donner une démonstration?

Je rêve d’un chef qui sera le lien vivant sans amnésie, sans panique de tout ce qu’est le Québec d’aujourd’hui à tout ce qu’il fut. Un Québec nourri par ses racines les plus profondes autant que par des vents passagers qui se disputent ses feuilles.

Notre identité tout comme notre avenir exigent l’effort et le labeur comme nous l’ont démontré nos ancêtres religieux ou autres sous des cieux moins favorables.

La souveraineté adviendra comme un fruit mûr et non en misant sur un référendum comme on mise sur un billet de loto.

Louis Bujold, Carleton-sur-Mer

Carrefour des lecteurs

Château de cartes

Le virus à la menace immense de nature à fragiliser l’économie, créant une crainte grandissante, imposant un protocole rigoureux de prévention n’est plus pour les autres.

La distance sécurisante s’amenuise. On est tous dans le même bateau, semble-t-il! À une époque démodée, on aurait prié avec ardeur pour apaiser la colère divine provoquée par la conduite immorale du peuple adorant le veau d’or.

La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse; quel retour inqualifiable à la noirceur provoquée par la religion étouffante. Notre siècle sait gérer toutes les menaces.

Plus de poignée de main, des masques, annulation des grands rassemblements de toute nature, mise en quarantaine en progression, demeurer vigilant, respirer par le nez!

Le virus insidieux nous fait prendre conscience cependant d’une certaine vulnérabilité s’infiltrant dans nos vies bien sécurisées. Y a-t-il des failles potentielles? Dans nos esprits émerge cette image du château de cartes instable.

Demandons de l’aide si l’angoisse s’amplifie!

Douglas Beauchamp, Québec

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Solidarité pour les toits de l’Île

En réaction au point de vue de Violette Goulet: «La fin des toits de couleur à l’île d’Orléans» paru le 4 mars

Le ministère de la Culture et des Communications a acheté les coloris des toitures de l’île d’Orléans. Il a donc pris la décision de liquider ces derniers. L’uniformité est la norme; gris acier à baguette ou à la canadienne. Les subventions accordées aux propriétaires, pour mieux avaler la pilule, sont insuffisantes. Les trois entités MCC, MRC et municipalités, n’ont pas toujours les mêmes valeurs pour déterminer les coûts. La beauté de l’île n’est pas que son fleuve. On vante ses maisons colorées, on reconnaît son charme, son paysage, ses maisons à toiture rouge, verte, bleue. Quelles photographies font la publicité de l’île? Quelles peintures représentent la beauté des lieux? Les toitures colorées font l’unanimité. Qui peut enfin nous expliquer l’intention des bureaucrates au MCC? Qu’auraient-ils à perdre de laisser aux propriétaires de maison ancestrale le plaisir des couleurs qui ont fait la beauté de leur propriété depuis plus de 100 ans? Et le gros bon sens dans tout ça? Je sympathise à votre cause, Mme Goulet, et vous souhaite bon courage dans votre démarche, soit celle qu’on entende raison.

Ginette Huot, Saint-Jean, I.O.

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Bravo à la coopérative nationale

Au mois d’août, nous apprenions que Groupe Capitales Médias était au bord de la faillite. Le groupe comprend Le Soleil et les autres journaux régionaux (La Tribune, Le Nouvelliste, Le Droit, La Voix de l’Est, Le Quotidien).

Plutôt que de s’apitoyer sur leur sort, les équipes de ces quotidiens se sont mises à pied d’œuvre afin de trouver une solution. Les efforts ont porté fruit, le miracle s’est produit, car une coopérative s’est formée et a conclu une entente avec des partenaires financiers. Nous conserverons nos quotidiens du matin et, à l’heure où les nouvelles sont de plus en plus accessibles, provenant de sources très diversifiées, il était important de protéger et garder nos médias traditionnels qui ont fait leurs preuves au fil du temps. Pierre angulaire de mon activité physique du matin, depuis plus de 30 ans, la marche pour aller acheter mon journal Le Soleil était prioritaire. Bravo, car nous aurons encore droit à une information juste et non biaisée.

Jocelyn Boily, Québec

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Biden, un choix bidon

Si le Parti démocrate choisit le candidat Joe Biden pour le représenter lors de la présidentielle de novembre aux États-Unis, même s’il est le meneur, il fera la même erreur qu’en 2016, quand il a choisi Hillary Clinton, et perdra de nouveau contre Donald Trump et le Parti républicain. Pourquoi?

Nous traversons une période en Occident où les anti systèmes ont le vent en poupe. Or, que représente Biden, 77 ans, qui a été sénateur pendant 36 ans, vice-président pendant huit ans, et qui en est à sa troisième campagne présidentielle, si ce n’est le système établi par excellence? Le sénateur du Vermont et principal adversaire de Biden, Bernie Sanders, l’a dit autrement : «On ne peut pas vaincre Trump avec les vieilles recettes.»

Rappelons que Bernie Sanders a fait souvent mieux que Donald Trump dans les sondages nationaux. En outre, aucun autre candidat démocrate n’est parvenu à réunir autant de partisans survoltés dans ses rallyes. S’il avait été choisi à la place de Clinton en 2016, qui sait, il aurait peut-être battu le milliardaire retors.

Sylvio Le Blanc, Montréal

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Henri Richard: ce géant de l’oubli!

Henri Richard nous a quittés vendredi, 6 mars 2020.

Celui qui a contribué à offrir onze Coupes Stanley aux Canadiens de Montréal n’est plus, mais son souvenir demeurera intact dans notre mémoire. Malheureusement, celui qui avait toutes les raisons du monde de se souvenir de ses belles et grandes années au sein du Tricolore, était atteint d’Alzheimer. Il était donc devenu à mes yeux, un géant de l’oubli. Mais que je ne suis, certes, pas prêt d’oublier. Celui qui a œuvré, si on peut dire, un peu dans l’ombre de son frère Maurice, aura fait acte de prouesses et de grandeur dans notre sport national. Petit de taille, il était toutefois un joueur redoutable et respecté de tous. Un travailleur acharné sur la patinoire, comme on n’en voit presque plus. Un joueur immense! Humble et réservé, Henri Richard s’inscrit parmi les plus grands. Il fut de l’époque des Glorieux. Il demeurera donc, lui aussi, une légende du hockey.

Yvan Giguère, Saguenay

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Hommage aux femmes!

 À toutes ces femmes du Québec qui occupent des emplois et des postes qui auparavant n’étaient réservés qu’aux hommes, j’aimerais leur dire que je me réjouis d’un tel constat.

Je suis heureux de constater qu’il y a autant de femmes que d’hommes au gouvernement du Québec. Je suis pro-femme en politique et plus il y aura de femmes mairesses, députées ou ministres et plus je serai rassuré. Déjà, quand j’étais étudiant au secondaire, cela me rassurait de voir qu’une fille avait été choisie pour être présidente de ma classe ou encore de l’association étudiante de l’école. Les femmes disposent des mêmes atouts que les hommes pour faire avancer notre monde et le rendre meilleur. Elles possèdent d’autres visions et elles sauront de plus en plus nous faire grandir et donner à l’humanité un souffle nouveau. Femmes, je vous aime! 

Yvan Giguère
Saguenay 


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LE POCKET ROKET S'EST ÉTEINT

Lorsqu’en 1955, Henri Richard, alors âgé de 19, s’est joint au Canadien de Montréal, plusieurs analystes émettaient certaines réserves sur ses capacités de poursuivre sa carrière au milieu de mastodontes qui «lui mangeaient un pain sur la tête». Il ne fallait pas connaître sa hargne et sa détermination, et l’intensité qui bouillait au-dedans de lui. Travailleur infatigable, le rapide joueur de centre est devenu l’un des préférés des partisans et l’un des meilleurs joueurs offensifs de la ligue. 

À sa troisième saison dans la LNH, il a fini au 2e rang des marqueurs avec 80 points en 67 matchs. Je me rappelle les montées à l’emporte-pièce qui le menaient d’un bout à l’autre da la patinoire, en contrôle de la rondelle d’une seule main, contournant le filet du gardien adverse pour finalement faire une passe à un joueur du Canadien placé devant le filet. Il n’y avait que le «petit» numéro 16 du CH pour réussir un tel exploit! 

En 20 saisons avec le Tricolore, le Pocket Rocket aura soulevé la coupe Stanley à onze reprises, un sommet qu’il est le seul dans toute l’histoire de la LNH à avoir atteint. Difficile de dire comment aurait performé Henri Richard dans la LNH d’aujourd’hui. Une chose est toutefois certaine, il aurait surement su soulever les foules par la rapidité avec laquelle il aurait transporté la rondelle… Un coup de chapeau à toi, Henri, tu demeureras toujours un exemple de courage et de détermination!

Henri Marineau
Québec