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Carrefour des lecteurs

Ward c. Gabriel: un peu de modération, svp

Dans une allocution au Gala les Olivier, Mike Ward a blâmé les médias pour le harcèlement que subit Jérémy Gabriel. Il a été applaudi par le public.

Ce genre de déclaration aurait été impossible il y a à peine cinq ans. Mais avec la fulgurante montée du populisme, on peut désormais faire porter tous les blâmes aux journalistes. Même pour des choses dont on est responsable. Et tout le monde n’y voit que du feu. L’état du débat public se dégrade à une vitesse folle. Un jeune garçon innocent dans la fleur de l’âge est victime de harcèlement, d’intimidation et de menaces chaque jour à cause de Mike Ward.

Et on donne quatre trophées à ce gars-là? Un peu de modération et de décence, au strict minimum, aurait été de mise.

François G. Couillard, Québec

Carrefour des lecteurs

La liberté d’expression selon Mike Ward

Mike Ward, vous avez déclaré au Gala les Olivier 2019 : «On a le droit de rire de tout. La seule chose qui devrait compter, c’est le contexte et l’intention.»

Sauf votre respect, principe tordu! On aurait le droit de rire de tout, c’est-à-dire, de votre père? de votre mère? ou des parents d’une autre personne? Le «contexte», dans le cas présent, c’est de se moquer des défauts physiques d’un jeune qui trime fort pour prendre sa place dans la société. L’intention, en l’occurence, est évidente : ridiculiser très publiquement une personne en raison d’un défaut physique.

M. Ward, réfléchissez bien avant de reluquer vers la Cour suprême. Vous risquez d’être déçu, car vous vous en êtes pris à un jeune homme, entre autres choses, à son physique, du haut de votre popularité : celle-ci, nous le savons, n’est pas une garantie de légitimité. Pas sûr, d’ailleurs, que cette cour s’attarde à vous dépêtrer d’un problème personnel que vous vous êtes imprudemment créé.

Réal Nadeau, Thetford Mines

Carrefour des lecteurs

Bravo pour Joe Malone, mais les Stastny?

Félicitations pour la maquette représentant la statue de bronze de Joe Malone qui sera installée à l’automne 2020 à côté de l’amphithéâtre.

Ce sera du haut de gamme, contrairement à la pièce rendant hommage aux frères Stastny. Cela n’a aucun bon sens. Cette pièce de hockey sur table, représentant le célèbre trio, devrait se trouver dans le défilé du carnaval, pas ailleurs. Les Stastny ont mis la ville de Québec sur la carte, et méritent beaucoup mieux que la pièce actuelle. Il y a combien d’anciens Nordiques qui ont appris le français? Même s’ils n’avaient eu aucun talent sur glace, ils méritent un bronze juste pour avoir appris notre langue, rien de moins.

Guy Sirois, Quebec

Carrefour des lecteurs

La Ville de Québec manque le bateau

Fini l’accès au fleuve par l’avenue D’Estimauville comme nous l’apprenait François Bourque sous le titre L’arrêt de mort d’un beau projet.

En effet, sa chronique nous apprend qu’au fil du temps et malgré l’engagement que l’on retrouve dans le Programme particulier d’urbanisme 2016, la Ville de Québec, par son appui au projet démesuré de terminal de conteneurs du Port de Québec à même le fleuve, oublierait le prolongement de cette avenue jusqu’à la baie de Beauport, cour de triage oblige. Même si nous ne sommes pas à l’intérieur des murs de la vieille ville, le beau devrait l’emporter, Québec étant inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est une ville qui doit rester belle et continuer de s’embellir, une préoccupation qui devrait constamment motiver ses dirigeants dans toutes leurs décisions.

La Commission de toponymie pourrait se rappeler un dirigeant qui a su faire naître une telle avenue ouvrant sur le fleuve plutôt que celui qui l’a bradée pour un quai de conteneurs.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

La solution au Colisée

Temple omnisports et culturel, ce fier monument a été le témoin de la pluralité de nos émotions. Ouvert en 1949 et agrandi en 1980, le Colisée a vu sa fin de vie arriver lorsque le Centre Vidéotron a pris la relève avec panache.

Sa prochaine vocation sera fort probablement de se retrouver dans nos mémoires collectives, souvenirs et archives. Supposons que sa démolition va de l’avant, il n’en demeure pas moins que le terrain est immense et que des projets issus de l’ère de la modernité pourraient s’élever. 

Par exemple, selon moi, l’idéal serait de construire des tours d’habitation, d’environ huit ou dix étages, avec des commerces au rez-de-chaussée. De ce fait, cet endroit serait habité, il y aurait plus de vie et plus de clients pour le Grand Marché tout en ajoutant une trame sociale intéressante. Bien sûr, un espace vert ou un parc compléterait le complexe. N’oublions pas que la Ville de Québec avait promis d’abolir beaucoup de stationnements à aire ouverte. Ce serait assurément une manière ferme d’assumer son attachement à ce site très prisé.

Michel Beaumont, Québec

Carrefour des lecteurs

Interculturalisme et intégration

À l’émission du 24 novembre de «Tout le monde en parle», John Parisella a fait l’éloge de l’interculturalisme.

Ce modèle d’organisation de la diversité culturelle, appelé communautarisme en France, peut être vu comme un ensemble de collectivités de migrants vivant à l’égal de la société d’accueil et libres de conserver leurs modes de vie. Il en découle que la société d’accueil doit ajuster sa conduite afin de s’adapter à ces collectivités. C’est ainsi qu’en France, on reproche à l’État son attitude électoraliste qui prête une oreille trop attentive à certaines communautés «qui se posent en victimes pour conquérir l’espace public afin de vivre comme dans leur pays» (Guillaume Roquette, Figaro magazine, 15/11/10). L’exemple français peut servir aux Québécois qui s’imaginent qu’en acceptant chez eux l’interculturalisme, ce qui va contre la raison et les données probantes, ils verront quand même les migrants s’intégrer à la culture québécoise.

Jean-Marie Desgagné, Québec

Carrefour des lecteurs

Au nom de ces femmes

Le 6 décembre de chaque année nous rappelle tristement que 14 femmes ont perdu la vie à la suite de l’attentat perpétré à la Polytechnique de Montréal.

L’homme de 25 ans, qui a commis ce crime d’une lâcheté incommensurable, avait un objectif bien précis-voire un message à nous adresser-soit celui de dire que des femmes ne méritaient pas de poursuivent des études afin d’accéder à des postes qui étaient auparavant réservés aux hommes. Il ne pouvait supporter que des femmes «s’accaparent les avantages des hommes», selon ses dires. Une lettre laissée de sa part, après son suicide, a par ailleurs confirmé cela. Voilà qui rend encore plus odieux son crime.

Son nom ne mérite pas de passer à la postérité et je préfère ne pas l’évoquer ici. Mais il en va autrement pour les noms de ces femmes tombées sous ses balles le 6 décembre 1989 et qui avaient une place qui leur revenait de droit dans notre société, dans notre monde. Et j’ai nommé : Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Klucznik-Widajewicz, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte.

Yvan Giguère
Saguenay

Carrefour des lecteurs

Une image de chien dangereux vaut mille mots

En réaction à la photo de Lukas Gojda «chiens dangereux» parue le 5 décembre

On dit parfois qu’une image vaut mille mots, je ne l’avais sans doute jamais autant réalisé que lorsque j’ai vu ce matin, dans votre journal, cette photo incroyable d’un molosse, la bave aux lèvres et manifestement prêt à égorger qui que ce soit passant à sa portée. J’ai connu un sentiment bien pire que lorsque je voyais Dracula sur grand écran petite fille.

Ce monstre m’a littéralement épouvantée. Et je me suis dit ceci: quelle incitation à détester les chiens, quelle dissuasion de les aimer. Devrons-nous craindre nos propres chiens ? Éradiquer cette race infâme ? Bientôt nous serons astreints à dénoncer la moindre petite morsure, et on aime tellement ça les dénonciations, n’est-il pas vrai ? Que d’histoires, que d’histoires. Les molosses c’est une chose, les chiens une autre. Distinguo!

Michèle Warren-Lachaussée
Québec

Carrefour des lecteurs

La Loi 34 doit être améliorée

Le projet de loi 34 sur les tarifs d’électricité et Hydro-Québec est mal ficelé et, malgré les propos du premier ministre Legault qui insiste sur l’urgence de l’adopter si l’on veut bénéficier des réductions de tarifs l’an prochain, il faut se rappeler qu’elle fait l’unanimité contre elle, que ce soit du côté des consommateurs ou des entreprises.

De plus, quatre ex-ministres de l’Énergie de toute allégeance, qui la dénonçaient, nous ont rappelé que, contrairement à ce qui doit se faire, il n’y a pas eu dans ce cas d’analyse d’impacts présentée par le ministère de Jonatan Julien. On pensait que le gouvernement Legault avait appris de son épisode sur l’immigration mais sa mémoire fléchit vite. Il ne doit surtout pas profiter de ce que l’opposition est à terre et il lui faut améliorer sa loi. Un report est souhaitable plutôt qu’un bâillon. La population le mérite d’autant plus, compte tenu de la confiance qu’elle lui a donnée encore récemment.

Richard Gagné

Sainte-Pétronille

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COP, DES RÉUNIONS FUTILES

Depuis plus de 20 ans, plusieurs pays du monde se réunissent chaque année, sous l’égide de l’ONU, pour discuter climat. Adoptée en 1992 par l’ONU, la conférence des parties (COP) fut créée pour que les pays se donnent des objectifs afin d’essayer de maîtriser l’augmentation des gaz à effet de serre. Les conférences précédentes n’avaient pas donné les résultats escomptés ou rien de concret n’avait été adopté. Une des plus importantes fut la COP 21 tenue à Paris. Elle s’est soldée par un objectif très ambitieux de contenir l’élévation de température de la planète sous les 2 degrés Celcius, voire même viser le 1,5. Du 2 au 13 décembre 2019, les 196 pays participants sont en Espagne pour la 25e COP qui aura pour objectif de se donner des cibles précises pour mettre en œuvre la COP 21. Depuis la conférence de Paris, les COP 22, 23 et 24 se sont concentrées sur la vérification, la préparation et l’application du manuel de réalisation des objectifs de l’Accord de Paris. Le fait saillant de la COP 24 est le retrait pur et simple des États-Unis de l’Accord de Paris. Je doute que la COP 25 sera plus fructueuse.

Jocelyn Boily

Québec

Carrefour des lecteurs

Loi 21: péril en la demeure

François Legault ne semble toujours rien comprendre à la notion d’État de droit : il ne semble pas saisir que son gouvernement, comme toute personne, est soumis au respect des lois dans notre démocratie.

Si les tribunaux devaient ultimement déclarer la loi 21 inconstitutionnelle, le gouvernement québécois devrait s’y soumettre. Je cite le dernier paragraphe du correspondant parlementaire Marco Bélair-Cirino paru dans Le Devoir du 4 décembre 2019 : «M. Legault a dit vouloir “laisser” les tribunaux rendre leur décision. Puis après? On va prendre les moyens qui sont nécessaires pour que la loi 21 soit appliquée», a-t-il averti. Pris à la lettre, ces mots voudraient dire que le premier ministre est prêt à bouleverser l’ordre constitutionnel. Au diable l’autorité des tribunaux! L’affirmation de François Legault est-elle sérieuse? Si oui, il y a un grave péril en la demeure québécoise.

Michel Lebel, Entrelacs

Carrefour des lecteurs

Pont sur le Saguenay: c’est quoi l’idée?

Cher gouvernement caquiste, c’est quoi l’idée de faire saliver les Nord-Côtiers avec une possible étude de faisabilité pour la construction d’un pont sur le Saguenay?

Les élections sont seulement en 2022, c’est trop tôt pour les promesses électorales. Si, de part et d’autre du Saguenay, il y avait deux villes importantes comme Montréal et Toronto, ce serait justifié. «Let’s go!» On sortirait la dynamite pour construire un pont payant. J’ai quitté la Côte-Nord il y a 40 ans et, quand j’y retourne, mon premier plaisir est la traversée Baie-Ste-Catherine–Tadoussac. Avec un pont plusieurs kilomètres en amont, Tadoussac deviendrait un autre Val-Jalbert et perdrait tout son charme. Ce serait comme arriver à Percé sans son fameux rocher. Pas besoin de changer le slogan touristique de la Côte-Nord qui est «Entre nature et démesure». Ce projet est démesuré comme celui d’un tunnel à Québec. Pour faire sauver des millions $ aux Québécois en étude de faisabilité, M. Legault a juste à dire haut et fort : «Oubliez ça, nous venons d’investir 350 millions $ en traversiers neufs à Tadoussac, les priorités sont ailleurs : hôpitaux, éducation, hébergement et services aux personnes âgées».

Guy Sirois, Québec

Carrefour des lecteurs

Un feu vert pour la CAQ

Le gouvernement caquiste de François Legault vient d’obtenir le feu vert pour continuer à moderniser le Québec et à faire adopter ses mesures qui, parfois, ne déplaisent qu’à une minorité. Dans cette élection dans Jean-Talon, le parti de Manon Massé, Québec solidaire, qui avait essayé de détourner l’attention du débat sur l’habillement de Catherine Dorion, en pestant contre le troisième lien, vient de se faire rabrouer.

Même si le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, considère comme une victoire morale le fait d’être arrivé deuxième, il n’en demeure pas moins que les libéraux viennent de se faire chasser de l’est de la province. Sans chef et visiblement à la dérive, le Parti québécois a mordu la poussière indépendantiste en arrivant quatrième. Tout indique que les souverainistes de Jean-Talon ont voté pour la sécurité en donnant leur vote au parti nationaliste de l’ex-péquiste François Legault. Il est maintenant clair que Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, a le feu vert sur la loi 21.

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Le «Petit Larousse» anglophile

Dans mon Petit Larousse français, la légende de la photo illustrant l’entrée Ottawa comporte cette anomalie : «Rideau Street». Pourquoi pas simplement «rue Rideau»?

Pour tout arranger, on fait suivre le toponyme «rivière des Outaouais» par son équivalent anglais, «Ottawa River», entre parenthèses. Pourquoi s’être arrêté en si bon chemin et n’avoir pas traduit en anglais «Ottaviens» (les habitants d’Ottawa) et «Musée des Beaux-Arts du Canada»? La capitale canadienne est bilingue, mais je ne croyais pas que mon Petit Larousse l’était. Il faudrait rappeler à l’illustre dico qu’une bonne partie de l’Ontario — qui s’en prend encore farouchement à ses francophones — a été «découverte» par nul autre que Samuel de Champlain et que les Français s’y sont établis avant les Anglais. Le Petit Larousse me semble être victime, à l’instar de la France tout entière, d’anglophilie carabinée.

Sylvio Le Blanc, Montréal

Carrefour des lecteurs

Une invitation déconcertante du Manitoba

Nous avons tous lu cette publicité du Manitoba qui invite les immigrants frustrés par la loi de la laïcité à quitter le Québec et à s’installer dans cette province peu peuplée et désertique.

Une belle et bonne invitation pour ceux et celles qui ne se sentent plus bien au Québec, mais je doute fort qu’il y ait bien des départs. La vie est belle au Québec, il y fait bon vivre, et on peut y vivre en français, alors qu’au Manitoba, il n’y a qu’un francophone sur dix, et la langue officielle est l’anglais. Je ne suis pas sûr que les immigrants de pays francophones s’y retrouvent aussi bien accueillis que le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, le laisse entendre dans sa publicité chèrement achetée, alors qu’il aurait pu mettre cet argent au service des démunis francophones de sa province.

Welcome to Manitoba and speak white, comme on dit dans cette province multiculturelle où l’unilinguisme anglophone est pratiqué par neuf personnes sur dix et où les francophones doivent constamment lutter pour leurs droits! On y trouverait facilement 21 raisons à ne pas s’y installer. Pallister a sans doute oublié que c’est en 1885 que Louis Riel a été pendu dans sa province!

Augustin Rèhel, Percé

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RTC, des usagers sourds?

Tous s’entendent à dire que les bonnes habitudes s’acquièrent tôt dans la vie.

Pourtant, dans les autobus du RTC, un message audio est diffusé à répétition pour demander aux gens de bien vouloir sortir par la porte arrière. Malheureusement, bon nombre de clients du RTC persistent et s’entêtent à sortir par la porte avant. Pour ce faire, ils doivent marcher dans l’autobus à contre-courant des gens qui embarquent et ainsi obstruent la porte avant pour ceux qui désirent entrer. Pourtant, dans les autobus articulés, entre autres, il y a deux portes arrière, en faut-il une troisième ou les usagers sont inéducables et sourds?

Michel Beaumont, Québec

Carrefour des lecteurs

Pourquoi démolir le Colisée?

Construit en 1930, doté d’une patinoire en 1942, incendié en début 1949, le Colisée de Québec présentait une rencontre entre les As de Québec et les Citadelles de Québec, le 8 décembre 1949, six mois après cet incendie.

L’exploit sportivo-architectural fut accompagné d’une très longue «ovation debout» par les spectateurs présents, il faut dire que le tout était rendu possible par l’absence de sièges, qui furent posés quelques semaines plus tard; et on veut le démolir. Ce n’est probablement pas un édifice patrimonial, mais il me semble qu’il pourrait servir encore. Sa version actuelle date de 1981. Un nouvel usage pourrait sûrement lui être dévolu, pour un coût moindre que sa démolition va occasionner. Un centre de planche à roulettes dans le style du TAZ à Montréal, pourrait occuper l’espace patinoire; cet espace de jeu serait entouré d’un vélodrome qui prendrait une partie des sièges. La Ville de Québec a une bonne tradition dans ce domaine. Et ses locaux et bureaux trouveraient preneurs auprès d’organismes sportifs pour y installer leur permanence; comme le font les fédérations sportives dans l’ancien stationnement du Stade olympique de Montréal. Un édifice sportif rendu artificiellement désuet par la gourmandise du sport professionnel sans frontière. Le Colisée de Québec retrouverait sa vocation première, celle d’offrir à la région un lieu de pratique sportive et de travail relié aux sports.

Pierre Gendron, Québec

Carrefour des lecteurs

Une jetée à l’île d’Orléans ?

L’idée d’un lecteur dans cette section de remplacer le pont de l’Île d’Orléans par du remblayage de chaque côté jusqu’aux piliers actuels, rejoints alors par une plus petite structure, est en fait une jetée.

Des ingénieurs ont certainement évalué cette possibilité, car une maquette du ministère des Transports y montrait un tel ouvrage à la fin des années 1960. Cette solution aurait été abandonnée à l’époque pour des raisons environnementales, tenant compte en particulier de la circulation des courants marins et des marées. Imaginez aujourd’hui!

Richard Gagné
Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

Merci au CHUL

Je suis en convalescence après dix jours passés aux urgences. Laissez-moi vous dire ce que j’y ai vu : des professionnels de la santé avec leurs équipes médicales engagées, performantes, efficaces, disponibles, empathiques et humbles, svp.

Accompagnés par tout un personnel de soutien telle une grosse fourmilière qui tourne et dont chaque élément est interconnecté, codé, rodé et la résultante en est le service. J’ai bénéficié de ces valeurs d’aide, de compassion, de respect, de gentillesse, de dévouement. J’ai même senti de la tendresse qui fait tant de bien à l’âme. J’ai passé dix jours avec des ouvriers de paix! Merci encore, messieurs, dames.

Danielle Ollivier
83 ans
Québec

Carrefour des lecteurs

Respirons par le nez !

Respirons par le nez avec la pollution créée par les navires de croisières qui laissent tourner leurs moteurs 24/24 heures lorsqu’ils sont à quais. Présentement, il y a combien de navires possédant une extension électrique ?

Lentement mais sûrement les ports auront les fameuses prises de courant. Dans mon immeuble, il y a 150 stationnements intérieurs et seulement deux voitures branchées. Dans 10 ans ce sera deux voitures non branchées. Ce sera la même chose avec les navires.

Dans quelques années, le carburant sera de meilleure qualité, les navires seront branchés à quai, et réserveront leurs places cinq ans à l’avance pour s’amarrer aux quais 21 et 22 afin que les touristes disent «Wow, que c’est beau Québec!»

Guy Sirois
Québec

Carrefour des lecteurs

À propos du pont de l’île

Au-dessus de l’article écrit par Élisabeth Fleury dans Le Soleil du 27 novembre, il y a une superbe photo du pont de l’Île-d’Orléans. 

Avez-vous remarqué la vraie largeur du chenal, la partie sans glace qui nécessite un pont suspendu dans cette section? 

C’est clair comme de l’eau de roche que les deux sections du pont actuel avec piliers pourraient être du remplissage. Ainsi, le coût pour le pont serait amputé de 60 % minimum. Pourquoi pas? Il n’y a presque pas d’eau dans ces deux parties du fleuve, fini les bains de pieds pour les piliers actuels ou futurs. 

Est-ce que ce serait possible qu’un de vos ingénieurs donne son opinion sur cette suggestion? 

Mettez l’orgueil de côté, je sais que ce ne sera pas facile, mais si vous trouvez que mon idée est bonne je m’engage par écrit à crier haut et fort, à qui veut l’entendre, que l’idée vient de vous et que vous faites sauver des millions de dollars à tous les Québécois grâce à votre brillante idée 

Qui osera confirmer? Ou sauver la face? 

À suivre.

Guy Sirois

Québec

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DESJARDINS DOIT APPUYER LES JOURNAUX

J’ai 58 ans et je suis membre de la Caisse populaire Desjardins depuis 50 ans. Mon grand-père est un des fondateurs de la Caisse populaire de Kénogami. 

Si Desjardins ne revoit pas sa décision de se retirer du projet de relance des journaux du Groupe Capitales Médias, je vais retirer tous mes capitaux de cette coopérative qui, pour moi, n’aura plus d’âme. 

Si le Québec et les Québécois perdent leurs journaux régionaux, nous serons de plus en plus des sujets globalisés et acculturés, coupés de l’information essentielle à la vie citoyenne. 

Acculturé et globalisé, je vois moins la pertinence d’être membre d’une institution coopérative québécoise. 

Sur la seule valeur capitaliste, aussi bien magasiner ma banque. 

Pierre Beaudoin

Québec

Carrefour des lecteurs

Budget et services aux citoyens

En réaction au l’article de Jean-François Néron «Budget 2020 de la ville de Québec» du mardi 26 novembre

Selon le graphique paru en page 3 du Soleil de mardi, 19 % du budget de 1551 millions $ de la ville de Québec est consacré au service de la dette. Donc, 294 millions $ ne peuvent pas être dépensés pour offrir de réels services à nos citoyens. En effet, ils doivent être affectés pour rembourser une partie des «investissements» comme on continue à se plaire de nommer ces dépenses dont nous n’avons pas les moyens. Le service de la dette est là pour en témoigner de manière évidente. Est-ce encore un «investissement» lorsque nous devons rembourser la dette… ou n’en payer que les intérêts?

Jean-Pierre Lefebvre, Québec

Carrefour des lecteurs

Je suis d’abord un démocrate

Je ne suis pas d’accord avec cette idée de Québec solidaire de poser des gestes de rupture avec le Canada sans au préalable avoir obtenu le consentement majoritaire de la population qu’on devra de plus en plus consulter sur toutes ces décisions qui concernent son devenir.

Prendre le pouvoir en ayant le courage de ses opinions sincères et proposer l’indépendance à ses électeurs, j’en suis. Mais pas question de geste de rupture à moins d’avoir obtenu plus de 50 % des voix. Si vous avez le courage de vous présenter en posant la seule vraie question possible : «Voulez-vous que le Québec devienne un pays?» Oui ou non? Si vous ajoutez un mot à cette question, je vote non. Ça fait assez longtemps qu’on niaise avec la question.

Si vous réussissez à vous faire élire sur la question, il restera à faire confirmer par référendum cette décision importante sur l’avenir du Québec et du Canada. Dans une élection, le sujet est inclus dans un ensemble de dossiers. Le Québec est divisé en deux sur la question et on ne peut l’imposer par la force et la violence. C’est ce que les gars du FLQ n’ont pas compris et on a vu le résultat.

Fernand Turbide, Saguenay

Carrefour des lecteurs

Coupe Davis: ni RDS ni TVA

Je suis très intéressé par les performances des Québécois et Canadiens qui font honneur à notre pays sur la scène mondiale du tennis. Je me fais un devoir de suivre leurs matchs sur les réseaux sportifs québécois.

Je trouve regrettable qu’aucun d’entre eux n’ait télédiffusé le tournoi de la Coupe Davis présenté dans une intéressante nouvelle formule cette année. J’ai donc dû me tourner vers Sportsnet One pour suivre les matchs de l’équipe canadienne, une chaîne à laquelle bien des Québécois n’ont pas accès sur le service de base de leur câblodistributeur. J’ignore si un de ces réseaux (RDS ou TVA Sports) possédait les droits de télédiffusion, mais je trouve inconcevable que les amateurs de tennis québécois aient été privés de la diffusion en français du parcours exceptionnel de l’équipe canadienne dont faisaient partie Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et Vasek Pospisil.

Chers réseaux sportifs québécois, prenez note que grâce à sa performance à Madrid, le Canada est assuré de participer à l’édition 2020 de la Coupe Davis. Vous avez un an pour programmer cet événement à votre horaire.

Réjean Bergeron, Québec

Carrefour des lecteurs

Maîtres chez nous

Le Port de Québec a eu jusqu’à maintenant gain de cause contre le Québec qui veut l’assujettir à sa Loi sur l’environnement.

Le gouvernement de la CAQ par sa procureure générale, la ministre de la Justice Sonia LeBel, a décidé de continuer le combat et de s’adresser à la Cour suprême après deux jugements dévastateurs contre le Québec, dont le dernier par la Cour d’appel en septembre dernier disant que les lois fédérales étaient prépondérantes dans le Port, rendant la loi québécoise caduque. Il en est non seulement une question d’environnement mais de juridiction du territoire. Avec le projet Laurentia, il est essentiel que la Cour suprême soit interpellée. Si le jugement était défavorable au Québec, ce serait la démonstration que nous ne sommes pas «maîtres chez nous» et ce, aussi dans d’autres secteurs, dont la construction de pipelines entre autres. La CAQ devrait alors en prendre acte.

Richard Gagné, Ste-Pétronille

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Vol de données ou d’identité

On peut subir un vol de données, mais on utilise à tort l’expression vol d’identité. Car chaque être humain est défini par une identité unique.

C’est celle-ci que les autorités devraient nous accorder selon nos critères biométriques uniques au lieu d’un numéro aléatoire appelé de façon erronée : numéro d’assurance sociale. La date de naissance, parentalité, empreintes digitales, ADN, structure de l’iris, ce sont ces données non transférables et difficilement modifiables, qui sont déjà utilisées dans certaines industries ou administrations. Certains pays songent à les inscrire sur la carte d’identité de chacun. Nous sommes très en retard au Canada dans ce genre de technologie qu’il serait facile de mettre en vigueur. Qu’attendent nos gouvernements pour utiliser tous ces moyens modernes et efficaces pour définir l’identité de chacun, et ainsi mettre fin aux fraudes possibles?

Gilbert Blachon, Rivière-du-Loup

Carrefour des lecteurs

Claude Béland, un vrai coopérateur

Le Québec vient de perdre celui qui a tenu à bout de bras le Mouvement Desjardins et qui a été le dernier à garder le mouvement dans la philosophie de son fondateur Alphonse Desjardins. M. Claude Béland était un individu sympathique, un bâtisseur, un visionnaire de la coopération et de l’implication sociale au Québec.

C’était un personnage hors du commun. Sincère, très engagé, il a participé aux différentes commissions sur l’avenir du Québec. Il nous expliquait que l’histoire du Mouvement Desjardins est indissociable de celle du Québec, car, depuis plus d’un siècle, le développement de son réseau et la diversification de ses activités ont accompagné l’essor social et économique du Québec.

Depuis lors, les banques se sont regroupées et renforcies, obligeant ainsi la Fédération des caisses à modifier son approche coopérative tout en essayant de desservir les régions et les sociétaires.

Comme le voulait M. Béland, il faut que les dirigeants de Desjardins continuent à desservir toutes les paroisses du Québec comme le voulait le fondateur. La Fédération doit trouver un moyen pour garder ses succursales ouvertes pour le bien-être économique des citoyens et des régions.

Jocelyn Boily, Québec

Carrefour des lecteurs

Je resterai client de RONA

Dans ce nouveau monde où de moins en moins de jeunes bricolent, rénovent et apprennent à travailler de leurs mains (plutôt qu’avec leur clavier), il n’est pas surprenant qu’il y ait des fermetures de quincailliers.

Il ne faut pas en vouloir à Lowe’s de faire ces fermetures qui auraient eu lieu de toute façon. L’ensemble des employés auront une certaine facilité à trouver un autre emploi. Ça ne m’empêchera pas de rester client de RONA, surtout après avoir lu la lettre de M. Darveau, dans Le Soleil, chef de l’AQMAT qui a bien expliqué la situation. Les gens, surtout les politiciens partisans, saisissent ce genre de bouée et blâment les gouvernements en place au lieu d’admettre qu’ils n’y peuvent rien.

Si Lowe’s était entré dans le marché comme l’a tenté Target, ils auraient fait bien plus de tort en fractionnant le marché, avant de plier bagage et s’en retourner penaud. Il faut féliciter le Caisse de Dépôts et placements ainsi qu’Investissement Québec d’avoir eu le flair de vendre RONA à un acheteur intéressé et ainsi, récupérer leurs billes avant de devoir fermer des points de vente eux-mêmes et subir l’opprobre populaire.

Louis Gervais
Québec

Carrefour des lecteurs

Problèmes de pipeline

Ces jours-ci, le gouvernement de l’Alberta éprouve des difficultés à s’entendre avec les gouvernements de la Colombie-Britannique et du Québec au sujet de la construction des pipelines.

Ceci me rappelle le temps où ma voisine utilisait sa souffleuse à neige et a empilé la neige sur ma propriété. J’étais frustré car j’avais déjà assez de neige à gérer moi-même. Je soupçonne que ce scénario reflète la façon dont beaucoup d’Albertains se sentent lorsque d’autres provinces érigent des barrières aux nouveaux pipelines. Peut-être que nous les Canadiens serions mieux si nous arrêtions simplement de jeter de la «neige» sur l’allée de notre voisin. 

Colin Hansen
Calgary

Carrefour des lecteurs

Indépendance: QS contre le PQ

aut-il croire que la nature des Québécois est de se diviser? Dans les familles, au travail, dans la société et surtout en politique, le morcellement viscéral apparaît naturellement. Le pour et le contre fait loi, sommes-nous allergiques au consensus? Voilà que Québec solidaire et le Parti québécois se métamorphosent en de farouches antagonistes pour vendre aux jeunes la souveraineté. Mais quelle fourberie, Scapin en serait jaloux! Pourtant, il n’y a pas si longtemps, dans une indifférence frôlant l’arrogance, les jeunes étaient manifestement tournés vers l’international alors que la cause souverainiste, à leurs yeux, n’était qu’une lubie passagère ringarde, inutile et mal fagotée. De ce fait, QS appuie sur l’accélérateur en se définissant comme un parti résolument pressé à réaliser la souveraineté alors que le PQ patauge entre pressés et modérés. Pourrions-nous dire qu’il y a deux enseignes qui possèdent le même produit sur ses tablettes? Cela est bien Québécois, on se divise chez nous pour se diviser par la suite du reste du Canada.

Michel Beaumont

Québec

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GÉRER LA SOLITUDE

Brigitte Breton se penche sur un des grands maux de la vie : la solitude. Elle est présente même chez les étudiants confrontés à des études intenses et performantes à l’image de la vie, imposant un rythme presque infernal dont il faut gérer l’impact avec stratégies psychologiques relevées. Un défi à la mesure des forts et des faibles, des résilients et des vulnérables. La solitude potentielle omniprésente et incontournable qui impose sa présence, son vide lorsqu’ il y a échec, épuisement, malheur ou autre choc du destin. La solitude qui traduit une prise de conscience de sa limite, le poids ou l’énormité de ce qui est impossible à redresser et la résignation ou toute envie de fuir. La solitude et sa portée d’isolement bénéfique ou néfaste. Des statistiques, des analyses pour en apprécier l’impact sont de mise parce qu’on a tendance à privilégier une approche rigoureuse mais limitée! La solitude invitant aux échappatoires multiples mais profondément enracinée doit nous interpeller sans cesse. Un mal du siècle réel progressant et traité théoriquement!

Douglas Beauchamp

Québec

Carrefour des lecteurs

Guilbeault possédé par Trudeau

Combien d’électeurs préoccupés par l’environnement ont décidé de voter pour les libéraux de Justin Trudeau en apprenant que l’écologiste Steven Guilbeault avait décidé de se mettre sur les rangs pour eux?

Assez, à mon sens, pour que des candidats libéraux battent des candidats bloquistes ou néodémocrates dans les circonscriptions où les résultats se sont avérés serrés. Plusieurs électeurs se sont manifestement fait avoir avec Guilbeault au Patrimoine. M’est avis qu’ils auront eu leur leçon. Personnellement, je n’ai plus confiance en Trudeau depuis qu’il a rompu sa promesse de modifier le mode de scrutin. Pour finir, jamais un libéral ordinaire n’aurait gagné dans Laurier–Sainte-Marie. Il fallait un progressiste ou un écologiste pour y battre la néodémocrate et le bloquiste.

Sylvio Le Blanc, Montréal