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Crise ferroviaire: situation particulière et inquiétante 

Dans cette situation très particulière et inquiétante qui se vit actuellement sur l’ensemble du réseau ferroviaire de l’ouest à l’est du Canada, deux points me frappent.

On répète ad nauseam que les chefs héréditaires de Wet’suwet’en n’accepteront de parler avec les autorités gouvernementales que si les policiers de la GRC se retirent de ce territoire autochtone. Qu’est-ce qu’on attend pour en faire sortir la GRC? Qui peut prendre cette décision? Jusqu’à maintenant je n’ai pas entendu de réponse éclairante à cette question.

Puis, l’histoire : la tension entre Conseil de bande et Chefs héréditaires remonte à la Loi sur les Indiens de 1867. La situation très problématique actuelle fait ressortir les conséquences de cette décision unilatérale du gouvernement de l’époque, seul responsable. Ce nouvel épisode dramatique que nous vivons maintenant n’exige-t-il pas que soit revue et abolie cette Loi discriminatoire? Sinon, ne sommes-nous pas condamnés à voir se répéter périodiquement de nouvelles expressions de frustration chez les membres des Premières Nations?

Normand Breault

Montréal

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MARIANA MAZZA QUI SACRE ET TUTOIE

Son passage à cette émission n’est pas passé inaperçu loin de là. Je la connais, comme tout le monde, comme humoriste, mais après l’avoir entendu sacrer et tutoyer les invités de Guy-A. Lepage, je ne suis pas prête d’aller voir un de ses spectacles. Visiblement et malheureusement, cette jeune femme n’a pas reçu la même éducation que moi. Il est vrai que j’ai dans la soixantaine. Pour tout dire, je suis restée bouche bée devant ses faits et gestes également. J’ai bien peur qu’elle reste campée sur ses positions touchant sa mère et elle ajoute avoir été bien éduquée par cette maman. On ne tutoie pas les gens qu’on rencontre sans vraiment les connaître. Moi, je vouvoie les gens que je ne connais pas, qu’ils soient plus âgés ou plus jeunes que moi. Tout le monde a droit au respect d’autrui, même Mme Mazza, même si elle ne comprend pas la signification de ces mots!

Madeleine Boucher

Québec

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Crise autochtone: le chemin difficile vers la coopération et le consensus

La crise qui frappe le réseau ferroviaire canadien est grave. L’économie du pays est en péril, du moins de la manière dont nous la concevons, et à l’évidence les autochtones ont trouvé dans notre réseau ferroviaire notre talon d’Achille.

Faut-il appliquer la loi et faire intervenir les forces policières, sinon l’armée? La situation est claire : il s’agit d’une véritable prise d’otage.

Mais la force aurait de graves conséquences, laisser le blocus des chemins de fer se poursuivre en a autant, sur un autre tableau.

Le Canada doit faire le bilan de plusieurs siècles de mauvaise attitude vis-à-vis des premiers habitants de cet immense territoire. Les autochtones fonctionnaient par consensus bien avant que nous débarquions sur leurs terres. Quand nos deux sociétés feront consensus que tout le monde est perdant quand la crise survient, nous commencerons je l’espère à mieux collaborer.

André Verville, Lévis

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Repenser les boutiques de souvenirs

J’ai fait l’expérience récemment avec des amis touristes de visiter quelques boutiques de souvenirs dans le Vieux-Québec. Mon constat est décevant!

Tenez-vous bien, la très grande majorité des objets en vente ne sont pas du tout du Québec. On y voit en grande quantité des souvenirs, objets et vêtements, où l’on peut lire : made in Japan, Corea ou China. C’est une exposition d’importation, rien de moins. Ne cherchez surtout pas un produit de valeur et de qualité fait au Québec. À mon sens, ces boutiques de souvenirs, pour bien mettre la table, devraient se transformer en vitrines des produits d’ici tout en valorisant nos nombreux artisans de qualité. Après tout, sommes-nous désespérés au point de nous identifier sous les produits étrangers?

Michel Beaumont, Québec

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Attendons, pour voir

La Ville de Québec disposera de 2,5 millions $ d’argent public pour «faire rêver et briser les mythes» du projet de tramway.

Comme on le sait, l’Hôtel de Ville de Québec est le siège de l’esprit démocratique. Conséquemment, des gens s’attendent à ce qu’on y annonce qu’une somme semblable d’argent public sera mise à la disposition de ceux qui aimeraient défendre des rêves nullement mythologiques, mais qui sont opposés aux discours que l’on tient à l’Hôtel de Ville. Ainsi pourront vivre les vertus qui font de Québec le modèle à suivre pour favoriser le respect de la démocratie et de l’égalité des chances. Attendons, pour voir.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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Chez nous, c’est ski-doo

Une visite du Musée J. Armand Bombardier à Valcourt cet été m’a émerveillé.

De l’atelier original, où plans et multiples outils inventés par ce visionnaire nous sont présentés, on peut admirer des prototypes et modèles originaux de ses machines à vaincre la neige qui ont fait la renommée de l’inventeur. Puis le matériel ferroviaire les wagons du métro de Montréal et le secteur aéronautique. J’avais été frappé par le grand nombre d’écoliers en visite et j’en éprouvais une certaine fierté, qu’ils puissent ainsi voir autant de réalisations québécoises. Les visites du musée ne pourront plus se faire avec le même esprit, l’échec y ayant maintenant sa place. Va-t-on l’exposer?

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Sentier de neige sur Belvédère

Je ne suis pas la première, ni la dernière à me plaindre, mais mardi, j’ai encore eu droit à un trottoir mal déneigé sur Belvédère.

Il n’y avait qu’un petit sentier raboteux. Rien pour inciter les personnes âgées de mon quartier à prendre l’air ou à visiter les commerces de proximité. À quand une gestion qui tient compte des humains que nous sommes? L’hiver est une saison de repliement et d’isolement pour beaucoup de personnes. Dommage!

Claire Gaucher, Québec

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La réingénierie de grosses corporations

Le plus sérieusement du monde, sur le ton d’un homme d’affaires avisé, le ministre Fitzgibbon nous expliquait la semaine dernière que le modèle d’amalgame corporatif de Bombardier était devenu désuet, qu’il fallait aujourd’hui se spécialiser et qu’à cette fin, il était normal que des compagnies dorénavant séparées «volent de leurs propres ailes».

En 2020, pour avoir du succès, il ne faut plus que les entreprises à missions complexes souffrent d’obésité. À preuve, les résultats de BPR, déliée de la maison mère depuis quelques années, et maintenant ceux attendus du désormais A-220, ceux d’autres ­avions commerciaux cédés à d’autres entités (CRJ et Q-400), ceux des trains dans une entreprise (Alstom?) distincte des avions d’affaires conservés par Bombardier.

Que penser de l’efficacité actuelle et de l’avenir d’autres mammouths corporatifs à missions complexes, tels nos CISSS et nos CIUSSS? Sans verser dans une restructurite aiguë dont personne ne veut ni dans une fragmentation indue, n’y a-t-il pas lieu de protéger certaines vocations spécialisées, non seulement pour éviter leur banqueroute sociale, mais pour leur insuffler l’élan nécessaire à leur renforcement? Par exemple, dans un premier temps et dans la foulée des travaux de la Commission Laurent, nous pourrions penser détacher les services spécialisés de protection de la jeunesse et de réadaptation, quitter à concevoir un modèle avec moins d’établissements qu’il y a de régions.

André Garon, Québec

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Défilé réussi

Après une immense déception l’an dernier au premier défilé du Carnaval, j’y suis retourné samedi soir avec mes petits-enfants.

Super soirée très bien organisée, l’atmosphère était festive. Je me suis surpris à faire quelques petites steppettes même si je danse comme le «ver de terre» dans Cruising Bar. Bonhomme n’a rien vu de mes prouesses, la foule était au rendez-vous. Félicitations aux organisateurs.

Guy Sirois, Québec

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L’indépendance version Guy Nantel

Guy Nantel, humoriste pour faire rire en explorant par l’ironie ce qui sème de grandes et petites irritations de nature sociale et politique, éprouve le besoin de les corriger par une action politique efficace. Il est rendu là! Passer, en quelque sorte, du stade grand parleur à celui de grand faiseur!

Il dépassera toute une cohorte d’observateurs distants contemplant le monde politique sans cesse en ébullition pour lui imprimer sa solution! Une démonstration précise de la vraie pertinence de l’indépendance. Un comment faire clair, résultant d’une réflexion complète de tous les aspects de ce problème de projet de pays. Une indépendance faisable. 

L’humoriste semble bien outillé pour corriger toutes les tergiversations péquistes. Un candidat artiste sans vécu politique, mais rendu au bout de son art l’interpellant à aller plus loin. On a envie de dire que c’est l’appel d’une voix mystérieuse. Une mission de redresseur comme Jeanne d’Arc, Martin Luther King, Greta Thunberg, porteuse de résistances innommables. Le Québec, selon Guy Nantel, doit s’affranchir de toutes ces hésitations et se poser les vraies questions et se souvenir de son histoire. L’indépendance version Guy Nantel se démarquera-t-elle des autres candidats?

Douglas Beauchamp, Québec

Carrefour des lecteurs

Un hommage à Louis-Edmond Hamelin

Le père de la nordicité nous a quittés. Louis-Edmond Hamelin a été un véritable pionnier des études nordiques au Québec.

Il jouissait d’une notoriété mondiale et a contribué à former des dizaines d’universitaires qui consacrent aujourd’hui leur expertise pour comprendre et protéger nos territoires nordiques. Il a innové en créant un lexique illustrant la nordicité du Québec, des mots, des expressions qu’il a créés pour décrire la face nordique du Québec. 

On doit se souvenir de ces gens qui ont forgé notre société. Je propose que la Commission de toponymie du Québec immortalise le nom de celui qui nous a ouvert la voie de la nordicité.

Gaston Déry, C.M., Québec

Opinions

Ralph Mercier, un maire dévoué

Celui qui aura pris à coeur sans relâche la défense des citoyens de Charlesbourg pendant 17 ans, à titre de maire, Ralph Mercier est décédé le 13 février, le jour même de ses 83 ans.

Pour avoir pu m’entretenir assez régulièrement avec M. Mercier lors de mes marches dans le voisinage, je me rappellerai toujours avec quelle passion il me parlait de tel ou tel citoyen de Charlesbourg, ou de tel projet qu’il caressait pour les jeunes ou pour les personnes âgées de la municipalité.

Ralph Mercier était un homme calme qui fuyait les prises de bec et qui s’appliquait plutôt à rechercher la conciliation. Ainsi, même à l’époque de le Loi sur les fusions municipales pendant laquelle il faisait équipe avec le maire de Beauport Jacques Langlois, et Andrée P. Boucher, la mairesse de Sainte-Foy, deux tempéraments bouillants, il a su tirer son épingle du jeu en apportant des arguments à la défense de l’autonomie des municipalités tout en respectant ses adversaires du gouvernement provincial.

Toutes ces années où il a fait carrière dans la politique municipale lui ont conféré une sagesse telle que plusieurs élus municipaux lui demandaient une rencontre pour avoir son avis sur tel ou tel problème auquel ils avaient à faire face. Chaque fois, M. Mercier était là pour les écouter et les conseiller.

Enfin, je vous fais part de cette phrase révélatrice que son fils Éric a retenu de son père: «La politique, c’est un peu comme être curé, c’est une vocation. Il ne faut pas s’en servir pour en tirer un bénéfice, mais pour servir la population.»

Adieu, M. Mercier, et merci pour votre dévouement inlassable envers les Charlesbourgeois!

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Une Saint-Valentin revampée!

La Saint-Valentin est la fête des amoureux. Mais elle est devenue aussi la fête des vendeurs de chocolats, des fleuristes et des restaurateurs qui feront, en une seule journée, l’équivalent d’une semaine de revenus et même plus, surtout en cette période de l’hiver où le consommateur moyen se fait discret.

Bon, cela n’empêchera pas bien des amoureux d’embarquer dans le jeu et de s’offrir de petites douceurs. 

Mais pourquoi ne pas aussi profiter de ce 14 février pour donner à l’amour un sens plus large? On ne célèbre pas l’amour comme tel tous les jours, après tout. 

Profitons-en pour faire un pied de nez à la haine, l’intolérance, l’intimidation, le sexisme, l’homophobie ou encore le racisme. Levons notre verre à l’amour universel en espérant qu’un jour nous soyons tous marqués de son sceau, même si cela semble bien utopique. 

Yvan Giguère, Saguenay

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Lévis, un maire girouette!

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil à Lévis, les projets plus ou moins bien ficelés se suivent et disparaissent, mais le maire de Lévis se coiffe, à chaque occasion, du chapeau le plus optimiste. C’est à se demander s’il connaît les tenants et aboutissants de chaque dossier.

Le troisième lien, à l’origine, devait passer à l’est et selon le maire c’était le besoin du siècle, car il serait un levier efficace pour peupler ce coin de Lévis. Maintenant, l’idée du siècle est le troisième lien qui rejoindra Québec et Lévis d’un centre-ville à l’autre, car le maire louange les possibilités du transport en commun. Tiens-donc, la chanson est différente.

Dans la même veine, le Parc des Chutes-de-la-Chaudière, un Klondike lévisien aux yeux du maire, devait comporter des jeux d’eaux, des bassins aquatiques et un hôtel sous-terrain. Bref, une «bébelle» pour rivaliser avec le village Valcartier. Quelques heures ensuite, un peu contrit, il se rétracte. Était-ce un projet non mesuré? Une chose est certaine, le maire se comporte en girouette à la moindre brise.

Michel Beaumont, Québec

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Le bâillon n’est jamais une solution à privilégier

Au ministre Roberge, 

Je prends le temps de vous écrire pour vous faire part de mon indignation quant à la conduite de votre gouvernement envers le projet de loi 40. En effet, ce projet de loi immense (mammouth) est un affront à la démocratie. Autant de sujets sur l’éducation amalgamés et pas assez de temps pour débattre, cela représente un déni de démocratie. Oui, votre gouvernement est majoritaire, mais au nom du principe de représentativité, votre devoir est de prendre le temps d’écouter la population civile ainsi que les autres députés afin de modifier ce projet de loi pour qu’il réponde aux réels besoins des élèves et des enseignants. Pourquoi être si pressé? Votre agenda politique est-il plus important que votre devoir de représentant de la population? Votre popularité, si c’est cela qui vous importe le plus, et le service aux citoyens, si c’est cela qui vous préoccupe un peu aussi, n’en seraient que grandis.

Le bâillon, peu importe combien de fois il a été utilisé par vos prédécesseurs, n’est jamais une solution à privilégier. L’écoute et le dialogue sont la plus puissante des forces tel un roseau qui ploie et ne casse pas.

Citoyennement vôtre!

Geneviève Boivin, Québec

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La loi 40, terre à terre

Planifié, c’est sans doute le cas, car le ministre Jean-François Roberge en rougit en entrevue à RDI, il est clair que l’amendement tardif qu’il a apporté à sa loi 40 concernant le don de terrains par les municipalités pour construire des écoles a su faire diversion, comme désiré.

De ce fait, personne ne discute du fond de cette loi qui va modifier totalement le monde de l’éducation. On ne se souviendra que de cet élément réducteur. Bien loin de la réflexion à laquelle le rapport Parent sur l’éducation au Québec nous avait conviés dans les années 60.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Exploiter avec succès le lithium et le graphite

On ne connait pas la stratégie de l’État québécois à l‘égard de ses investissements dans les métaux rares et les terres rares. Investissement Québec compte déjà dans l’actionnariat de la compagnie Nouveau Monde Graphite de Saint-Michel-des-Saints, dont l’actionnaire principal est inscrit à la Caisse canadienne de dépôts.

Il semble que les investisseurs ne se pressent pas aux portes. Est-ce parce qu’elle se trouve en compétition avec un État comme la Chine qui pratique le dumping sur le marché des métaux? En est-il de même pour la compagnie Nemaska Lithium, que le cinquième investisseur potentiel, le Groupe Pallinghurst, a aussi abandonnée? On sait que des pays à industries émergentes, ainsi que la Chine, peuvent mettre ces métaux sur le marché à des coûts défiant toute compétition. C’est pourquoi l’État québécois ne devrait pas allonger ses capitaux ici et là sans avoir bien compris l’univers des métaux rares et avoir trouvé une niche prometteuse dans une compétitivité féroce.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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Par-dessus le marché

Le printemps approche à grands pas et nous attendons tous fébrilement le dévoilement du projet de marché satellite sur les ruines du Marché du Vieux-Port.

Nous n’avons pas été sans remarquer qu’en cette époque de préoccupation du zéro déchet, la démolition du Marché s’est faite, elle, dans la plus pure tradition du zéro récupération. Et avouons que pour un bâtiment jugé vétuste et dangereux par des ingénieurs dont nous n’avons jamais vu les rapports, il a donné, par sa solidité, bien du fil à retordre aux démolisseurs.

Mais tout cela est du passé. Nous nous désolons bien d’avoir comme paysage à contempler la cour arrière du Port de Québec et ses bâtiments hétéroclites, mais l’idée que tout cela sera bientôt masqué par une pimpante installation saisonnière nous réconforte un peu. En espérant que cela freine la détérioration du quartier et l’exode de ses commerçants. Ah que vienne le printemps!

Christian Bernier, Ex-commerçant et ex-résident du Vieux-Port

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Loi 40: du plomb dans l’aile de la CAQ

Adoptée sous bâillon, la loi 40 qui modifie la Loi sur l’Instruction publique vient, avec ses 312 articles et ses 160 amendements, de porter un coup qui pourrait être fatal au gouvernement Legault et il ne s’en rend pas compte encore.

Le ministre Roberge a beau se défendre de la non-ressemblance de sa loi 40 avec la loi 10 sur l’organisation des soins de santé, aussi appelée «la réforme Barrette», les similitudes sont trop grandes pour qu’elle ne devienne «la réforme Roberge» avec une connotation tout autant négative dans la population. Comme l’ancien ministre, il a fait adopter sa loi sous bâillon, un vendredi, sans aucune écoute, et attaque les structures et les individus qui font fonctionner le système de l’éducation, alors qu’ils le tiennent à bout de bras. Le premier ministre François Legault clame qu’il doit remplir ses promesses électorales, mais personne ne lui demande d’en perdre le jugement.

Rappelons-nous que les infirmières ont plombé le règne du parti libéral avec la «réforme Barrette». On n’a encore rien vu du poids que pourraient avoir les enseignants pour faire couler la CAQ à cause de la «réforme Roberge».

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Contrebandiers au Nunavik

Message à la SAQ,

À la suite de l’émission Enquête d’ICI Radio-Canada, je suis ébahie que vous ne preniez pas plus au sérieux le phénomène de ceux qui achètent en grande quantité des spiritueux. Je pensais qu’il fallait un permis pour en acquérir. Que faites-vous à Dorval où il semble que tous savent que les ventes sont quasi astronomiques? J’ai travaillé au Nunavik et c’est désastreux de voir une partie de la jeunesse mineure avoir accès si facilement à ces alcools. Vous n’êtes pas des policiers, mais vous devriez collaborer avec eux pour enrayer cette engeance. Si vous pensez que nous croyons vos démentis à l’effet que vous n’avez été que récemment informés de cette situation, sachez que nous ne le croyons pas. Je refuse qu’une société d’État se lave les mains de cette situation.

Andrée Moreau, Québec

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Tunnel: viser la cohérence

La fin de la chronique «Beaucoup de questions encore» de François Bourque du 5 février fait ressortir le dilemme entre les déplacements en automobile et en transport en commun.

Il présente les avantages de l’interconnexion avec le projet de réseau structurant de Québec ainsi que les problèmes de congestion routière inévitables qui surviendront, peu importe où le tunnel débouchera à Québec. Sachant qu’un nouveau lien inter-rives vise à favoriser la fluidité de la circulation, la solution serait de mettre l’emphase sur le transport en commun, mais le gouvernement ne semble pas prêt à le faire si ça devait déplaire aux automobilistes. Si on veut être le plus cohérent possible, il faut pourtant s’orienter vers le transport collectif tout comme il faut tenir compte des données de l’enquête origine-destination de 2017, pour choisir le site du tunnel.

À LIRE AUSSI: Tunnel Québec-Lévis: beaucoup de questions encore

Raymond Martel

Québec

Carrefour des lecteurs

Deux rues, deux besoins!

Tous connaissent l’avenue Cartier et la rue du Petit-Champlain qui sont très populaires aux offres et vocations bien différentes. Leurs charmes et atours sont pourtant opposés, tout comme leurs clientèles respectives. C’est ici que le bât blesse.

Comment pourraient-elles augmenter leur bonheur commercial? Le problème majeur réside dans le fait que l’avenue Cartier n’attire que les citoyens de quartier et non les touristes pendant que la rue du Petit-Champlain, de son côté, est boudée par les gens de Québec et n’attire que les touristes de tous azimuts.

De ce fait, il faudrait que les touristes, à travers une visite augmentée et élargie, débarquent sur l’avenue Cartier et que la Coopérative du Quartier Petit-Champlain, avec célérité, travaille avec ses deux mains et délivre une offre reluisante de stationnements bonifiés et trouve la corde sensible des citadins, le phare du succès. Il faut donc cesser de vivre dans un simulacre de succès. Voilà bien deux rues aux besoins différents.

Michel Beaumont

Québec

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Romney, seul contre tous…

Mitt Romney est le seul sénateur républicain à conclure que «corrompre une élection pour se maintenir au pouvoir est peut-être la plus grave et destructrice du serment présidentiel».

Il est conscient du prix qu’il aura à payer au sein d’une formation politique davantage animée par l’obsession du pouvoir que par le souci de préserver les valeurs démocratiques de l’Amérique et l’intégrité de la fonction présidentielle. Pour sa force de caractère, Mitt Romney mériterait le titre de «personnalité politique de l’année». Quant aux républicains, ils pourraient s’être piégés eux-mêmes en s’imposant de supporter, pendant encore quatre longues années, les frasques de l’imprévisible président maintenant gonflé à bloc.

Jean-Paul Plante
Magog

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Cinq milliards $ : Bombardier ou le troisième lien

La dette de Bombardier est de neuf milliards US $ et l’entreprise a besoin de quatre à cinq milliards de dollars pour la diminuer.

Une vente de feu se dessine, avec comme conséquence la perte d’un fleuron du Québec. De nombreux travailleurs, bien payés et ayant une expertise remarquable dans le domaine aéronautique, risquent de perdre leur emploi. On s’apprête à débourser ce montant pour le 3e lien, le chiffre de cinq milliards de dollars ayant été avancé plusieurs fois. Cela serait plus justifié pour sauver Bombardier. Le Québec doit évaluer la possibilité de prendre le contrôle de cette entreprise, y mettre des dirigeants compétents et la développer sans la brader ni la diviser.

Ce sauvetage rapportera sans doute autant, ce que ne permettra pas l’argent mis dans le 3e lien, bien au contraire. En effet, si on compare cet ouvrage au tunnel sous-fluvial Louis-Hyppolyte Lafontaine fait en 1967, mesurant 1,471 kilomètre, nécessitant après cinquante ans des réparations d’un milliard de dollars, cela augure mal pour les dépenses que nécessitera un tunnel de dix kilomètres.

Entre un investissement profitable pour le Québec en entier et un gouffre sans fin, le choix est facile! 

Richard Gagné
Sainte-Pétronille

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Santé mentale: si j’avais été prise à temps

En réaction à la chronique «Santé mentale: ne rien faire coûte cher» de Brigitte Breton, publiée le 6 février.

Je suis un bel exemple. J’étais comptable. Choc post-traumatique non traité à temps et je dois, cinq ans plus tard, toujours me battre pour recevoir des traitements adéquats.  Si j’avais été prise à temps par le système de santé et la CNESST, je pense pouvoir affirmer qu’aujourd’hui je ne serais pas invalide à vie.  Mon choc est devenu chronique et je présente de gros troubles d’adaptation, des troubles anxieux généralisés, je fais de la fibromyalgie sévère. Pour le reste de ma vie, en plus de me sentir inutile, vieille dans un corps de jeune, vous tous qui payez des impôts comme j’en ai payé, allez devoir payer pour moi maintenant et jusqu’à ma mort. Si vous saviez à quel point j’aimerais être capable de me réaliser en allant travailler. Surtout que j’avais effectué un retour sur les bancs d’école à 34 ans à l’université en Sciences comptables afin de m’offrir une meilleure qualité de vie pour mon fils et moi. Le gouvernement devrait faire des choix à moyen et long terme.

Christine Dargis
Ex-comptable

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Jack «M. Tennis» Hérisset

Jack Hérisset a annoncé sa retraite à 76 ans. Tous saluent sa brillante carrière dans le tennis. Jack a également laissé sa marque dans d’autres sphères sportives. Au cours des années, il a participé activement à la candidature de Québec pour les Jeux olympiques de 2002 et œuvré à la venue de différentes compétitions internationales. Il a été un des plus fiers ambassadeurs de Québec, un fidèle partenaire et un camarade très agréable à côtoyer.La rigueur, le sens de l’engagement et sa personnalité hors du commun ont fait de Jack un leader enthousiaste, expérimenté et efficace en plus d’être un fin négociateur et un grand rassembleur! Cher Jack, nous sommes convaincus que tous tes anciens partenaires, au niveau de ces projets, se joignent à nous pour te souhaiter une excellente retraite «sportive»!

Jean Bussières,
François Bilodeau,
Robert Dubreuil

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L’argent du tramway pour le tunnel

Si ce n’était pas du coût démesuré «à la Dubaï», un tunnel reliant l’autoroute 20 sur la rive sud à l’autoroute 73 (Laurentien) à la hauteur du boulevard Hamel côté nord, ce serait vraiment le meilleur tracé. Tous les citoyens de Québec diraient : «Oui, je le veux.» Nous aurions alors le mariage parfait. Les automobilistes de Lévis travaillant en haute ville ne voudront pas sortir sur Hamel, car ce serait un méchant détour. Leurs choix seront alors le transport en commun, sortir à Place d’Youville via le tunnel et prendre le Métrobus ou tramway, ou appuyer sur le gaz afin d’arriver le plus vite possible à la tête des ponts côté sud avant le bouchon.

Le quartier Saint-Roch ne serait pas envahi par un nouveau débit de voitures et tout le monde serait content.

Maintenant il reste le financement qui pourrait ressembler à 5 milliards $ selon moi, si le tunnelier ou ses portes de sortie piétonnières ne se rivent pas le nez sur un artefact de Champlain dans le Cap Diamant!

Pourquoi ne pas prendre l’argent du tramway pour le tunnel nouvelle version qui serait la phase 1, la phase II serait un tramway selon l’intérêt des gens à mettre de côté leur véhicule pour se rendre au travail ou à l’école? 

Le dossier avance. Avec l’appui du fédéral, nous pourrions dire bingo pour ce tronçon de rêve.

Guy Sirois, Québec

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Ma dette

Malgré les fusions, les anciennes villes de Québec conservent leurs dettes. J’habite le territoire de l’ancienne Ville de Québec.

En recevant mon compte de taxes, je constate un montant de 140 $ en paiement de cette dette. En écrivant à la Ville pour savoir quand cette dette s’éteindra et quel en était le montant, on m’a répondu rapidement pour la première partie de ma demande. Pour la deuxième, on m’a rejoint plus tard pour me répondre de faire une demande officielle d’accès à l’information auprès du greffier de la Ville de Québec. Pourtant, c’est MA dette. Décidément...

Gérald Gobeil, Québec

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C’est aussi ça, la vie en ville

En réaction à l’article «Des aînés irrités : la construction d’un complexe immobilier dans Saint-Sacrement bouleverse la vie du voisinage» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 4 février

Ce reportage fait une démonstration éloquente des contraintes de la vie urbaine plus que toute autre chose et comme arpenteur-géomètre, ce phénomène fait depuis longtemps partie de mes réflexions.

Une propriété se termine toujours là où commence celle des voisins. Une personne qui habite un édifice imposant est rarement consciente du dérangement qu’a autrefois causé la construction de son propre immeuble aux voisins d’alors et à la perte de jouissance, de vue et de tranquillité que cette nouvelle arrivée d’alors avait pu occasionner. Dans notre jargon légal, nous appelons ça la servitude d’échelle, en raison de la nécessité parfois même de mettre échelles et échafauds sur le terrain du voisin pour construire ou entretenir un édifice à proximité de la limite entre deux biens-fonds, à charge de remettre les lieux dans leur état initial à la fin des travaux.

Vivre en ville, c’est supporter la proximité et le dérangement de voisins de plus en plus près de nous, tout comme nous leur imposons la nôtre à notre tour. Et à ce jeu, si gagner serait la paix et la sérénité, on peut dire qu’il y a pas mal plus de perdants que de gagnants. C’est aussi ça, le vivre-ensemble, la densification urbaine, les transports collectifs et la lutte contre l’étalement urbain.

André Verville, Lévis

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La charrue avant les bœufs

En évoquant la possibilité d’offrir l’aide médicale à mourir aux gens souffrant de maladie mentale, avons-nous pensé un instant à toutes ces personnes vivant justement avec un diagnostic de maladie mentale?

Leur jugement qui souvent est affecté et fragilisé par leur état aimerait sûrement mieux entendre parler d’espoir et de moyens concrets pour les aider elles et leurs proches à s’en sortir! Il me semble, du moins, qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, avant la fin.

Gaétan Fortin Plante, Lévis

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Les apparitions du ministre Bonnardel

C’est connu, les apparitions sont associées à des révélations qui font le plus souvent appel à un acte de foi. Le 27 juin 2019, le ministre Bonnardel, sans pouvoir répondre aux questions des journalistes, nous faisait part de sa première apparition. Il voyait le troisième lien étant un tunnel à l’est.

Carte à l’appui, on pouvait imaginer ce troisième lien et y croire. On se rappelle que la vice-première ministre Geneviève Guilbault avait déjà dit que le «troisième lien était vital pour l’est du Québec» et M. Bonnardel avait toute crédibilité de facto, une question de vie étant en jeu.

Surprise, apparition d’une seconde carte ces derniers jours, alors que les maires de Lévis et de Québec sont informés des révélations qu’il a eues : le troisième lien sera un tunnel d’un centre-ville à l’autre. Le passé nous rappelle qu’il est rare que les apparitions s’arrêtent à deux.

Attendons avant d’y croire!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Le français de Peter MacKay

Visiblement, le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), Peter MacKay, a du pain sur la planche avant de pouvoir s’exprimer convenablement dans la langue de Molière. En effet, lors de son discours annonçant sa candidature à la chefferie du PCC, il a réussi à commettre de multiples erreurs linguistiques, et ce, malgré la présence de deux télésouffleurs devant lui. Et pourtant, ce n’est pas d’hier que le député de Pictou-Antigonish-Guysborough en Nouvelle-Écosse aspire à devenir chef. Conséquemment, on aurait dû s’attendre à ce qu’il se familiarise avec les deux langues officielles au Canada, ce qu’il a renoncé manifestement à faire.

Toutefois, comme Peter MacKay part favori de la course, ses appuis se montrent tolérants, comme le lieutenant du parti au Québec, Alain Rayes, qui a affirmé que le prochain chef n’a pas à être «bilingue parfaitement». L’important, a-t-il dit, c’est que les candidats se montrent sensibles aux enjeux du Québec.

Ce serait sous-estimer l’importance que les Québécois accordent à leur langue,  à moins que les analystes ne surestiment l’importance du Québec pour le Parti conservateur!

Henri Marineau, Québec

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Jeunes et vieux, PQ et PLQ

Peu importe si vous appartenez au même parti politique et que l’esprit d’équipe doit primer au-dessus de tout, il n’en demeure pas moins que les conflits de générations font rapidement surface, le PLQ et le PQ n’y échappent pas. Oh que non!

Il est évident que les jeunes membres des partis applaudissent et s’identifient davantage à des projets émergents qui leur ressemblent. Après tout, les jeunes sont passés maîtres dans l’art d’être iconoclastes. Ils adorent abattre les anciennes institutions pour y installer et privilégier les leurs. C’est dans la nature humaine, le manque de consensus entre jeunes et vieux génère des conflits. Même au PLQ et au PQ. Au fond est-ce si nouveau?

Michel Beaumont, Québec