Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Plusieurs sportifs ressentent un grand vide en ce moment.
Plusieurs sportifs ressentent un grand vide en ce moment.

Le hockey te manque?

Isabelle Gagnon
Isabelle Gagnon
Collaboration spéciale
Article réservé aux abonnés
CHRONIQUE / Le hockey te manque? Normal, si c’est ta passion. Tu sais, il y en a plusieurs comme toi, qui pratiquent de nombreuses disciplines sportives d’équipe et qui ressentent un énorme vide depuis un bon moment.

En tant que kinésiologue qui carbure à l’analyse de la tâche sportive, à trouver des moyens pour faciliter le fait de bouger, j’ai voulu rassembler des astuces pour toi!

J’ai questionné quelques experts du monde du hockey afin de profiter de leur vécu, auquel j’ai jumelé certaines connaissances afin de raviver cette flamme de motivation.

Merci aux athlètes féminines en hockey et aux entraîneurs de la structure Sport-études de l’Académie les Estacades de Trois-Rivières qui ont accepté de me donner un coup de main. Eux aussi grafignent les murs en ce moment en l’absence des parties officielles. Toutefois, ces athlètes et ces entraîneurs reconnaissent la chance qu’ils ont de pouvoir continuer à œuvrer à leur sport tout en respectant les règles sanitaires, ce qui n’est pas le cas de certains de leurs amis.

Ces passionnés ont élaboré plusieurs stratégies afin de maintenir leur motivation et leur rigueur à l’entraînement! Avec une formule revisitée! Plusieurs familles ont trimé dur pour créer une patinoire derrière la maison, parfois de différentes formes, selon l’ergonomie de la cour arrière. Avec le redoux et la pluie intense des Fêtes, ces mordus de la glace sont allés jusqu’à ériger des bandes, apposer des lumières et même fabriquer des buts qui, parfois, n’étaient tout simplement plus disponibles en magasin.

L’utilisation des cours d’eau naturels a eu un très grand élan de popularité pour ces amoureux de sports de glace, qui ont redéfini leurs vacances des Fêtes et les fins de semaine passées au chalet. Il est certain qu’on est loin de jouer «une vraie game de hockey» avec son équipe si on se retrouve seul avec son bâton, une rondelle, ses patins et son but sur cet énorme lac éclairé par la lune! Toutefois, cette féerie, ce sentiment de liberté de manier à notre goût cette fameuse rondelle peut mettre un baume sur le fait qu’il n’est pas possible actuellement de compter des points dans le filet de l’adversaire!

Si on pousse plus loin, certains garages de maison et sous-sols, où l’espace est disponible, ont été transformés en glace synthétique, un produit existant sur le marché et fabriqué de tuiles assemblées en casse-tête.

Ce type de surface est tout de même onéreux. En fouillant sur le net, quelques souvenirs me sont revenus. Des amis de hockey, de patinage de vitesse et de ski de fond s’étaient fabriqué des «slides» maison afin de travailler leur technique et la composante cardiovasculaire lorsque l’entraînement spécifique était restreint. Cet entraînement se résume en un mouvement de glisse latéral, sur une surface lisse, où la surface est délimitée de chaque côté par un objet bloquant chaque pas de glisse latéral qui est fixé de chaque côté de cette surface. La gestuelle s’effectuait avec des pantoufles ou des bas glissants. Un petit jet de produit polisseur de meubles (style «Pledge») et le tour était joué!

EXEMPLE DE FABRICATION D’UN «SLIDE MAISON»

- Planche de mélamine ou de bois lisse de 4 à 6 pieds selon utilisateur

- 2 petits blocs de bois fixés de chaque côté de la longue planche enrobés de mousse pour un meilleur confort d’absorption à l’arrêt

- Pantoufles ou bas glissants

- Produit polisseur de meubles (style «Pledge»)

Bâton en mains, option de patinoire naturelle ou synthétique disponibles, comment faire pour diversifier et maintenir cette motivation en l’absence de coéquipier? Si on analyse la tâche, il est possible d’établir une routine pour bouger, avoir du plaisir et dépenser le trop-plein d’énergie. En s’inspirant d’une petite planification simple et variée, ce rite sportif pourrait permettre de maintenir la coordination main-œil pour les joueurs et gardiens ainsi que leurs habiletés, aspect primordial à travailler.

Il est également possible de parfaire la condition physique, tant au niveau cardiovasculaire que des capacités musculaires.

Si on se réfère aux divers principes d’entraînement, ces facteurs physiques du hockeyeur peuvent être maintenus même de la maison.

Concernant la coordination «main-œil» et l’esprit critique, les experts proposent de s’amuser à regarder des parties de hockey. Par exemple, sélectionner un joueur favori ou occupant la même position que le jeune athlète. Le but? L’amener à avoir un esprit analytique du jeu et un œil pour les actions à poser en tant qu’athlète de hockey. À cette qualité s’ajoute la manipulation de la balle ou de la rondelle pour travailler sa motricité globale et plus spécifique, sur un petit parcours intérieur ou extérieur (slalom, contourner un objet sur 360 degrés, accélérer-décélérer-arrêter, lancer au but, etc.) qui peut faire partie d’un atelier d’entraînement en soi.

Pour la portion cardiovasculaire, les intensités courtes font partie intégrante de ce qui se reproduit comme effort lors d’une joute. Pour ceux qui sont moins fervents de courir pour courir, le vélo ou tout autre sport demandant un travail aérobique fera l’affaire.

Il est doublement intéressant de faire pomper le muscle cardiaque, bâton en mains, chaussé d’espadrilles ou de patins pour toutes les phases composant la séance d’entraînement, de l’échauffement au retour au calme, en passant par la série principale intégrant les intervalles courts. Ne pas oublier que le concept des variations d’intensité doit demeurer ludique et amusant tout en amenant un défi.

Pour compléter, un bon joueur de hockey doit être rapide, fort et se blesser le moins possible. La force et l’endurance musculaire, la flexibilité et la mobilité articulaire sont tous des déterminants importants de la condition physique et des qualités physiques d’un bon athlète pour qu’il soit meilleur et qu’il ait du plaisir, en plus d’éviter des blessures.

L’utilisation du poids du corps pour travailler la force et une certaine endurance musculaire, une sélection de mouvements dynamiques ou sauts pour cibler la force-vitesse, le choix de quelques exercices de stabilisation, d’équilibre et de stabilité, sont tous des atouts qui peuvent garnir ce rite hebdomadaire et faire en sorte que ce soit moins routinier.

En réunissant toutes ces informations, je me permets de proposer une petite planification d’une semaine type, qui pourrait guider nos jeunes hockeyeurs et hockeyeuses, qui attendent le grand jour d’une partie sportive et sociale comme ils les connaissent.