La cuisine après et avant

Vos rénos: la fierté de retaper son premier nid [VIDÉO]

En mars dernier, Nicolas Brassard Asselin et sa conjointe Laura prenaient possession de leur première maison. Un bungalow de Sillery de 1954 «très bien entretenu», mais cloisonné et couvert de papiers peints d’une autre époque. Entourés de parents et d’amis, ils ont tout rénové et créé une demeure lumineuse et actuelle, à leur image.

Laura et sa mère, férues de décoration, ont vu le potentiel. Mais quand le jeune couple a sablé le champagne avec des amis en obtenant les clés, plusieurs se sont inquiétés: «Qu’est-ce que vous avez fait là?» 

En trois mois de chantier, les lieux ont été métamorphosés et les sceptiques, confondus. Adieu tapis shag, portes en miroir et petites pièces fermées. Nicolas voulait une aire ouverte qu’on découvre dès l’entrée, baignée par le soleil de janvier.  

Nicolas Brassard Asselin, le propriétaire. Derrière lui, on aperçoit un vaissellier de longue date de la famille Asselin.

Toute la cuisine centrale a été dessinée par Laura avec le logiciel IKEA. «C’est parfois difficile à utiliser, mais des conseillers viennent t’aider.» Une fois l’ancienne cuisine démolie, gracieuseté de Nicolas et de ses amis, un nouveau plancher, l’îlot et les armoires ont été installés par l’entrepreneur, Les entreprises Option Réno de Lévis.

Le mobilier de cuisine IKEA a été installé par l'entrepreneur, Option Réno, «un ami d'un ami». Pour la poutre structurelle de 18 pieds en bois lamellé-collé au plafond, qui remplace l'ancien mur, Nicolas été conseillé par un ami ingénieur. «Ç’a vraiment été un projet collaboratif.»
Toute la céramique utilisée pour les rénovations provient de chez Ceramix.

Les propriétaires aiment recevoir et voulaient de la surface. «La cuisine a beaucoup servi dans le temps des Fêtes. Nos familles sont à côté, nos amis viennent. Les gens arrêtent et prennent un verre à l’îlot», indique Laura.

Les comptoirs en bois sont l’œuvre de Nicolas, tout comme la table en pin de la salle à manger et quelques bibliothèques intégrées.

Vue du salon. Les propriétaires aiment les plantes et on en trouve partout dans la maison. Ils ont un gros potager au jardin en été.

Trouvailles chez Emmaüs 

Autrement, la plupart des meubles dans la maison ont été donnés ou dénichés au Comptoir Emmaüs et retapés. Un plaisir mère-fille à courir les trouvailles. «Mon père dit toujours que ma mère n’a plus de pièce à meubler, alors elle le fait chez moi», rigole Laura.

Mais avant d’arriver à l’étape de la décoration, des murs sont tombés, presque toutes les divisions ont changé. L’ancienne chambre principale au rez-de-chaussée est devenue un boudoir avec portes françaises.

Le boudoir est meublé avec les anciens canapés de la mère de Nicolas et une commode en rotin trouvée au comptoir Emmaüs.
La chambre d’amis, à côté du boudoir, est d’inspiration bord de mer. La tête de lit appartenait à l’ancien propriétaire de la maison. Laura l’a retapée et lui a redonné une place dans la maison.

Des garde-robes ont été détruits, des portes, déplacées pour permettre d’aller chercher des pieds carrés et d’agrandir la salle de bain au fond du couloir. Laura rêvait d’un comptoir en béton et a déniché un modèle de grandeur standard, moins cher qu’un comptoir sur mesure, chez NC béton, des «gars de mon école secondaire qui sont venus le livrer deux jours plus tard».

La jeune femme se rappelle de cette période un peu folle durant les travaux. En bonne magasineuse, elle s’occupait des achats et des échanges sur son heure de lunch. Quand le plombier appelait pour signaler un problème avec l’évier, elle accourait et repartait à la chasse.

Éclaircir le sous-sol

Un aperçu du sous-sol, avant les travaux

La visite se poursuit au sous-sol, qui était «très sombre et un peu épeurant», aux dires de Laura. Le couple a tout réamémagé et éclairci. «En bas, c’est très modeste. On a pris le plancher le moins cher possible, mais c’est viable», mentionne Nicolas. 

Un coin du sous-sol, complètement rénové et éclairci

On y trouve un salon, une salle de musique, la chambre principale avec un walk-in. «Cet été, il faisait chaud. On dormait bien dans notre sous-sol», glisse la propriétaire.

La chambre principale, au sous-sol, où il fait bon dormir en été.

Juste en face, la salle de bain a doublé de superficie et accueille aujourd’hui une douche et un bain autoportant. Laura se rappelle avoir évalué chaque pouce carré avec sa mère pour tout faire entrer. «Je me couchais par terre pour nous donner une idée!»

Il reste les vitres de douche à installer et quelques poignées. «Il y a tellement de détails. C’est presque une histoire sans fin», semble s’excuser Nicolas.

Il convient qu’acheter une première maison et faire des rénovations représentent un «certain défi» pour le couple. Mais à 28 ans et 31 ans, ensemble depuis neuf ans, Laura et Nicolas ont franchi cette étape avec panache et respirent le bonheur.  

La plus grosse chicane a concerné la couleur de l’îlot. Madame le voulait blanc, Monsieur, noir. Devinez qui a gagné?

«On a aussi été relativement chanceux», souligne Laura. Il y a eu un problème avec un tuyau d’aération, impossible à déplacer. Mais aucune histoire d’horreur.

«Pendant les travaux, Nic se demandait parfois dans quoi on s’était embarqués. Mais moi, avec du recul, j’ai aimé ça et je vais le refaire. Je suis fière de toutes les pièces, de tous les meubles. On se lève le matin et on se dit: Aille! C’est chez nous!»

Ce bungalow du secteur de Sillery, bichonné par ses propriétaires, a été construit en 1954.

En rafale

L’inspiration: «Je suis tout le temps sur Pinterest. J’ai presque un tableau par sujet», dit Laura. Elle aime les décors modernes, mais pas trop. A un penchant pour les objets rustiques. «On ne voulait pas se camper dans un style particulier. On voulait ça sobre, tout blanc», poursuit Nicolas. 

L’anecdote: Dans la cuisine, une section d’armoire IKEA n’entrait pas sous la poutre structurelle qui a remplacé le mur. Laura n’avait pas considéré la poutre dans les plans. L’entrepreneur a enlevé les pieds sous l’armoire et tout est rentré au millimètre près. Un heureux hasard. 

Le budget: Environ 100 000 $ pour les travaux au rez-de-chaussée et au sous-sol, incluant les deux salles de bain, le sablage de la plupart des planchers d’origine, la plomberie et l’électricité refaites à neuf.